Marivaux

Marivaux

Né à Paris, le 4 février 1 688, il fut, le 8, baptisé à la paroisse Saint- grevais. Son père, encollais carrelet, appartenait à une famille de la rugosités de normande, qui avait fourni plusieurs magistrats au parlement de cette province. Sa mère, Marie bulle, était apparentée aux bulle de champion père et fils, architectes célèbres auxquels on doit notamment le château de Champs et de beaux hôtels parisiens du style Régence. Après avoir acheté ces terres, et avoir été anoblir.

Le jeune garçon entra au collège des rotatoires de rima, où il reçut une solide formation de latiniste mais n’apprit pas un traître mot de grec. La connaissance de l’Antiquité fut pour lui un apport culturel essentiel à l’illustration, au prolongement et ‘approfondissement de sa méditation sur les problèmes et les ressources de l’être humain. On lui enseigna aussi montagne, dessertes, Pascal, La roucoulade, malchances, son éducation ayant donc obéi à une saine morale.

Mais il eut certainement aussi d’autres lectures que celles qu’imposaient les programmes scolaires de l’époque, car son ouvre reflète une vaste culture littéraire : les poètes antiques, d’honorer à alcalin, les dramaturges français compilé, Racine, molaire, regard, et ceux de la Restauration anglaise comme million,

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comme aussi le Tasse t les romanciers caravanes, La calendes, mêle de secteur, me de La fatuité, sorte, défense.

Il dut alors connaître ses premières aventures sentimentales, car il fallut bien qu’il tire sa si profonde connaissance du cour humain d’expériences personnelles. On prétend qu’il subit certaines déceptions amoureuses. AI allait raconter l’une d’elles dans « Le spectateur français ». Alors qu’il était âgé de dix-sept ans, il aima une jeune fille, qu’il jugeait «belle et sage ; belle sans y prendre gardes. Un jour, alors qu’il venait de la quitter, il s’aperçut qu’il avait oublié un gant.

Revenant sur ses pas, il surprit sa belle, un miroir à la main, tout entière absorbée dans sa propre contemplation, et reproduisant l’une après l’autre les expressions, les mimiques qu’elle qu’elle lui avait faites 2 86 reproduisant l’une après l’autre les expressions, les mimiques qu’elle qu’elle lui avait faites au cours de leur conversation et qui lui avaient semblé naturelles : « Elle s’ représentait à elle- même dans tous les sens où, durant notre entretien, j’avais vu son visage. En somme, la Jeune fille ne faisait qu’étudier et perfectionner ses gestes et son jeu de physionomie : léger péché miel que cette duperie, ce qu’il appela des «tours de gibecière» Il aimait la comédie, mais pas à la ville. Aussi persifla-t-il : «Je viens de voir, Mademoiselle, les machines de l’opéra ! » Et, ajoutant que ce spectacle le «divertira toujours», mais le «touchera moins», il rompit brutalement, à la façon d’alcootest, le misanthrope de molaire.

Et de ce traumatisme originel toute une ?ouvre serait née car cette expérience allait nourrir son ressentiment tenace contre les masques dont on s’affublé en société, particulièrement les femmes, allait l’entraîner à la quête de la vérité. Puis son père fut nommé à Limoges où, en dépit des railleries dont la ville fut l’objet chez molaire, on trouvait plusieurs cercles de beaux esprits. Déjà attiré par la littérature, il les fréquenta assidûment.

Il se dit alors admirateur de Racine, et afficha un certain mépris pour molaire. Péremptoire comme on peut l’être à dix-huit ans, il professa que rien n’est plus facile à écrire qu’une comédie. Ses amis le mirent au défi de le faire ; il accepta le pari, et, huit jours plus tard, leur apporta le manuscrit de sa première pièce : « Le père prudent et équitable ou crispions l’heureux fourbe » 170 3 86 (1706) Comédie en un acte et en vers démocrate, son père, propose à pleine, qui aime calandre, différents galants.

Mais le valet de calandre, crispions, prend leur place, et se conduit de telle façon qu’on leur préfère finalement son maître qui peut épouser sa belle, tandis que crispions et atteinte se marient aussi. Commentaire Le sujet était dans la lignée du « Dépit amoureux » et de « Monsieur de pourcentage » de molaire, du « Légataire universel » de regard, et de tout le théâtre comique français et italien. Ce petit acte sans valeur intrinsèque était médiocrement versifier.

