Na de chines

Na de chines

Les Na de Chine, une societe sans pere ni mari, Cai Hua LE CONTEXTE 1. Presentation generale pp 27-40 Les Na constituent une societe stratifiee, matrilineaire qui adopte un regime agraire. Ils entretiennent des relations sexuelles libres et parlent la langue des Naxi. Il n’existe pas d’equivalent du mot « pere » dans celle-ci. Cette population d’agriculteurs vivant dans les montagnes accorde une grande importance aux liens familiaux. Elle pratique l’incineration de ses morts. Le spirituel prime alors sur le materiel chez les Na.

Geographiquement, les Na habitent les regions du Yunnan et du Sichuan. Leur population se divise en groupes de Naxi, de Nahin, de Na, et de NaRu. Chaque tribu tente d’affirmer son identite. Ces regions dont la faune et la flore sont tres riches, permettent une activite economique agricole. (Riz, ble, fruits) On note que le porc est considere comme un animal a la viande de qualite. Il fait egalement office d’offrande pour les morts et constitue un symbole de richesse. Les Na cultivent le lin avec lequel ils tissent leurs vetements. Enfin, le troc est une pratique commerciale courante.

Les Na ont longtemps ete mal juges par les historiens et les sociologues qui ne se sont pas donnes la peine d’apprendre

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la langue des Na et de comprendre les lois Na qui regissent la parente. En effet, on ne trouve pas de mots equivalents en francais et en anglais de leur representation des acteurs de la parente. Il est interessant de se pencher sur les pratiques sexuelles des Na qui se caracterisent par 4 modalites specifiques, la diversite des partenaires rencontres par les femmes, et par la prohibition de l’inceste qui s’avere cependant « symbolique » pour des raisons evidentes. Taux important de consanguinite et de MST) 2. Stratification sociale pp 40-51 La societe Na se divise en 3 strates : Sipi > Dzeka et We. • Sipi : « Chef » Strate descendante de la famille du « zhifu » qui a de nombreux privileges au niveau des vetements et des materiaux de construction pour leur maison. Elle constitue l’aristocratie. Se basant sur le modele virilocal, masculin-lineaire, les enfants d’un homme sipi seront toujours sipi quelque soit le statut de leur mere. « Ong » = os pour la transmission de la strate. Dzeka : « Peuple », roturiers ( Don et contre don pp 42 Cadeau de Nouvel An • We : « Domestiques » ( Don et contre don pp 43 Echanges des « serfs » Cette strate est composee des Na, anciens criminels sortis de prison et de ceux qui ont perdu leurs moyens de subsistance. Il existe 4 regles de transmission statutaire : 1. « paternelle » 2. « maternelle » 3. « masculin-lineaire » 4. « feminin-lineaire » 5. 3. Regime politique jusqu’en 1956 pp 51-64 Chez les Na, la rebellion est consideree comme un rite culturel important ( pp 61 (bas)-62 Par cette coutume, la societe Na est fort organisee. . Regime foncier jusqu’en 1956 pp 64-78 ( Don et contre don pp 66-67 « gage vivant » « gage mort » = vente (rare) « fermage » = metayage ( pp 74 Rituel de puberte, mariage, mort Famille de zhifu: ( porc 5. Religions pp 78-86 Il y a deux pratiques importantes chez les Na, la leur : pretres « Daba » et celle du bouddhisme tibetain. pp 79 detail des pratiques Ces premiers transmettent les rites de maniere orale, par des recits car ils ne maitrisent pas l’ecriture. Leurs connaissances peuvent s’echanger avec les neveux uterins.

