Memoire situation relationnelle

Memoire situation relationnelle

Il est impossible de concevoir les soins infirmiers sans aborder la relation entre l’infirmier et le patient, qui attend du corps infirmier une competence clinique, il est aussi en droit d’attendre une relation interpersonnelle capable de lui permettre de conserver son identite et son humanite face a la puissance du systeme hospitalier. En cela, la relation de l’infirmier avec le patient est un garant incontournable de la qualite des soins et par la suite de reconnaissance professionnelle.

Ainsi, le soin relationnel se juxtapose aux soins techniques et cette juxtaposition a pour effet qu’il devient necessaire d’avoir un temps pour ce soin la, un temps que les infirmiers ont un beau jeu de reclamer et de se lamenter de ne pas avoir en suffisance, parce que le soin relationnel ne trouve pas de point d’insertion dans le plan de soin de l’infirmier. [pic] A travers les divers stages qu’on a effectue au niveau du secteur sanitaire public et semi public durant les 3 annees de formation, deux situations differentes ont stimulees notre curiosite : D’une part, le patient est parfois plus considere comme une pathologie que comme individu, (exemple : L’hepatite C a la chambre 4) certaines valeurs telles que l’ecoute, le respect, la patience

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ne sont pas au rendez-vous par souci d’economie du temps. • D’autre part, le patient est prit en charge correctement sur le plan technique que sur le plan relationnel en respectant ces droits d’avoir des soins humanises. Or, le secteur prive fait l’exception, le personnel infirmier reconnaisse les soins relationnels et les prodigue au patient dans un but lucratif.

Afin de devoiler les raisons de cet ecart on a opte pour le choix de notre sujet de memoire intitule « L’ASPECT RELATIONNEL INFIRMIER— MALADE ». [pic] D’apres le constat precedemment pose, une problematique alarmante s’est vivement imposee : « Est-ce que la relation infirmier/malade existante actuellement au sein de nos services de soin (prive et public) repond efficacement aux besoins du malade en matiere des soins relationnels ? » Plusieurs questions s’y ramifient : o Y a-t-il une reelle necessite des soins relationnels ? Quelle est la part des soins relationnels dans les services de soins ? o L’infirmier considere t-il le soin relationnel comme un soin a part entiere ? o Comment analyse t il sa pratique des soins relationnels ? o Le corps infirmier reconnait il l’impact des soins relationnels sur l’etat sanitaire du patient ? o Quelle est l’influence des nouvelles procedures administratives du paiement sur la relation infirmier/malade ? o Quelles sont les attentes du patient en parlant des soins relationnels ? Quelles solutions peut on apporter pour ameliorer le niveau de l’aspect relationnel dans nos services de soin. [pic] Afin de repondre a toutes les questions posees, une etude pratique a ete realisee par l’ensemble du groupe, basee sur deux methodes : le questionnaire et l’etude des cas concrets. Le questionnaire : Le questionnaire est anonyme et compose de 30 questions reparties entre des questions fermees, ouvertes et des QCM (voir annexes). Nous avons prepare 142 exemplaires destines au personnel infirmier des differents services des secteurs prive et public.

Nous les avons multiplie dans le but d’avoir des resultats plus fiables. Etude des cas concrets : Dans ce travail de fin d’etude, nous avons choisi de presenter 4 cas concrets pour etoffer la partie pratique de notre recherche. Pour le choix de ces cas, nous nous sommes bases sur les criteres suivants : • Le secteur d’hospitalisation (2 cas hospitalises en secteur semi public, 1 cas en secteur public et 1 cas dans le secteur prive). • La nature de la maladie (aigue ou chronique) • L’age et le sexe du patient. • La duree d’hospitalisation.

Pour mieux etudier ces cas concrets nous avons utilise un guide d’entretien (voir annexes) contenant des questions simples et claires que nous avons essaye de traduire pour les malades en langue arabe dialecte. [pic] Malgre les efforts fournis pour avoir un travail performant, plusieurs limites et contraints nous ont confrontes au cours de notre recherche. Nous tenons a citer quelques uns : • Le temps consacre aux travaux de recherche est insuffisant surtout pour la distribution et la collecte des questionnaires. Le personnel infirmier n’etait pas si cooperatif a ce que nous attendions. • L’effectif limite du personnel infirmier surtout dans le secteur prive. • Nous avons trouve des difficultes pour contacter le personnel du secteur prive, vue qu’on a ete obliger d’avoir l’accord du Directeur du clinique. • Le refus de notre demande de distribution des questionnaires dans certaines cliniques. • Nous avons trouve des difficultes pour entrer en communication avec les patients. • Etc. [pic]

Pour mieux faciliter la comprehension de notre travail, nous tenons a presenter les definitions de certaines notions faisant la base de notre recherche. Etre malade Il s’agit d’un etat qui affecte le corps de l’individu et qui a des incidences comportementales et sociales. C’est la douleur qui rappelle au malade son atteinte corporelle. Elle lui fait vivre l’experience morale de la solitude, car c’est une sensation personnelle qui ne se communique pas. Mais cette douleur est aussi bien physique que psychologique. Le corps apparait comme un etranger, un infidele, un ennemi meme, qui a trahi le malade. Il apparait dans l’aspect de lourdeur, de materialite, d’impuissance, d’inutilite, d’etrangete, d’absence de disponibilite. Le corps apparait comme  »non-moi ». Les reperes du malade sont chamboules, ce qui occasionne de nombreuses questions et craintes pour le patient, en particulier concernant son devenir, le monde inconnu qui l’attend, sa dependance, sa vie sociale. Soigner C’est « agir pour soi-meme ou pour les autres afin d’entretenir la vie, de maintenir, restaurer et promouvoir la sante ». Choisir d’etre soignant, c’est donc choisir avant tout ne profession qui a pour fonction sociale d’assurer toutes les activites liees a l’entretien de la vie individuelle et collective, le bien-etre physique et psychique grace au maintien des besoins fondamentaux du patient. Les soins relationnels Les soins relationnels sont definis par les « interventions verbales visant a etablir une communication, en vue d’apporter aide et soutien psychologique a une personne ou a un groupe, lors d’entretiens avec le patient et/ou lors d’actes infirmiers par le dialogue, l’ecoute, et les techniques qui favorisent la communication.

Ce sont des actes de soins infirmiers relevant du role propre.  » * Jacques Salome*, complete cette definition en indiquant qu’un soin relationnel est « un ensemble de gestes, de paroles, d’attitudes, d’actes et de propositions relationnelles tant dans le domaine du reel, que de l’imaginaire ou du symbolique pour lui permettre de se relier : • a sa maladie ou a ses dysfonctionnements • a son traitement • a son entourage • a lui-meme • a vous-meme ou a l’accompagnant » La relation d’aide La relation d’aide est un soin relationnel.

Nous pouvons la definir par la capacite de l’infirmier a amener toute personne en difficulte a mobiliser ses ressources personnelles pour mieux vivre une situation. La relation de comprehension, de soutien et de reassurance : C’est une relation chaleureuse, qui se caracterise par une ecoute attentive, une tentative de dedramatisation, et par une tentative d’etablissement de communication empathique. Elle est en general, tres appreciee des patients, car, il est considere dans sa globalite, comme une personne ayant des craintes, des difficultes et des hesitations a exprimer.

