OPPORTUNISME

OPPORTUNISME

Les asymétries d’ni certitude, rend donc réveillant x opérations de crédit peuvent être regroupées en deux catégories reflétant les phénomènes d’information et d’action cachées 26 . 1 l’introspection : sélection adverse Les travaux d’carrela (1970) ont introduit la notion d’introspection, selon laquelle l’incertitude sur la qualité de l’objet induit la possibilité de fraudes qui, du fait qu’elles peuvent être anticipées, débouchent sur des stratégies complexes pour sien protéger.

Dans ce contexte, la sélection adverse représente l’incapacité à obtenir une information exhaustive sur les caractéristiques e biens apparemment identiques. Il s’agit d’un problème d’opportunisme prépondérantes résultant du fait que les individus détiennent des informations privées non accessibles au cocontractant. Illustration 1 : Le marché des voitures d’occasion d’information. Les vendeurs connaissent mieux l’état de leur véhicule que les acheteurs et le dissimulent s’il est mauvais.

Si l’on ne peut distinguer les bons des mauvais véhicules un prix unique s’établira sur le marché. A ce prix, les possesseurs de voitures en bon état refuseront de vendre, jugeant qu’ils pourraient obtenir un meilleur prix. Il ne reste donc plus sur e marché que les mauvaises voitures. Les acheteurs, en raisonnant de façon similaire, penseront n’avoir à faire face qua’ des véhicules en mauvais

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état et n’achèteront pas au prix du marché. Ainsi, lorsque les individus ne disposent pas de la même information, les mécanismes de marché peuvent conduire à des impasses.

D Illustration 2 : Le secteur bancaire Concernant le secteur bancaire, le phénomène d’introspection apparaît lorsque l’emprunteur conserve, même après un examen attentif par le créancier des informations disponibles, un avantage information sur son partenaire. Le partage inéquitable du avoir concernant le risque de défaillance attaché aux crédits rend problématique l’identification des bons emprunteurs 29 Ainsi, à défaut de pouvoir fixer un taux d’intérêt qui correspond au risque effectif du projet à financer, la banque applique un taux reflétant la qualité moyenne des emprunteurs.

Une telle pratique conduit alors à pénaliser les individus dont le projet est peu risqué en leur faisant payer une prime de risque plus élevé que leur risque effectif, et avantage inversement les agents détenant des projets risqués ; la prime de risque facturée étant inférieure au risque réel de l’emprunteur. Comme sur le marché des voitures d’occasion d’carrela, les bons risques vont quitter le marché : il y a introspection. Cet effet engendre potentiellement un phono 2 FO SE vont qua?ter le marché : il y a introspection.

Cet effet engendre potentiellement un phénomène de rationnement du crédit qu’il est possible d’analyser comme une solution imparfaite au manque de transparence et à l’hétérogénéité des différents projets d’emprunt. 2. Le hasard moral : aléa moral cale moral est une situation où l’incomplète de l’information provient des actions et comportements non observables sceptiques d’être entrepris par les agents après signature du contrat.

ces donc une forme d’opportunisme poste contractuel qui survient lorsque les actions mises en ?ouvre ne peuvent être discernées. Ainsi, les individus sont susceptibles de poursuivre leurs intérêts personnels aux dépens d’autrui 27 . Les problèmes liés à l’aléa moral apparaissent lorsqu’ individu entreprend une action inefficace, ou procure une information inexacte parce que ses intérêts individuels ne sont pas compatibles avec les intérêts collectifs et parce que ni les informations données ni les actions entreprises ne peuvent être contrôlées.

La notion de risque moral conduit à mettre l’accent sur les comportements stratégiques résultant de l’inobservable de certaines actions et se traduisant par le non-respect des engagements 28 . Concernant le secteur financier, l’aléa moral se rapporte à toute situation dans laquelle les résultats de la relation de crédit dépendent d’actions entreprises par l’emprunteur après signature du contrat et imparfaitement observables par le créancier. Ainsi, une entreprise contractant un crédit pourra s’engager de façon plus ou moins forte dans la réussite du projet.

