monographie de la province de Tetouan

monographie de la province de Tetouan

RO OY YA AU UM ED MA AR oc OF48 p g ouvrage « LE DEFI ». Longtemps métropole de la grande Andalousie, cette vieille cité, où cohabitent parfaitement la modestie des ruelles peintes à la chaux et la noblesse des grandes portes, jamais ouvertes aux capitulations, sinon à la conquête par l’Islam, de l’Espagne, a connu depuis la VIIIème siècle, l’instauration du grand empire islamique avec l’ère du premier prince omayade Abderrahman Ier.

Son cadre géographique, que caractérise un relief essentiellement montagneux et un climat méditerranéen, détermine parfaitement les articularités de son économie, marquée par un secteur touristique essentiellement balnéaire, avec, toutefois, des perspectives de diversification et d’ouverture sur d’autres types de tourisme, en l’occurrence le tourisme vert, d’un secteur industriel embryonnaire, mais qui entrevoit un nouvel élan avec la création de nouvelles zones industrielles, d’un secteur agricole traditionnel, basé sur une agriculture de subsistance pratiquée sur des micro parcelles et un élevage extensif essentiellement à base de caprins et d’un secteur de pêche, qui quoique traditionnel et ouffrant d’une carence en matière d’infrastructures portuaires d’accueil, est appelé à Jouer un rôle d’envergure dans l’économie locale avec la réalisation future de ports et de quelques abris de pêche.

En effet, sa position privilégiée au

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milieu de ce maillon que constituent les préfectures et provinces d 2 4E aume et son rang décollage économique global, avec la même orfèvrerie qu’elle Pavait fait, sur l’échiquier politique, lors de la lutte pour la libération de la nation. A cet égard, de louables efforts sont déployés à différents niveaux en vue de sortir ette région de son enclavement et ce, par la canalisation de certains projets d’investissement à même de permettre la revalorisation de l’économie locale, eu égard aux potentialités naturelles dont elle dispose et à sa position stratégique, lesquels projets constituent des indicateurs précurseurs du développement répondant aux aspirations des pouvoirs publics et aux vœux des populations locales. – GENERALITES A – APERCU HISTORIQUE Plusieurs sites préhistoriques, dont les vestiges demeurent jusqu’à nos jours, tels ceux de Tamouda, témoignent que la vallée de l’Oued Martil a oujours exercé une attraction sur les hommes qui s’y établirent afin de profiter des possibilités de chasse et de pêche. Ainsi et durant l’antiquité, des comptoirs phéniciens et romains ont été établis aussi bien le long de la côte que dans la vallée de l’Oued en question. Avant la conquête arabe du Maroc, les Gothes avaient colonisé les côtes méditerranéennes à partir 3 4E c’est dans cette période, son histoire, elle fut complètement détruite par Henri III de Castille en 1400. Celle-ci n’a été reconstruite et restaurée de ses ruines qu’après 90 ans avec l’arrivée des Andalous expulsés ‘Espagne sous la commande de Abou Al Hassan Ali Al Mandri.

Ce n’est donc que vers la fin du XVème siècle, période marquée par d’importants événements, entre autres, la prise de Sebta par les portugais en 141 5, la liquidation du dernier Royaume musulman en terre d’Espagne en 1492 et, par voie de conséquence, l’afflux considérable des musulmans d’Espagne et la perte de Tanger et des autres ports de la péninsule tingitane, que cette ville a vu se confirmer son rôle de cité voire même de métropole. En outre, la nostalgie ressentie par les réfugiés du Royaume de Grenade, qui ésiraient s’installer à deux pas de la patrie perdue et de son milieu naturel, et l’arrivée des Morisques expulsés, sont autant de facteurs qui ont fait la gloire de Tétouan à cette époque qui a connu l’avènement de l’émergence des familles Naksiss et Ghailane en une principauté quasi-autonome, couvrant tout le nord du Maroc et tirant sa richesse de la capture des vaisseaux ibériques et européens.

Ces caractéristiques, à la fois stratégiques et politiques, ont fait de cette VIIIe le carrefour des contacts du Royaume avec l’Europe et les pays de l’est méditerranéen, et aussi ne des capitales du nord marocain, les plus indépendantes vis-à- vis du pouvoir central, comme l’a démontré l’expérience des Naksiss et celle des Ghailan au début de la dynastie 4 8 caractéristiques en promouvant cette ville en capitale administrative du protectorat espagnol et siège du représentant de l’Etat marocain, en l’occurrence le Khalifa du Sultan. Durant cette même période, Tétouan a joui, pour des considérations de prestige, d’une attention particulière de l’administration coloniale sur les plans économique et social (constructions administratives, création d’établissements ‘enseignement et de santé, installation d’usines… ). B – APPERCU GEORCRAPHIQUE La Province de Tétouan est située à l’extrême nord du Royaume. Elle est limitée au nord par la Province de Fahs-Anjra et la Préfecture de M’diq- Fnideq, à l’ouest par la Préfecture de Tanger-Asilah, au sud par les provinces de Larache et Chefchaouen et à l’est par la mer Méditerranée. Son territoire s’étend sur une superficie de 2. 574 Km2, soit 22,25% de la superficie totale de la Région Tanger-Tétouan (11. 570 Km2) et de la superficie totale du territoire national (710. 850 Km2). Par rapport à la Région Tanger-Tétouan, cette Province est placée au troisième rang parmi les cinq provinces et les deux préfectures qui la composent.