Par cette relation, l’infirmier prend en ligne de compte l’aspect psychologique et l’aspect biologique du soigne. Elle peut etre consideree comme un soin dans lequel le soignant est son propre instrument therapeutique. Aussi doit-il respecter certains principes pour etre efficace. Relation soignant soignee : « C’est un rapport mettant en lien au minimum deux personnes ayant pour raison ou objectif, majoritairement des soins. De cette facon, tout acte, tout geste technique ou de confort s’inscrit dans la relation soignant-soigne. » Le soin infirmier

Virginia Henderson*, en 1969, ecrit : « les soins infirmiers consistent principalement a assister l’individu, malade ou bien portant, dans l’accomplissement des actes qui contribuent au maintien ou a la restauration de la sante et qu’il accomplirait par lui-meme s’il avait assez de force, de volonte ou de savoir, cette assistance doit permettre a celui qui la recoit d’agir sans concours exterieur aussi rapidement que possible. » La communication La communication est un echange entre plusieurs personnes dans le but de comprendre et d’apporter en commun une solution a une question posee.

Elle necessite un emetteur et un recepteur de l’information. Cette transmission se fait par differents « canaux » que l’on peut distinguer en langage verbal et langage non verbal. La communication organisationnelle : La communication organisationnelle est le processus par lequel se cree et se construit l’organisation. Pour qu’une organisation soit dynamique et efficace, il faut que la communication organisationnelle soit dynamique et imbue de sens. [pic] a) Les differents niveaux de la relation Infirmier /malade : • La relation de civilite et de nature fonctionnelle:

La relation de civilite : Dans la relation de civilite, le niveau de communication peut etre qualifie de « banal ». Ce type de relation infirmier/malade ne se differencie pas de la plupart des interrelations habituelles. La relation de civilite s’inscrit en fait dans un rituel social, dans un desir, une volonte personnelle de rendre l’echange avec autrui plus agreable, plus convivial. Lorsque l’infirmier instaure avec le patient une relation de civilite, il parle souvent avec celui-ci de tout, mais en laissant dans la plupart des cas l’essentiel de cote.

Mais, malgre cet aspect, elle est souvent indispensable a la communication entre l’infirmier et le malade. Cela peut s’expliquer par deux raisons : • D’une part, le malade apprecie souvent ce genre de relation, car elle lui permet de rompre pour un certain temps la solitude qu’il peut endurer dans le cadre hospitalier. Elle lui permet aussi de laisser de cote passagerement ses pensees qui peuvent etre axees sur sa pathologie ou son intervention, afin de discuter avec l’infirmier de choses plus plaisantes telles la famille ou le film televise de la soiree derniere.

Il est a constater que ce type de relation ne revele sa reelle importance que lorsqu’elle est totalement absente. Aussi, l’infirmier doit-il veiller a ce qu’elle reste toujours presente. • D’autre part, la relation de civilite est un facteur qui peut favoriser l’installation d’un « climat de confiance » entre le l’infirmier et le malade sans laquelle toute action infirmiere ayant pour but d’approfondir la relation avec le patient aurait beaucoup de mal a aboutir. Nous pouvons aussi dire, que malgre son caractere banal, la relation de civilite est indispensable pour etablir une relation plus profonde avec le patient.

La relation de nature fonctionnelle : En fait, la relation de nature fonctionnelle est utile, voire indispensable, incontournable. Cependant, utilisee avec exces, elle peut etre percue comme inquisitrice, le malade pouvant devenir plus victime que beneficiaire de cette relation. Par ailleurs, si elle est trop repetitive, elle perd toute pertinence et toute efficacite. Ainsi, ce mode de relation doit etre utilise avec beaucoup de precaution par l’infirmier, qui devra appliquer des techniques telle la reformulation afin de limiter son aspect trop investigateur.

Ce type de relation tire son nom du fait qu’elle a une fonction bien precise. Elle a pour but de permettre a l’infirmier de connaitre le patient dans un domaine bien specifique (il peut s’agir des habitudes de vie, de la situation familiale ou socioprofessionnelle de la personne soignee). Elle donne a l’infirmier les moyens d’obtenir des informations importantes pour la definition des grandes lignes de la prise en charge du patient ou pour la precision de tel ou tel aspect de celle-ci. • La relation de comprehension de soutien et de reassurance :

Dans la relation de soutien, le but premier de l’infirmier est de repondre aux besoins de la personne en souffrance, pour lui permettre de retrouver son autonomie en l’accompagnant tout au long de l’evolution de sa maladie. Aussi, l’infirmier doit-il toujours prendre en compte l’aspect psychologique du patient pour ainsi le prendre en charge dans sa globalite. Par consequent, il ne doit pas se contenter des soins corporels au soigne, mais a aussi la tache de veiller au bien-etre psychologique de ce dernier.

Il a une specificite relationnelle en complementarite du soin physique, du fait du contact quotidien qu’il entretient avec le patient. Ce dernier peut, en effet refuser de divulguer des informations personnelles au medecin, qu’il rencontre tres peu, mais les adresser aux infirmiers qui partagent ses activites et veillent sur lui. Par ailleurs, la situation qu’a l’infirmier par rapport au patient est des plus avantageuse, car, elle lui permet d’ecouter et d’observer attentivement ce dernier.

En effet, l’infirmier a un contact quotidien avec le patient (du fait des soins prodigues). A cet effet, l’infirmier doit etre en ecoute active, en lui montrant qu’il accepte ses sentiments et en l’aidant a clarifier son message. Pour cela, il doit en verifier le contenu (en reformulant ce que le malade a exprime), mais aussi verifier les sentiments (en les nommant). Par ailleurs, il doit etre receptif a la communication non verbale du soigne et adapter ses reponses en fonction de celle-ci. Il doit donc observer attentivement le patient.

Tout cela devrait permettre a l’infirmier d’eliminer les interpretations parfois vagues et generales du comportement et de la personnalite du soigne. • La relation d’aide : Cette relation s’appuie sur la theorie qui stipule que tout etre a en lui les capacites suffisantes pour venir a bout de ses difficultes (il s’agit d’un principe Rogerien*). Ce type de relation ne s’improvise pas, car elle necessite la mise en place d’un climat de confiance. L’infirmier doit donc passer un minimum de temps aupres du malade avec lequel il veut instaurer cette relation.

