Ondine2

Ondine2

Ondine, Jean Giraudoux (1939) Acte II, Scène 5 Hans, Bertha Elle embrasse le chevalier, et veut fuir. Il la retient. LE CHEVALIER : Oh ! Bertha ! Vous, la dignité ! Vous, l’orgueil ! BERTHA : Moi l’humilité… Moi l’impudence… LE CHEVALIER . Quel jeu jouez-vous maintenant ? Que voulez- vous ? BERTHA : Ne serrez pas ma main. Elle tient un oiseau. LE CHEVALIER : J’aime ma femme. Et rien ne me séparera d’elle. BERTHA : C’est un bouvreuil. Vous allez l’étouffer !

LE CHEVALIER : Si la forêt m’avait englouti, vous n’aunez pas pour onheur vous est moi un souvenir. Je r insupportable… Lâch BERTHA : Non. Son c inute de ce petit c LE CHEVALIER : Quel cc or2 Sni* to View i j’ai besoin en cette z-le ! Vous l’avez tué. BERTHA (lui montrant l’oiseau mort) : Voil LE CHEVALIER : Pardon, Bertha ! Il a mis un genou à terre, Bertha le regarde un moment. BERTHA : Mon secret, Hans ? Mon secret et ma faute ? Je pensais que vous l’aviez compris. C’est que j’ai cru à la gloire.

Pas à la mienne. A celle de l’homme que j’aimais, que j’avais choisi depuis l’enfance, que rai attiré

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un soir sous le chêne où petite fille j’avals gravé son nom… Le nom a Swipe to View next page aussi grandissait chaque année J’ai cru qu’une femme n’était as le guide qui vous mène au repas, au repos, mais le page qui rabat sur le vrai chasseur tout ce que le monde contient d’indomptable et d’Insaisissable. Je me sentais de force à rabattre sur vous la licorne, le dragon, et jusqu’à la mort.

Je suis brune. J’ai cru que dans cette forêt mon fiancé serait dans ma lumière, que dans chaque ombre il verrait ma forme, dans chaque obscurité man geste. Je voulais le rouler au cœur de cet honneur et de cette gloire des ténèbres dont je n’avais pas peur. Je savais qu’il serait vainqueur de la nuit, puisqu’il m’avait vaincue moi-même. Je voulais qu’il fut le chevalier noir… Pouvais-je penser qu’un soir tous les sapins du monde allaient écarter leurs branches devant une tête blonde ?

LE CHEVALIER Pouvais-je le penser moi-même BERTHA : Voilà ma faute… Elle est avouée. Il n’en sera plus question. Je ne graverai plus de nom que sur les chênes-liège. Un homme seul avec la glaire c’est déjà bête. LJne femme seule avec la gloire, c’est ridicule… Tant pis pour moi… Adieu… LE CHEVALIER : Pardon, Bertha.. BERTHA (lui prenant le bouvreuil des mains) : Donnez… Je l’emporte… Ils sortent chacun de son côté.