Ortie

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p. A2 L’ORTIE DIOIQUE Guide de production sous regie biologique Ce document a ete produit sous la supervision de la Filiere des plantes medicinales biologiques du Quebec. Coordination du projet Groupe PGP inc. Alain Rioux, agr. Camille Dufresne, agente de projets Redaction et recherche Manon Desgagnes, herboricultrice Soutien a la recherche et a la redaction Ghislain Pelletier, agr. , Ph. D. Sylvie Petitpas, consultante en communication Production Infografik, DESIGN, COMMUNICATION Photos Camille Dufresne Utilisation du document L’utilisation de ce guide doit etre adaptee a la situation particuliere de chaque entreprise.

Les donnees qu’on y trouve seront eventuellement modifiees a la lumiere des experiences de production au Quebec et de toute information pertinente. La Filiere des plantes medicinales biologiques du Quebec decline toute responsabilite sur le resultat ou les consequences de la mise en pratique des renseignements contenus dans ce document. La source des donnees doit etre citee dans tous les documents et toutes les communications de la facon suivante : Source : Filiere des plantes medicinales biologiques du Quebec, L’ortie dioique, Guide de production sous regie biologique, Magog, octobre 2005, 17p.

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aux adresses suivantes : http://www. plantesmedicinales. qc. ca www. agrireseau. qc. ca Depot legal Bibliotheque nationale du Quebec, octobre 2005 Table des matieres 1. Description de la plante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1. 1 Origine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1. 2 Modes d’utilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1. 3 Principaux aspects botaniques et physiologiques . . . . . . . . . . . . . 3 2. Pratiques culturales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 2. 1 Preparation du terrain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 2. 2 Plan de rotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 2. 3 Choix des semences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 2. 4 Semis et division . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 2. 5 Population et espacement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 2. 6 Besoins nutritifs de la plante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 2. 7 Regie des plantes adventices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 2. 8 Phytoprotection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 2. 9 Entretien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 2. 10 Recolte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 3.

Post-recolte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 3. 1 Sechage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 3. 2 Conditionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 3. 3 Emballage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 3. 4 Entreposage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 3. 5 Transport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 3. 6 Analyses et controle de la qualite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 4. Rendement economique et marches . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 4. 1 Couts de production . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 4. 2 Rendements et revenus possibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 4. 3 Mise en marche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 5. Principales caracteristiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 6. Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Description de la plante Section 1 p. 2 1. 1 Origine Le genre Urtica se compose d’une trentaine d’especes largement distribuees dans les deux hemispheres. On regroupe sous le nom Urtica dioica, plusieurs varietes dont Urtica gracilis, Urtica viridis, Urtica procera, etc. L’Ortie dioique est indigene au Canada, mais une de ses varietes Urtica dioica, var. dioica viendrait d’Europe. Au Quebec, on la retrouve surtout dans les milieux habites, les lieux ouverts, les fosses et les bordures des chemins.

Elle peut former des colonies pres des maisons abandonnees, des ecuries, des vieux tas fumiers compostes ou des anciens sites de compostage. L’ortie prefere les sols humides et riches et les lieux ou la terre a ete cultivee, mais negligee. Le genre Urtica tire son nom du latin uro ou urere qui veut dire « je brule » faisant allusion a ses poils urticants dont le contact est tres irritant. Le mot dioica vient de dioique qui signifie que les deux sexes sont sur des individus differents. Cependant, il semble que ce n’est pas toujours le cas chez cette espece. 1. 2 Modes d’utilisation L’utilisation de l’ortie est multiple.

On l’emploie en medecine, en agriculture, en cuisine, en cosmetique, en teinturerie et dans l’industrie du textile. En medecine, plusieurs proprietes lui sont attribuees : adaptogene, nutritive, astringente, tonique, antiasthmatique, stimulante, depurative. Les feuilles d’ortie sont riches en fer et en oligo-elements. On la conseille en usage interne, soit en infusion, en teinture, en capsules ou en jus frais pour tonifier et redonner de l’energie, contre l’inflammation des voies urinaires, en traitement ou en prevention des calculs renaux, contre l’anemie, l’insuffisance cardiaque et le rhume des foins.

L’ortie est aussi utilisee par voie externe pour traiter les entorses, la tendinite, la nevralgie, soulager les douleurs arthritiques et rhumatismales. L’ortie seule ou en association avec d’autres plantes entre dans la composition de plusieurs produits pharmaceutiques. La European Scientific Cooperative on Phytotherapy (ESCOP) et la Communaute economique europeenne (Commission E) reconnaissent l’usage des parties aeriennes de l’ortie pour irriguer les reins, la vessie et les voies urinaires en cas d’inflammation, pour prevenir et traiter les calculs renaux et comme traitement complementaire pour oulager les rhumatismes. L’ortie est aussi utilisee dans plusieurs cosmetiques comme les shampoings, car on lui attribue la capacite de stimuler la croissance des cheveux et dans certains produits pour traiter les maladies de peau comme l’eczema, le psoriasis, l’acne et les infections. Par ailleurs, depuis le debut des annees 1980, la racine d’ortie est utilisee pour Section 1 p. 3 traiter l’hyperplasie benigne de la prostate. En cuisine, les jeunes feuilles sont excellentes cuites, en potage, en salade ou comme legume. Lorsque cuites, sechees ou extraites, les feuilles perdent leur propriete urticante.