Les dirigeants pourront accomplir des dépenses inutiles au développement de l’entreprise en détournant à leur profit une part des résultats du projet sous f 3 FO SE développement de l’entreprise en détournant à leur profit une part des résultats du projet sous forme d’avantages en nature ou de rémunérations excessives. De la même façon, une situation de surentraînement peut s’analyser comme un choix compromettant la solvabilité de rentrerais au détriment des créanciers. La réussite du projet financé va alors dépendre du contrôle que le créancier va exercer.

Dans ce contexte, le marché risque de e pas pouvoir mettre en place un système de contrôle efficace car le financement par émission d’actions ou d’obligations, qui conduit à diluer la fonction de contrôle entre les mains d’un grand nombre de personnes, est susceptible de faire apparaître des comportements de « frère rider ». L’école du « public choc » a en effet mis en évidence la possibilité pour les individus d’adopter un comportement de cavalier libre lorsque ceux-ci savent que leurs choix n’affectent pas de manière sensible et mesurable le résultat final.

Ainsi, certains créanciers pourront préférer laisser e coût du contrôle aux autres, tout en bénéficiant des effets de celui-ci. Dans cette optique, seul l’intermédiaire financier, de par sa dimension et de par le montant élevé de la créance, disposera à la fois des moyens et de la motivation nécessaires pour exercer une fonction de contrôle. L’aléa moral est donc un problème d’information. Ce sont les difficultés et les coûts de détection et de contrôle du comportement approprié qui gênèrent le problème de l’aléa moral. Un soupçon d’opportunisme Les contrats sont censés protéger les personnes qui les ont signés. Cependant, l’impossibilité d’établir des contrats exhaustifs empêche une harmonisation parfaite des motivations. L’incomplète des contrats peut ainsi donner lieu à des coma 4 FO SE harmonisation parfaite des motivations. L’incomplète des contrats peut ainsi donner lieu à des comportements opportunistes qui vont engendrer l’incertitude de la relation contractuelle.

L’opportunisme suggère une attitude de calcul plus sophistiquée que l’hypothèse classique d’intérêt personnel 30 . Il caractérise l’absence d’honnêteté dans les transactions, le non-respect des règles du jeu économique, la cherche de l’intérêt personnel par la ruse. AI s’accompagne le plus souvent d’une manipulation privée d’information et s’oppose en ce sens à un comportement fondé sur des relations de confiance où la promesse de l’un est synonyme d’engagement.

Notons que l’opportunisme introduit la notion de temps dans la pratique des échanges ; la question relative au comportement (comportement effectif/comportement attendu) ne se posant pas dans le contexte de relations instantanées 31 . Le comportement opportuniste est donc lié à la rationalité limitée et à l’incomplète de l’information. Les risques sont les aléas qui ont peser sur la transaction et qui peuvent donner naissance à une manipulation et à une déformation de l’information.

La difficulté réside dans le fait qu’il ne s’agit pas d’un comportement qui affecte tous les individus et qu’il est coûteux de reconnaître ceux qui sont opportunistes de ceux qui ne le sont pas 32 . D’où il y a incitation à l’interprétation financière pour remédier les imperfections du marché du crédit. 1. 5 Le rationnement de crédit : stérilité et issu (1981 ) présentent un modèle de rationnement de crédit dans lequel, parmi des emprunteurs identiques, certains couvent un prêt et d’autres non.