Des annees 50’ a 80’, la religion a ete interdite par le regime chinois, la culture daba a donc quelque peu ete perdue. « La religion traditionnelle traite le mort en tant que membre du groupe social, alors que le bouddhisme le traite en individu. » (pp 82 Superstition des Lama qui doivent rencontrer une femme avant leur depart pour les etudes. Par la suite, leur v? u de chastete n’est pas respecte ! L’organisation bouddhiste est tres structuree et peut meme intervenir en politique, sur le pouvoir du profane au contraire du Daba. Les pouvoirs olitique et religieux vont donc etre separes et mis entre les mains de deux familles differentes afin d’assurer la dynamique societale. LA PARENTE ET LE MODE DE VIE SEXUELLE 6. 7. Le fondement du systeme de parente Na pp 93-143 L’enquete genealogique releve une filiation matrilineaire avec des lignees consanguines. Le concept de creation est decide par les dieux, Abaodgu pp-95 pp-96 metaphore de la plante, du serpent, du vent La notion de « ong » est tres importante, elle provient de la mere et permet d’etablir le matrimoine. pp-98 Zidu = maisonnee + matrimoine

Les chefs de la matrilignee n’ont pas de privileges particuliers. Chez les Na, les decisions se prennent ensemble. L’autorite est partagee entre les deux sexes. La prohibition de l’inceste et l’interdiction de l’evocation sexuelle est pregnante dans la societe des Na. L’inceste engendre des enfants anormaux et la mort des animaux domestiques. On ne peut se baigner, danser ensemble (>+de la meme lignee), et il est interdit de parler de ce que touche a la sexualite avec des membres du sexe oppose de sa lignee. Les Na respectent egalement la nature et suivent l’astrologie de pres.

La nomenclature de la parente Na est tres organisee et prevoit des termes pour faire reference a l’affection, au respect et a la proximite. pp-112 Murdock qui a consacre sa carriere a l’ethnologie comparee, va faire un parallelisme de la parente entre notre societe et celle des Na. Dans cette derniere on n’observe pas de relations entre (-( (-( (-( . Le frere de la mere aura le role de « pere » et devra s’occuper des enfants. (-(sont tres unis et ne se separent pas. Ce lien garantit la vie economique de la matrilignee. Le lien de consanguinite est tres fort et sera toujours preserve.

La parentele n’inclut que des liens consanguins, qui sont alors eternels et offrent une solidarite importante entre les membres d’une meme lignee. En ce qui concerne l’adoption, elle permet d’assurer l’offrande ( pp-120 Rituel aux morts et la perpetuation de la descendance et du nom de la matrilignee. A la difference de nos societes ou l’enfant adopte devient de notre famille bien qu’il reste celui de sa famille biologique, les Na concoivent la sexualite de leurs enfants avec l’adopte afin de perpetuer la descendance, il est donc membre de la maison d’accueil et non de la lignee. p-124 Les Na accordent une grande importance a leur identite consanguine, c’est pour cela qu’il y a beaucoup de solidarite au sein d’une meme lignee. Cependant si des tensions surviennent il se produit une scission (rare). pp-125 La 1ere est « baolu » = construction d’une petite maison(. Elle doit subsister seule. La seconde est « zidu » = on partage les biens. Cette coutume permet de ne pas se desunir car elle prevoit la reconciliation. Il y a un taux de sterilite important chez les femmes Na. (Rapports avec partenaires multiples)

Le lignage, unite sociale superieure = sizi comprend 10 lignees uterines avec un ancetre commun. Les 10 lignees sont egales et se doivent des devoirs mutuels. pp-131 Ainsi a la mort d’un des membres, ils se reunissent et toutes les lignees apportent des offrandes. A cette occasion le chamane recite l’itineraire du sizi. Le lhe est l’unite encore superieure, elle comprend donc des sizi mais qui n’ont plus de liens de consanguinite. Il n’assure plus aucune fonction . pp-133 La reciprocite des relations chez les Na est tres presente.

On assiste naturellement a des associations, de la cooperation et de la negociation pour les travaux. ( pp-134 L’alliance sera toujours plus aisee avec des membres consanguins. La naissance est un rite. La sage femme sera generalement la maman de celle qui accouche. On procede a un rituel pp-136 La puberte marque la fin de l’enfance. 13 ans (. Une ceremonie a lieu au Nouvel An. La jeune femme se fait ensuite pousser les cheveux. Elle devient alors un membre a part entiere de la societe et peut se livrer aux activites sociales et amoureuses. ———————– 3