Auparavant, l’ortie etait utilisee comme colorant vert naturel en raison de sa haute teneur en chlorophylle et ses fibres servaient a la fabrication de papier. Pendant quelque deux mille ans, l’ortie a ete exploitee en Norvege et en Ecosse pour ses fibres qui servaient au tissage de vetements. Au jardin, l’ortie est consideree comme une plante essentielle et compagne pour le jardinier et pour les plantes. On l’utilise en purin comme tonique universel, en pulverisation foliaire sur les plantes. Le purin d’ortie a aussi l’avantage de renforcer les defenses naturelles des plantes et d’avoir un certain effet repulsif sur les insectes t les maladies. Ajouter au compost sous forme de preparat biodynamique, l’ortie a pour effet d’aider le processus de decomposition. Planter pres de l’angelique, de la valeriane, de la sauge ou de la menthe, l’ortie aurait le pouvoir de faire augmenter leur contenu en huiles essentielles et en principes actifs. 1. 3 Principaux aspects botaniques et physiologiques Nom botanique : Urtica dioica L. Syn. Urtica dioica var. dioica. Noms francais : ortie, grande ortie, ortie des jardins, ortie piquante, ortie dioique, ortie elevee. Noms anglais : Nettle, Common Nettle, Stinging Nettle, Tall Nettle, Slender

Nettle, California Nettle, Greater Nettle. Famille : Urticaceae, Urticacees L’ortie est une plante herbacee vivace, vigoureuse, a longue duree de vie. Sa taille peut atteindre plus d’un metre et elle devient rapidement tres tapissante voire envahissante. Les feuilles sont d’un vert frais, opposees, petiolees, stipulees, ovees et dentees. Elles sont velues sur les deux faces. Les tiges sont plus ou moins raides, quadrangulaires et couvertes de poils urticants. L’effet irritant de l’ortie vient de ces poils qui renferment de l’acide formique et dont le contact avec la peau est tres piquant.

Les fleurs sont petites, unisexuees, verdatres et disposees en grappes pendantes aux axes des feuilles, dans la partie superieure de la tige pour les femelles, et sous forme de chatons pour les males. La floraison est estivale, de la fin de juin jusqu’en septembre. Le systeme racinaire est compose de rhizomes jaune vif par lesquels elle se propage rapidement. Le fruit est un akene rempli de minuscules graines brunatres a noiratres. Pratiques culturales Section 2 p. 4 2. 1 Preparation du terrain Cette vivace rustique en zone 3 est de culture facile, mais demande une bonne preparation du terrain.

Elle affectionne particulierement les sols riches en azote, humides, mais bien draines. Elle tolere un peu d’ombre, mais prefere le plein soleil. Le pH recommande est de 6 a 7. L’annee avant l’implantation de l’ortie, le sol doit etre completement nettoye des plantes adventices afin d’eviter la competition pour les elements nutritifs et faciliter la recolte. La culture intensive d’engrais vert permet de bien preparer un nouveau champ en eliminant les plantes indesirables et en enrichissant le sol de matiere organique. Le terrain doit d’abord etre laboure et travaille afin d’etouffer la vegetation presente.