Par ailleurs, il faut qu’il ait un minimum de disponibilite afin qu’il puisse etablir une communication empathique. Cela signifie que l’infirmier doit etre assez proche du malade pour percevoir et comprendre ce qu’il ressent et suffisamment distant pour ne pas se projeter lui-meme dans la situation et ainsi ne pas agir et parler a la place du patient. Cette relation ne s’improvise pas, elle necessite un travail sur soi de la part de l’infirmier. Elle s’apprend, se pratique et par le biais de l’experience professionnelle s’optimise, debouchant sur un meilleur savoir-faire de l’utilisateur. ) Les etapes de la relation Infirmier / malade : • Etape d’orientation et d’identification : Etape d’orientation : C’est la recherche d’aide motivee par un besoin. Ce besoin peut etre immediat ou differe. o Le patient doit connaitre et comprendre son probleme ainsi que l’etendue de son besoin d’aide. o Il doit integrer l’evenement maladie dans le cours de ses experiences de vie. o Il doit connaitre les services professionnels qui lui sont offerts pour planifier leurs prestations avec le service medical. Il doit etre aide dans l’utilisation, de facon positive, de l’energie nee des tensions associees aux besoins ressentis pour y faire face. o Limite dans son espace de vie, le patient est renvoye a sa propre imagination et l’assurance du personnel de sante pour expliquer ce qui se passe autour de lui. A ce stade, la maniere dont l’infirmier percoit le fait d’aider ses semblables peut considerablement modifier l’evolution de la personnalite du patient. Pour lui, ce besoin ressenti, mais insuffisamment compris, constitue la premiere etape d’une xperience d’apprentissage dynamique qui pourra donner lieu a une prochaine etape constructive de son evolution personnelle et sociale. A l’infirmier de l’aider a preciser l’idee qu’il se fait de son probleme afin de mieux le comprendre et de developper un comportement cooperatif pour l’assumer ou le resoudre. Le patient doit trouver un sens a donner a ce qu’il vit, et le role du soin relationnel infirmier est de participer a ce processus de clarification afin que le patient integre sa maladie comme une experience riche d’enseignement sur lui-meme. Etape d’identification :

Lorsque l’infirmier permet au malade de manifester ce qu’il ressent tout en lui prodiguant les soins infirmiers dont il a besoin, il peut vivre une experience qui reoriente ses sentiments et renforce les aspects positifs de sa personnalite. Hildegarde Peplau* montre, qu’a cette phase d’identification, l’infirmier doit garder a l’esprit le role de Leader dans lequel le patient la place et les rapports entre ce role et les phenomenes d’identification, car la base de l’identification est essentiellement semblable a celle de la petite enfance, au debut du stade oral de la personnalite.

Le patient est tente par des comportements de dependance qui le rassurent, et en meme temps il lutte contre ces comportements qu’il juge infantiles. Un infirmier forme a deceler les sentiments nes de la situation du patient, et les sentiments contre-culturels qui s’y rattachent, peut l’aider a vivre ces contradictions. Il signale que l’identification eveille des sentiments meles d’amour et de haine. La personne qui a le pouvoir d’aider peut etre enviee ou detestee pour cette faculte d’aide qui incite au respect.

Deux objectifs peuvent aider l’infirmier dans cette relation d’aide : o Clarifier les idees preconcues du patient concernant les infirmiers et les soins infirmiers, ainsi que ses attentes a son egard, o Clarifier les idees preconcues de l’infirmier concernant un patient donne et sa capacite de gerer ses problemes ainsi que ses attentes a son egard. • Etape d’exploitation : Apres s’etre identifie a un infirmier qui sait reconnaitre et comprendre les relations interpersonnelles en jeu, le patient peut passer a une etape de pleine utilisation des services qui lui sont offerts.

Un patient en securite, qui a le sentiment d’etre bien soigne, devient membre participant du reseau de soins ou du service hospitalier. L’etape d’orientation concernait la situation familiale ou sociale anterieure, l’etape d’exploitation chevauche toutes les precedentes, liberant une projection du moi du patient dans le futur. H. Peplau* met en garde l’infirmier qui ne doit pas se satisfaire de ces resultats, et aller jusqu’au bout. Le comportement du patient dans la phase d’exploitation ressemble a celui d’un adolescent qui se caracterise par un enchevetrement des besoins et des comportements alternatifs de progression et de regression.

Le plus difficile pour l’infirmier est de trouver un equilibre entre son besoin de rester dependant, comme au cours de la phase aigue de son probleme de sante, et le besoin d’etre independant. Elle explique que le probleme infirmier le plus complexe et delicat n’est pas lorsque le patient tente consciemment d’exploiter une sur identification aux infirmiers et a la liberte d’utiliser les services offerts, reclamant un plus de maternage. Ceci est gerable par l’equipe et s’il y a lieu l’aide du psychologue du service ou de l’etablissement.

Les infirmiers experts considerent leurs efforts psychotherapeutiques rudement mis a l’epreuve de la part du patient lorsqu’il libere un besoin insatiable de pouvoir et de domination dans le seul but d’obtenir toujours plus que les autres. • Etape de resolution : A mesure que les anciens besoins sont satisfaits, le patient s’en detourne spontanement, d’ou l’interet d’y repondre et d’adapter ses demandes aux nouveaux objectifs : c’est l’etape de resolution. Il semblerait logique que le patient reconforte par la certitude de recevoir l’aide dont il pourrait avoir esoin, des le probleme medical resolu, entre dans cette phase. Ce n’est pas toujours le cas. H. Peplau* note que le caractere psychologique du phenomene explique que la guerison medicale et le desir de terminer reellement l’epreuve ne coincident pas toujours. L’etape de resolution entraine la liberation progressive de l’identification. Ce resultat s’obtient si chacune des etapes precedentes a ete vecue et satisfaite sous forme de maternage psychologique. De la part de l’infirmier, il s’agit : D’accepter le patient sans condition dans une relation soutenue qui satisfait pleinement ses besoins, o De reconnaitre les signes de maturite du patient, si minimes soient-ils, et y repondre quels que soient le moment et la forme de leur expression, o D’abandonner progressivement on pouvoir au patient en fonction de sa capacite d’employer ses efforts a la realisation de nouveaux objectifs. [pic][pic] a) Les bases de la relation Infirmier/malade : • Les principes fondamentaux de la relation infirmier/malade :

La relation infirmier/malade est basee sur des principes fondamentaux tels que : o Le respect : c’est-a-dire reconnaitre l’autre comme une personne unique, investie d’une dignite et d’une valeur, ainsi que la reconnaitre comme ayant droit. o La compassion : ce n’est pas connaitre la souffrance de l’autre mais avoir conscience de la souffrance qu’il ressent o L’amour altruiste : bien veritable pour autrui. « L’amour, pour celui qui souffre, n’a pas de prix » o La disponibilite et le temps : reposent essentiellement sur l’ecoute du malade. L’authenticite : c’est la base d’une relation honnete, c’est tenter d’etre soi meme. o L’empathie : c’est la capacite de se centrer sur l’autre, d’emprunter ses sentiments pour mieux les comprendre, tout en restant conscient que ces sentiments appartiennent a l’autre. o La congruence : c’est la concordance entre ce que le soignant sent et pense immediatement et ce qu’il communique a la personne aidee. o La consideration positive inconditionnelle : c’est accepter le patient tel qu’il est, sans jugement sur ce qu’il fait ou dit. C’est avoir confiance en l’autre, en ses capacites. La communication : c’est etre capable d’accorder a l’autre qu’il pense et que cela est important pour lui, etre plus attentif au patient et a ce qu’il dit. • L’accueil et sa place dans la relation Infirmier/malade : L’accueil est le premier soin que l’infirmiere doit assurer aupres de toute personne entrant dans un etablissement de sante. Il conditionne souvent la perception globale du sejour a l’hopital. Au-dela des exigences reglementaires, l’accueil est un moment important qui doit permettre a la personne soignee et a ses proches d’etre en confiance, informes et ecoutes.

