Philo

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Festival du cinéma d’animation de Bruz morgane valdès Selon la définition du dictionnaire, le cinéma est un procédé permettant de procurer l’illuslon du mouvement par la projection, à cadence suffisamment élevée, de vues fixes enregistrées en continuité sur un film. Le cinéma d’animation, ou l’animation d’image est un procédé cinématographique qui consiste à créer un mouvement, une forme d’action à l’aide d’une suite successive d’images.

Le cinéma, de quelq d’optique destinée ? mouvement. Comme QU’EST CE QUE VOIR PACE 1 or 7 Sni* to View qu’une illusion La vue est une sensation imm diate. Les expressions dans la langue française témoignent de toute une variété de façons de se rapporter au monde : « jeter un coup d’oeil », « fixer du regard »… Elle est notre rapport le plus immédiat au monde, et je crois qu’il faut étudier cette immédiateté de la vision et se demander dans quelle mesure elle est garante de sa certitude.

De telles expressions comme « je ne crois que ce que je vois » témoignent de l’importance qu’a la vue dans notre vision et notre opinion des choses qui nous entourent. Nous voyons beaucoup d’images par jour, et il en est très peu dont nous pouvons nous rappeler précisément. En effet, l’oeil ‘effectue

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pas un décalquage précis de ce que nous voyons, mais conceptuelles. La vue projette l’homme dans le monde ; mais c’est un sens qui est vite naif et subjectif car il est enfermé dans les apparences, contrairement aux autres sens comme le goût ou l’odorat.

C’est alors un sens facilement trompable : en effet, les trompes l’oeil, les illusions d’optique sont désignées comme des hallucinations qui trouvent leur cause dans le corps humain et réussissent ? nous faire percevoir des choses sans qu’elle ne soient réellement présentes sous nos yeux. Il est intéressant d’aborder cette question, car après tout, le inéma n’est qu’illuslon : les images que l’on voit à l’écran ne se jouent pas réellement sous nos yeux. Ce qui difère du cinéma en prises de vue réelle (PVR), c’est qu’avec le cinéma d’animation, l’illusion est assumée.

En effet, dans le cinéma en PVR, on pourrait croire que le mouvement est réel l’homme qui court sur Pécran me semble si vrai, si proche de ce que je vois d’ordinaire que je le prends pour vrai, je sais reconnaître qu’il a bien existé. Mark Baker affirme que « ce qu’il y a de particulièrement intéressant dans l’animation c’est que la « tricherie » est évidente. On ne prétend pas ue ce que vous allez voir sur l’écran n’est pas un dessin ou un bout de plasticine, et pourtant l’illusion fonctionne.  » Si l’illusion fonctionne, c’est car le mouvement prend une grande place dans le cinéma d’animation.

En effet, même si nous voyons un objet d’une toute autre manière dont on le voit réellement au quotidien, il no PAG » rif 7 voyons un objet d’une toute autre manière dont on le voit réellement au quotidien, il nous est facile de croire à son existence si le mouvement nous paraît LES ILLUSIONS DU MOUVEMENT L’illusion du mouvement au cinéma n’est possible que par la uccession d’images (qu’elles soient en PVR ou en moyen graphique). Avec l’apparition de la photographie dans les années 1870, la photographie sert d’abord à expérimenter une tentative de représentation du mouvement.

Cest ainsi que Jules Etienne Marais puis Eadweard Muybridge se sewent d’instantanés photographiques pour décomposer le mouvement des êtres vivants. Par le biais de ces séquences rapprochées, ils obtiennent avec précision les images de ce qu’on ne peut percevoir à l’œil nu. En arrêtant le temps et le mouvement, ils réussissent à voir l’invisible. Avec le tout premier « zoopraxiscope ils utilisent ouze (puis vingt-quatre) appareils à déclenchement successif placés en ligne à une quinzaine de centimètres les uns des autres.

Le résultat est fascinant : ces photos, à la fois témoins fidèles et artifices pleins d’étrangeté (puisque offrant une vue totalement inhabituelle sur un geste ordinaire). On remarque alors une volonté de capter l’invisible, ce qui échappe à Hoeil nu. Dès lors, retranscrire le mouvement, c’est le décomposer, étudier ce qui nous apparait comme un mouvement fluide pour le décortiquer, l’anmer et donc le manipuler. Cette volonté est d’ailleurs présente depuis des milliers d’années : des PAGF3C,F7