Pour eliminer les adventices et assainir le sol, la succession de feverole, sarrasin, seigle convient tres bien. Etant donne que l’ortie a besoin de beaucoup d’azote pour sa croissance, les engrais verts peuvent etre combines a une Fabacees (Legumineuses), fixatrice d’azote. Le cycle pourrait debuter avec la feverole tot au printemps, suivi d’un melange de sarrasin et de trefle blanc en ete pour ensuite a l’automne, terminer avec la vesce velue et le seigle. Lors du dernier retournement de l’engrais vert, on ajoute du compost a raison de 40-60t/ha. Idealement, la quantite de compost a ajouter et les corrections de pH doivent etre eterminees par une analyse de sol. Finalement, apres un dernier travail du sol, la terre sera prete pour accueillir les plants d’ortie. 2. 2 Plan de rotation L’ortie sera installee en moyenne pour 3 a 4 ans. Generalement, dans un plan de rotation, il faut tenir compte de la famille de la plante, de la partie recoltee, mais aussi de ses besoins nutritifs. Certaines plantes sont tres gourmandes, comme par exemple la guimauve, la valeriane, l’artichaut, le tournesol, etc. D’autres le sont moyennement comme la melisse, la cataire, l’avoine, le trefle rouge, la menthe, etc. Finalement, ertaines plantes comme l’achillee sont peu exigeantes. Etant donne que l’ortie aime les sols riches en matiere organique et en azote, elle sera placee en debut de rotation sur un sol prealablement bien prepare. Du point de vue sanitaire, il n’existe pas de contre-indication a l’ortie comme precedent cultural. Plan de rotation suggere sur 5 ans Annee 1 : legumineuse ou engrais vert en association avec ajout d’un compost jeune Annees 2-3-4 : implantation et culture de l’ortie Annee 5 : engrais vert et on recommence ou on cultive une plante comme l’achillee qui demande un sol moins riche Section 2 p. 5 2. Choix des semences Des semences biologiques peuvent etre obtenues chez certains grainetiers ou recoltees a partir de plants meres. Un mois ou plus apres la floraison, il faut cueillir les inflorescences sur les plants meres les plus vigoureux et en sante et les ranger dans un endroit sec et aere, sur un grillage afin de bien secher les tiges florales. On peut degager les graines, en procedant par battage des fleurs placees dans un sac en papier. Par la suite, on utilise un tamis, dont le maillage est approprie a la grosseur de la semence, pour separer les graines des debris de fleurs. Les semences seront onservees dans une enveloppe de papier, un pot en verre ou un sac en plastique bien identifie (nom et date de recolte). On les range au refrigerateur, au sec et a la noirceur. Les semences d’ortie ont une duree de vie de trois ans. Elles perdent une partie de leurs facultes germinatives avec les annees. L’ideal, est de semer le plus tot possible. 2. 4 Semis et division L’ortie est relativement facile a reproduire et on peut le faire de deux facons : par semis et par division. Le choix de la methode de propagation se fera en fonction de differents parametres tels que, la disponibilite des equipements, de temps, de terrain, e la main-d’oeuvre, du choix de semences ou de plants meres et des connaissances du producteur au regard des methodes de propagation. Le semis • 3500 graines/gr; • Pourcentage de germination varie autour de 50 % dans d’excellentes conditions; • Taux de semis recommande en serre : 30 gr de semences pour obtenir 45000 plants; • Temperature optimum de germination : 16 a 23°C; • Nombre de jours pour germer : 15 a 20 jours; • Temps requis du semis a la transplantation : 8 a 12 semaines; • Particularite : semer dense et a la surface. Deux methodes d’ensemencement donnent de bons resultats.

Le semis en serre est effectue tres tot au printemps, fin de mars debut d’avril, pour une plantation au champ en mai. Il faut semer en plateaux ou en multicellules, en ne recouvrant pas les semences et en deposant trois ou quatre graines par cellule. Le terreau sera compose de 60% de compost de tourbe et crevette, 30% de vermiculite et 10 % de sable. Il faut garder les plateaux humides, mais non detrempes. Les plantules pourront etre repiquees en cellules ou transplantees au champ des que les risques de gel seront passes. Meme si les plantules sont petites, il faut porter des gants pour eviter tout contact avec les poils urticants.

Section 2 p. 6 Le semis exterieur en pepiniere peut se faire soit au printemps pour une transplantation a la fin de l’ete ou a la fin de l’ete pour une transplantation au champ le printemps suivant. Il faut d’abord preparer des lits de semences, semer en rangees, ratisser legerement et rouler de facon a obtenir un bon contact entre la terre et les graines. Il est d’important d’arroser en pluie fine afin de maintenir les lits de semis constamment humides, mais non detrempes. Les plants seront prets a etre transplantes au champ 8 a 12 semaines plus tard. Ils seront matures a partir de la deuxieme nnee. Tous ces semis demandent un surplus de travail, mais ils permettent des plantations plus homogenes et une meilleure competition avec les plantes adventices. Le semis direct au champ n’est pas recommande a cause du faible taux de germination. La division Lors de l’arrachage et de la destruction de l’ortie a l’automne de la troisieme ou de la quatrieme annee, on peut recuperer des rhizomes et les replanter directement au champ. La methode consiste a choisir des bouts de rhizomes avec des bourgeons et de les couper en sections de 15 cm de longueur. Pour chaque nouvelle division, il faut abattre le feuillage, replanter le rhizome, en le recouvrant d’environ 5 cm de terre et arroser. Les plants seront matures apres un an. La transplantation Avant le repiquage, on peut pincer l’extremite des plants pour les ramifier. La plantation peut se faire mecaniquement avec un transplanteur ou manuellement. Dans les deux cas, on ajoute un engrais organique a chaque plant. 2. 5 Population et espacement Nombre de plants a l’hectare : 45000 a 49 350 plants/ha Espacement au champ : 30 a 45 cm entre les plants et 75 a 90 cm entre les rangs. Les distances seront ajustees en fonction des equipements mecaniques.