Les emprunteurs potentiels qui ont été rejetés ne pourront pas emprunter, même s’ils indiquent leur volonté s FO SE potentiels qui ont été rejetés ne pourront pas emprunter, même s’ils indiquent leur volonté de payer plus que les taux d’intérêts du marché. Dans ce contexte, le taux d’intérêts qu’un individu accepte de payer agit comme un moyen de discrimination car seules les entreprises dont le projet est à haut risque accepteraient d’emprunter à de telles conditions. Ar conséquent, l’accroissement du taux d’intérêt peut accroître le risque du ratatouille de prêt de la banque en provoquant une dégradation de la qualité et donc de la rentabilité des actifs bancaires, dans la mesure où elle se traduit par un accroissement de la proportion de mauvais emprunteurs, ou si elle incite au développement de projets plus risqués (qui ont d’ailleurs une probabilité de succès plus faible mais des rendements plus élevés en cas de succès).

Ainsi, un taux d’intérêt unique ne peut équilibrer le marché du crédit. Silo est trop bas, la rentabilité des prêts n’est pas assurée, s’il est trop haut les projets les moins risqués seront dissuadés. L’équilibre va se faire par les quantités. Les emprunteurs qui semblent les plus risqués sont rationnés.

Dans ces circonstances, les restrictions de crédit prennent la forme d’une limitation des nombres de prêts et non d’une limitation de la taille de chaque prêt ou d’une limitation par le taux d’intérêt payé en faisant dépendre celui-ci de l’amplitude du prêt. L’appréciation réalisée par le banquier ne permettrait pas de s’approcher autant qu’il serait souhaitable d’une tarification individuelle du risque de crédit.

Il est donc intéressant de noter ici que, lorsqu’ n’est pas possible ‘évaluer la probabilité de défaillance associée aux demandes de crédit des emprunteurs potentiels, la banque risque, en augmentant ses tua 6 FO SE associée aux demandes de crédit des emprunteurs potentiels, la banque risque, en augmentant ses taux, de sélectionner les projets les plus risqués (introspection) ou bien d’inciter les emprunteurs, après l’obtention de leur prêt, à choisir des projets plus hasardeux pour accroître leur gain en cas de réussite (aléa moral).

La sélection adverse témoigne par conséquent de la difficulté pour les investisseurs à discerner les meilleurs projets 5 . Au Illustration 3 : La réputation, une garantie à la confiance Il est à remarquer que ce que l’on sait d’une personne n’est pas uniquement issu d’une relation dalle. Cette relation dalle est souvent parasitée par ce qu’on nomme communément la réputation qui n’est rien d’autre qu’une information véhiculée par d’autre, et qui, venant s’ajouter à l’information directement acquise, peut inciter à la confiance ou au contraire à la méfiance.

La dynamique de la confiance ne peut en effet se construire que dans une complexité relationnelle associant confiance et méfiance. Crêpes (1990) prend l’exemple de deux individus souhaitant coopérer. Deux cas de figure se présentent alors : Soit A fait confiance à 3, alors deux types de gains sont associés ; si 3 triche, il résulte -5 pour A et 10 pour B, si B respecte, les gains sont de 5 pour chaque partie. Soit A ne fait pas confiance à B, et les gains sont nuls pour chaque partie.

La coopération entre A et B permet la formation d’un état social plus satisfaisant pour tous. A n’entrera dans cette relation que s’il a suffisamment confiance en B. La théorie économique analyse cette situation en supposant que les agents A et B sont raffinement rationnels, ils vont maximiser leur satisfaction. Dans ce cas, A qui étudie la situation sait que s’il choisit d FO SE maximiser leur satisfaction. Dans ce cas, A qui étudie la situation sait que s’il choisit de faire confiance à B, B étant rationnel va tricher.

Donc A ne rentrera pas en relation avec B. Le blocage est lié au fait que les individus ne partagent rien si ce n’est le désir de maximiser leur utilité. Pour Crêpes, l’introduction d’un tiers extérieur permettrait de garantir la confiance. Plusieurs techniques peuvent remplir ce rôle. Le contrat est un exemple, aisé le coût trop élevé de la justice rend la solution contractuelle difficile. Dans l’optique du serment, A peut alors faire confiance B car il est dans l’intérêt de B de respecter.

