Ne désirons-nous que les choses qui nous semblent bonnes ?

Ne désirons-nous que les choses qui nous semblent bonnes ?

« Ne désirons-nous que les choses qui nous semblent bonnes V Le désir est ce qui anime l’essentiel de la vie humaine . Sans désirs , l’homme n’aurait aucun goût de vivre . Néanmoins , le désir doit être soumis à une règle que l’on nomme la morale afin de nous préserver de leurs caractères , pour certains , fous et illusoires . Nous sommes donc induit à nous poser la question suivante :  » Ne désirons-nous que les choses qui nous semblent bonnes ? II est à noter que pour cette problématique le mot « semblent » es OF veut pas dire « être » ‘Vipe next page de déterminer si l’ho e ne onnes ,mais celles q pourtant ne pas l’êtr t , ne us demande pas hoses qui lui sont nne , elles pourraient partie nous allons donc avancer l’idée qu’il parait , à première approche , évident que nous ne pouvons désirer que les choses qui nous semblent bonnes . Dans un premier paragraphe nous parlerons de la recherche du bonheur , reliant bonheur et désir et montrant qu’? première vue , la clé du bonheur réside dans l’accomplissement de tous nos désirs .

Dans un second paragraphe nous verrons que la

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morale influence nos désirs et pose certaines règles qui permettrait de contrôler certains désirs . Mais puisque la morale doit nous poser des interdits , c’est forcément parce que parfois , nous serions capable capable de désirer des choses qui en sont pas toujours bonnes , sinon à quoi servirait elle ? Nous verrons donc dans une seconde partie que nous ne désirons pas uniquement ce qui nous semble bon et que nous pouvons être animé de « mauvais désirs » qui doivent être contrôlés .

Dans un premier paragraphe nous nous attacherons à montrer qu’un désir peut nous sembler bon mais qu’il peut tout aussi bien nous tromper sur la vraie nature le l’objet désiré , puis nous verrons ensuite dans un second aragraphe que nous avons le choix de résister à ces « mauvais désirs » , avant de voir dans un dernier paragraphe , que très souvent , nous nous faisons une fausse conception de notre vraie liberté .

Pour terminer , dans une dernière partie nous étudierons plus précisément l’ambivalence du désir dans un premier paragraphe, et dans un second nous fonderons une nouvelle conception de la liberté , fondée sur notre libre-arbitre . Dès la naissance , d’instinct , Ihomme recherche spontanément le plaisir et fuit le malheur . Cest un fait ; tout le monde veut être heureux . Selon Aristote bonheur est la seul hose que nous désirons pour elle-même ; ainsi ce n’est pas la richesse en elle-même que nous désirons mais c’est le bonheur qu’elle pourrait nous apporter que nous voulons .

De cette façon , nous pouvons dire que c’est en donnant satisfaction à nos désirs que chacun d’entre nous cherche à vivre le plus heureux possible . À ce niveau , si nous admettons que notre bonheur dépend e 20F 14 le plus heureux possible . À ce niveau si nous admettons que notre bonheur dépend entièrement de nos aspirations propres , c’est-à-dire de nos désirs , alors il semble évident que nous ne ouvons désirer uniquement ce qui nous paraît être bon et donc ce qui contribuera à nous rendre heureux .

Selon Spinoza , l’homme est animé par ce qu’il appelle le conatus définit comme la puissance propre à tout être « étant » à persévérer dans cet effort pour conserver sa puissance d’être , en d’autre terme , le conatus qui anime chaque être vivant , c’est le « désir de persévérer dans son être » . Selon lui chez l’homme , ce désir de production de lui-même se manifeste en lui tant au niveau de son corps qu’au niveau de son âme.

En tant que corps, il cherche ? vivre le plus longtemps possible, à garder la santé à viser ? une vie agréable, à jouir d’un certain confort etc En d’autre termes le corps cherche spontanément l’utile et l’agréable . Et en tant qu’âme il désire connaître, pour permettre à son âme de persévérer dans son être , en d’autre termes l’âme recherche spontanément la connaissance . Accomplir tous nos désirs consisterait alors à rechercher l’utile qui nous est propre, donc ce qui est bon pour nous.

Pour Spinoza , satisfaire tous nos désirs , tant qu’il proviennent de nous-même est donc une bonne règle de vie et nous rendrait heureux . Pourtant cette observation , qui ne se base que sur les termes du bonheurs et de sa recherche par le biais de nos désirs , reste assez restreinte et pe 30F 14 les termes du bonheurs et de sa recherche par le biais de nos désirs , reste assez restreinte et peut nous laisser insatisfait .

En effet , si notre bonheur ne dépend que de l’accomplissement de tous nos désirs , et que nous admettons que le bonheur est la principale finalité de Ihomme nous serions en droit d’exiger qu’aucunes limites ne viennent faire obstacle à nos désirs si sacrés pour le bien-être de l’homme . Ainsi , nous sommes menés à nous demander si nous pouvons réellement admettre que nos désirs peuvent et doivent resté entièrement libres afin de prétendre à notre véritable bonheur .

