Mecanisme de socialisation

Mecanisme de socialisation

Introduction La socialisation est un processus d’apprentissage qui permet a un individu d’acquerir les modeles culturels de la societe dans laquelle il vit et agit, c’est-a-dire, le terme socialisation designe l’ensemble des mecanismes par lesquels l’individu interiorise les normes et valeurs de son groupe d’appartenance et construit son identite sociale, mecanismes tels que l’inculcation ou l’impregnation. D’autre part, la reproduction sociale est la tendance d’un systeme social a se perpetuer dans le temps, c’est-a-dire une conservation de la structure sociale.

Un laboureur, qui est a la fois fils d’un agriculteur et petit-fils d’un paysan, est un exemple commun de reproduction sociale dans la societe francaises lors de l’Ancien Regime, periode ou plus de 95 % des Francais etaient dans le monde rural et paysan. Separement a tout ceci, Pitirim Sorokin, un sociologue americain d’origine russe declara dans Social and Cultural mobility (1959) que : »La caracteristique la plus remarquable des societes occidentales contemporaines est bien leur grande mobilite. La mobilite sociale se pouvant definir comme le phenomene du deplacement d’individus dans l’espace social c’est a dire le fait de changer de classe sociale. Mais qu’est-ce qui nous permet de croire que nos mecanismes de socialisation nous emmenent a une reproduction sociale automatique ?

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Pourrions-nous tel que le dit P. Sorokin reussir une ascension sociale, c’est a dire un changement dans notre structure sociale ? 1. Les mecanismes de socialisation une reproduction sociale automatique

La reproduction sociale etant la tendance d’une conservation de la structure sociale , est un phenomene commun dans notre epoque et non pas seulement dans l’Ancien Regime , par exemple , actuellement la reproduction sociale est retrouvable dans une grande quantite de cas, sinon que dire des enfants d’ouvriers qui suivent le chemin de leur pere ou les fils de chefs d’entreprises qui entreprennent des etudes de gestion , ces derniers par exemple , d’apres un article de D. Goux et E.

Maurin , dans leur ouvrage La mobilite sociale en France et en base avec les donnes sociales de 1996 soumises par l’Insee, 42 %des fils de patrons rejoignent l’encadrement des entreprises, il existe donc une reproduction sociale. D’autre part en analysant le doc. 2, lie a la reussite scolaire, on decouvre que la part de fils de cadres a une plus grande reussite dans les differents cycles universitaire. Par exemple, 36 % des universitaires de 3eme cycle (DEA ; DESS et doctorat) correspondent a des descendants de cadre, pendant que seulement 4,8 % a des enfants d’ouvriers.

Tout ceci nous informant d’une predisposition vers la reproduction sociale, ceci par le maintien des etudes superieures melees a celle de la progeniture. Les causes de ce phenomene sont comme le declare P. Bourdieu (important sociologue francais du XX siecle) et Jean-Claude Passeron (un sociologue et un epistemologue francais) dans leur ouvrage La reproduction, les possibles consequences de l’utilisation des mecanismes sociologiques dans un groupe d’appartenance ayant un capital culturel different a celui present dans les institutions educatives (ecoles, lycees, universites, etc. , c’est-a-dire que l’individu par moyen du capital culturel acquit lors de sa socialisation primaire ( pendant son enfance) ne lui permet pas de s’adapter facilement aux exigences scolaires et, par consequent, de reussir ses etudes, ce qui posterieurement se traduirait dans une difference sociale en rapport a la personne ayant eu un capital culturel semblable a celui du systeme d’education.

De plus, si on se concentre dans le capital culturel de chaque structure sociale contemporaine, on decouvre que le seul groupe social ayant une ressemblance « culturel » complete avec le capital du systeme educatif, c’est celui de la classe bourgeoise, c’est-a-dire la dominante. Ce capital culturel provenant de sources diverses, tels que livres, ? uvres d’art, voyages, echanges linguistiques, acces aux medias, entre autres, et indirectement favorises par le capital economique.