La relation infirmier/malade ne peut avoir lieu que si l’infirmier prend en compte la dimension d’accueil du patient et pas seulement prendre connaissance d’un probleme technique. Elle ne peut avoir lieu sans cette rencontre d’homme a homme « Il ne peut y’avoir de relation valable avec la personne soignee sans une veritable rencontre »[1]. • Les sentiments, l’emotion et la relation infirmier/malade : Les sentiments et les emotions ont une place preponderante dans la relation de soin.

Les distinguer permet d’ajuster sa position vis-a-vis des patients et de l’equipe : o Un sentiment de superiorite : il est fonde sur l’action aupres du malade, le port de la blouse… « Ce sentiment donne la confiance en soi indispensable a la relation de soins et a l’execution des taches qui en decoulent »[2]. o Un sentiment d’impuissance : provoque par certaines pathologies incurables, non evolutives ou mortelles. Il peut s’accompagner d’un sentiment d’inferiorite, d’emotions, de tristesse… o Un sentiment de responsabilite : de part son role de soignant Un sentiment de decouragement : « ce sentiment renvoie a la notion de stress, et tout le monde convient que le milieu hospitalier est une reserve a stress, cote patient mais aussi cote soignant »[3] o Un sentiment de satisfaction : gratifications personnelles dues a un bon contact avec un patient, une famille, l’equipe et le succes therapeutique. b) Les facteurs influencant la relation Infirmier/malade : • Facteurs en relation avec le malade : Le type de la maladie : La maladie est a l’origine d’une atteinte de l’integrite du sujet, d’une gene a l’exercice normal de sa vie.

La maladie entraine une rupture de l’equilibre anterieur, a laquelle le patient doit s’adapter. Cette adaptation mobilise une quantite de l’energie psychique du patient. Ainsi, la maladie est susceptible de declencher chez l’individu un certain nombre de reactions, variables selon sa personnalite, sa representation imaginaire et la representation collective de la maladie. Les reactions psychologiques a la maladie dependent de facteurs lies a la maladie elle-meme. Les maladies chroniques soulevent des problemes differents de ceux poses par les maladies aigues.

Les maladies graves mobilisent profondement la psychologie individuelle par une brusque resurgence de l’angoisse de mort. Certaines maladies induisent des handicaps aux consequences multiples. Enfin, certaines affections entrainent des reactions particulieres qui dependent de la culture : par exemple les representations culturelles de l’epilepsie. La psychologie du malade et sa reaction a la maladie : Le patient reagit a sa maladie en fonction de ce qu’il est, notamment de son age, son histoire personnelle et sa personnalite. Differents modeles psychologiques et psychopathologiques peuvent s’appliquer dans ce contexte.

Modeles de « defense du moi » Ils sont issus des theories psychanalytiques. Ce modele postule que, pour lutter contre tout ce qui peut susciter le developpement de l’angoisse, l’individu mobilise des operations inconscientes qu’on nomme « mecanismes de defense du Moi ». Les mecanismes de defense peuvent etre regroupes en 4 domaines : o Defenses psychotiques : projection delirante, deni, distorsion o Defenses immatures : projection, fantaisie schizoide, hypocondrie, acting-out o Defenses nevrotiques : refoulement, deplacement, formation reactionnelle, intellectualisation, isolation Defenses matures : altruisme, humour, anticipation, sublimation, comportement passif agressif, suppression et dissociation. Les defenses habituellement considerees comme les plus pathologiques sont les defenses psychotiques et immatures. Modeles de « coping » Ils sont issus des theories cognitivo-comportementales. Le verbe « to cope » signifie en anglais « faire face ». D’apres ces modeles, le stress, que l’on peut definir comme une « reaction adaptative a un stimulus », ne dependrait pas seulement de l’evenement, ni de l’individu, mais d’une transaction entre l’individu et l’environnement.

Ainsi, une reponse inadaptee survient lorsqu’une situation (par exemple une maladie) est evaluee comme debordant les ressources et pouvant mettre en danger le bien-etre. Cette reponse est le resultat d’un desequilibre entre les exigences de la situation provocatrice et les ressources de l’individu pour y faire face. Les strategies d’adaptation au stress peuvent etre de differentes natures : resolution du probleme, notamment recherche d’information. Acceptation de la confrontation, prise de distance ou minimisation des menaces, reevaluation positive, auto-accusation, fuite evitement, recherche d’un soutien social, maitrise de soi par exemple.

Globalement les strategies actives sont souvent les plus efficaces pour reduire la tension. La description des personnalites pathologiques a aussi une pertinence dans le domaine de la psychologie medicale. Les personnalites pathologiques induisent de veritables difficultes therapeutiques pour les medecins mal informes ou peu sensibles a cet aspect de la psychopathologie. Les types de reaction a la maladie Toute maladie plonge le sujet dans une situation nouvelle et declenche de nombreuses modifications psychologiques.

Le medecin doit savoir reconnaitre ces modifications comportementales et l’origine de ces processus psychologiques nouveaux : la comprehension de leur sens est en effet souvent indispensable au bon deroulement du traitement propose. Differents types de reaction peuvent etre retrouves : L’etat de maladie represente pour l’individu une menace vitale et une atteinte de l’integrite du Moi. Elle est liee a la peur de la mort, la souffrance, l’alteration des liens affectifs et/ou sociaux. Au cours de certaines maladies, l’angoisse est expliquee par les mecanismes lesionnels et/ou biologiques.

L’anxiete associe des manifestations psychiques, somatiques et comportementales. Elles sont decrites dans le chapitre « troubles anxieux et troubles de l’adaptation ». L’anxiete temoigne en general d’un processus normal d’adaptation aux contraintes et aux consequences de la maladie. Lorsqu’elle est pathologique, l’anxiete necessite d’etre traitee. Il s’agit des reactions les plus banales. La regression psychique est fonction de la gravite de la maladie et de la structure de la personnalite du sujet.

Cette regression peut se traduire par une reduction des interets, un egocentrisme, une dependance vis a vis de l’entourage et des soignants, un mode de pensee magique (croyance en la toute puissance du medecin, du medicament). La regression est un processus normal et necessaire car il permet au patient de s’adapter a la situation nouvelle de maladie. Elle peut aussi etre utile au processus therapeutique (observance du traitement par exemple). Alors que la maladie favorise les processus de regression, la guerison doit s’accompagner d’une reprise d’autonomie. C’est le cas pour nombre de patients.

La regression peut etre aussi pathologique si elle est trop importante en intensite et en duree et empeche la participation active et energique du patient au processus therapeutique. Dans ces circonstances, la tache du medecin consistera a tenter de limiter les tendances regressives, pour qu’elles ne constituent pas un frein a la guerison. Ces attitudes sont souvent retrouvees chez les personnalites passives dependantes et histrioniques. Enfin, la regression et la dependance peuvent etre absentes. Dans ce cas, le medecin doit favoriser l’expression de ces processus pour obtenir de bons resultats therapeutiques.

Attitudes de minimisation, negation et refus de la maladie Ces reactions sont courantes. Elles peuvent aller jusqu’a des attitudes de negation et de refus de la maladie reposant sur des mecanismes de denegation ou de deni. Par exemple, tel patient « refuse de s’ecouter » et denie partiellement la realite en meconnaissant la gravite de son etat et en rationalisant sa maladie qui « est due a un surmenage passager ». Ces attitudes peuvent s’accompagner parfois de comportements d’hyperactivite centree sur la maladie (consultations multiples).

