Pensees de blaise pascal

Pensees de blaise pascal

La problematique d’ensemble que pose ce texte est celle de la definition meme du moi (ego), en tant que sujet ou personne. Pascal, qui notera ailleurs que « le moi est haissable », s’interroge ici sur ce qui peut en constituer l’essence, voire meme si cette essence ne serait pas inaccessible a la conscience de soi et du soi des autres. En clair, c’est tout le probleme de la subjectivite qui se dresse a nous, quel que soit l’angle par lequel nous essayons de definir ce qu’est notre « personnalite » (notre etre personnel propre) (… Sommaire: Introduction I) Un « Je » spectateur II) La distance entre l’etre et ses qualites III) Un « moi » qui n’est pas seulement corporel Conclusion Texte etudie: Un homme qui se met a la fenetre pour voir les passants, si je passe par la, puis-je dire qu’il s’est mis la pour me voir ? Non, car il ne pense pas a moi en particulier. Mais celui qui aime quelqu’un a cause de sa beaute l’aime-t-il ? Non : car la petite verole, qui tuera la beaute sans tuer la personne, fera qu’il ne l’aimera plus.

Et si on m’aime pour mon jugement, pour ma memoire, m’aime-t-on moi ? Non, car je puis

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perdre ces qualites sans me perdre moi-meme. Ou est donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps, ni dans l’ame ? et comment aimer le corps ou l’ame, sinon pour ces qualites, qui ne sont point ce qui fait le moi, puisqu’elles sont perissables ? Car aimerait-on la substance de l’ame d’une personne, abstraitement, et quelques qualites qui y fussent ? Cela ne se peut, et serait injuste. On n’aime donc jamais personne, mais seulement des qualites.