Autrement dit, pour Bourdieu et Passeron, les membres de la classe preponderante reussissent l’ecole en raison de la proximite entre leur capital culturel et celui du systeme educatif, ce qui peut se traduire comme une possible legitimation de la reproduction sociale par action de l’ecole, bien sure tout ceci lie indirectement aux mecanismes de socialisation mis en ? uvre lors de la socialisation primaire. Cette situation est largement analysee dans des ouvrages fort reconnus, comme dans Les Heritiers (1964) de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron ou elle est etudie et decrite pour la premiere foi.

Dans cet ouvrage, les deux auteurs montrent l’exemple des etudiants qui grace a la position sociale des parents, recoivent un heritage plutot special, certains heritant meme des bonnes positions sociale : d’ou Les Heritiers, tandis que d’autres au contraire sont les desherites, tels que, les enfant de provenance « populaire ». Separement, Raymond Boudon (sociologue francais, createur de la theorie de l’individualisme methodologique) adopte une demarche individualiste, ceci afin d’explique les inegalites des chances des differents types d’etudiants.

Pour lui, l’ecole est un systeme de filtrage charge de la selection des individus. La scolarite est ponctuee par des choix d’orientation (3eme, 2nde), ce qui mene a l’individu a realiser des choix constants, etant celui-ci considere comme rationnel, il met en ? uvre une strategie. Ce comportement rationnel, lie directement aux mecanismes de socialisation, comme l’inculcation et l’impregnation des valeurs et normes qu’il a recu pendant sa socialisation primaire aura une consequence directe sur les decisions a prendre.

Par exemple, pour un jeune d’origine populaire, la poursuite de ses etudes sera directement lie aux couts, (frais de scolarite, cout d’opportunite lie a une perte d’un possible salaire…) et les risques associes a un tel choix (echec scolaire, entrainant la perte de temps et d’argent) aux avantages (revenus, prestige, independance…). Autrement dit, l’enfant issu des classes populaires surestime les couts et les risques et sous-estime les avantages. Par consequent lors de realiser le choix, il s’auto exclut alors des filieres valorisante sur le marche du travail (classes preparatoire, grandes ecoles, par exemple).

Chose contraire, aux decisions prises para l’enfant issu d’un milieu aise, qui connait les avantages des etudes approfondies, et qui sait que sa famille peut facilement assumer les couts et compenser les risques d’echec, par exemple, avec l’aide de cours particuliers. Par consequent, les strategies prises par l’individu et sa richesse culturelle, lui permettent de reussir plus facilement dans les etudes superieures, qui posterieurement plus permettront d’avoir une situation economique et sociale, de type aise.

Ces deux causes, directement lies aux mecanismes de socialisation de l’individu. 2. La mobilite sociale, un possible realite De 1953 a 1977, des sociologues francais tel que Y. Grafmeyer, decouvrent que entre ces deux dates, que la proportion de fils ayant conserve la PCS de leur pere s’est fortement reduite, principalement chez les independants (agriculteurs, industriels, artisans… ) et chez les salaries agricoles. Mais cet evenement sociologique, n’est pas le seul cas d’un phenomene lie deplacement sociale, ou changement de classe sociale.

Tel que le montre O. Marchand et C. Thelot dans leur ouvrage Le travail en France 1800-2000 (1997), l’evolution de la structure sociale francaise est un fait constant, des les annees 50 du XIX siecle, la societe connais des modifications successives, sinon qu e dire de l’augmentation du pourcentage des cadres et employes cadres qui passe de 6 % en 1865 a 55 % en 1996. Ou que dire du pourcentage des agriculteurs exploitants, qui passe de 35 % a 3-4 % entre ces deux memes dates. Ou meme tel que le declarerent G Goux et E.

Maurin dans leur ouvrage La mobilite sociale de la France, « En 1993, trois millions neuf cent neuf cent mille hommes de 40 a 59 ans occupent une situation differente de celle des peres, soit 65 % de cette generation. » Autrement dit la mobilite sociale est un phenomene existant, principalement au XX siecle. D’autres exemples, lie a la mobilite sociale de la societe, peuvent etres ceux des diplomes relatifs et la position relatif du fils en rapport a son pere, par exemple dans une enquete melee a 1970 , publie par C. Thelot dans son ouvrage Tel pere , tel fils ? 1982) , on peut decouvrir que 33% des fils ayant un diplome plus eleve que leur pere ont une position sociale plus elevee que lui, mais que 11 % des fils ayant un diplome plus eleve que leur pere ont une position sociale moins elevee que lui, ce qui nous permet de considerer la possibilite que ce n’est pas uniquement le niveau d’etudes qui permet une mobilite sociale. Ce phenomene etant appele comme le paradoxe de Anderson, mit en evidence par C. Anderson en 1961. Mais alors quelles sont les causes d’une mobilite sociale ? La mobilite sociale depend de la stratification sociale, c’est-a-dire du mode de differenciation des groupes sociaux.