Il s’agit donc maintenant de savoir si , pour être heureux il nous faut admettre le précepte que nous devons satisfaire tous nos désirs sans exception, ou s’il convient de maîtriser voire même de renoncer à certains d’entre eux . Et si tel était le cas , par quel moyen ? Dans le but le bien faire , Ihomme doit suivre un ensemble de règles qui détermine les conduites qu’il doit adopter dans une société . Cet ensemble de règles peut se ésumer en un seul mot : la morale .

Mais si nous partons du principe que l’assouvissement de nos désirs en doit subir aucune limite si nous voulons être pleinement heureux , cela signifie que certains d’entre eux pourraient allez à l’encontre de cette morale . par exemple , si je désir le bien d’autrui , cela ne veut pas dire que celui-ci désire me le donner . Pourtant si je veux aller au bout de mon désir afin que ce bien me fasse plaisir , j 4 4 donner . Pourtant si je veux aller au bout de mon désir , afin que ce bien me fasse plaisir , je pourrais le lui dérober sans que rien n’aille à l’encontre de cet acte .

Mais alors , que serait un monde où chacun accomplirait tous ses désirs ? Car après tout , accomplir tous ses désirs , c’est accomplir beaucoup de choses par exemple , que penser du désir de meurtre d’un criminel sadique où le sujet désirant fait d’autrui un objet de son désir ? Faut-il le laisser accomplir son crime afin de répondre ? son désir ? Si l’on venait à imaginer une généralisation de cette conduite , alors le règne de la peur et de la violence s’installerait sur terre .

Dans ces conditions , la morale n’est-elle pas au minimum nécessaire à la coexistence pacifique des individus ? Ne serait-elle finalement pas une condition du bonheur ? À première vue , nous tombons dans un cercle vicieux ; seul l’accomplissement de tous nos désirs peut faire notre bonheur, mais en même temps , la morale , qui va pourtant à l’encontre de cette mesure et qui ferait donc parfois obstacle au bonheur de l’individu est tout compte fait elle aussi un facteur essentiel de notre bien-être donc de notre bonheur . ? ce niveau , il semblerait que notre réflexion ne peut aboutir à un raisonnement logique , si nous n’acceptons pas d’admettre qu’il existe chez [homme des ésirs dangereux voire « immoraux » qui doivent être contrôlés et maîtrisés par la morale ou la sagesse qui suppose « un seuil à ne pas franchir » . Freud monte qu’une vie pl 4 la morale ou la sagesse qui suppose « un seuil à ne pas franchir’ . Freud monte qu’une vie pleinement humaine n’est pas compatible avec la satisfaction totale des désirs de l’homme . Comme dans toutes choses , le meilleur choix serait donc celui qui s’applique à leur juste milieu .

Nous en devons ni renoncer ? tous nos désirs , comme le préconise Schopenhauer selon qui le désir est un mal radical , ni les accomplir tous , sans exception en uivant la dimension utopique que le désir se nourrit justement de l’interdit . Notre véritable bonheur se trouverait donc entre ces deux extrémités Toute cette réflexion , bien qu’un peu vaste , nous a permis d’avancer dans notre raisonnement et d’apporter de nouveaux éléments qui pourraient remettre en question notre premier abord un peu hâtif du sujet qui supposait que nous ne pouvons désirer que les choses qui nous semblent bonnes .

Précédemment , nous venons d’évoquer des désirs qui pourraient aller à l’encontre de la morale . Dans ces conditions , serions-nous n train de parler de « mauvais désirs » ? Rappelons que le thème de notre problématique repose sur les choses qui « nous semblent bonnes » , cela ne signifie pas qu’elles le sont vraiment . Une chose peut-être mauvaise pour moi ou pour autrui , mais le fait que je la désir me pousse à adopter une vision positive et rend à mes yeux cette chose bonne , même si elle ne l’ai pas .

Par exemple , en amour on parle souvent de passion aveugle . Ainsi parfois , ce n’est pas parce que quel 6 4 exemple , en amour on parle souvent de passion aveugle . Ainsi parfois , ce n’est pas parce que quelqu’un va trouver des qualités ouables à une personne qu’il va automatiquement la désirer , mais c’est plutôt parce qu’il en est amoureux et désireux qu’il trouvera qu’elle possède toutes les qualités , même si ce n’est pas tout à fait vrai .

Cette idée n’est pas sans rappeler celle de Spinoza qui affirme que « nous ne désirons pas les choses parce que nous les trouvons bonnes mais nous les trouvons bonnes parce que nous les désirons » . On peut dire qu’une personne emprise ? un amour aveugle tombe alors dans un désir inconscient . Mais nous reparlerons un peu plus loin de cette forme de désir en ?largissant et en approfondissant cette idée quand le moment sera venu . Pour Iheure , cet exemple va juste nous servir ? prendre conscience qu’un désir peut nous sembler bon mais qu’en fait il nous trompe sur la nature vrai de l’objet désiré .

