Mondialisation

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dialisationCONSTRUIRE UN PLAN ARGUMENTE Sujet = La globalisation des echanges et des firmes conduit-elle a une uniformisation culturelle ? Culture = Ensemble des normes sociales et des valeurs propres a une societe a une epoque donnee ; Normes sociales = Modeles de comportement socialement acceptes ; Valeurs = Modele de comportement juge ideal ; Acculturation = Processus par lequel une societe adopte les elements d’une culture en abandonnant partiellement ou totalement ceux de sa propre culture.

Ce processus suppose : 1. Un contact prolonge entre des cultures differentes ; 2. Une selection des elements culturels nouveaux compatibles avec la culture de la societe ; 3. Une reinterpretation des elements culturels choisis. Document 1 – Autour de soi, chacun sent bien que l’alibi de la modernisation sert a tout faire ployer sous l’implacable niveau d’une sterile uniformite. Un pareil style de vie s’impose d’un bout a l’autre de la planete, repandu par les medias et prescrit par le matraquage de la culture de masse.

De la Paz a Ouagadougou, de Kyoto a Saint Petersbourg, d’Oran a Amsterdam, memes films, memes series televisees, memes informations, memes chansons, memes slogans publicitaires, memes objets, memes vetements, memes voitures, memes urbanisme, meme architecture, meme type d’appartements souvent meubles

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et decores d’identique maniere… Dans les quartiers aises des grandes villes, l’agrement de la diversite cede le pas devant la foudroyante offensive de la standardisation, de l’homogeneisation, de l’uniformisation.

La vitesse a fait exploser la plupart des activites et singulierement celles liees aux transports et a la communication. Dans l’histoire de l’humanite, jamais des pratiques propres a une culture ne s’etaient imposees comme modeles universels aussi rapidement. Modeles qui sont aussi politiques et economiques ; par exemple, la democratie parlementaire et l’economie de marche, admises desormais presque partout comme “rationnelles”, “naturelles”, et qui participent, de fait a l’occidentalisation du monde. (Source : Ignacio Ramonet, Le Monde diplomatique, mai 1993)

Document 2 – L’equipement en moyens de telecommunications dans le monde en 2001 Nombre de lignes de telephonie fixe pour 1000 personnes 667 540 235 165 110 100 32 Nombre de telephones portables pour 1000 personnes 451 711 140 161 97 53 6 Nombre d’ordinateurs pour 1000 personnes 625 286 52 59 19 32 5 10 Nombre d’utilisateurs d’Internet en millions 143 91 19 26 51 4 8 5 Etats-Unis Zone Euro Europe centrale Amerique Latine Asie de L’Est Afrique du Nord Asie du Sud Afrique subsaharienne 14 27 (Source : Alternatives economiques, Hors Serie n° 59, Decembre 2003) Document 3 –

La diffusion des biens culturels communs a l’humanite entiere prend dans le monde actuel une ampleur singuliere. Une technique industrielle que l’Occident a creee s’exporte a travers le monde entier qui l’accueille avec frenesie. Va-telle, en imposant partout un meme visage : buildings de beton, de verre et d’acier, aerodromes, voies ferrees avec leurs gares et leur haut-parleurs, villes enormes qui, peu a peu, s’emparent de la majeure partie des hommes ; va-t-elle unifier le monde ? […] Cependant, la « civilisation industrielle » exportee par l’Occident n’est qu’un des traits de la civilisation occidentale.

En l’accueillant, le monde n’accepte pas, du meme coup, l’ensemble de cette civilisation, au contraire. Le passe des civilisations n’est d’ailleurs que l’histoire d’emprunts continuels qu’elles se sont fait les unes aux autres, au cours des siecles, sans perdre pour autant leurs particularismes, ni leurs originalites. Admettons pourtant que ce soit la premiere fois qu’un aspect decisif d’une civilisation particuliere paraisse un emprunt desirable a toutes les civilisations du monde et que la vitesse des communications modernes en favorise la diffusion rapide et efficace. Source : Fernand Braudel, Grammaire des civilisations, Flammarion 1987) Document 4 – Tous ceux qui y travaillent – outre les cadres des firmes multinationales : artistes, chercheurs, universitaires, journalistes et “stylistes” de tous ordres – ont fait de la mondialisation une pratique et une ideologie professionnelle qui retentissent sur leur vie personnelle. Les societes urbaines, surtout dans les grandes villes, representent un concentre de mondialite : beaucoup d’etrangers, une culture internationalisee par son niveau d’excellence, une similarite des modes de vie quelle que soit la localisation de la metropole.