Le narcissisme definit le caractere de « tout inviolable, imperissable, important, capable et digne d’etre aime » de l’individu (Balint). La maladie menace l’integrite de l’individu et induit des reactions variables sur son narcissisme. Certains patients se sente avant tout blesses et vivent une experience de « faille narcissique ». Certains la surmonteront en se repliant sur eux-memes et en accentuant leur egocentrisme, alors que d’autres developperont des themes depressifs associes a la crainte de ne plus etre dignes d’etre aimes.

Certains patients au contraire voient leur narcissisme renforce par l’experience de la maladie : l’interet porte a sa propre personne malade devient la source de nombreuses satisfactions. Certains comportements narcissiques pourront etre utiles au medecin, s’ils facilitent la participation du patient a la therapeutique. Ces reactions narcissiques sont frequentes chez les sujets dont la dimension de narcissisme est une dimension dominante du fonctionnement psychique. Elles sont frequentes au cours des maladies chroniques et/ou severes. En effet, la maladie represente une atteinte de l’image ideale de soi, c’est a dire u narcissisme du sujet. Elle represente aussi une confrontation avec la mort. A ce double titre, elle peut etre a l’origine de reactions depressives, qui sont par ailleurs favorisees par certains facteurs biologiques, lesionnels et therapeutiques. Les reactions depressives peuvent etre exprimees par le malade (sentiment de devalorisation, d’incompletude, de fatalite avec abandon de tout projet et de tout souhait) ou masquees par des plaintes en particulier somatiques. L’agressivite n’est pas l’apanage des patients psychiatriques. Elle est souvent le reflet de la perception d’une menace.

Elle peut s’exprimer de facons tres variees : agressivite passive, agressivite verbale voire agressivite physique. L’agressivite peut aussi temoigner d’un sentiment d’injustice et de persecution. Se considerant comme victimes d’une agression, certains patients pensent plus ou moins consciemment qu’on « on leur veut du mal ». Le mecanisme de defense mis en jeu est un mecanisme projectif. La douleur : Un des aspects les plus angoissants de la maladie est la douleur physique qui, si elle est intense et prolongee, affecte profondement la qualite de vie.

La douleur peut etre superficielle : elle est alors vive et facile a localiser, ou profonde, sourde, diffuse, parfois dans une region differente de celle de la lesion organique. Si la douleur est aigue, elle est souvent accompagnee de reactions neurovegetatives que les nausees, les vomissements, l’hypertension arterielle. La douleur chronique agit sur le rythme du sommeil, de l’appetit, provoque une irritabilite, une perte d’interet, une peur pour sa propre integrite corporelle. Au-dela des caracteristiques liees a l’intensite et a la duree, la reaction a la douleur depend de la structure psychique individuelle.

La douleur provoque des reactions d’anxiete, de panique, et la simple prise en charge par l’equipe soignante apporte souvent un soulagement immediat. Autres facteurs influencant la relation infirmier/malade : ? Une therapie complexe et difficile a mettre en ? uvre. ? La necessite de changer radicalement le mode de vie actuel. ? La solitude ? Perte de la memoire. ? Une famille et une vie sociale instable. ? Les conditions economiques ? La clarte dans la communication et capacite a informer de la part des medecins et des infirmiers. ? Etc. • Facteurs en relation avec l’infirmier :

L’epuisement Professionnel Ce concept s’articule autour de trois dimensions : l’emotion, l’incomprehension et la pression. L’emotion est le lien avec la relation d’aide dans sa rencontre avec la vie, la mort et la souffrance. L’incomprehension est a la fois cause et consequence des conflits. La pression inherente au monde de l’entreprise, s’aggrave avec les dysfonctionnements. Et au cours de cela, un stress terrible et chronique, qui vire a l’insupportable, va engendrer une pathologie issue du monde du travail, celle du syndrome d’epuisement professionnel.

Le stress est nomme syndrome d’epuisement professionnel en France, burn-out aux Etat Unis ou encore Kalochi au Japon. Le concept d’epuisement professionnel du personnel soignant a ete initialement invente par les soignants a l’usage des soignants. Il met en cause la faillibilite de la dimension d’aide et finit par user le professionnel de la sante. Il est un etat de fragilite psychologique et physique intense qui ne permet plus au soignant d’assurer ses responsabilites professionnelles.

Il se construit sur la base d’une complication de facteurs que nous retrouvons dans la relation d’aide en difficulte et dans les troubles dysfonctionnels organisationnels et institutionnels. La violence, la tension, la demande excessive de rentabilite sans moyens ni reconnaissances suffisantes en sont des exemples. Il s’inscrit dans l’ecart existant entre les realisations quotidiennes et le niveau idealiste du metier. Lorsque ce dernier parait inatteignable, il entraine le soignant dans une desillusion depressive. Il se manifeste par : Des explosions emotionnelles : colere, crises de larmes, irritabilite, o Une labilite de l’humeur, passage du rire aux larmes. o Un refus d’agir ou de repondre a une demande anodine. o Une incapacite d’exprimer ses sentiments, ce qui serait un aveu de faiblesse. o Une froideur, un hyper controle et un seuil de saturation emotionnelle atteint, qui sont des mecanismes inconscients de defense de l’organisme. o Une sensibilite accrue aux frustrations. o Des signes somatiques – fatigue, cephalees, troubles gastro-intestinaux, troubles du sommeil, Des troubles secondaires – conduites additives, troubles du comportement, Un symptome majeur de ce syndrome est la « deshumanisation de la relation a l’autre » qui se caracterise par une secheresse relationnelle s’associant a une certaine agressivite du soignant envers le patient. L’attitude a l’egard de la personne prise en charge se modifie, percue de plus en plus comme un malade-objet et non plus comme un malade-sujet, il devient un numero de chambre, un organe que l’on soigne. Cette perception tue la qualite premiere du lien relationnel.

Est retrouvee egalement une diminution de l’accomplissement personnel, nait d’un sentiment d’improductivite et d’inefficacite chez le soignant. De meme il semble que l’age joue un role dans l’apparition de ce syndrome. En effet, plus nous sommes jeunes et debutants, et plus nous sommes sur un dispositif professionnel dit « a risque ». Enfin, la personnalite du soignant intervient dans la survenue du burn-out, a savoir l’anxiete ou la vulnerabilite, la notion de narcissisme confrontee a la realite et l’engagement sans faille au travers des motivations et du choix professionnel – besoin accrue de se sentir utile, ou de reparer quelque chose.

La profession d’infirmier produit chez le soignant un ressenti paradoxal, celui de la souffrance et du plaisir. L’epuisement professionnel fait basculer cette perception vers la souffrance, empechant le soignant de s’epanouir ou de percevoir une gratification a long terme. Afin de garantir un equilibre durable, il est donc primordial pour l’infirmier de « prendre soin de lui pour mieux prendre soin des autres ». Voir « Echelle de Maslach », pour l’evaluation du niveau de l’epuisement professionnel, disponible dans l’annexe. Le secret professionnel

Le secret professionnel a pour but de proteger l’intimite des personnes que l’on soigne – donc ses interets. C’est une necessite pour instaurer et maintenir la confiance de la personne soignee. Il permet d’assurer la pleine liberte du recours aux professions medicales et paramedicales, le respect du secret professionnel est pour l’infirmier, comme pour le medecin, une obligation a la fois morale et juridique. Code de l’infirmier : « L’infirmier est lie par le secret professionnel et ne communique qu’a bon escient les informations qu’il possede »[4].

