philosophie et mythe

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Plan Introduction : . DEFINITION DE LA PHILOSOPHIE Il. PHILOSOPHIE ET MYTHE 1) DEFINITION ET FONCTION DU MYTHE 2) RAPPORTS ENTRE PHILOSOPHIE ET MYTHE a. Divergences b. convergences c. omplementarites Conclusion INTRODUCTION : p g La difficulté dans laquelle nous nous sommes trouvés en définissant la philosophie nous enseigne qu’il est plus facile de dire ce que la philosophie n’est pas que de dire ce qu’ elle est -Elle n’est pas le mythe qui est définit comme étant un récit d’origine populaire transmis par la tradition et exprimant d’une manière allégorique ou sous les traits d’un personnage historique éformé par l’imagination collective un grand phénomène naturel.

Cest en ce sens que beaucoup de penseurs se sont penchés sur cette question essentielle opposant la philosophie au mythe. En d’autres termes le sujet nous invite à réfléchi sur les probables relations qui existent entre la philosophie les traits essentiels de la pensé philosophie : « la philosophie est une activité consciente et critique, méthodiquement conduite de production et de mise en forme logique, de concept, d’idée et de représentation.

Une activité qui au delà des apparences et des phénomènes tente de saisir ‘essence caché des choses et de rendre compte de la manière

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la plus adéquate possible dans et par la pensé. Elle est aussi une activité justificative qui vise à thématiser rationnellement les grands problèmes du monde et de la destiné humaine et qui peut ainsi directement ou indirectement contribuer à transformer le monde intérieur de L’homme ou de l’environnement naturel et social dans lequel il évolue b.

En tant qu’activité essentiellement rationnellement, critique, justificative, conceptuelle et systématique, la philosophie se distingue radicalement du mythe. II/PHILOSOPHIE ET MYTHE : I/DEFINITION ET FONCTION DU MYTHE : Le mythe est l’une des premières formes d’approche et de connaissance du réel : « il est la forme spontanée de l’être dans le monde »pour répondre GUSDORF dans Mythe et métaphysique. De ce fait, il participe de se qui satisfera au besoin naturels de L’homme de comprendre et d’expliquer le monde.

Le mythe est une histoire sacrée généralement transmise de génération en génération. Cest donc un récit cosmologique, fabuleux et symbolique concernant des événements primordiaux et extraordinaires des personnes, des dieux et des êtres urnaturels bien antérieur aux premiers faits historique. Le mythe est par conséquent fondateur de t 2 est par conséquent fondateur de toutes histoires, de toutes traditions et de tout se qui est.

Paul RICŒUR dans Finitude et culpabilité entend par mythe : « Non point une fausse explication par le moyen d’image et de fable, ni un récit traditionnel portant sur les événements arrivés a l’origine des temps et destiné à fonder l’action rituelle des hommes aujourd’hui et de manière générale à instituer toutes les formes d’actions et de pensées par lesquelles L’homme se comprend lui même dans le monde Le discours mythique trouve sa racine dans une situation sociale ; sa fonction est par delà l’explication de ressusciter l’unité du groupe.

Vu sous cet angle, le mythe comme le dit Georges GIJSDORF est : « une structure d’existence c’est à dire, une réalité qui se redit, se vit et se traduit dans les comportements des hommes. Cest pourquoi il jouit dune efficacité symbolique. C’est au nom de cette dernière que MALINOWSKI soutenait que : « le mythe est donc fondamentalement un discours utilitaire D. La détermination de la nature et des fonctions de la parole mythique pour faciliter notre étude comparative de celle-ci ‘avec la pensée philosophique.

URAPPORTS ENTRE PHILOSOPHIE ET MYTHE : a ‘DIVERGENCES Si le mythe dit se que l’on doit croire, la philosophie dit se qui dois être. Le mythe exige un acte de croyance d’adhésion 3 croire, la philosophie dit se qui dols être. Le mythe exige un acte de croyance d’adhésion aveugle alors que la philosophie se fonde sur la démonstration et l’argumentation qui sont des modalités du discours philosophique. De ce fait, le mythe se veut dogmatique et sacré tandis que la philosophie est essentiellement réflexion critique, questionnement, débat contradictoire.