New York, Londres, Tokyo, Paris, constituent un archipel peut etre mieux soudes que celui qui joint ces villes a leurs campagnes, ou ce qu’il en reste. Outre l’urbanite comme mode de vie, cette “classe” des mondialises possede un autre point commun : la pratique de l’anglais. (Source : Jacques Levy, Sciences humaines, Hors serie n° 17, juillet 1997) Document 5 – Archetype de la marque mondiale, present dans 116 pays, Mac Donald’s n’ignore plus rien des habitudes nationales et adapte son offre en consequence. A cote de son produit culte – le Big mac -, il propose la salade nicoise en France, la feta en Grece, le poulet frit a Singapour. Nous sommes devenus une entreprise multilocale » affirme son PDG, Jack Greenberg. Meme discours chez les dirigeants de Coca-Cola, qui adaptent aussi leur marketing : une publicite televisee vantant la “boisson mondiale” aupres des consommateurs russe recycle un vieux recit folklorique qui met en scene le tsar, Ivan et le loup gris magique. Analysant la « glocalisation » du beau en Inde, l’ethnologue Jackie Assayag relate comment les geants de l’industrie cosmetique s’installent en force sur le marche, en exploitant un prejuge ancestral, le desir des femmes indiennes d’avoir une peau claire.

Face au « global », le “local” garde une capacite d’initiative. Il ne recoit pas le spectacle du monde avec passivite. Il adapte, reconstruit, reinterprete les “signes planetaires”. D’un pays a l’autre, la serie televisee “Dallas” n’a pas ete percue de la meme maniere, son personnage principal, JR, suscitant des sentiments divers selon les publics. Chaque auditoire retranscrit le message culturel en fonction de son contexte national. Certains produits sont reappropries en toute liberte.

Jean Louis Amselle cite le cas du Kenya, ou l’ethnie Luo consomme le Coca-Cola a l’occasion des mariages, lui donnant ainsi la valeur d’un bien rituel. Cela est vrai de tout objet culturel. Les japonais ont fait du base-ball leur sport national. Professeur a l’universite de Chicago, Arjun Appadurai decrit comment les diverses classes sociales en Inde ont tour a tour accapare le cricket, sport patricien devenu populaire. En quelques annees, la France a adopte avec enthousiasme, par gout des rejouissances collectives, la fete americano- celte d’Alloween, innovation mercantile par excellence. Source : Jean Pierre Langellier, Le Monde, 26 novembre 1999) Document 6 – Assimilee aux services, la communication inclut aussi bien les produits des industries culturelles que les telecommunications, l’industrie du tourisme que les techniques de gestion. Les negociations du Gatt qui se sont achevees en decembre 1993 ont donne lieu a un affrontement direct entre l’Union europeenne et les Etats-Unis sur la question de “l’exception culturelle”, qui s’est soldee par l’exclusion pure et simple des productions audiovisuelles et culturelles des accords de libre-echange.

A cette occasion, on a pu voir se creuser le fosse entre les defenseurs des identites culturelles et les partisans de l’application intransigeante du critere de marchandise a toute forme de production. Pour justifier leur opposition a la clause de l’exception culturelle, ces derniers ont tenu un discours du genre : “laissez les gens regarder ce qu’ils veulent. Laissez les libre d’apprecier. Faisons confiance a leur bon sens. La seule sanction appliquee a un produit culturel doit etre son echec ou son succes sur le marche. ”.