La densite de plantation influe sur les rendements. Il n’est pas avantageux de repiquer trop serre car les plants vont rapidement se toucher et l’ortie a besoin d’espace pour s’epanouir. 2. 6 Besoins nutritifs de la plante Selon la fertilite du sol, il faut amender avec du compost mature. Puisque l’ortie sera en place en moyenne 3 a 4 ans, il est recommande d’en ajouter, chaque annee afin de favoriser la croissance du feuillage. L’ortie pousse bien en presence d’azote et une application foliaire d’emulsion de poisson, de purin d’ortie ou de the de compost, tot au printemps , sera benefique pour stimuler la reprise.

Section 2 p. 7 Apres la premiere recolte, il faut fertiliser avec un engrais foliaire azote aux deux semaines pour stimuler une deuxieme croissance. L’ortie aime l’eau, mais pas les sols detrempes. Il faudra arroser la plante regulierement lors de sa croissance, surtout en periode de secheresse. On recommande 25 a 50 mm d’eau par semaine. 2. 7 Regie des plantes adventices Le desherbage represente une part importante des couts et du temps de travail dans la production biologique. Effectue avant l’implantation de la culture d’ortie et tres tot au printemps, il facilitera la recolte et permettra d’obtenir un produit de eilleure qualite. L’efficacite du desherbage repose sur une approche globale de la gestion des adventices. Le travail peut se faire en utilisant des methodes mecaniques (herse, bineuse-sarcleuse, motoculteur), ou thermiques (bruleur) et des methodes preventives. Celles-ci consistent a garder les bordures de champs propres, en pratiquant des rotations de cultures, c’est-a-dire alterner les cultures salissantes ou a croissance lente et les cultures nettoyantes, comme la guimauve. La culture des engrais verts permet de reduire la quantite de semences d’adventices presentes dans le sol et de bien le preparer pour l’ortie.

De plus, les herbes indesirables seront detruites lors de l’enfouissement de l’engrais vert. Il est preferable d’utiliser des engrais verts qui ont un pouvoir desherbant, comme le sarrasin. Le paillage est une solution pratique pour controler les adventices entre les rangs a la condition d’en mettre une bonne epaisseur. La paille d’avoine et le bois rameal fragmente sont des types de paillis interessants a utiliser. Il n’est pas necessaire d’etendre du paillis sur le rang car l’ortie deviendra vite competitive en prenant tout l’espace sur le rang et en empechant les semences presentes dans le sol de germer.

L’autre solution consiste a desherber manuellement, a sarcler et biner sur le rang, tres tot au printemps pour eviter l’envahissement et la montee en graines des plantes adventices. Plus tard dans la saison, l’ortie prend tout l’espace sur le rang et il devient alors difficile de desherber. 2. 8 Phytoprotection Bien que l’ortie soit utilisee comme plante repulsive, elle est quand meme attaquee par quelques insectes. La premiere a faire son apparition au debut de l’ete, est une petite chenille noire d’environ 1 a 2 cm de longueur, poilue, avec de petites rayures jaunes sur les cotes, qui peut faire des degats majeurs si elle n’est pas depistee recocement. On la retrouve generalement sur les tiges et les feuilles, en fortes colonies qui, suite a leur passage, ne laissent intacte que la tige. Cette chenille nous Section 2 p. 8 vient de la famille des Nymphalidea. Elle se transforme en chrysalide, de couleur doree, pour devenir un papillon orange et noir du nom de Aglais urtica. Il n’est pas rare de rencontrer ce papillon alors que les plaques de neiges n’ont pas entierement disparu. Ils peuvent se retrouver en fortes colonies la ou le sol est riche en azote et en matiere organique, sur des anciens terrains de compostage par exemple (comme l’ortie).

Ils aiment se faire dorer au soleil toutes ailes deployees. Il existe deux facons de se debarrasser des chenilles : on peut les enlever manuellement ou couper et jeter les bouts de tiges qui sont infestes de chenilles. Une pulverisation foliaire de (Bacillus thurigiensis, BT) contre les lepidopteres va eliminer une grande majorite des chenilles. Au printemps, il faut faire des depistages frequents et reguliers afin d’identifier le probleme le plus precocement possible. En juin, on peut retrouver un piqueur suceur : l’altise, du genre Altica. Les degats ne sont generalement pas majeurs ou mortels mais une pulverisation foliaire d’un savon t de pyrethre peut controler la situation. Dans la litterature, on ne retrouve aucune maladie contractee par l’ortie. 2. 9 Entretien L’ortie dioique demande un minimum d’entretien lors de la saison de croissance. Au printemps, lorsque la plante recommence sa croissance vegetative, on peut effectuer une pulverisation d’un purin d’ortie ou d’emulsion poisson ou encore de the de compost. Une deuxieme fertilisation foliaire doit etre apportee apres la premiere recolte afin de stimuler et d’accelerer une deuxieme pousse. Cette fertilisation peut etre repetee aux deux semaines. A l’automne, la partie aerienne va mourir.

