Oscar wilde : « l’appellation de livre moral ou immoral ne repond a rien. un livre est bien ecrit ou mal ecrit. et c’est tout. […] l’artiste peut tout exprimer. »

Oscar wilde : « l’appellation de livre moral ou immoral ne repond a rien. un livre est bien ecrit ou mal ecrit. et c’est tout. […] l’artiste peut tout exprimer. »

Sujet: Oscar Wilde declare dans la preface a son roman Le Portrait de Dorian Gray : « L’appellation de livre moral ou immoral ne repond a rien. Un livre est bien ecrit ou mal ecrit. Et c’est tout. [… ] L’artiste peut tout exprimer. » Vous commenterez et discuterez ce jugement sur la litterature en vous appuyant sur des exemples precis tires de genres litteraires divers. Nombreux ont ete les debats concernant la place de la morale au sein des ? uvres d’art. Pour certains, la litterature se doit de transmettre un message voue a eduquer les foules, tandis que d’autres au contraire ne veulent garder d’elle que sa dimension esthetique.

Pour cette deuxieme categorie d’auteurs, elle n’a pas a avoir, voire ne peut pas etre morale, c’est-a-dire qu’il lui est impossible de transmettre des valeurs, qu’elles soient communement acceptees ou rejetees. Le postulat premier de l’? uvre litteraire est donc que, en tant qu’? uvre artistique, elle se doit d’etre belle. Oscar Wilde dans la preface de son roman Le Portrait de Dorian Gray declare : « L’appellation de livre moral ou immoral ne repond a rien. Un livre est bien ecrit ou mal ecrit. Et c’est tout. [… ] L’artiste

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peut tout exprimer. . Ainsi, pour le romancier anglais, peu importent moralite ou immoralite, car seule la qualite du livre prime. A l’epoque ou Wilde publie ce roman, mouvements litteraires se succedent, se superposent et le plus souvent s’affrontent ; ainsi realisme et romantisme ont des visions opposees de ce que doit etre la litterature. Des 1835, la naissance du Parnasse pose les fondations d’un nouvel art, seulement voue a etre beau et par lequel le travail de l’ecriture meme donnerait a l’? uvre toute sa dimension artistique : c’est l’Art pour l’Art.

On retrouve bien les aspirations de Wilde : l’? uvre litteraire doit etre « bien ecrite », rien de plus. Pourtant, les ? uvres d’art semblent ne pas etre sans compter une dimension morale. Souvent, le lecteur y voit un message, et ce que l’auteur veuille divertir, informer, ou simplement reveler la beaute de l’art. L’artiste peut-il tout exprimer? Par sa visee esthetique, l’? uvre est-elle denuee de toute dimension morale? Mais l’art ne se resume-t-il qu’a ces deux dimensions, esthetique et morale? On commencera par etudier la dimension purement esthetique de l’? vre litteraire: la beaute vient avant tout. On verra ensuite que l’? uvre ne peut se dissocier du message moral qu’elle transmet, et ce parfois malgre elle, puis on se demandera si l’art ne peut se resumer qu’a ses facettes esthetique et morale. Oscar Wilde le dit: la qualite d’une ? uvre d’art se resume a sa beaute. Peu importe sa volonte d’etre morale ou immorale, dans l’? uvre d’art, la forme ne peut que l’emporter sur le fond, et ce car la morale n’est que secondaire dans l’Art. Dans l’? uvre litteraire, la Beaute passe avant tout.

C’est ce qui est developpe par le mouvement parnassien, qui se veut porteur d’un Art qui serait en dehors de toute forme de visee sociale ou politique, a l’oppose du mouvement romantique, toujouts tres present en 1835, annee ou fut publie Mlle de Maupin par Theophile Gautier. Dans la preface de ce roman, Gautier enonce la theorie essentielle du mouvement parnassien: l’Art pour l’Art. Certes, l’art est inutile, mais parce qu’il est beau: la beaute est donc la seule vocation de l’art, et toute dimension morale est a proscrire. Pensons aux ? vres qui n’avaient pas vocation artistique mais seulement morale, dont on n’a pourtant garde que la dimension esthetique et qu’on considere aujourd’hui comme de veritables chefs d’? uvre. C’est le cas de l’? uvre de Zola : a l’epoque ou il redige le cycle des Rougon-Macquart, l’ecrivain veut donner a son ? uvre une vocation purement scientifique. Le roman experimental se veut une « etude du temperament et des modifications profondes de l’organisme sous la pression des milieux et des circonstances », comme Zola l’evoque dans la preface de la deuxieme edition de Therese Raquin.

