Nelligan

Nelligan

Mini Recueil des poemes d’Emile Nelligan. Lors de cette preface je vous ferez par de mes choix concernant la selection des poemes que j’ai choisi pour cree ce mini recueil. En premier lieu, je vous presenterai les themes qui mon aider a faire le choix de ces poemes. Le premier poeme que j’ai choisis est Tenebres, le deuxieme est soir d’hiver, le troisieme est le vaisseau d’or, le quatrieme est vielles armoires et finalement le cinquieme est……… Selon moi il y a 2 grands themes communs ces 5 poemes ainsi que les photos qui les accompagnent. Le theme de la solitude et egalement le theme de la nostalgie.

Tenebres : ce premier poeme reflete bien ces themes que j’ai mentionnes plus tot. En effet, il est clairement possible de remarquer la nostalgie des annees passee dans ce poeme de Nelligan. L’auteur parle ici du passage vers l’age adulte. Il se rememore donc les beaux moments et l’innocence de son enfance. «Et je reve toujours au vaisseau des vingt ans, Depuis qu’il a sombre», il compare ici a l’aide d’une metaphore son enfance a son passage vers l’age adulte. La photo reliee a ce poeme demontre ce passage puisque on peut y constate

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un jeune homme qui laisse de coter sa vie d’innocence pour faire place a une nouvelle vie de esponsabilite. Soir d’hiver : Dans ce poeme tres connu d’Emile Nelligan, il est possible de remarquer que l’auteur est dans une phase peu heureuse de sa vie. C’est donc facile d’interpreter que lorsqu’il dit «Ah! Comme la neige a neige! », il parle des beaux moments qui sont desormais passe. De ou viens le mot «Ah». Ceci signifie donc que ce qui etait bien pour lui auparavant n’est plus. Le theme de la nostalgie est donc present dans ce poeme tres populaire de Nelligan. Le lien entre la photo et le poeme est bien simple. C’est en effet la neige qui a neige et le sol qui gisent gele.

Cela demontre que lorsque la neige est tombee, le beau temps nous manque. Le vaisseau d’or : Ce troisieme poeme est egalement reconnu comme un grand poeme de la litterature quebecoise. Le poete voulait ecrire un poeme qui representa ces emotions. Il laisse presager le lecteur qu’il se compare donc a un grand vaisseau. Mais il dit a la fin de ce poeme que «Qu’est devenu mon c? ur, navire deserte? Helas! Il a sombre dans l’abime du Reve! » cela illustre bien ce que ressent l’auteur par rapport au monde qui l’entoure. Il se sent rejeter par les gens qu’il l’entoure. En effet il se sent deserte.

Voila pour quel raison il est solitaire. La photo choisie pour ce poeme represente un velo deserte. Il a donc sombre dans la neige. C’est malheureusement cela qui a dut se produire dans le cas de Nelligan. Vielle armoire : Ce poeme de Nelligan est assez difficile a analyser. Il est toutefois evidant qu’il parle d’une armoire en faisant reference a ces souvenir. Dans ce poeme Nelligan fais reference a son passe puisque une vielle armoire fais souvent reference a des souvenir. Tout le monde ce souviens d’avoir eu un objet dans la maison des parent ou des grands parents qu’il ne pourra jamais oublier.

Pour Nelligan c’est cette armoire qui lui fait ressentir ce genre d’emotion. L’armoire dans la photo reliee a ce poeme est tres ancienne et qui dit ancien dit souvenir. Mon ame : Finalement le dernier poeme que j’ai choisi s’appelle Mon ame. Ce poeme d’Emile Nelligan est sans doute un des meilleurs pour decrire la nostalgie qui habite l’auteur. En effet, il mentionne que son enfance etai plus agreable et celle-ci lui manque terriblement. « Ah! Retournons au seuil de l’Enfance en allee» dit-il. Encore une fois il emplois le mot «Ah! » pour mettre l’emphase sur le fait qu’il n’est plus aussi heureux qu’avant.