On peut donc proceder a un bon nettoyage et un bon desherbage pour que la plante soit prete a repousser au printemps. Il faut repartir une nouvelle production d’ortie aux trois ou quatre ans. 2. 10 Recolte On recolte les parties aeriennes de l’ortie juste avant la floraison ou peu de temps apres. Les feuilles contiennent la plus grande concentration des principes actifs, alors que les autres parties de la plante en contiennent tres peu. Il est preferable de travailler lors d’une journee ombragee et seche et de ne jamais recolter de plantes mouillees. Durant les semaines precedant la recolte, les depistages frequents sont e rigueur afin d’eviter la cueillette de feuilles avec des insectes. Au Quebec, deux a trois recoltes par annee sont possibles selon la richesse du sol, la fertilisation, les apports en eau et le climat. La premiere recolte de la saison est generalement la plus productive. Elle debute en juin et il faut compter environ huit semaines d’ecart entre les autres. A la premiere annee de culture, on peut envisager une recolte avec un faible rendement, a la fin de l’ete. Le rendement optimal est atteint la deuxieme annee, ensuite il decline. Section 2 p. 9 Pour effectuer le travail, on peut utiliser une recolteuse mecanique, construite a artir d’une andaineuse automotrice a entrainement hydraulique. Les plantes seront fauchees et convoyees dans une remorque de chargement. Il faut eviter une coupe trop basse si les plants portent des feuilles decolorees, seches ou pourries a la base. Au moment de la recolte, on peut faire un premier nettoyage des corps etrangers surtout des adventices et des feuilles de mauvaise qualite. Apres la recolte, les plantes doivent etre immediatement et rapidement transportees au sechoir pour eviter l’echauffement qui pourrait alterer la qualite du produit. Il ne faut surtout jamais laisser la recolte en plein soleil.

Lors de la manutention de l’ortie, il est fortement conseille de porter des gants et des vetements protecteurs a cause des poils urticants. Selon le marche auquel les plants sont destines, on peut aussi recolter la racine d’ortie a l’automne de la deuxieme annee. Ce marche est cependant beaucoup plus restreint que celui de la feuille. Post-recolte Section 3 p. 10 3. 1 Sechage Cette etape est cruciale, car elle va determiner la qualite et les possibilites de vente du produit. D’une facon generale, il faut secher rapidement les plantes apres leur recolte afin de preserver leurs principes actifs et leur couleur.

Il faut des conditions ambiantes adequates, une chaleur et une circulation d’air constantes. Avant de placer les plantes au sechoir, il faut faire un tri des parties mortes, brunies ou jaunies. La plus grande difficulte lors du sechage de l’ortie est de conserver sa couleur qui est d’un vert tendre, car elle a tendance a noircir. Pour l’eviter, il faut avoir des conditions ideales de sechage, manipuler les feuilles doucement, eviter de les brasser inutilement et de trop les tasser. Les parties aeriennes de l’ortie doivent etre sechees dans le noir, a une temperature variant entre 35 et 45°C.

Il y a deux facons de proceder: on peut utiliser des sechoirs a claies ou la technique de fagots suspendus. La duree du sechage est de 2 a 5 jours, selon la performance du sechoir. Le produit final devrait contenir environ 10 % d’eau et avoir conserve sa couleur. Le rapport de sechage est de 6,2 a 6,8 kg de sommites fraiches pour donner 1 kg de produit sec contenant 5 a 8% d’humidite. 3. 2 Conditionnement Des que les plantes sont sorties du sechoir, on doit faire un tri des parties mortes ou brunes et des grosses tiges ligneuses. On peut effectuer un premier tri en secouant les claies de sechage pour eliminer la plupart des tiges.

Un tri final sera effectue avec un tamis ou un sasseur. Une autre technique consiste a faire l’effeuillage. La technique est la suivante : lorsque les feuilles sont seches mais que les tiges ne le sont pas encore completement, on prend la tige par le sommet avec une main, on place deux doigts de notre autre main sur la tige a quelques centimetres du sommet (on peut garder quelques centimetres de tiges tendres) et on glisse de haut en bas pour faire tomber les feuilles. On casse ou coupe la partie superieure. Il est possible d’effeuiller plusieurs tiges a la fois. Une autre technique utilisee avec l’ortie est celle du battage.