Article 4 du decret du 16 fevrier 1993 relatif aux regles professionnelles des infirmiers : « Le secret professionnel s’impose a tout infirmier ou infirmiere et a tout etudiant infirmier dans les conditions etablie par la loi. Le secret couvre se qui lui a ete, mais aussi se qui la vue, lu, entendu, constate ou comprit. L’infirmier ou l’infirmiere instruit ses collaborateurs de leur obligations on matiere de secret professionnel et veille a se qu’ils s’y conforment. La regle du secret professionnel est absolue et nul ne peut en delier l’infirmier sauf cas prevus par la loi ».

Meme article Alinea 2 : Etendue du secret. Le secret couvre « l’ensemble des informations concernant la personne venue a la connaissance du professionnel de sante, de tout membre du personnels de ces etablissements ou organismes et de toute autre personne en relation, de par ses activites, avec ces etablissements ou organismes ». La violation du secret professionnel est une infraction sanctionnee par la loi. Element legal, art. 446 du code penale : « Les medecins, chirurgiens ou officiers de sante, ainsi que les pharmaciens, les sages-femmes ou toutes autres ersonnes depositaires des secrets qu’on leur confie, qui, hors le cas ou la loi les oblige ou les autorise a se porter denonciateurs ont revele ces secrets, sont punis de l’emprisonnement d’un mois a 6 mois et d’une amende de 120 a 1000 Dhs ». Autres facteurs influencant la relation infirmier/malade : o La vie personnelle de l’infirmier o Effectif eleve des malades o Sollicitations repetees de la part du patient o L’age et la mentalite du patient o L’ambiance dans l’equipe du travail o Etc. • Facteurs en relation avec l’organisation du service : La charge du travail :

C’est l’ensemble des actes destines a repondre aux besoins de sante d’une personne ou d’un groupe de personnes : soins infirmiers dispenses au patient et activites qui contribuent aux soins et qui sont effectuees hors de la presence du patient. Elle permet de chiffrer objectivement le nombre de personnes necessaires pour realiser l’activite prevue sur les 24 heures et de prendre en compte le cout des soins infirmiers. Les methodes d’etudes les plus couramment employees sont : P. R. N[5] : methode de recherche basee sur la demarche de soins et la planification des soins initiee au Centre Hospitalier Saint Justine de Montreal en 1969,

R. S. I[6] : permet d’effectuer une synthese de l’activite de soins infirmiers effectuee au cours d’un sejour hospitalier, sa structuration est a peu pres similaire au resume de sortie standardise. Il comprend principalement les diagnostics infirmiers du sejour, les interventions infirmieres et une mesure de l’intensite de soins, Soins Infirmiers Individualises a la Personne Soignee (S. I. I. P. S. ) : Methode d’inspiration francaise mise en place en 1980-82 par Marie-Claude BEAUGHON (infirmiere generale) a l’Hotel Dieu de Paris.

Son principe repose sur l’utilisation du dossier de soins infirmiers en lien avec le systeme d’information et la demarche de soin, ce systeme de mesure explicite et indirecte utilise donc une classification et un score. Ces methodes repondent aux objectifs suivants : reconnaitre et valoriser les soins infirmiers, avoir un outil de gestion pour le service infirmier, contribuer a la recherche en soins infirmiers et ameliorer la qualite des soins, integrer les soins infirmiers dans les indicateurs d’activite de l’hopital.

Outre les avantages ergonomiques de la palette transportable et du stylo servant de souris souvent proposes, les applications informatiques pour le DSI informatise comportent les fonctionnalites pour une etude de la charge de travail. Si l’outil informatique est utilise a bon escient il concourt a une amelioration certaine des conditions de travail des infirmiers et infirmieres. L’interet essentiel etant d’accroitre la disponibilite du soignant aupres du patient. Autres facteurs influencant la relation infirmier/malade : o La structure du service. o La repartition des taches entre le personnel du service. Les horaires des visites. o Etc. [pic] [pic] a) Les differents types de la communication : ? La communication verbale : La communication verbale, capacite specifique de l’espece humaine, est le mode principal de communication entre les hommes, et utilise le langage naturel. Elle peut etre definie par un certain nombre de caracteristiques. En premier lieu, elle suppose chez les interlocuteurs un equipement anatomique (un appareil vocal et un appareil auditif, constitues d’un certain nombre d’organes peripheriques) et, surtout, un equipement neurophysiologique particulier.

C’est cet equipement qui donne au langage naturel sa caracteristique principale, a savoir sa nature articulee. Selon beaucoup de linguistes, cette caracteristique permet de distinguer le langage humain de la communication animale, dans la mesure ou seul le premier utilise des unites articulees entre elles : les phonemes (les plus petites unites distinctives) et les morphemes (ou monemes, c’est-a-dire les plus petites unites porteuses de sens). La double articulation du langage naturel permet ainsi de distinguer la communication verbale de tous les autres types de communication. ? La communication non verbale :

Elle comprend le contact des yeux, le ton de la voix et la vitesse d’elocution, l’expression faciale et gestuelle, La distance interpersonnelle, l’apparence generale, mais aussi la poignee de mains et le contact physique. A travers elle, le corps est etroitement engage dans le discours. La communication non verbale est souvent plus subtile et plus efficace que la communication verbale (elle peut transmettre des intentions que les mots arrivent difficilement a faire passer). Elle peut parfois donner plus d’informations que la communication verbale ou encore des informations qui viennent contredire cette derniere.

Ainsi, la communication non verbale accompagne-t-elle la parole et apporte-t-elle autant d’elements a dechiffrer que le discours manifeste. En resume, on peut dire que les deux modes de communication etudies precedemment interagissent dans toute conversation. ? La communication organisationnelle : La communication organisationnelle est le processus par lequel se cree et se construit l’organisation. Pour qu’une organisation soit dynamique et efficace, il faut que la communication organisationnelle soit dynamique et imbue de sens. Pour mieux comprendre la communication organisationnelle, voir l’annexe. ) Les mecanismes et les obstacles de la communication interpersonnelle : ? Schema de la communication : Les premieres theories de la communication ont ete elaborees au milieu du XXe siecle par des ingenieurs americains qui cherchaient des solutions aux problemes techniques lies a la perte d’informations (notamment lors de la transmission telegraphique). Les modelisations qu’ils ont proposees, de portee tres generale, ont inspire plusieurs linguistes, dont Roman Jakobson qui a propose le schema de communication le plus simple et le plus connu : [pic] ? Explication et approfondissement du schema :

L’intention represente l’idee de ce que l’on veut dire a l’autre ou l’idee que l’on veut que l’autre comprenne. On peut ainsi dire qu’une communication est claire et precise lorsque l’intention que voulait suggerer l’emetteur correspond a l’effet obtenu par le recepteur. Pour cela il faut : o D’une part : que l’emetteur clarifie ses intentions en exprimant le plus fidelement possible ce qu’il veut, pense et ressent autant au niveau verbal que non verbal. Le langage doit etre clair et precis pour que le recepteur n’ait pas a deviner ou lire entre les lignes. D’autre part : que le recepteur essaie de saisir le plus fidelement possible l’intention de l’emetteur. Il ne doit pas faire toute sorte de suppositions sans les verifier aupres de ce dernier. En somme, les deux partenaires doivent veiller a ce que l’intention corresponde a l’effet. A savoir que le message a toujours deux composantes : o Le contenu qui est la signification du mot a mot dans le message. Il peut etre accompagne de sentiments differents et presenter un autre sens selon le langage non verbal. o Le sentiment, c’est-a-dire, la facon avec laquelle le message est livre particulierement au niveau du non verbal.