Pourtant, loin de devoiler une realite scientifique, l’? uvre de Zola est avant tout connue pour ses qualites artistiques. Il apparait donc evident que la Beaute depasse le message que l’auteur veut vehiculer : la maniere compte plus que la matiere, c’est pourquoi, pour le mouvement parnassien comme pour Wilde, le style prevaut. La morale apparait alors comme secondaire par rapport a la beaute de l’art. Si la qualite d’une ? uvre ne depend que de sa capacite a etre belle, alors la morale ne lui est pas indispensable.

C’est ce que Gautier developpe dans la preface a Mlle de Maupin; ainsi critique-t-il vivement les volontes morales de son epoque : « Cette grande affectation de morale qui regne maintenant serait fort risible, si elle n’etait fort ennuyeuse. » La morale est inutile: non seulement elle est superflue et hypocrite, mais en plus elle est inutile a l’art car celui-ci n’existe que parce qu’il est beau. En temoignent des ? uvres qui jugees immorales hier, sont aujourd’hui considerees comme des chefs d’? uvre, ce qui montre bien que la morale n’est que secondaire dans l’? vre d’art. Le proces donne en 1858 de Madame Bovary revele ainsi une evolution en mosaique de la morale. Juge immoral car evoquant l’adultere sans pour autant le considerer negativement, le roman de Flaubert est a present vu comme un chef d’? uvre, et ce au-dela des m? urs, ce qui met en evidence le fait que la beaute depasse la morale. Mais c’est sans compter que meme l’immoral disparait derriere la beaute de l’art. Si l’? uvre est belle, on peut evoquer les choses les plus abjectes et les plus en contradiction avec les valeurs de notre societe.

Dans ses pamphlets antisemites dont la publication est interdite en France, Celine devoile son point de vue vis-a-vis de la religion juive. Celine reste pourtant considere comme un grand ecrivain de par la beaute de ses ? uvres, et ce au-dela de ses positions antisemites. Une fois encore, la forme depasse donc le fond, et ce meme en abordant les domaines les plus immoraux. L’art semble des lors n’avoir pas de limites, comme le souligne Wilde lorsqu’il declare que « l’artiste peut tout exprimer ». Dimensions morale ou immorale disparaissent au profit de la seule beaute qui reste la seule chose essentielle dans l’art.

Ainsi, l’? uvre d’art se resume a sa qualite esthetique. L’ecrivain ecrit, peu importe ce qu’il a a dire: seul le style importe. Barthes affirme, dans Essais critiques : « L’ecrivain est un homme qui absorbe le pourquoi du monde dans le comment ecrire. » L’ecrivain doit donc accepter qu’il ecrit, et non pas qu’il ecrit quelque chose, auquel cas il se fait ecrivant. Pour l’ecrivain, c’est-a-dire l’artiste, la parole est matiere et non instrument ; c’est pourquoi il doit accepter qu’il ne peut transmettre un message.

Certes, l’? uvre peut nous mener, nous lecteurs, a nous questionner, mais elle ne peut poser elle meme les questions. Etre ecrivain, c’est donc ne chercher qu’a travailler sa parole. La poesie moderne semble obeir a la definition de l’ecrivain donnee par Barthes: dans Le Parti pris des choses, et plus particulierement dans « Le Cageot », Francis Ponge revient sur cet objet quotidien avec humour sans que ne transparaisse aucun message ; ici le travail de la parole est primordial.

Ainsi Ponge joue sur les mots et leur prononciation, mais il s’amuse aussi sur la forme meme du poeme qui semble etre a lui seul un veritable objet, dont les paragraphes se font planches du cageot. L’? uvre d’art est donc avant tout belle. Style et esthetique priment, et ce au detriment de la morale qui, superflue, disparait derriere la beaute du texte. Ainsi l’ecrivain doit se resoudre a son incapacite a vehiculer un message, bien que l’? uvre puisse mener a se poser des questions grace au lecteur lui-meme. Alors, les ? uvres semblent toutes transmettre un message, et ce peut-etre malgre elles.

N’y a-t-il pas une dimension morale dans toute ? uvre artistique? L’esthetique peut-elle se mettre alors au service de la morale? Plus qu’esthetique, l’? uvre semble contenir une dimension morale. L’? uvre transmet des valeurs; et par sa dimension esthetique meme elle peut eduquer les foules. La morale peut alors depasser la beaute de l’? uvre, laquelle se met a son service. Toute ? uvre vehicule un message. Par sa dimension morale, mais aussi par sa dimension immorale, l’? uvre transmet des valeurs qui forment et eduquent la societe.

Ainsi, dans Manon Lescaut, par l’abbe Prevost met en garde le lecteur contre les passions devorantes ; le Chevalier des Grieux, tiraille entre morale et passion, connait une histoire tragique qui met en exergue le besoin d’etre vertueux pour connaitre un bonheur pur et non tumultueux. Au contraire, dans La mort est mon metier de Robert Merle, aucune notion de vertu ou de morale n’est abordee. C’est l’immoralite, voire l’ammoralite meme de Rudolf Lang, en realite Rudolf Hoess, officier SS pendant le regime nazi, qui transmet les veritables valeurs morales que la societe porte en elle depuis la fin de la Deuxieme Guerre mondiale.

