Médée

Médée

e mythe de Médée Page 3 1 – Les trois actrices expriment de la peur, elles ont un regard fixe sur quelqu’un ou figé sur quelque chose. 2 – Médée s’adresse peut-être à ses enfants tout en se parlant ? elle-même. Sur la première image, la comédienne lève la main commun pour dire au revoir à ses enfants qu’elle fixe d’un regard fou avec des yeux écarquillés et une interrogation muette car elle a la bouche fermée. Sur la deuxième image, la comédienne est en état d’égarement avec un regard perdu basculer avec un cou folie destructrice ent nt-. Swape View next page Sur la troisième imag pour repousser quel plus qu’elle a l’air de crier. elle est prête ? complir son acte de main levée comme ir l’horreur, d’autant 3 – Les trois costumes sont différents, je pense que seul le dernier fait référence à l’Antiquité. En effet, sur la troisième image, l’actrice porte une longue robe, un manteau de même longueur très sombre aussi, agrémentés de nombreux colliers avec de grosses perles et des médailles qui semblent très lourdes à porter et qui retombent jusqu’à son bas-ventre.

Elle a les cheveux coiffés n arrière, retenus par un diadème.

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La deuxième actrice porte une sorte de chemise-tuniq Swige to vie' » next page chemise-tunique bouffante d’un tissu assez épais comme celles des paysans du Moyen-Age et de couleur blanche, comme celles des chirurgiens. Ce vêtement n’est pas vraiment féminin ainsi que sa coupe de cheveux très ébouriffés. En revanche, l’actrice de la première image porte un tee-shirt à bretelles, vêtement qui n’existait pas à cette époque-là car les femmes ne laissaient pas voir leur corps, même pas leur bras, et elle a une coiffure de nos jours. Médée s’adresse à elle-même dans un monologue très dur • « mes desseins, mon cœur, pas toi » mais aussi aux femmes pour qu’elles comprennent son désespoir. Médée exprime des sentiments contradictoires sur la vie et la mort de ses enfants lorsqu’elle dit : « moi qui leur ai donné la vie « moi qui vais les tuer « . Même si elle les aime profondément, elle ne veut pas les laisser seuls et souhaite priver Jason de ses héritiers.

Médée se retrouve donc dans une situation de dilemme avec un choix difficile et douloureux : tuer ses enfants pour se venger de Jason u ne pas tuer ses enfants et subir l’outrage de la trahison ; rester une mère aimante malgré tout ou devenir une mère infanticide ? 5 – Médée justifie son crime par son souhait de vengeance en voulant que Jason souffre autant qu’elle, en tant que père vis-à-vis de ses enfants et héritiers mais aussi en tant que mari.

Il n’y a que sur se 2 ses enfants et héritiers mais aussi en tant que mari. Il ny a que sur ses propres enfants sur qui elle peut pleinement se venger de la trahison de Jason. L’actrice Catherine Germain explique le passage à l’acte de Médée ar le fait qu’elle a perdu l’amour de Jason pour lequel elle a tout abandonné (son père, son pays) et qu’elle en est anéantie sans tenir compte de la barbarie qu’elle va faire sur ses enfants. – Pour moi, c’est l’actrice Fiona Shaw qui Incarne le mieux Médée car elle tient un couteau dans ses mains et qu’on ressent dans son regard la détermination absolue de sa vengeance. 7 – L’actrice Catherine Germain a travaillé le personnage de Médée en s’intéressant très certainement dans un premier temps aux mythes de cette époque, puis en essayant de comprendre en ant que femme même si elle précise qu’elle n’a pas d’enfant, le geste de Médée face à cette situation et en s’interrogeant enfin sur ce destin individuel dont le mal semble avoir un caractère collectif.

Page 4 : 8 – Les deux metteurs en scène ont ChOlSl de faire ressentir la présence des enfants uniquement à travers le texte échangé entre Médée et Jason. Sur les deux images, il y a donc absence de représentation de l’acte du meurtre des enfants. Dans la première mise en scène, seul le couteau, les bras et le visage ensanglantés de Médée font allusion au meurtre qui vient de seul le couteau, les bras et le visage ensanglantés de Médée font allusion au meurtre qui vient de se produire.

