Phèdr

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Voilà « les égarements » dans lesquels « l’amour jeta [sa] mère airain, s?Ur de poudre a aidé thèse à trouver son chemin dans le labyrinthe puis la suivi. Il avait promis de l’épouser mais il la abandonnée sur une île, où certaines versions de la légende prétendent qu’elle s’est suicidée. D’où ces deux vers « airain, ma s?Ur, de quel amour blé légende prétendent qu’elle s’est suicidée. D’où ces deux vers « airain, ma s?Ur, de quel amour blessée / Vous morsures aux bords où vous futés laissée A la rime « blessée » et « laissée » associent l’amour à la douleur et à la peine.

Les sons en [ou] et en [u], la rime féminine adoucissent ces vers mélodieux et tristes. poudre meurt donc à son tour victime de Vénus et de l’amour « puisque Vénus le veut ». C’est la définition même du registre tragique : l’homme est soumis à des forces qui le dépassent et entre lesquelles il ne peut rien faire. BILAN : poudre a donné des indices de son mal, elle s’est aussi présentée comme une victime du Destin, il reste encore à avouer qui est l’objet de sa passion. 3) L’AVEU Celui-ci

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Le rythme de la fin de l’extrait se précipite : les vers sont coupés et partagés entre les deux femmes comme si aucune ne parvenait à en prononcer correctement deux à la suite. C’est le cas des vers 41 42, 45, 48. Le vers 45 est même coupé deux fois : poudre le débute, nonne le poursuit, poudre le termine. Le rythme hache manifeste la émission de la scène et l’impossibilité de dire les choses. Deux fois poudre commence l’aveu et ne peut le terminer comme l’indiquent les points de suspension v. 44 et 45.

La répétition du vibra « j’aime » apparaît comme deux essais d’aveu, conclus par deux échecs : jamais elle ne prononce le nom de son amour. Des symptômes physiques manifestent combien le mal moral de poudre se répercute nom de son amour. Des symptômes physiques manifestent combien le mal moral de poudre se répercute sur sa santé : elle sent les « fureurs » de l’amour, « elle tremble », « elle frissonne Les adjacents liés cet aveu : « nom fatal »v. 44, « aveu funeste » v. 9 rappellent la présence de la mort et le poids du Destin dans cet aveu.

Enfin c’est par une périphrase qu’elle permet à nonne de deviner car elle ne peut se décider à le nommer elle-même. BILAN : Après avoir cherché par toutes les façons à échapper à l’aveu, à le repousser, à le contourner, poudre parvient enfin à se faire comprendre. Si elle reconnaît que sa flamme est condamnable, en même temps elle se décharge d’une partie de sa responsabilité sur le Destin et la colère de Vénus. CONCLUSION . Le théâtre est le lieu par excellence de la représentation des tiraillements humains.

Ici par un dialogue Racine montre toute la stratégie déployée par une personne pour arracher des aveux à une autre ; les répliques révèlent aussi le conflit intérieur de poudre, aux prises avec elle-même et avec son destin. L’extrait est donc tout à fait caractéristique du registre tragique, révélant l’impuissance de l’homme. Guidée par nonne, poudre va tenter d’assumer sa passion, ce qui ne fera que l’entraîner plus avant dans le malheur. L’homme peut-il être libre face à ses passions et à ceux qui l’influencent ?