Ainsi pour saisir l’intention, le recepteur doit non seulement comprendre le contenu, mais aussi reconnaitre le sentiment qui accompagne les mots. ? Les freins a la communication interpersonnelle : L’information de base peut-etre mal transmise, le message peut, au cours de son voyage, subir des alterations et des transformations qui n’etaient pas voulues par l’emetteur. Par exemple : dans une conversation, un mot dont le sens est different pour les deux interlocuteurs, l’emetteur et le recepteur peut induire un incomprehension partielle ou totale.

Tous ces phenomenes qui modifient le sens premier du message, et non voulus par l’emetteur s’appellent des bruits. Plus la qualite de transmission du message est bonne, moins il y a de bruits. Plus elle est mauvaise, plus les bruits sont importants et modifieront le sens initial du message. Les bruits peuvent parasiter tous les types de message et ont toutes sortes de causes : mauvaise formulation, approximation, langage code, maitrise insuffisante de la langue, raisons techniques. La bonne transmission d’un message est assujettie a un autre phenomene : l’existence de filtres.

Meme dans une conversation ou l’attention est soutenue, le cerveau effectue des choix a notre insu, et oublie pour des raisons complexes, de memoriser telle ou telle donnee. Le cerveau a « filtre ». Ce qui est vrai pour le cerveau l’est tout autant pour d’autres processus de transmission de messages. Le schema devient encore plus precis et s’ecarte encore du schema initial et ideal. Ces bruits et ces filtres sont la regle habituelle dans la transmission de tout message. Le probleme est que la plupart du temps on ne s’en apercoit pas ; ils modifient le sens primitif du message sans meme que l’on en ait conscience.

On peut alors operer un feed-back, c’est a dire demander au recepteur de renvoyer le message pour le controler. [pic] 0. a) Les donnees psychologiques et legales de la relation : ? Psychologie du malade et de l’infirmier : Psychologie du malade : Tout malade demande de facon plus ou moins explicite a etre soigne, a etre reconnu, enregistre comme entite recevant des soins. Place en tant que patient, il est passif puisqu’il attend qu’on le soigne. La psychologie du soignant Le soignant pose le cadre, il instaure l’ordre.

Par le biais de celui-ci il s’impose au soigne (prescription, ordonnance, permission, interdiction, etc. ). De ce fait si le patient ne se soumet pas a l’ordre de cette situation, il est souvent considere comme un mauvais malade difficile ou insupportable. Ce rapport, comme celui existant entre un parent et son enfant, fonctionne sur un mode de domination/soumission, incluant la dependance au soignant. De ce fait, la relation peut fonctionner sur un certain nombre de «lois» : – le soignant possede le savoir. – le soigne est dans l’ignorance (de sa maladie). le soignant est raisonnable. – le soigne est faible, capricieux, anxieux. – le soignant decide seul. – le soigne se soumet aux ordres. Ce mode de fonctionnement pousse plus ou moins inconsciemment les soignants a adopter avec les malades un comportement infantilisant, un rapport de superiorite, une diminution des informations, etc. , autant de facteurs susceptibles d’engendrer une reaction violente chez la personne qu’ils prennent en charge. S’engager dans le rapport Infirmier/malade impose par consequent au futur soignant une reflexion personnelle sur ses rapports avec autrui.

En effet, le risque de reproduire avec le malade ses propres rapports avec les autres – battis en fonction de notre histoire sociale et personnelle – guette chacun d’entre nous. ? Droits du malade en matiere de la communication : La personne soignee a des droits et des devoirs, et ne saurait etre uniquement consideree du point de vue de sa pathologie, de son handicap, ou de son age. Le malade a un droit d’information, il doit connaitre le nom des praticiens et des personnes appelees a lui donner des soins, ainsi que le traitement et les soins proposes « dans toute la mesure du possible ». Les obligations de l’infirmier dans le cadre de la communication interpersonnelle : Aujourd’hui, l’infirmier ne peut plus etre considere uniquement comme un technicien de la pratique medicale : de part sa proximite meme avec le patient, il apparait egalement comme un technicien de la relation et un expert en matiere de la communication. En effet, sa presence aupres du patient lui donne une specificite relationnelle en complementarite d’un soin physique. Ce role infirmier n’est pas un choix qui s’offre au soignant, mais fait parti des soins prevus par la legislation professionnelle.

Dans l’article 1er du Decret n° 93-345 du 15 mars 1993 relatif aux actes professionnels et a l’exercice de la profession d’infirmier, il est stipule que : « Les soins infirmiers preventifs, curatifs ou palliatifs sont de nature relationnelle et educative (…). Ils ont pour objet, dans le respect des regles professionnelles des infirmiers et infirmieres, incluant notamment le secret professionnel : De prevenir et evaluer la souffrance et la detresse de la personne et participer a leur soulagement ». 0. b) La communication et les soins infirmiers : La communication linguistique et la transmission de l’information au malade : Le silence dans la relation Infirmier/malade est la negation meme de cette relation et il est toujours nefaste. L’information et la maniere de la communiquer au malade sont fondamentales. Qui dit communication dit mise en commun, echange, amorce d’un partenariat entre le soignant et le soigne. L ‘attitude souhaitee de la part des professionnels de la sante a l’egard de l’information du malade est exprimee en ces termes dans le projet de loi sur les droits de la personne malade : Toute personne malade, prise en charge par un medecin ou un etablissement de sante, a droit, sauf urgence ou impossibilite, d’obtenir des informations completes sur son etat de sante (…) Ces informations sont delivrees au moment opportun, au cours d’un entretien individuel ; elles doivent etre loyales, claires, comprehensibles pour le malade et adaptees a sa personnalite, a ses besoins et a ses demandes. Cela n’exclut pas la remise d’un document d’information ecrit en complement de l’entretien, surtout s’il s’agit de la proposition d’une operation a risque.