Dans la deuxième mise en scène, Jean-Louis MARTIN ELLI choisit également de ne montrer les corps des enfants mais de représenter leur mort par des têtes de statues que Médée emporte avec elle sous le bras, tels des trophées. 9 – L’actrice Marie PAYEN dégage dans son regard et dans l’expression de son visage beaucoup de jalousie, de rage de femme bafouée mais aussi de chagrin car elle est entrain de tuer ses propres enfants. Couverte de sang, elle apparaît transfigurée ar le désespoir.

Par sa gestuelle monstrueuse en tenant ce couteau, elle montre qu’elle est décidée de réduire à néant tous ceux qui entourent Jason y compris ses enfants. L’actrice montre également ici qu’elle ne veut rien lâcher du respect qu’on lui doit en tant que femme. L’actrice Odile SANKANA incarne Médée comme habitée d’une force à toute épreuve même la plus monstrueuse, son visage fermé de toute expression traduit sa forte personnalité et son allure, une détermination sans retour. 0 — La figure de style utilisée dans le premier texte est la diatribe ar Médée accomplit un acte physique et violent envers ses enfants pour se venger de Jason. Elle veut que cet acte de cruauté soit également sans mesure pour Jason puisqu’elle dit : « Jouis lentement du crime La figure 4 également sans mesure pour Jason puisqu’elle dit : « Jouis La figure de style utilisée dans le deuxième texte est un sarcasme car Médée se moque et provoque Jason en lui disant : « Tu veux les enfants ?

Je te les laisse Prends-les Les voici alors qu’elle vient de les tuer et rajoute de l’ironie en disant à Jason : « des Rois 1- La part de création du metteur en scène Zakariya COURAM est de faire apparaître Médée dans son acte inouï de crime, couverte de sang avec un regard à la fois interrogatif sur un jugement que l’on pourrait lui porter face à ce crime, et un regard suppliant car c’est à cause de son abandon par Jason qu’elle a basculé dans cette folie criminelle, elle n’est donc pas la seule responsable.

La part de création du metteur en scène Jean-Louis MARTINELLI est de faire apparaître Médée en femme africaine avec une allure puissante, impérieuse portant même sous ses bras la mort e ses enfants représentés par la tête de statues uniquement. Cette image traduit le sacré par la représentation des enfants mais aussi la brutalité des rituels des peuples africains et que la tragédie peut être similaire sur d’autres continents du bout du monde.

Page 5 : 12 — Le personnage de Médée est actualisé ici par le fait que le décor soit une cuisine, que l’actrice soit habillée comme une S est actualisé ICI par le fait que le décor soit une cuisine, que l’actrice soit habillée comme une vraie ménagère avec tablier et gants, avec une attitude de femme au foyer exemplaire et sa oiffure loin d’être classique apporte un côté rebelle contre la société par rapport au rôle qu’elle accorde aux femmes.

Mais l’Antiquité est toujours dans l’actualité de nos jours, en revenant régulièrement de façon toute aussi tragique malgré notre modernité avec des affaires d’infanticide. 13 — La fureur du personnage me semble à priori estompée car l’actrice qui est assise devant une table, a une attitude plutôt passive et n’a pas un quelconque geste agressif. Son regard traduit une forme de non-acceptation de femme modèle en aîtresse de maison, (combat bien marqué durant les années 70) et toute sa violence est contenue malgré le refus de son destin.

Mais tout ceci n’est qu’apparence car en effet, il y a un décalage entre les gestes de cette Médée des temps modernes avec une posture stoïque et l’explosion de sa révolte à travers ses mots lorsqu’elle dit : «Mieux vaut laisser le souvenir d’une bête féroce que d’être oubliée comme une chèvre docile » et va jusqu’à tuer ses enfants pour se libérer de toute contrainte car ? travers eux, Médée voit toujours Jason, le traître.