Donc, la mobilite sociale peut s’expliquer par l’evolution des structures sociales ( mobilite structurelle) ou par l’assouplissement de la societe ( mobilite de circulation). En effet, en France , la mobilite de circulation represente aujourd’hui la majeure partie de la mobilite sociale, mais la baisse de l’immobilite sociale, s’explique par la hausse de mobilite structurelle . Ainsi le declin de l’agriculture , puis celui de l’industrie , la tertiarisation de la population active ou la hausse des qualifications ont entraine la diminution du nombre d’agriculteurs et d’ouvriers et l’expansion des cadres superieurs et professions int..

Ce developpement du sommet de la hierarchie a favorise l’ascension sociale. Mais la fecondite a aussi un role important dans cette mobilite sociales, car elle se differencie en fonction des categories sociales. Les categories populaires ont une fecondite tres elevees . , en rapport a celle des categories superieur. Ce qui causes que les categories superieurs laisse de generations en generations, des places disponibles au sommet de la hierarchie qui profitent principalement les classes moyennes, qui se favorise generalement par leur modele de l’enfant unique.

D’autre part, la mobilite sociale, peut etre aussi affectee par l’entree d’un sexe exclus dans le passe du marche du travail. Par exemple, a partir du milieu des annees 1960, l’augmentation du taux d’activite des femmes favorise la mobilite sociale des hommes. Car en effet, les femmes occupent principalement pour l’epoque les postes situes au bas de la hierarchie sociale, laissant aux hommes les postes du sommet. C’est un cas semblable, celui des immigres, qui se favorisent des bas postes laissez par les francais dans l’actualite.

De plus, meme si nous avons vu par le paradoxe d’Anderson, que si on augmente le niveau d’instruction social d’un individu, il etait possible dans un certain pourcentage, que celui-ci ne connaisse pas une mobilite sociale croissance, mais plutot une conservation de son statut social initial on a aussi constate le contraire dans un certain pourcentage. Par consequent, on peut attribuer a l’Education un role d’ascension sociale, si celle si est lie a une fonction meritocratique, tel que l’on l’attribue a l’Ecole depuis Jules ferry, et ses lois, (1891).

Autrement dit , la mobilite sociale presente une serie de causes, qui peuvent etre lie aux mecanismes de socialisation , comme l’education ou meme la fecondite , qui est liees a la culture du groupe sociales d’appartenance de l’individu ,culture, indirectement inculque et impregne dans l’enfant des son plus jeune age. D’autres causes, tels que l’arrive d’un sexe ou l’emigration et meme en certains cas d’autres types de facteur externes ne presentent aucun lien avec les mecanismes de socialisation. Conclusion

Comme nous l’avons vu, les mecanismes de socialisation, peuvent menes a une reproduction sociale, ou meme en certain cas a une mobilite sociale ascendante ou decadente. En effet, ceux-ci peuvent avoir ou ne pas avoir un role direct lors d’un changement social. Mais tel que le prouve Bourdieu, un des plus importants sociologues francais qui eu comme origine social un pere, originaire d’un milieu paysan, est qui a exerce le travail de facteur, nous montrera que la socialisation favorise la reproduction sociale, mais elle n’elimine donc pas les possibilites d’un changement social.

Par consequent seul les objectifs et ambitions de l’individu lui peuvent reellement permettre une mobilite ou une reproduction sociale, car tel que l’a dit R. Boudon, l’individu rationnel doit faire des choix, et seule les ambitions et objectifs imposes par l’individu lui meme, seront les seules motivations qui lui permettrons de prendre les choix correcte pour reussir son reve.