Il s’agit de battre les tiges seches dans de grands sacs de toile epaisse. Il est possible de battre quelques kilos a la fois en tapant sur toute la surface du sac de maniere reguliere pour que toutes les feuilles se detachent. Plusieurs tamisages et un tri final sont souvent necessaires pour obtenir un produit de qualite. Meme si l’ortie perd ses proprietes urticantes lorsqu’elle est sechee, il faut porter des vetements protecteurs, des lunettes et des gants pour se proteger lorsque des grosses quantites sont manipulees. L’ortie sechee destinee au marche de l’herboristerie est vendue coupee. Cependant, l ne sera generalement pas necessaire d’effectuer cette operation, car a la suite du tamisage, du battage et de l’effeuillage, les feuilles se brisent generalement d’ellesmemes. Sinon, il faudra passer les feuilles et les sommites dans un moulin a herbe pour les couper. La grosseur recherchee est d’environ 0,5 a 1 cm. Immediatement apres, l’ortie sera entreposee dans des emballages adequats. Il faut eviter de laisser les plantes a l’air libre dans l’entrepot, car elles seront exposees a des risques de contamination qui pourraient entrainer une diminution de la qualite. Section 3 p. 11 3. 3 Emballage

Il est conseille d’entreposer les plantes legerement tassees. Le produit destine au marche de l’herboristerie doit etre emballe dans des sacs de polyethylene de grade alimentaire, scelles hermetiquement, par exemple avec des cordelettes, afin de limiter les risques de contamination. Ces sacs de polyethylene seront remis dans un autre contenant : sac de papier brun (recyclable), boite ou baril de carton ou encore dans un sac tresse. Il faut absolument proteger le produit de la lumiere. Chaque contenant doit etre identifie : le nom de la ferme, le nom de la plante en latin, l’annee de recolte, le poids et un numero de lot.

L’etiquette doit etre claire et fixee de maniere durable. Idealement, chacun des sacs aura le meme poids, generalement 15 kg, afin de faciliter leur transport et la reception chez l’acheteur. 3. 4 Entreposage Les plantes absorbent les odeurs environnantes, sont sensibles a la lumiere et peuvent facilement perdre leur contenu en principes actifs si les conditions d’entreposage ne sont pas optimales. Le lieu d’entreposage doit etre propre, sans odeur, sombre, sec avec une temperature plutot fraiche et constante. Dans d’excellentes conditions, les plantes pourront etre gardees environ un an et demi. Par ailleurs, l’endroit doit etre acilement accessible pour le chargement des plantes dans un camion de transport. Un ennemi majeur lors de l’entreposage : la vermine. Il est donc essentiel de mettre les sacs dans des barils ou tout autre contenant bien ferme. 3. 5 Transport Il est tres important d’utiliser des emballages de qualite afin d’eviter leur rupture pendant le transport. Les plantes doivent etre protegees de toute contamination possible. Le transporteur devrait fournir une attestation de proprete. Les dates de livraison et les couts de transport sont generalement negocies et indiques dans le contrat avec l’acheteur. 3. Analyses et controle de la qualite Le controle de la qualite est essentiellement organoleptique. L’aspect general du produit, la couleur, l’odeur, le toucher et, selon le cas, le gout sont les parametres qui permettent d’identifier un bon produit. Pour l’ortie, les caracteristiques recherchees sont : Aspect general : il doit y avoir un bon equilibre entre la quantite de feuilles et la quantite de tiges. La couleur : Les feuilles doivent etre d’un beau vert tendre et frais. Toucher : Le produit presente une bonne texture et ne s’effrite pas au toucher. Bonne grosseur de coupe. La grosseur recherchee est d’environ 0,5 cm a 1,5 cm.

Le produit final ne contient pas de poudre et peu de graines. Certains acheteurs exigent des analyses de laboratoire confirmant le pourcentage de principes actifs presents dans la plante. D’autres peuvent exiger une attestation d’authentification botanique. Rendement economique et marches p. 12 4. 1 Couts de production Les couts de production sont difficiles a evaluer car plusieurs facteurs sont impliques. Activites de production (couts a titre indicatif seulement) Cette section presente l’ensemble des activites inherentes a la production commerciale de l’achillee. Le producteur peut consulter differents guides sur la production de lantes medicinales pour elaborer son budget previsionnel. Section 4 Tracteur horticole (incluant motoculteur, transplanteur, pulverisateur, remorque) Faucheuse-andaineuse : andaineuse modifiee avec convoyeur-chargeur usage Sechoir Claie de sechage Outils de jardin : pelle, fourche, beche, secateur, etc. Equipements requis Labour Hersage Transplantation Chaulage a forfait (28 $/t) Fumier solide incluant l’epandage (12,50$/m2) Compost mur incluant l’epandage : (17 50$/m2) Semences d’engrais vert biologiques : avoine 25 kg/30 $, sarrasin 40 kg/45 $, seigle 40 kg/45$ Engrais, fumier seche et granule de volailles non composte

