Persépolis

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PERSEPOLIS INTRO Nous allons vous présenter la Bande-dessinée PERSEPOLIS de Marjane Satrapi. Voici le plan de l’ordre dans lequel nous allons procéder. Nous allons commencer par une carte d’identité de l’œuvre, ensuite nous l’analyserons en détail et pour finir nous la mettrons en relation avec une autre œuvre. Carte d’identité de l’œuvre I. L’auteur : Marjane Satrapi est née en 1969 à Téhéran en Iran dans une famille aisé, cultivé et libérale. Elle a vécu les bouleversements politiques des dernières décennies en Iran : fin du régime Swipe View next page Shah, révolution isla études au lycée franç

Iran, elle s’inscrit aux communication visue études et devient un Ile poursuit ses e. De retour en t une maîtrise en France terminer ses . Sa rencontre avec le dessinateur David B (Pierre-François Beauchard) est déterminante car il va l’influencer dans son travail. 2. Nature de l’œuvre . Persépolis est une série de quatre bande-dessinées autobiographique et historique écrite et dessinée par Marjane Satrapi- La série sera ensuite adapté en film en 2007 avec l’aide du réalisateur Vincent Paronnaud.

Marjane retrace les étapes marquantes qui ont rythmé sa vie, de son enfance à Téhéran ? on entrée difficile dans la vie d’adulte. 3.

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Contexte historique Persépolis emprunte son titre à l’ancienne capitale de la Perse, nom qui été utilisé par les Grecs pour désigner l’Iran antique. Sv. ‘ipe to En 1953, Le Shah, Mohammad Reza Pahlavi arrive à la tête du pouvoir par un coup d’état. Les opposants laïques, marxistes et religieux sont les premiers à manifester contre lui. Ils sont tout de suite réprimées par la force, le gouvernement iranien censure l’opposition et un couvre-feu est mis en place.

L’armée se divise, Le Shah d’Iran est renversé par la révolution islamique. L’Ayatollah Khomeiny, chef religieux (guide de la révolution islamique), prend le pouvoir en 1979. Son régime fait finalement plus de prisonniers politiques que celui du Shah, l’Irak de Saddam Hussein (président de la république d’Irak) déclare la guerre à l’Iran en 1980. L’histoire de Persépolis commence en 1979, peu avant la révolution islamique iranienne. L’Iran est une monarchie constitutionnelle. Le personnage principal, Marjane, est une petite fille de huit ans.

Nous sommes le 11 février, le Shah vient d’être renversé et l’Iran est en effervescence. Les choses prennent ependant une tournure inattendue, la foule n’est plus si libre qu’elle le croit. Alors que ses parents manifestent dans les rues contre Farrivée au pouvoir des islamistes, Marjane évolue dans un univers très politisé et militant. Elle a dix ans lorsque le port du foulard devient obligatoire à l’école en 1980. Cette nouveauté éveille chez elle de nombreux questionnements. C’est le début de la guerre Iran. rak (1980-1988) : la pé 2 nombreux questionnements. C’est le début de la guerre Iran-lrak (1980-1988) : la pénurie fait rage dans les supermarchés et les stations-service. Analyse de l’œuvre 1. Description Analysons maintenant plus précisément ces deux planches extraites du Tome 4: chapitre Les chaussettes. Planche 1: La scène ce déroule en Iran, dans la rue. On aperçoit des bus, des voitures et des piétons. On sait que c’est un pays arabe car il y a des écritures arabes sur le bus. Cette scène se déroule en fin de journée, après les cours.

Sur la première vignette, on voit Marjane courir après un bus. Elle est voilé, d’un hijab. Sur la vignette no 6, il y a des policiers en uniforme. Ils sont armés, barbus et parlent à l’aide d’un haut-parle Les plans rapprochés des trois dernières vignettes mettent l’accent sur les expressions physiques de Marjane. On voit que sur la dernière vignette, la forme de la bulle est différente. II y a des piques autour de la bulle exprimant la colère. La taille de la police est plus grande, et la phrase se termine par un point d’exclamation affirmant sa rage.

Les cartouches en dessous des images servent à dire ce qu’elle pense, elles donnent des détails sur la scène qui vient de se passer. Planche 2: 3 utilisées par l’auteur Le dessin est réaliste, complètement différent d’un cartoon u d’un Walt Disney. Mais si les dessins de Persépolis sont absolument réalistes, ils laissent place à l’imagination et la fantaisie. C’est pour cela qu’on appelle ce type de dessin le « réalisme stylisé Marjane Satrapi n’encombre pas son décor. Il est toujours très simplifié.