En se focalisant unilateralement sur la liberte du consommateur de decoder les programmes et autres produits culturels, d’ou qu’ils viennent, cela permet de se debarrasser a bon compte des questions sur l’inegalite des echanges entre les diverses cultures, les diverses economies, et sur la necessite d’elaborer des politiques regionales et nationales. (Source : A. Mattelart, Vers la communication-monde, Sciences humaines, Hors serie n° 17, juillet 1997 ) MONDIALISATION ET SPECIFICITES SOCIOCULTURELLES Introduction : Amorce = ……………………………………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… Problematique = ……………………………………………………………………………………………………………………. ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………………. Annonce du plan = ………………………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………………. 1 – ……………………………………………………………………………………………………… A – …………………………………………………………………………………………………………….. Phrase introductive = ……………………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… Conclusion partielle = ………………………………………………………………………………………………………………. ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………. ……………………………… B – …………………………………………………………………………………………………………….. Phrase introductive = ……………………………………………………………………………………………………………….. …………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………….. ………………………………………………………………………………………………………………………………………… Conclusion partielle = ………………………………………………………………………………………………………………. ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………. ……………………………… 2 – ……………………………………………………………………………………………………… A – …………………………………………………………………………………………………………….. Phrase introductive = ……………………………………………………………………………………………………………….. …………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… Conclusion partielle = ………………………………………………………………………………………………………………. ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………. ……………………………… B – …………………………………………………………………………………………………………….. Phrase introductive = ……………………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………… …………. ……………………………………………………………………………………………………………………………… ……………. …………………………………………………………………………………………………………………………… Conclusion :

Rappel de la demonstration =……………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… Ouverture = ……………………………………………………………………………………………………………………….. … ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… MONDIALISATION ET SPECIFICITES SOCIOCULTURELLES Introduction : Amorce = En 2005, malgre l’opposition des Etats-Unis, les Etats membres de l’Unesco ont signe une convention sur la protection et la promotion de la diversite culturelle.

La culture, c’est a dire l’ensemble des manieres de faire, de penser et de sentir propre a une collectivite humaine, ne doit pas etre une marchandise comme les autres. Elle doit echapper aux lois du marche (Doc 6). Problematique = Le developpement des echanges internationaux, en terme de biens, de services, de capitaux, de brassage de population, de transfert de technologie, est-il en train de faire disparaitre les cultures propres aux societes ? L’acculturation, qui resulte des contacts prolonges entre des societes de culture differente, va-t-elle donner naissance a une culture universelle ou mondialisee ? N’assiste-t-on pas a une occidentalisation du monde ?

Annonce du plan = Apres avoir analyse les processus de diffusion de la culture occidentale et leurs effets sur les cultures, nous montrerons que chaque societe conserve sa specificite socioculturelle en absorbant et en reinterpretant les traits culturels des autres societes avec lesquelles elle est en contact. 1 – LA MONDIALISATION FAVORISE L’OCCIDENTALISATION DU MONDE A – LE ROLE DES ECHANGES ECONOMIQUE Phrase introductive = Il est indeniable que la colonisation, la mondialisation des echanges, le developpement des FMN et le triomphe de l’economie de marche, depuis l’effondrement du mur de Berlin en 1989, ont favorise la diffusion d’un modele culturel occidental dont les valeurs individualistes, materialistes, democratiques et les normes urbanisees et consumeristes semblent s’imposer au reste du monde (Doc 1).

Plusieurs elements ont contribue a cette occidentalisation du monde : En premier lieu, le developpement des echanges commerciaux et le developpement des firmes transnationales ont fait connaitre au reste du monde les produits occidentaux. Au depart, comme le souligne Vernon, ces produits sont concus pour le marche interieur puis sont diffuses, avec plus ou moins de succes aux autres pays (Coca-cola, Levis, Mc Donald). Mais, ensuite, les firmes globales essayent de concevoir des produits mondiaux qui seront vendus au meme moment a l’ensemble de la planete afin de profiter des economies d’echelle obtenue par l’augmentation de la taille du marche (le logiciel Windows, la Mondeo de Ford, le telephone mobile). Le mode de vie occidental se diffuse au fur et a mesure que les pays se developpent et s’urbanisent (Doc 1, 3, 5).

En deuxieme lieu, les FMN sont a l’origine des transferts de technologie dans les pays en developpement. Les populations locales sont obligees de s’adapter aux nouveaux procedes de fabrication, aux nouvelles normes de travail, pour trouver du travail s’adapter a la modernite. En troisieme lieu, le controle des grands reseaux de communication par les firmes transnationales, en particulier par les firmes americaines (CNN, Internet, Hollywood) permet de diffuser des messages et des images propre a la culture occidentale. Plus de 350 millions de personnes etaient reliees par Internet en 2003 a un ensemble de connaissances essentiellement occidentales (Doc 2).