N’est ce pas irrévérencieux que de questionner ce que dit le mythe. Claude LEVI-STRAUSS dans Du miel aux centres écrit a se propos : « un mythe ne se discute pas, il doit toujours être reçu tel qu’il est Discours de la conscience inquiète en quête de sens, la réflexion philosophique pose la question du pourquoi alors que l’activité mythique se contente toujours des contrevérités près reçues. L’activité philosophie est l’interrogation sans cesse renouvelé tandis que la parole mythique est explicative.

En remontant à son origine, le mythe explique la chose, car il est admit que ‘explication, s’est la remontée à la cause. Cette explication se veut absolue à l’image de la vérité du mythe. BICONVERGENCES Le mythe comme la philosophie répondent à des exigences purement intellectuelles. Toutes les deux activités visent à rendre intelligible le réel, à assigner un ordre logique aux données du monde. A l’image de la réflexion philosophique qui est spéculative et désintéressée, la pensée mythique s’exerce librement à la limite gratuitement, le mythe est une invitation a la connaissance.

Cheikh Anta DIOP dans Civilisation ou barbarie affirme que pour qu’il y ait phil 4 connaissance. Cheikh Anta DIOP dans Civilisation ou barbarie affirme que pour qu’il y ait philosophie il faut deux conditions : d’abord la séparation du mythe et du concept, ensuite que la pensée soit consciente d’elle même. Cela ne veut pas dire dès qu’ apparait la pensée philosophique, la parole doit cesser d’exister. En réalité, elles vont cohabitées et entretenir des rapports complexes. L’histoire de la philosophie nous montre quelle a des relations ambivalentes avec le mythe.

D’une part, le discours philosophique rejette totalement la parole mythique comme « pure affabulation » parce que le mythe est mensongère et ‘autre part, quand la philosophie « veut se constituer en tant qu’entreprise théorique de compréhension et d’explication du monde elle s’intéresse au mythe et a ses productions. C/COMPLEMENTARITES Ainsi la philosophie va prendre ses distances vis-à-vis du mythe, car la décision de philosopher, certes exige la rupture avec la pensée mythique .

D’ autre part, en se différenciant et en râpant avec le mythe, la philosophie intègre dans les champs discursifs. La rupture n’est pas totale, nous dit François CHATELET. Le passage du mythe à la pensée rationnelle n’est pas linéaire omme on le pense généralement « ce qui commence la philosophie maintien, en partie, ce contre quoi il commence et ce qui rompt intègre aussi des éléments de ce dont il tient à se distinguer Aussi, est-il tout a fait normal que la philosophie à son commencement porta les stigmates de la forme de pensée dominante qu’il a vu naitre.

A ce S commencement porta les stigmates de la forme de pensée dominante qu’il a vu naitre. A cet égard il parait pas du tout surprenant de retrouver les éléments plus ou moins mythique dans I œuvre de Platon qui est le père véritable de la philosophie, hilosophie que l’on définie essentiellement comme forme de pensée rationnelle. Chez Platon le (mythos et le logos) cohabitent sans histoire, car d’après Aristote, la philosophie est aussi l’ami du mythe. Cependant Platon va faire un discours mythique un simple moyen d’illustrer un argument philosophique.

Le mythe a donc une vertu didactique. Il traduit une réalité que le concept ne peut pas dire. Guillaume PIGEARD de Gerbert dans Si la philosophie m’était contée « la philosophie de Platon n’existe qu’a faire appelle au mythe pour parler de ce dont le discours rationnel ne saurait rendre compte » Le mythe offre à la philosophie des éléments de réflexion. La philosophie cherche à comprendre et à expliquer le mythe en jetant sur le mythe un regard critique et interrogatif.

De ce fait, la philosophie le démythifie pour saisir son sens véritable. CONCLUSION Le mythe est une forme de pensée qui a sa raison d’être en tant qu’il soit. Il asa manière d’être, de vivre et d’appréhender le monde. La philosophie, en l’interrogeant cherche à comprendre, à le rendre intelligible au regard de la raison et à montrer sa nécessité pour l’homme. C’est la même critique que la philosophie porte sur la science et la religion.