Par ailleurs, l’emploi de la premiere personne du singulier accentue encore l’horreur de la vie du personnage. Par l’identification au personnage principal, on vit l’horreur par le « je »; et c’est cette confusion entre recit ammoral et realite qui permet aux valeurs de Merle transparaitre. C’est en choquant le lecteur que Merle parvient a son but : vehiculer des valeurs telles que la tolerance. En tant qu’oeuvre d’art, l’? uvre litteraire peut donc eduquer les foules.

Par sa dimension esthetique, elle permet de rendre d’autant plus percutant et vivant le message qui transparait dans l ‘? uvre. Dans la tragedie comme dans la comedie classiques, c’est parce qu’elle est agreable que l’? uvre permet de transmettre des valeurs morales. C’est pourquoi, dans la preface au Tartuffe, Moliere revendique la dimension morale de son ? uvre : castigat ridendo mores; corriger, grace a la comedie, les m? urs par le rire. De la meme maniere, dans la tragedie, c’est par la catharsis que le spectateur doit saisir l’importance des valeurs morales.

Purger les passions ne peut se faire sans suivre des regles esthetiques precises qui, deja formulees dans l’Antiquite, sont reprises par Boileau dans son Art poetique : « Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli / Tienne jusqu’a la fin le theatre rempli ». On voit bien ici la necessite de poser des limites qui permettent a la tragedie d’avoir un impact bien plus important sur le spectateur. Pour Boileau, le besoin de vraisemblance et par-dessus tout la necessite de la bienseance, vus comme des qualites esthetiques majeures pour toute tragedie, sont indispensables pour vehiculer le message moral de la tragedie.

Ainsi, dans Phedre de Racine, c’est en apprenant sans la voir la mort d’Hippolyte par la bouche de Theramene que le spectateur sent la violence du destin tragique des personnages. Morale et esthetique se combinent alors pour avoir un impact que la morale posee seule, terne, ne peut avoir. Cependant, dans certains ? uvres, la morale se veut preponderante, donc plus importante encore que la dimension esthetique. L’esthetique se met alors au service meme de la morale, et vient soutenir, quoique de maniere secondaire, la portee morale de l’ecrit.

Ainsi s’explique la position des moralistes, comme La Bruyere ou La Rochefoucauld. Ce dernier en particulier, a l’origine de celebres Maximes, ecrit: « La passion fait souvent un fou du plus habile homme, et rend souvent les plus sots habiles. ». Par ce chiasme, procede stylistique qui met en evidence le travail de l’ecriture, La Rochefoucauld veut avant tout vehiculer un message moral : les moralistes reflechissent sur les m? urs de la societe. Cette reflexion ne peut pourtant se faire sans une dimension esthetique qui rend agreable l’apprentissage des valeurs morales de la vertu.

Esthetique et morale sont donc etroitement liees en tant que la premiere peut soutenir la portee de l’autre. Oscar Wilde ne semble toutefois aborder que la question du style et de la morale. L’? uvre d’art, doit avant tout etre belle, mais elle peut aussi vehiculer un message, et ce bien qu’il reste le plus souvent secondaire. Mais l’art ne peut-il se resumer qu’a ses dimensions esthetique et morale? Plus que morale ou esthetique, l’? uvre d’art peut etre divertissante, informative, engagee ou encore explicative. En declarant « L’artiste peut tout exprimer. , Wilde pose donc la question des differents buts de l’art; mais la place du lecteur reste essentielle: qui juge de la qualite ou de la valeur morale d’une ? uvre? Qui decide de sa capacite a etre belle, morale ou engagee? Le public a donc un role majeur dans le jugement de l’? uvre. Quelquefois, morale et esthetique ne prevalent pas dans l’engouement du public pour une ? uvre. Certaines ? uvres ne sont pas particulierement celebres pour leurs qualites artistiques ou leur visee morale mais elles ont connu un succes important car elles ont amuse et diverti le lecteur.

Ainsi L’Astree d’Honore d’Urfe, roman baroque de plus de 5000 pages publie entre 1607 et 1627 raconte les peripeties amoureuses du berger Celadon et de la bergere Astree. Le divertissement est donc une qualite majeure inherente a l’? uvre d’art: l’art ne peut etre beau ou moral sans etre divertissant, car c’est cette qualite meme qui donne a l’? uvre sa portee. On peut penser aux fables de La Fontaine, dont la dimension morale ne va pas sans ses qualites amusantes : c’est le docere et placere repris depuis l’Antiquite. Instruire et plaire sont etroitement lies et permettent a l’? uvre de gagner en beaute.