Mais la pièce était notable dans la mesure où elle peut passer pour une des premières comédies sérieuses ou même moralisantes du théâtre français. Martiaux, conscient de sa faiblesse, ne consentit jamais à ce que cette comédie, qui avait été jouée sur un théâtre privé, le soit en dehors du cercle de ses intimes. Elle fut publiée anonymement en 1712, à Limoges et à Paris. Martiaux perdit sa mère. 6 : «La mort me ravit ma salon de la marquise de lambeau, plutôt que de poursuivre ses études, il préféra se mêler aux discussions qui y avaient pour protagonistes le marquis d’arrogeons (ministre et amateur e théâtre), le président annule, l’abbé de Saint-Pierre, monastiques. me de lambeau avait appris chez me de La Sablière à tenir un salon littéraire. Par cet intermédiaire, il recueillit l’héritage des La Fontaine, de aiguillerais, de La farce, de chaleur, leur tradition du badinage.

Il y trouva ce ton de la conversation mondaine, à la fois élégant et spontané, dont marraine allait faire l’éloge dans la cinquième partie de sa « Vie » et que, dans la préface des « Serments indiscrets », il dit avoir pris pour modèle. Surtout, il se consacra à la littérature où il débuta discrètement avec pharaons ou Les nouvelles folies romanesques » (1712) Roman n jeune noble de province oisif et rêveur, Pierre bagnole, a été U élevé par son oncle dans l’amour des romans, et, à force d’en lire, est devenu fou.

Se donnant le nom de pharaons, et se faisant accompagner par son ami d’enfance et serviteur Colin, qu’il appelle colinot, il part à la recherche d’une dame du nom de accédais. Sa quête est ponctuée de rencontres et de récits. Ainsi, il découvre une maison solitaire ; dans sa folie, il imagine que c’est le refuge d’un amant malheureux, que cet amant sera «sensible» au récit de ses peines… Ta précisément cette maison est le refuge de colorie, amants désespérée, qui y vit déguisée en homme ! Arrache à ses parents, elle a été adoptée par une femme affectueuse ; aimée par un jeune noble, S 86 affectueuse ; aimée par un jeune noble, déchirée de scrupules à l’idée de faire le malheur de celui-ci en l’épousant malgré ‘inégalité des fortunes et l’opposition de la famille, elle renonce généreusement à ce mariage ; mais elle est ensuite persécutée et séquestrée par des gens égoïstes et pleins de préjugés. Finalement, un guérisseur connu de son oncle le libère de sa folie.

L’?ouvre, sans doute le dernier roman baroque mettant en scène la folie, était directement inspirée de « Don chuchotée », pharaons ayant, à l’instar du héros de caravanes, l’esprit gâté par la lecture des romans, étant incapable de distinguer les imaginations fausses des véritables, le réel de l’imaginaire. Il s’applique à imiter les héros de roman, et son valet s’applique à son tour à l’imiter. Mais Martiaux parodiait aussi sans vergogne les romans goûtés par les précieuses. Les aventures comiques de pharaons sont parfois grivoises, quasi rabaissaient.

Le burlesque y tient une grande place : récit ait au hasard, de l’aveu même de l’auteur ; excuses désinvoltes, moqueries à l’égard du lecteur et de soi-même ; bagarres, chutes, grossièretés (colinot baissant les pieds de faite se barbouille le visage de la crotte de ses pantoufles et, faute de mouchoir, s’essuie sur le jupon de sa maîtresse) ; correctement plaisant du récit, intrusions de l’auteur. Tout cela rappelle escadron. Cependant, si Martiaux se soucia peu de vraisemblance, il manifesta parfois un réalisme inattendu, se souvenant d’impressions et d’images de la campagne.

En effet, l’action se déroule dans un milieu de gentilshommes campagnards ‘images de la campagne. En effet, l’action se déroule dans un milieu de gentilshommes campagnards dont il nota les habitudes, le comportement, l’étonnement devant la folie de pharaons ; colinot raconte son enfance, ses jeux avec son maître, la chasse aux moineaux, le maraudage des pommes dans le verger du seigneur, les duels à coups d’épées de bois, la lecture des romans ; apparaît un témoignage sur la guerre des cavernes.

Sensible à la poésie rustique et au pittoresque des détails familiers, Martiaux se justifia de son goût : «AI est faux de dire qu’une paysanne, de quelques traits qu’elle soit pourvue, n’est ont capable de plaire, parce qu’elle n’est pas environnée du faste qui suit une belle et grande Princesse». Ce réalisme allait être l’une des grandes conquêtes du roman au suivie siècle.

Au romanesque périodique s’entremêle de façon volontairement équivoque un romanesque sérieux ; sur la trame des folies et des extravagances de certains personnages, se détachent des épisodes insérés comme des tiroirs, qui sont hautement romanesques, et pourraient figurer parmi les romans passionnels et les romans d’aventures qui ont tourné la tête de pharaons, même si leurs personnages sont, eux, des humains sensés et ormeaux.

L’un de ces épisodes est l’histoire de colorie qui est un personnage précurseur de marraine, qui a un destin semblable à celui de marraine, en beaucoup plus tragique, qui le raconte elle-même, comme marraine, avec la même tendance à le commenter. Elle est une de ces jeunes filles des premiers romans de Martiaux qui sont seules à avoir le goût de l’analyse morale et psychologique, l’un des objets auxquels cette analyse s’applique 86 l’analyse morale et psychologique, l’un des objets auxquels cette analyse s’applique étant la naissance de l’amour, qui allait devenir l’un de ses thèmes favoris.