Enfin, dans le cas de la réputation, si on considère un jeu répété, A peut réagir et punir B s’il ne respecte pas ses engagements. Ainsi, la coopération n’est possible que si le jeu est aléatoire, mais encore faut-il y ajouter le mécanisme de la réputation. La réputation s’affirmerait donc comme la solution de la question de confiance. 2 évaluation du risque crédit : Avantage informaticiennes de la firme bancaire De nombreux marchés sont caractérisés par des différences informatiseraient entre acheteurs et vendeurs.

Si les emprunteurs connaissent leur assiduité, leur rectitude morale ainsi que toute information intrinsèque à leurs projets, les prêteurs de leur coté ne peuvent prétendre à une connaissance exhaustive des caractéristiques réelles des emprunteurs. Chaque créancier est alors contraint de surveiller et d’évaluer. La firme bancaire disposerait de différents avantages liés au regroupement des projets financés (diversification des risques), la spécialisation de son activité et à sa puissance manière, lui permettant d’investir dans des outils statistiques puissants.

Mais si les ou E puissants. Mais si les outils statistiques sont effectivement d’une aide considérable dans l’analyse et la sélection des projets (techniques de accréditerions), le véritable avantage dont dispose les banques est un avantage information qui réside dans l’exploitation des informations genres par les relations de long terme que la banque noue avec ses clients et qui lui permet de créer de l’information.

Pour comprendre en quoi les banques disposent d’un tel avantage, nous proposons d’analyser les coûts ‘information liés à l’évaluation d’un projet d’investissement. .2. 1 Coût d’information lié à l’évaluation du projet d’investissement Accorder un crédit est une décision à la fois irréversible et risquée, car le retour sur l’investissement est fonction d’un futur incertain et d’une analyse plus ou moins fine de la situation présente.

Les banques sont conçues comme des sélectionneurs et surveillants spécialisés dans l’acquisition d’informations concernant les projets des interdépartementales. Prenons donc le cas d’un entrepreneur qui ne dispose pas de liquidités affaissant pour financer un projet d’investissement. Pour réaliser son projet, il peut s’adresser directement à un ou plusieurs prêteurs potentiels. Si le nombre de prêteurs est élevé, il y aura duplication du coût de surveillance de fumèrent (surveillance du fait d’une asymétrie informaticiennes entre prêteurs et emprunteurs).

Rappelons ici que dans un contexte d’incertitude, octroyer des financements pour la réalisation de projets risqués nécessite une évaluation de leur qualité spécifique qui se traduit par un risque de crédit, c’est-à-dire la probabilité de remboursement du capital et d esquisse de crédit, c’est-à-dire la probabilité de remboursement du capital et des intérêts. Une telle évaluation prend plusieurs dimensions car elle dépend des aléas du futur, de la qualité du projet et de l’intégrité de son détenteur.

La recherche d’informations relatives au risque crédit est très coûteuse car les prêteurs, pour éviter de subir le problème des asymétries informatiseraient, doivent collecter et analyser des informations externes 36 . Ni le risque, ni la rentabilité des opérations réalisables n’étant identiques, la sélection des projets se fera à partir de l’évaluation e la probabilité de défaillance d’un débiteur. Cette analyse, élaborée à partir de quelques variables clefs (revenu, situation familiale, examen des bilans pour les entreprises) ou à partir de méthodes indirectes.

De telles analyses permettent d’accéder aux « informations privées » qui sont à l’origine de la sélection adverse. Cependant, cette façon de procéder est onéreuse et imparfaite. Silo était possible à l’emprunteur de divulguer les Informations privées pertinentes qu’il détient, un bénéfice mutuel serait possible. En effet, au moment de la rédaction du contrat de prêt, es emprunteurs de bonne qualité pourraient obtenir un prêt plus important à de meilleures conditions.