Meditations poetiques

Meditations poetiques

Redaction de l’intro + une partie au choix INTRO : Les Meditations poetiques est un recueil poetique publie en 1820 qui regroupe 24 poemes. La publication de ce recueil fut un evenement poetique : il est le premier manifeste du romantisme francais. Lamartine y transcrit ses etats d’ame, ses impressions. Le recueil a des aspects classiques : les poemes sont des quatrains souvent ecrits en alexandrins. Il est aussi novateur par l’evocation de la sensibilite personnelle du poete. Lamartine se souvient de la femme aimee, Julie Charles, qui deceda a la suite d’une maladie.

Le poete se trouve dans un lieu qui lui est cher, pres d’un lac, qui a ete le temoin de ses amours, et lorsqu’il y revient sans la femme aimee, il subit douloureusement la fuite du temps. Il se rend compte que seule la nature peut conserver la trace des amours vecues, et notamment dans « Le Lac ». Dans ce poeme, Lamartine nous fait le reflet de la condition humaine. Tout d’abord, ce poeme est en effet une ‘ uvre du XIX, dite, romantique. Du a la suite de son experience, Lamartine ecrit donc ce poeme, elegiaque, avec l’image de l’amour aux yeux du poete, et l’expression de la plainte

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qu’il eprouve, vis-a-vis de celui-ci.

De plus, ce poeme met en evidence le combat inegal entre la force du temps et l’homme impuissant. Mais, ce poeme pose aussi un contraste : l’espoir possible d’agir contre le temps qui rapproche Julie de la maladie : en profitant de l’instant present et le role que joue la nature sur l’oublie de ce temps en fuite. […] 2eme PARTIE : UN COMBAT INEGAL : A) La force du temps ; B) la faiblesse de l’homme Lamartine dans le Lac pose en probleme la dure realite qui entoure la maladie de Julie, et le peu de temps qu’il reste a l’amour des deux amants.

A) La force du temps Tour d’abord, l’opposition des temps verbaux (passe / present) : le passe evoque le souvenir, l’experience vecue (strophes 3 et 4). L’imparfait insiste sur la duree des actions et un connecteur logique v. 17 : « tout a coup » annonce ensuite le passe simple qui insiste sur le caractere bref et inattendu des moments vecus, qui montre deja l’acceleration du temps. Dans notre texte, le present sert a l’observation generale et a la reflexion. A partir du vers 20,on a la presence d’apostrophes et d’imperatif present.

A partir du vers 27, les prieres sont remarquables, ainsi que le subjonctif present dans les trois dernieres strophes (au debut des vers). De plus, l’utilisation d’imperatifs comme : v. 27 : oubliez, v. 31 : soit, v. 33 : jouissons, v. 34 : hatons-nous ; ont une valeur injonctive. Il y a donc correspondance entre les temps : le present fait naitre le souvenir. Cette reflexion insiste sur l’impossibilite de l’homme a fixer le temps. Cette derniere est signalee par les invocations au temps : il est capricieux comme au vers : 21-22 : O temps, suspends ton envol… Ou comme au vers 30 : «  je dis a cette nuit : sois plus lente », il est celui qui donne et qui reprend, il a un caractere inlassable, eternel : « il coule et nous passons » (v. 36). ********* Nous remarquons, que Lamartine utilise aussi de nombreuses figues de styles pour exprime la fuite du temps dans son poeme. Tout d’abord, vers 3 : « Ne pourrons-nous jamais sur l’ocean des ages, Jeter l’ancre un seul jour ? », par une metaphore filee, le temps est en effet compare a l’eau, qui insiste sur l’ecoulement rapide du temps, telle celui de l’eau.

De plus, par de nombreux enjambements : v. 7-8 : « Je viens seul m’asseoir sur cette pierre, Ou tu la vis s’asseoir », ou v31-32 : «  Et l’aurore Va dissiper la nuit » ou v. 11-12 : « Ainsi le vent jetait l’ecume des ondes Sur ses pieds adores » et encore : v. 23-24 : «  laissez nous savourer les rapides delices Des plus beaux de nos jours ! ». Ces enjambements annoncent la fuite du temps et imitent ainsi son acceleration. De plus , cette fuite du temps est encore mise en avant avec un contre rejet v . 23-24.

Le rythme du poeme, malgre les alexandrins est vif, surtout dans les deux premieres strophes, sans points avec peu de coupes, a l’image du temps qui s’ecoule trop vite lorsqu’on souhaiterait qu’il s’ecoule lentement pour en fixer le plus d’instantanes. De plus, la presence de deux hexametres par quatrain des le vers 21, montre l’acceleration du temps, au fur et a mesure du poeme. Par ailleurs, la ponctuation tres forte et emotive : comme les exclamations, les interrogations et les virgules, nombreuses, imite la fuite du temps.

Cette fuite du temps inevitable, met donc en avant l’impuissance de l’homme pour la controlee. B) la faiblesse de l’homme En effet, la fragilite de l’homme est mise en valeur et donne une tonalite elegiaque, lyrique, au poeme. Le poete se plaint en apostrophant le temps. En effet, la presence des  «  o » lyrique comme v. 5 : « O lac » ou v. 21 : « O temps » a une valeur d’apostrophe suppliante : l’homme supplie le temps par des invocations. Mais il est en effet impossible pour l’homme de fixer le temps. La fragilite de l’homme est donc mise en valeur et donne une tonalite elegiaque, au poeme.

Le poeme a la forme d’une plainte langoureuse a l’adresse du temps. Les participes passes, la voix passive soulignent la passivite strophe 1 et l’impuissance de l’homme face au temps, soumis a son mouvement perpetuel. Lamartine reflechit et s’interroge sur sa condition d’homme, sur sa faiblesse face a la fuite du temps, a l’aide de formules interro-negatives, soit des questions rhetoriques. 3. 4 : « ne pourrons nous jamais ? » qui intensifie ainsi le regret de l’homme et met en avant son incapacite a fixer le temps .

S’il s’adresse au temps sous une forme imperative « suspends ton vol » V. 21, il pense que sa demande est vaine et sans espoir. Le present s’il est le prealable au souvenir est difficile a saisir car il repose sur la difficulte de fixer un instant dans le cours general du temps qui nous echappe et fuit, coulant sans cesse. Le poeme « Le lac » est une reflexion sur le temps en rapport avec un amour qui semble a jamais fini. Il constate amerement que le passe, fut-il heureux, est passe a jamais, que le temps en a efface la trace et qu’il ne peut etre restitue.