Dans les Fables, et plus particulierement dans « Les Animaux malades de la peste », La Fontaine fait une satire de l’hypocrisie de la Cour avec beaucoup d’humour : morale et divertissement se melangent donc, ce qui participe de la beaute de l’? uvre. Cela mene a poser la question des differents buts de l’art. Au-dela du divertissement, la litterature a souvent eu pour vocation majeure d’etre engagee. En plein siecle romantique, Hugo declare : « L’encrier brisera les canons. » Dans son ? uvre, l’ecrivain doit s’engager et transmettre un message qui, plus que moral, se veut politique.

Il doit provoquer une prise de conscience chez le lecteur duquel l’? uvre depend. Comme Hugo, Sartre declare pres d’un siecle plus tard: « Nous nous rangeons du cote de ceux qui veulent changer a la fois la condition sociale de l’homme et la conception qu’il a de lui-meme. » L’auteur ne peut donc pas ne pas etre engage. La dimension socio-politique est ici majeure: Sartre veut un veritable bouleversement que l’engagement de l’ecrivain permet de mettre en ? uvre. On peut aussi penser a la dimension instructive de l’? uvre. En effet, elle peut avoir vocation d’apprentissage non pas moral mais purement informatif.

En temoigne La Comedie Humaine de Balzac qui regroupe l’ensemble de son ? uvre Par des etudes de m? urs, des etudes analytiques ou encore philosophiques, Balzac voulait construire un edifice qui pourrait « faire concurrence a l’etat civil » : ainsi les romans de Balzac apprennent enormement au lecteur, et ce tant au niveau des personnages qu’au niveau des milieux dans lesquels ils vivent. Entre engagement, information, divertissement, morale et simple beaute, l’? uvre d’art porte donc des facettes multiples qui sont toutes evelees par le lecteur lui-meme, mais toujours avec l’appui de l’auteur. Par cette pluralite de dimensions transparait la capacite de l’? uvre a exprimer tout, presque sans limites : l’artiste semble pouvoir tout exprimer. Se pose neanmoins le probleme du jugement. Wilde declare: « L’appellation de livre moral ou immoral ne repond a rien. ». Mais qui juge si l’? uvre est morale ou immorale? Qui juge de la qualite artistique de l’? uvre? Toute ? uvre est la rencontre de deux subjectivites. Ainsi, le lecteur, en ouvrant un livre, se prete a l’experience de l’alterite.

Chaque auteur met necessairement une part de lui-meme dans ce qu’il cree, ce qui explique l’attrait du lecteur pour une ? uvre. Outre les dimensions morale ou esthetique, c’est ce rapport qui donne a l’? uvre sa qualite d’? uvre d’art. En effet, Sartre assure qu’il ne peut y avoir d’art s’il n’y a pas de recepteur, car c’est celui-la meme qui juge l’? uvre dans la mesure ou il doit disposer d’un certain recul esthetique. La qualite esthetique de l’oeuvre n’est donc pas inherente a l’oeuvre elle-meme: au contraire, c’est le lecteur qui decide des dimensions qu’elle peut porter en son sein.

Cela explique pourquoi dans Ruy Blas comme dans tous ses drames romantiques, Victor Hugo veut a tout prix l’interet du coeur et la morale pour l’esprit, afin de pouvoir concilier passions, action et reflexion et plaire au spectateur. Engagement, divertissement, morale sont autant de facettes qui mettent en evidence que l’oeuvre est faite pour etre jugee par le lecteur. En somme, l’art, en tant qu’il permet l’expression du style de l’auteur, met en evidence l’importance de la beaute dans l’? uvre. Si l’artiste peut tout exprimer comme l’entend Wilde, c’est car toute dimension morale est a proscrire dans l’oeuvre d’art.

Cette dimension, quoique secondaire, a toutefois une importance majeure dans la litterature : qu’elle soit morale ou immorale, l’oeuvre d’art semble n’avoir pas de limites. Cependant, plus qu’esthetique ou morale, elle peut etre divertissante, engagee ou meme documentaire, ce qui revele les facettes multiples de l’art. Au-dela de ces facettes, le jugement de l’oeuvre par le lecteur joue un role majeur : il lui donne sa qualite d’oeuvre d’art et permet de souligner que l’art n’a de limites que celles que le lecteur lui donne.

Une veritable oeuvre d’art semble dont etre celle qui, en plus de susciter chez le lecteur l’admiration de sa beaute, provoque en lui une reflexion qui, plus que morale ou engagee, se fait philosophique voire metaphysique. Une oeuvre comme En attendant Godot de Samuel Beckett parait repondre a cette definition : le theatre de l’absurde propose une rupture dans le fond comme dans la forme, ce qui suscite l’etonnement, puis l’admiration, et enfin la reflexion.