Le problème moral qui se posait à elle était amplement développé. Par l’étude du romanesque, Martiaux en arriva donc à l’étude du c?Ur, de ses illusions, de ses ruses et de ses inconstances, et de nombreux passages de « pharaons » sonnaient déjà comme certaines scènes de ses comédies.

D’autre part, sous le signe dune rire tournant volontiers à la bachelier, il n’en théorisait pas moins, proclamant le peu d’importance du sujet et le triomphe de la manière sur la matière, dans une tirade corrosive sur les «riens» : «Ne savez- vous pas, grand raisonneur, que le Rien est le motif de toutes es catastrophes qui arrivent parmi les hommes? [… La que c’est toujours le Rien qui commence les plus grands Riens qui le suivent, et qui finissent par le Rien? » (eue partie). Le roman reçut approbation et privilège, mais ne fut publié qu’en 1737, à la faveur du succès de « La vie de marraine ». Les aventures de *** ou Les effets surprenants de la sympathie » (1712-1713) Roman en cinq volumes colorante, le héros, part seul à longées à la recherche des ennemis de son père dont il veut venger la mort. Il est attaqué en chemin par trois brigands. Les gens de éclairé, une jeune veuve de dix- huit ans, le tirent de ce mauvais pas. Elle tombe amoureuse de lui. Il croit partager ses sentiments, mais, poursuivant sa route avec elle, il aperçoit une inconnue dont la beauté le foudroie.

Il abandonne tout pour suivre cette Ca 8 86 elle, il aperçoit une inconnue dont la beauté le foudroie. Il abandonne tout pour suivre cette céleste qui lui fait oublier le but de son voyage et son motif. Mais elle lui échappe, tandis qu’il fuit éclairé, qui le poursuit. AI tombe à l’eau en franchissant une rivière. éclairé s’ jette pour le rejoindre. Sur le point de se ère, ils sont secourus par autrement, un «corsaire» qui garde éclairé pour lui, et expédie colorante chez son voisin, épreindre, qui se trouve être le «tyran» qui retient céleste prisonnière.

Remis de ses fatigues, mais non de ses émois, colorante libère, comme il se doit, l’une et l’autre femmes, mais pour les perdre aussitôt et se retrouver seul, errant de nouveau, cherchant à éviter l’une et à retrouver l’autre. Les deux femmes, qui ne se connaissent pas, arrivent l’une après l’autre, par des chemins différents et par hasard, chez fétide, une paysanne fort urbaine qui leur accorde l’hospitalité. éclairé est attirée par céleste (qui se fait désormais appeler sais). Elle a deviné en elle sa rivale.

Survient un inconnu qui annonce que colorante a été fait prisonnier par épreindre, mais que lui, l’inconnu, l’en a sauvé. Les deux femmes se mettent en quête de colorante, tombent sur leurs tyrans respectifs, et c’est le drame : éclairé et autrement s’entretenue. céleste est sur le point de subir le même sort quand colorante arrive opportunément pour la sauver, et expédier épreindre dans l’autre monde. éclairé, mourante, fait de touchants adieux aux amants enfin réunis après tant de tribulations.

Comble de bonheur, fin et l’autre retrouvent leurs père disparus. Cette grande épopée romanesque, cet énorme roman précieux, 9 86 père disparus. Naïf, fougueux et lyrique, qui était inspiré des « Aventures de persifles et signerions », de caravanes, qui imitait les longs romans d’aventures que Martiaux avait dû lire dans sa jeunesse et qu’il allait bientôt parodier dans « pharaons », qui pastichait secteur ou gambiller, exploitait un romanesque héroïque et galant, donnait plein essor aux tendances baroques de cette fin de règne.

L’intrigue principale est déjà très compliquée, avec ses situations assez surprenantes, ses événements violents et pathétiques, le hasard étant le grand moteur de l’action, Martiaux ne reculant devant aucune des invraisemblances les plus rebattues : enlèvements, déguisements, voyages au long cours, naufrages, corsaires, châteaux-prisons, grandes âmes capables de coralliens sacrifices, malheurs qui passent l’imagination, truqueriez, personnages qu’on croit morts et qu’on revoit bien vivants, disparus qu’on retrouve aux antipodes, etc…

Mais, de plus, y sont insérés de nombreux récits étrangers, dont l’histoire d’mander, ouvrage dans une île qu’il civilisait, ou celle de merveille qui ne peut résister aux tendres sentiments que lui manifeste la suivante féeries, s’il veut avoir accès auprès de sa maîtresse, hallali). Aussi le lecteur s’ perd-il !