Sauf urgence, la personne malade a par ailleurs le droit a un temps de reflexion avant de donner son accord au medecin. Une mention de l’entretien d’information est relevee dans le dossier medical de la personne malade, signee eventuellement par elle si la nature de l’intervention ou l’etat des relations entre le malade et son medecin rend cette signature souhaitable ou meme exigible. La signature d’un formulaire pre redige de consentement peut conclure un entretien personnel mais n’en tient pas lieu. » (Art. 2) Les raisons et les qualites de cette information : Sans cette information due a un malade anxieux de savoir ce qu’il a et ce qu’on va « lui faire », le malade ne serait pas respecte, il n’y aurait pas de « consentement eclaire » a un traitement ou a une intervention, la confiance et la collaboration entre soignants et soignes seraient compromises. o Les informations doivent etre « loyales », c’est-a-dire vraies et levant les incertitudes du malade, « claires » c’est-a-dire exprimees dans un langage intelligible pour quelqu’un qui n’a pas de connaissances medicales, « appropriees » a la personnalite du malade et a la specificite de la maladie.

Une information, selon qu’elle est appropriee ou non, peut enfermer un malade dans une prison ou lui ouvrir une fenetre qui lui permette de respirer. Le devoir d’informer n’implique pas le droit de le faire sans menagement et de maniere abrupte. ? L’utilite de la communication non verbale dans le cadre des soins infirmiers : Le langage non verbal s’immiscee dans la communication de facon consciente ou inconsciente. Il s’agit d’un ensemble de parametres differents pouvant interferer dans le deroulement de la relation Infirmier/malade. On va decrire ceux qui nous paraissent les plus importants. L’expression du visage et le regard. Lorsqu’on exprime quelque chose a une personne, on le fait en le regardant. A travers ce regard on essaie de captiver l’attention de notre interlocuteur. Mais des choses de son propre vecu peuvent egalement passer : incertitude, angoisse, peur, anxiete… o L’attitude et le comportement permettent d’exprimer le sentiment interieur des personnes. Suivant le positionnement de notre corps, notre attitude traduit notre Capacite et notre volonte a entrer dans une conversation et a y participer. o Le toucher participe a la communication a travers les soins quotidiens.

De nombreux soins font obligatoirement intervenir le toucher du soigne par le soignant. Le plus frequent etant le soin d’hygiene: la toilette. Il est impossible pour le malade d’echapper au contact direct et tres intime prodigue par le soignant et impossible pour le soignant de rester a distance du malade. Du fait de ce contact, certaines personnes soignees peuvent se sentir mal a l’aise et se mettre en retrait dans cette relation duelle. On constate que le langage non verbal a une large palette d’expression : mimique, attitude, silence, pleurs, signes, gestes repetitifs, transpiration, le toucher, rougeurs du visage…

Et ce sont autant de facons d’exprimer, consciemment ou non, des emotions personnelles pour entrer en communication avec une autre personne. ? La communication adaptee : Une communication adaptee correspond a une mise en concordance entre un soin propose par un infirmier et un malade. La proposition du soin est un moment qui doit conduire a un veritable echange. De ce dernier, va decouler une strategie de communication qui consistera en un ajustement des propos du soignant face aux reactions du malade.

Par exemple, si un malade present des attitudes de retrait ou de defense pendant l’explication d’un soin, il faudra sans doute revenir sur ce qui a ete dit et reformuler une explication avec des termes appropries. Une communication adaptee prend en consideration plusieurs facteurs. La culture et l’origine sont deux elements essentiels. Les soins, selon les cultures, n’ont pas les memes representations symboliques. En effet, la culture est un terme generique qui inclut l’education, les connaissances, le savoir personnel… Il faut egalement considerer un autre aspect de la personne soignee, en fonction de son niveau social, intellectuel.

Le langage et les termes employes ne seront pas utilises de la meme facon selon la comprehension. Enfin, l’aspect religieux et les croyances ne doivent pas etre laisses de cote, car chez certaines personnes ces notions sont preponderantes et structurent leur vie. Pour finir, il faut parler de la communication adaptee en fonction du contexte de soin. L’adaptation de la communication se fera selon le type de soin : soin d’hygiene, refection de pansement, transfusion sanguine, soin de chimiotherapie… Chaque soin ayant une specificite particuliere, le soignant doit ajuster ce qu’il explique en fonction de la finalite du soin.

Le contexte de soin depend aussi du temps qu’envisage l’infirmier pour effectuer ce soin. Si le soin se prolonge ou se termine plus vite que prevu, il faut argumenter ce que l’on fait et ajuster ce que l’on dit a l’evolution du soin. Une communication adaptee lors d’un soin consiste en une mise en place d’une relation de confiance entre le soignant et le soigne; grace a la capacite d’ajustement du soignant a son interlocuteur. ETUDE PRATIQUE [pic] a) Bilan analytique des resultats : Population cible : Pour le secteur public, 100 questionnaires ont ete distribues dans les differents services hospitaliers publics et semi publics.

La population etudiee est representee par le personnel infirmier du CHU Ibn Rochd, Hopital Med 5, Hopital Ben Msik sidi Othmane, Hopital Moulay Youssef et certaines circonscriptions sanitaires au niveau de la wilaya du grand Casablanca. Les services cibles par nos questionnaires, ainsi que le taux de recuperation des questionnaires sont representes dans le tableau ci-dessous. Tableau n° 1 services cibles par le questionnaire ainsi que le taux de recuperation. |Les services |Nombre de questionnaires distribues |Nombre de questionnaires recuperes | C/S Sidi Othmane |3 |2 | |C/S Ibn Sina |3 |3 | |C/S Ghallef |4 |3 | |C/S Ain Harrouda |5 |5 | |Obstetrique Med 5 |5 |5 | Chirurgie Med 5 |4 |2 | |Urgences M. Youssef |4 |4 | |Pediatrie HSO |6 |5 | |SAU CHU Ibn Rochd |5 |5 | |RUC CHU Ibn Rochd |10 |10 | RUM CHU Ibn Rochd |8 |8 | |P 40 CHU Ibn Rochd |3 |5 | |Maternite CHU IR |6 |5 | |P 23 CHU Ibn Rochd |6 |4 | |P 32 CHU Ibn Rochd |5 |4 | Hematologie 20 Aout |10 |10 | |Urgences ORL 20 Aout |6 |6 | |Cardiologie 20 Aout |7 |4 | |Total |100 |90 | Parmi les 100 questionnaires distribues, on a pu recupere 90 questionnaire. Alors le taux de recuperation des questionnaires est de 90%.

Presentation de la population enquetee : o Repartition selon le sexe : Tableau n° 2 : Repartition en fonction du sexe |Sexe |Nombre |% | |Masculin |25 |28 | |Feminin |65 |72 | |Total |90 |100 % | Commentaire n° 1 Nous constatons que le sexe feminin est dominant par rapport au sexe masculin en presentant 72% de notre population cible. o Repartition en fonction de l’age :

Le moyen d’age des infirmiers questionnes est de 37 ans. Commentaire n° 2 Nous constatons qu’on a a faire a une population generalement jeune. o Repartition selon le statut matrimonial Tableau n° 3 : Repartition selon le statut matrimonial |Etat matrimonial |nombre |% | |Marie (e) |59 |65 | |Celibataire |25 |28 | Divorce (e) |5 |6 | |Veuf (ve) |1 |1 | |Total |90 |100 | Commentaire n° 3 Les infirmiers interroges etaient maries dans 65% des cas, celibataires dans 28%, divorces dans 6% des cas, alors que 1% seulement etaient veufs. o Repartition en fonction du grade : Tableau n° 4 : Repartition en fonction du grade Le grade |nombre |% | |IDE |59 |66