La part de marche des films americains est dominante dans l’ensemble des pays a l’exception de l’Inde et de la Coree du Sud. En retour, cette hegemonie culturelle (les films americains, les competitions sportives) favorise la diffusion des biens occidentaux (les chaussures Nike… ) et des pratiques occidentales (les femmes noires se font decreper les cheveux, les indiennes veulent avoir la peau claire…) (Doc 5). Conclusion partielle = Il semble bien que la mondialisation se soit accompagnee d’un processus d’acculturation a la civilisation occidentale. Toutes les societes ont evolue culturellement et les individus se sont approprie une partie des traits culturels de la societe occidentale. Quels sont les autres facteurs de cette acculturation ?

B – LE ROLE DES MIGRATIONS INTERNATIONALES Phrase introductive = L’ouverture internationale n’est pas seulement economique. Elle se traduit aussi par de vastes mouvements de population qui renforcent les echanges culturels. D’une part, le developpement des deplacements professionnels et touristiques favorise les rapprochements culturels. Les touristes exportent leur mode de vie et destructurent les modes de vie traditionnels. Les touristes amenent avec eux des facons de faire qui sont propres aux cultures occidentales. En retour, les populations locales s’adaptent a ces nouvelles pratiques. Ainsi, l’hospitalite traditionnelle disparait peu a peu au profit de l’echange marchand.

D’autre part, les cadres dirigeants, notamment dans les FMN, vont diffuser les valeurs et les normes de la culture occidentale : l’anglais pour communiquer, les valeurs du liberalisme comme vision du monde (l’interet individuel, l’enrichissement materiel, la recherche du profit maximum, l’efficacite), le cosmopolitisme comme mode de vie a l’exemple de la « jet set » (Doc 4). Ce sont ces elites qui ont impose le liberalisme comme modele economique (mouvements de privatisation, de dereglementation, defendus par les FMN et les institutions internationales comme le FMI, la Banque mondiale) et la democratie comme modele politique (droits de l’homme) (Doc 1). Enfin, Les immigres adoptent peu a peu la culture du pays d’accueil (langue, facon de penser, fecondite… ).

Au bout de deux generations, l’acculturation est devenue assimilation a tel point qu’ils sont consideres comme des etrangers dans leur pays d’origine. Conclusion partielle = Le modele culturel occidental est a la fois impose par les puissances occidentales dominantes et desire par les peuples qui sont en contact avec ces dernieres. Il se definit principalement a partir du modele culturel americain qui sert de reference universelle. Cependant ce processus d’occidentalisation du monde signifie-t-il une homogeneisation culturelle de la planete ? Les cultures nationales sont-elles en train de disparaitre ? 2 – MAIS NE FAIT PAS DISPARAITRE LES SPECIFICITES SOCIOCULTURELLES A – LES CULTURES FONT DE LA RESISTANCE

Phrase introductive = Un certain nombre d’enquetes menees dans les pays des cinq continents ont montre la vigueur des specificites culturelles. Un meme film n’est pas percu et interprete de la meme facon en Amerique, en Afrique ou en Asie. Les filtres culturels agissent dans la perception du monde (Doc 5). D’une part, les FMN sont obligees de tenir compte des specificites culturelles pour penetrer un marche. Ainsi, l’implantation de Mc Donald dans le monde entier n’a pas entame les habitudes culinaires, les facons de manger, propres a chaque peuple. Mc Donald a du en tenir compte, pour enrayer une certaine desaffection de sa clientele, en introduisant des plats nationaux a ses menus. De meme, les projets d’une automobile mondiale ont echoue.

Les firmes automobiles ont du adapter leurs produits aux demandes specifiques des consommateurs de chaque zone regionale (la Logan de Renault pour les marches emergents) (Doc 5). Les firmes ne sont pas « globales » mais « glocales ». De plus, les pays defendent leur exception culturelle en mettant a l’abri des regles du marche et de l’OMC les biens et les services culturels. Ainsi, des resistances sont apparues lorsque les americains ont voulu un modele culturel uniforme. La France, la Coree du Sud, l’Inde accordent des subventions aux cinemas nationaux ou imposent des quotas pour la diffusion dans les medias de films ou de chansons (Doc 6). Enfin, tout le monde n’accede pas a la culture occidentale.