Ainsi, elle se trouve lacée après les provinces de Chefchaouen et Larache e s 8 Kharroub -Zaitoune -Azla -Zinat -Dar Ben karrich -Béni Said -Zaouiat Sidi Kacem Total SUPERFICIE (en Krn2) 77,77 33,50 103,00 76,99 84,01 179,79 62,55 60,30 65,14 111 200,00 352,93 20826 90,34 10920 149,78 71,13 51,70 85,80 105,21 13328 128,76 2. 574 6 8 la Méditerranée au nord jusqu’aux limites de cette Province du côté de celle de Chefchaouen. Elle présente un elief accidenté dominé par les affleurements rocheux et couverte par une mosaique constituée de parcours, de boisements naturels et artificiels et dîlots de cultures sur terrasses. Cette dorsale calcaire joue un rôle de réservoir d’eau qui alimente les nombreuses sources situées sur les versants des montagnes. Les chaînes numidiennes intérieures gréseuses sont constituées d’un ensemble de montagnes à relief relativement peu tourmenté et sont couvertes de massifs forestiers parsemés de clairières cultivées. -Les plaines étroites de la façade méditerranéenne présentant un elief relativement plat à faible altitude, où l’on s’adonne à une agriculture moderne. -Les couloirs et les bassins intérieurs s’intercalant entre les chaînes de montagnes et dont on cite notamment le couloir qui s’étend de Khémis Anjra ? Béni Hassan. A l’intérieur, l’occupation des sols est partagée entre les formations forestières, les parcours et la culture céréalière. – Zones naturelles Par leur morphologie, on distingue les grandes zones suivantes : -Le bas rif septentrional -le haut rif gréseux -la dorsale calcaire -Le versant méditerranéen -Les plaines littorales 8 c – Types de sols 8 laines, ces sols deviennent peu évolués, d’apport alluvial ? caractère vertique et souvent calcaires et profonds. -Au niveau de la dorsale calcaire, ce sont des sols à sesquioxydes de fer fersialitiques nodaux et fersialitiques à caractère andique. Ces sols sont souvent squelettiques avec apparition de bab-lands en altitude. -A l’ouest de la dorsale calcaire, on trouve des sols brunifiés et bruns entrophes, mais peu évolués et peu épais, des sols bruns calcaires vertiques, des sols calcaires humifères et des sols rouges fersialitiques.

Ces formations sont dans l’ensemble favorables à la végétation orestière, mais peu souvent sensibles à l’érosion, particulièrement sous le climat assez pluvieux de la région. es lessivages ont laissé aujourd’hui des sols peu profonds et peu fertiles. d – Climat La climatologie de la Province comporte une diversité comparable à celle du relief. Mais en général, l’existence de deux saisons différentes, à savoir une saison pluvieuse et humide du mois d’octobre au mois d’Avril et une autre nettement sèche du mois de Mai au mois de Septembre, permet de classer la Province de Tétouan parmi les régions à climat de type méditerranéen.

Pluviométrie En raison de sa situation t de son relief, la faible, variant de l’ouest à l’est (600 mm à Manl et 460 mm ? Oued Laou), le reste de la zone enregistre en général un cumul pluvial annuel dépassant 650 mm en moyenne. * Température es températures sont influencées d’un côté par la proximité de la mer Méditerranée et de l’océan Atlantique, qui contribuent ? l’adoucissement de celles-ci sur une bonne partie de la zone, et de fautre côté par l’altitude et les vents, notamment le « chergui » (vents d’est). 9 A basse altitude, les températures moyennes entraînent un climat ssez doux, avec des périodes très chaudes pendant les mois de Juillet et Août (28,30c à 32,90c) et des périodes très froides pendant les mois de Janvier et Février (5,30c à 8,60c). * vents L’influence maritime sur le climat est ressentie par les vents de la région.

En effet, deux vents prédominent pendant Pannée : l’un d’origine atlantique (Gharbi) et l’autre d’origine méditerranéenne (Chergui). Les vents d’ouest, d’origine océanique, prédominent du mois de Novembre au mois de Mars et entraînent des précipitations, alors que les vents du nord-ouest, prédominant au printemp nent lieu, au printemps, 48 superficie de l’ordre de 6. 480 ha répartie sur 1 60 périmètres de petite et moyenne hydraulique. Pour ce qui est de Pinfrastructure hydraulique, il y a lieu de citer : -2 barrages destinés à Pirrigation -42 Km de conduites d’irrigation -25 Km de canaux principaux -37 Km de canaux principaux et secondaires. 10 D MILIEU HUMAIN La Province de Tétouan possède un potentiel humain relativement important.

En effet, d’après le recensement général de la population et de l’habitat de l’année 2004, cette Province compte 514. 377 habitants, soit 20,91% de la population e la Région TangerTétouan qui compte 2. 460. 220 et 1,73% de la population nationale estimée à 29. 680. 069 habitants. Elle est, de ce fait, considérée comme moyennement peuplée, dans la mesure où sa densité est estimée à 199,8 hab. /Km2, alors que la densité nationale est de 41 , 75 hab. /Km2. Comparés aux données du recensement général de l’année 1994, les résultats de celui de l’année 2004 dégagent un accroissement global de ; le taux d’accroissement annuel moyen de la population au cours de la période intercensitaire étant en effet de 2 1% contre 1,4% au niveau nat 0 8