De la même façon , si nous demandons à quelqu’un de faire un choix entre deux menus différents , soit un hamburger frites , soit une assiette d’épinards , dans la grande majorité des cas , il choisira le premier menu , qui répondra d’avantage à son désir personnel même s’il a conscience que c’est le deuxième qui est bon pour sa santé . Dans ce cas peut-on dire que nous sommes capable de désirer des choses qui nous semblent et que nous savons pertinemment mauvaises ? Et si tel était le cas , l’homme a-t-il de quoi résister à ces désirs ?

Lo mauvaises ? Et si tel était le cas , l’homme a-t-il de quoi résister ? ces désirs ? Lorsque le désir s’installe en nous , il acquière une grande force , on parle alors souvent de passion . Mais lorsque ce désir va à l’encontre de la morale ou de nos principes , nous avons tous le choix de nous y opposer par nous même ou carrément d’y renoncer si nous jugeons cela nécessaire . C’est ce que l’on appelle la volonté et elle est présente chez chacun d’entre nous à des degrés plus ou moins élevés selon l’individu .

Maîtresse de certains de nos désirs immodérés , cette faculté nous permet de déterminer nous même nos actes et ceci , en fonction de motifs rationnels . Eh oui , même notre volonté , qui nous permet deffectuer un choix entre nos désirs est elle-même influencée par notre façon de vivre , notre morale propre à chacun d’entre nous , nos croyances etc Ainsi , notre choix de résistance peut s’accomplir selon notre capacité à juger de façon éclairée de a bienveillance de nos désirs devant nos conceptions ou tout simplement nos obligations . ar exemple , si je suis fatigué mais que j’ai un contrôle à rendre pour le lendemain matin ; je désire dormir mais je veux cependant d’abord finir mon travail , ainsi c’est ma volonté qui m’a poussé à agir à l’encontre de mon désir spontané . Mais si nous sommes parfois contraint de résister ou même de renoncer à certains de nos désirs dans l’intention d’obéir à certaines règles , peut-on en déduire que notre liberté en est af B4 l’intention d’obéir à certaines règles , peut-on en déduire que otre liberté en est affectée ?

Pour la plupart des gens , être libre c’est faire tout ce que l’on désir . Mais cette conception de la liberté est-elle vraiment fondée ? Nous l’avons dit , le désir est une grande force intérieure qui nous pousse à agir d’une certaine façon , qui manipule nos gestes , nos actions , nos rêves etc . L’homme en est troublé et agité , surtout si, comme nous l’avons vu , certains d’entre ces désirs ne sont pas en accord avec sa morale .

Et dans ces conditions , nous sommes parfois obligé de lutter contre ces désirs et de les combattre en faisant appel à notre volonté . Mais alors , le désir en serait-il pas d’avantage subi que voulu ? Pour Spinoza , l’homme libre est celui qui accepte la nécessité de ce qu’il est et comprend pourquoi il agit de telle manière et pas de tel autre . Ainsi , nous accroîtrions notre puissance d’être en usant de notre raison et en nous attachant à comprendre ce que nous voulons .

En d’autres termes notre vouloir et notre liberté consisteraient à agencer les causes de notre mouvement et à agir en conséquence . Si nous nous attachions d’avantage au point de vu de Spinoza , nous voyons donc que la plupart des gens se asent sur une fausse conception de la liberté selon laquelle elle dépendrait de la réalisation aveugle de tous nos désirs . Car après tout , s’abandonner à tous ses désirs , n’est-ce pas leur obéir ? Et dès lors , un tel abandon ne relève-t-il s’abandonner à tous ses désirs , n’est-ce pas leur obéir ?

Et dès lors , un tel abandon ne relève-t-il pas d’une forme déguisée d’esclavagisme ? On perd tout quand on est esclave , y compris le désir de ne plus l’être . Dans ces conditions , nous pouvons avancer l’idée que notre vraie liberté se situe dans un « savoir être » creusé par le désir ? ce niveau , nous avons vu que Ihomme pouvait être animé de certains désirs qui ne seraient pas toujours en accord avec notre moralité , mais nous ignorons toujours d’où ils proviennent .

Ne serait-ce pas un peu trop précipité d’avancer que si nous sommes animé d’un désir , c’est que nous avons , au préalable , nécessairement désiré de le porter en nous ? La réalité pourrait être tout autre . Si nous ne savons pas réellement d’où nous viennent nos désirs , ne serait-ce simplement pas parce que nous ne les choisissons pas ? Selon René Girard , le désir est vant tout mimétique , c’est-à-dire qu’il est copier sur le désir d’un autre .

De cette façon , il avance que l’homme ne désire pas de manière autonome , qu’il ne se dirige pas directement sur l’objet de son désir , car entre lui et l’objet , il y a autrui . De telle sorte que le désir qui nous anime n’est qu’imitation du désir de l’autre . Il se calquerait donc sur un désir modèle , élisant le même objet que ce modèle . Si nous suivons la théorie de René Girard , nous voyons que de l’enfant qui s’intéresse soudain à un jouet qu’il avait totalement délaissé jusqu’à l’h 0 4