La mondialisation culturelle ne touche pleinement qu’une minorite de la population mondiale. De nombreux pays ne sont pas connectes aux reseaux mondiaux de communication et ne consomment pas ou tres peu de produits mondiaux. Ainsi, les americains ont 16 fois plus acces a Internet que les africains (Doc 2). La distance, ainsi aggravee, entre le Sud et le Nord, se double d’un fosse grandissant au sein de chaque societe, entre les groupes sociaux favorises qui accedent de plus en plus facilement a la culture mondiale et les defavorises qui en sont exclus. Conclusion partielle = Comment expliquer ce maintien des specificites socioculturelles ? B – CAR L’ACCULTURATION EST UN PHENOMENE COMPLEXE

Phrase introductive = Les normes et les valeurs d’une societe sont en perpetuelle construction sous l’influence des echanges entre les groupes sociaux au sein d’une societe mais aussi des echanges entre les cultures des differentes societes. Tout d’abord, le processus d’acculturation ne se fait pas que dans un seul sens. La culture occidentale a emprunte de nombreux elements culturels a d’autres societes. L’usage du tabac, du cafe, de la pomme de terre, mais aussi des mangas japonaises, des series televisees bresiliennes, du judo, des musiques africaines sont autant de traits culturels qui transforment en permanence la culture des pays dominants. Plutot qu’une homogeneisation des cultures nationales, on constate des recompositions permanentes par reappropriation d’elements en provenance de l’exterieur.

Il en a toujours ete ainsi. Le the a la menthe que l’on associe a un rituel immuable de la societe marocaine a ete introduit par les Anglais au XVIIIe siecle et ne s’est generalise qu’au XIXe siecle. L’acculturation est donc un phenomene d’hybridation culturelle appele encore metissage culturel ou syncretisme culturel (Doc 3) Ensuite, les cultures dominees ont une capacite d’agir sur la culture dominante. Les societes peuvent accepter un certain nombre d’elements culturels de la societe occidentale mais elles les selectionnent et elles les reinterpretent. Ainsi, les indiens d’Amerique Latine ont du se convertir a la religion catholique de gre ou de force.

Ils ne l’ont fait qu’apres avoir reconnu dans les saints catholiques des divinites locales, ce qui leur permet de conserver leurs traditions tout en s’acculturant. De meme, le cadre africain, forme a l’occidentale, adopte les comportements professionnels des cadres occidentaux dans l’entreprise mais revient au mode de vie africain lorsqu’il rentre a la maison. Enfin, un immigre accepte les us et coutumes du pays d’accueil mais continue a parler sa langue ou a manger les plats de son pays a la maison. Il y a donc un phenomene de multiculturalisme (Doc 5). Enfin, l’exclusion d’une partie de la population mondiale et les contacts brutaux, qui peuvent se produire entre des societes trop inegales, se traduisent parfois par des mouvements de contre-acculturation.

La reislamisation du monde arable ou persan, le developpement des mouvements regionalistes, le repli de certaine communaute immigre sur ce qu’elle croit etre sa culture d’origine,…en sont des illustrations. Conclusion : Rappel de la demonstration = Le processus d’acculturation est un phenomene complexe. D’une part, il est indeniable que les cultures se transforment en permanence au contact des autres societes. La culture occidentale n’y echappe pas. Mais, cette transformation ne signifie pas harmonisation culturelle ou convergence des cultures vers un modele culturel mondial empruntant beaucoup a la culture americaine ou a la culture occidentale.

En effet, l’acculturation ne signifie pas abandon total de la culture dominee, ce qui serait un genocide culturel. Les peuples s’acculturent en permanence tout en preservant leurs specificites socioculturelles (Doc 3). Pour cela, ils font un tri entre les differents elements culturels et ils les reinterpretent pour qu’ils soient compatibles avec leur culture. L’economie de marche qui s’etend a toute la planete n’a pas su imposer une societe de marche. L’adoption d’un certain nombre de styles de vie occidentaux ne signifie pas l’uniformisation de la vie. Ouverture = Toutes les cultures etant des mixtes historiques. Comment la generalisation des NTIC a toute la planete va-t-elle faire evoluer les cultures nationales ?