Produits phytosanitaires : 50 $ a 100$ Paillis entre les rangs : 4$ la balle Operations culturales, amendements et fertilisants Section 4 p. 13 4. 2 Rendements et revenus possibles Les rendements peuvent varier enormement selon la fertilite du sol, les methodes culturales et le climat. Le rendement pour des plantes adultes de deuxieme annee de recolte, dans d’excellentes conditions de culture est de 3 500 kg/ha, ce qui est equivalent a 7 000 kg/ha de produit frais. Revenus possibles : 6$ a 10 $/kg pour des feuilles sechees certifiees biologiques. Section 4 Analyses de sol : 15 $ par echantillon

Semences d’ortie biologique : 10 $/10gr ou 60 $100gr Emballages de produits : sac plastique grade alimentaire 25lbs, 1 caisse/500 sacs : 80,38$ Sac papier brun 20 lbs : 1 caisse/500 sacs : 62,10$ Certification biologique Cotisation a l’Union des producteurs agricoles Cotisation pour etre membre d’un club biologique ou agroenvironnemental Assurances Analyses de laboratoire Approvisionnement et services Epierrage Semis Transplantation Sarclage manuel Paillage Recolte, tri et chargement des claies Mise au sechoir Tri a sec et hachage Emballage du produit Entreposage CSST (6 % des salaires verses) Commission de ise en marche (15 % des revenus totaux) Salaires et commissions Section 4 p. 14 4. 3 Mise en marche Le marche est caracterise par un tres petit nombre d’acheteurs en gros et par la competition exercee par d’autres pays ou la main-d’oeuvre est peu couteuse et les saisons de culture plus longues. L’avantage au Quebec est de pouvoir produire de l’ortie de tres haute qualite, certifiee biologique. Le marche des plantes medicinales est imprevisible, avec une variation constante entre l’offre et la demande. Cependant, le marche mondial est en nette croissance. D’une facon generale, on peut dire qu’il y deux types d’acheteurs potentiels : les ransformateurs (herboristerie, industrie pharmaceutique, distillateur d’huiles essentielles, etc. ) et les detaillants. Independamment du marche, il faut etablir des contacts avec les acheteurs potentiels et cibler leurs besoins specifiques : • Certains acheteurs cherchent une qualite superieure, certifiee biologique; • La majorite des acheteurs exigent un echantillon de plante avant de prendre leurs decisions d’achat; • Certains acheteurs exigent des analyses de laboratoire indiquant le pourcentage des principes actifs; • Certains acheteurs vont exiger un certificat d’identification botanique de la plante; Certains marches ne sont accessibles qu’aux producteurs qui offrent un volume important de plantes; • Generalement, les acheteurs etablissent des contrats avec le producteur. En conclusion, le producteur doit effectuer une etude approfondie du marche s’il veut s’assurer de vendre sa production. Quiconque, veut se lancer dans la production des plantes medicinales doit considerer que cela necessite du temps, des couts importants, une main-d’oeuvre qualifiee, les equipements necessaires pour la production et en dernier lieu, un interet certain pour l’agriculture. 15 Section 5 Principales caracteristiques Section 4

Principales caracteristiques de l’ortie dioique – L’ortie entre dans la preparation de plusieurs produits pharmaceutiques. Les principales proprietes qui lui sont attribuees sont: stimulante, tonique, antiinflammatoire; – C’est une plante rustique dont la culture est facile dans un sol riche en azote, humide et bien draine. Elle sera placee en debut de rotation sur un sol prealablement bien prepare; – Le semis peut se faire a partir de semences biologiques obtenues chez certains grainetiers ou recoltees a partir de plants meres; – Il n’est pas avantageux de repiquer trop serre, car les plants vont rapidement se oucher et l’ortie a besoin d’espace pour s’epanouir; – Les plants sont en place pour trois a quatre ans et peuvent donner une premiere recolte des la premiere annee. On peut meme obtenir deux a trois recoltes par annee; – On recolte les parties aeriennes de l’ortie juste avant la floraison ou peu de temps apres. Les feuilles contiennent la plus grande concentration des principes actifs; – Le sechage et le conditionnement sont tres importants pour obtenir un produit de qualite, car l’ortie a tendance a noircir. Bibliographie Section 6 p. 16 1. BLAKLEY, Tim et Lee STUDIVANT Medicinal Herbs in the Garden, Field and

Marketplace, 1999, San Juan Naturals, U. S. A. 2 BLUMENTHAL, M (Ed). The complete German Commission E Monographs, 1998, American Botanical Council, publie en collaboration avec Integrative Medicine Communications, Etats-Unis. 3 THE BUSINESS OF HERBS. magazine, Northwind Publications, MN, USA. 4 CENTRE DE RECHERCHE ET DE DEVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE AGRICOLE DE L’OUTAOUAIS. Les plantes medicinales au Quebec, 2000, CREDETAO, Papineauville. 5 COLLECTIF. Botanica, Encyclopedie de botanique et d’horticulture, 1999, ed. Francaise, France, Konemann. 6 FOSTER, Steven. Herbal Renaissance, 1993, Gibbs-Smith Publication, Salt Lake