D’ailleurs la photo reliee a ce poeme illustre tres bien l’innocence de l’enfance avec ce jeune garcon qui sourit. C’est cette innocence qui manque a Nelligan a l’ecriture de ce poeme. Tenebres La tristesse a jete sur mon c? ur ses longs voiles Et les croassements de ses corbeaux latents ; Et je reve toujours au vaisseau des vingt ans, Depuis qu’il a sombre dans la mer des Etoiles. Oh ! Quand pourrais-je encore comme des crucifix Etreindre entre mes doigts les cheres paix anciennes, Dont je n’entends jamais les voix musiciennes Monter dans tout le trouble ou je geins, ou je vis ? Et je voudrais rever longuement, l’ame entiere,

Sous les cypres de mort, au coin du cimetiere Ou git ma belle enfance au glacial tombeau. Mais je ne pourrai plus ; je sens des bras funebres M’asservir au Reel, dont le fumeux flambeau Embrase au fond des Nuits mes bizarres Tenebres ! Soir d’hiver Ah! Comme la neige a neige! Ma vitre est un jardin de givre. Ah! Comme la neige a neige! Qu’est-ce que le spasme de vivre A la douleur que j’ai, que j’ai! Tous les etangs gisent geles, Mon ame est noire: Ou vis-je? Ou vais-je? Tous ses espoirs gisent geles: Je suis la nouvelle Norvege D’ou les blonds ciels s’en sont alles. Pleurez, oiseaux de fevrier,

Au sinistre frisson des choses, Pleurez, oiseaux de fevrier, Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses, Aux branches du genevrier. Ah! Comme la neige a neige! Ma vitre est un jardin de givre. Ah! Comme la neige a neige! Qu’est-ce que le spasme de vivre A tout l’ennui que j’ai, que j’ai!… Le vaisseau d’or Ce fut un grand Vaisseau taille dans l’or massif: Ses mats touchaient l’azur, sur des mers inconnues; La Cyprine d’amour, cheveux epars, chairs nues, S’etalait a sa proue, au soleil excessif. Mais il vint une nuit frapper le grand ecueil Dans l’Ocean trompeur ou chantait la Sirene, Et le naufrage horrible inclina sa carene

Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil. Ce fut un Vaisseau d’Or, dont les flancs diaphanes Revelaient des tresors que les marins profanes, Degout, Haine et Nevrose, entre eux ont disputes. Que reste-t-il de lui dans la tempete breve ? Qu’est devenu mon c? ur, navire deserte? Helas! Il a sombre dans l’abime du Reve Dors, fouillis venere de vieilles porcelaines Froides comme des yeux de morts, tous clos, tous froids, Services du Japon qui disent l’autrefois De maints riches repas de belles chatelaines ! Ton bois a des odeurs moites d’anciennes laines, Parfums de choses d’or aux fragiles effrois ;

Tes tasses ont cause sur des levres de rois De leurs Hebes, de leurs images peintes, pleines De pastels lumineux, de vieux jardins fleuris, Arabesque ou le ciel avait de bleus souris… Reliquaire d’antan, o grande, o sombre armoire ! Hier, quand j’entrouvris tes portes de bois blond, Je crus y voir passer le spectacle memoire De couples indistincts menes au reveillon. Mon ame Mon ame a la candeur d’une chose etiolee, D’une neige de fevrier… Ah! Retournons au seuil de l’Enfance en allee, Viens-t-en prier… Ma chere, joins tes doigts et pleure et reve et prie, Comme tu faisais autrefois

Lorsqu’en ma chambre, aux soirs, vers la Vierge fleurie Montait ta voix. Ah! la fatalite d’etre une ame candide En ce monde menteur, fletri, blase, pervers, D’avoir une ame ainsi qu’une neige aux hivers Que jamais ne souilla la volupte sordide! D’avoir l’ame pareille a de la mousseline Que manie une soeur novice de couvent, Ou comme un luth empli des musiques du vent Qui chante et qui fremit le soir sur la colline! D’avoir une ame douce et mystiquement tendre, Et cependant, toujours, de tous les maux souffrir, Dans le regret de vivre et l’effroi de mourir, Et d’esperer, de croire… et de toujours attendre