Dans la BD, les dessins sont tous en noir et blanc. Les contours sont travaillés soit en noir, soit en blanc. Les fonds, noir ou blanc, renforcent la vision des personnages, de leur silhouette. Marjane refuse la couleur en BD. C’est un graphisme très simple, aux contours nets. Le dessin peut sembler naf mais en réalité M. Satrapi s’attache à rendre l’essentiel des attitudes et de l’état d’esprit de ses personnages. Elle met son dessin au service d’un message qu’elle souhaite le plus clair possible. Le noir et le blanc se partagent les Images.

Ce contraste permet de faire ressortir les personnages et l’action. Le noir se prête à toutes sortes d’interprétations : la mort, la répression, la peur, mais aussi la lutte, le secret. Les visages sont expressifs et l’émotion vient aussi de ce don pour rendre un sourire, une crainte, une colère sans exagérer, caricaturer les traits. Tous les dessins ont été retravaillés au feutre suivant des empâtements (dont la silhouette est devenue épaisse, s’épaissir) différents, ils ont été tracés. 3. ntentions de fauteur : Cet extrait raconte un épisode du quotidien d’une jeune iranienne sous un régime intégriste : interdictions et censures apparaissent, notamment sur la culture oc 4 régime intégriste : interdictions et censures apparaissent, notamment sur la culture occidentale. Les Satrapi, laïques, n’imposent aucune religion à leur fille et lui enseignent plutôt liberté d’expression et d’imagination. A travers ce passage, Marjane cherche donc à dénoncer la bêtise et l’absurdité des lois établies par le régime.

Elle montre comment elle était amenée à contourner les interdits. Avec humour, elle arrive à rendre compte d’une situation extrêmement grave, le lecteur saisissant bien, en même temps, la dimension tragique de la situation ; le support de la bande dessinée rend la scène assez frappante. Elle veut tout simplement témoigner, dénoncer une dictature, ses abus et le pouvoir de la religion La sélection de Persépolis le film au festival de Cannes a soulevé a colère de l’Iran, le pays ayant jugé le film trop critique sur la révolution islamique.

La Fondation du cinéma Farabi (qui dépend du ministère iranien de la Culture) a dénoncé ce film qui a été censure en Iran. Mise en relation avec nos connaissances Nous allons maintenant présenter Maus, de Art Spiegelman. Art Spiegelman est un illustrateur et auteur de bande dessinée américain, né le 15 février 1948 à Stockhom en Suède. Il est considéré comme un des meilleurs de la bande dessinée underground américaine qui est un mouvement artistique qui ert à faire passer un message des années 1970-1980, il est ? partir du milieu des années 1980 surtout connu pour sa bande dessinée Maus.

En 1986, il publie le premier volume de Maus, Un survivant raconte (sous-titre du titre Maus) qui retrace la vie d S premier volume de Maus, Un survivant raconte (sous-titre du titre Maus) qui retrace la vie de sa famille (racontée par son père) pendant l’holocauste (sacrifice par le feu d’un animal après immolation, terme utilisé pour désigner le massacre des juifs par l’Allemagne nazie après la Seconde guerre mondiale). Cest a première fois qu’une bande dessinée attire autant sur elle l’attention des critiques. Maus sera l’objet d’une exposition au musée d’art moderne de New York, et obtiendra en 1992, un Prix Pulitzer spécial.

Dans son œuvre, Art Spiegelman représente les différents groupes nationaux par différentes espèces d’animaux : les Juifs sont représentés par des souris Maus » sign’fie « souris » en allemand ), les Allemands par des chats, les Français par des grenouilles, les Américains par des chiens, les Suédois par des élans, les Polonais par des porcs, les Britanniques par es poissons, les Roms par des bombyx disparates ( lépidoptères dont le nom anglais est gypsy moths ) et l’enfant né d’une liaison entre des personnes juives et allemandes par une souris au pelage marqué de rayures félines.

L’utilisation du zoomorphisme, un style familier aux dessins animés et aux bandes dessinées, est une référence aux images de propagande nazie qui dépeignaient les Juifs comme des souris et les Polonais comme des porcs. Conclusion : Ces deux œuvres sont liés par la même volonté des auteurs de dénoncer un régime caractérisé par la violence de masse et la restriction de toutes libertés.