City, USA. 7 GAGNON, Yves. Le jardinage ecologique, 1993, Les editions colloidales, Saint- Didace, Quebec. 8 GERBRANDA, Wicki. La culture des plantes aromatiques et medicinales en bio. ,2004, Editions de Fraysse, France. 9 GROUPE DE RECHERCHE EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE (GRAB). Les techniques de desherbage utilisables en agriculture biologique, maraichage et plantes a parfum, aromatiques et medicinales, Avril 2000, France. 10 MARIE-VICTORIN, Frere. Flore laurentienne, 1964, edition revisee par E . Rouleau, Les Presses de l’Universite de Montreal, Montreal. 11 MCGUFFIN, Michael, J. KARTESZ, John, Y. LEUNG, Albert, O. TUCKER Arthur.

Herbs of commerce, 2nd Edition. 2000. A publication of the American Herbal Products Association, USA. 12 MILLER, Richard, Allan. The potential of herbs as a cash crop, 1985, Acres, USA. 13 PROVOST, Marie. Les plantes medicinales, leurs usages, La Clef des champs. 14 RICHTERS, Fourth Commercial Herb Growing Conference Transcripts, 1999. 15 SMALL, Ernest et Paul, M. CATLING. Les cultures medicinales canadiennes, 2000, Les Presses scientifiques du CNRC, Ottawa, Ontario. 16 STUDIVANT, Lee. Herbs for sale, 1994, Ed. A Bootstrap Guide, USA Section 6 p. 17 17 WHITTEN, Greg. Herbal Harvest :commercial organic production of quality ried herbs, 2004, Ed. Blooming book, Australie. Sites Internet 18 American Botanical Council : www. herbalgram. org 19 European Scientific Cooperative on Phytotherapy (ESCOP) www. escop. com 20 Grainetiers et semences biologiques : www. horizonherbs. com 21 Grainetiers et semences biologiques : www. richters. com 22 Grainetiers et semences biologiques : Mycoflor : www. produitsdelaferme. com/mycoflor 23 Lone WolfHerb resource : www. lonewolfherbdir. com (marketing et prix) 24 Organisation mondiale de la sante : www. who. int/fr/index. html 25 Passeport sante (anciennement Reseau Proteus): www. asseportsante. net 26 Planning for profit. Certified organic versus non-organic budgets for nettle: herbhttp://www. agf. gov. bc. ca/busmgmt/budgets/budget_pdf/specialty_organic/NettleWin. pdf 27 Prairie Medicinal and Aromatic Plants Conference : www. ggric. gov. sk. ca 28 Saskatchewan Agriculture and Food Ministry : www. agr. gov. sk. ca (production du millepertuis en Saskatchewan) La realisation de ce guide de production a ete rendue possible grace a la participation financiere des partenaires suivants : Le ministere de l’Agriculture, des Pecheries et de l’Alimentation (MAPAQ), dans le cadre de on programme de soutien au developpement de l’agriculture biologique. Le Centre de valorisation des plantes dont la mission est de favoriser l’emergence d’activites economiques en horticulture, en biotechnologies et en plantes medicinales par le biais de services scientifiques de mise au point de nouvelles technologies et d’activites d’essais. L’entreprise Terratonic, fournisseur d’engrais naturels, d’emulsions de poissons et d’algues, qui offre egalement des services techniques aux entreprises. L’entreprise la Clef des champs produit des extraits medicinaux, des herbes culinaires et des pices biologiques de haute qualite. Elle importe egalement une gamme de thes, tisanes et epices biologiques des quatre coins du globe. Pour plus d’information : www. clefdeschamps. net. L’entreprise Aliksir se specialise dans la production et l’importation d’huiles essentielles biologiques depuis 1988. Elle propose une vaste gamme d’huiles essentielles et de produits prepares de haute qualite. Son site internet est : www. aliksir. com. Laboratoire AMEA effectue des etudes de marche et de faisabilite. L’entreprise se specialise dans la formulation de produits de sante naturels, de cosmetiques et de produits pharmaceutiques.

Elle agit aussi comme consultant en legislation reliee a la fabrication et a la mise en marche de ces produits. Pachem Distribution inc a, depuis 12 ans, pour mission de distribuer et mettre en marche des ingredients actifs d`origine naturelle destines aux marches cosmetiques, pharmaceutiques et techniques. Elle est le lien et le facilitateur entre des manufacturiers mondiaux exclusifs et ses clients canadiens. L’entreprise a une couverture nationale au Canada avec une equipe multidisciplinaire et des entrepots a Montreal et Toronto. Pour plus d`information, visitez le site internet : www. pachemdistribution. com