M1 SPS note critique

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Le paradoxe d’Olson Aujourd’hui les gens s’intéressent pourquoi les individus s’unissent. Pourquoi décident-ils d’agir ensemble? Plusieurs théories ont été élaborées pour expliquer ce phénomène. Pour le comprendre il faut tout d’abord préciser tels termes importants que l’action collective, le mouvement social. L’action collective est l’action commune et concertée des membres d’un groupe afin d’atteindre des objectives communs dans un environnement donné.

Le mouvement social est un ensemble de réseaux informels (des organisations et d’acteurs isolés) construit sue artagées et de la sol ri or 11 conflictuels, en ayant – – différentes formes d Il s’agit d’une mobilis une revendication commune nt au sujet d’enjeux remment unis par est une forme d’action collective qui n’est pas spécifiquement politique. Ce groupe se voit souvent doté d’une identité collective. Les recherches se sont souvent intéressées à la recherche des caractéristiques du groupe. Mais elles ont négligées les motivations et les prédispositions des individus à participer à l’action collective.

On va parler du paradoxe de l’action collective. L’ouvrage d’Olson La logique de l’action collective examine la question de savoir comment se forme les intérêts dans les groupes sociaux. Mancur Olson, (1932-1998) est un économiste américain, contributeur à la théorie des choix publics. Il est connu principalement pour

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ses deux ouvrages Il était diplômé en sciences économiques (North Dakota State Universiry), et Docteur en sciences économiques (Harvard University). Puis il était l’enseignant en sciences économiques à l’université de Princeton et l’université du Maryland.

Au lieu de se demander comment les gens passent à l’action il se emande pourquoi les individus ne se mobilisent pas plus souvent. Il s’oppose au postulat de l’inéluctabilité de la mobilisation, de la nécessité de mobilisation, thèse défendue par les écoles pluralistes. Pour eux la mobilisation est le résultat naturel de l’interaction sociale, tous les indlvidus sont inscrits dans un groupe et ils partagent des mêmes attitudes, ils interagissent. Lorsque le groupe atteint une certaine taille il faut proposer une procédure pour résoudre les conflits et positionner ce groupe.

Olson présente sa thèse sous la forme d’un paradoxe : au lieu de éboucher sur une action collective, l’existence d’un intérêt commun a toutes les chances de donner lieu à l’inaction collective. Son point de départ est ridée de la rationalité des acteurs : selon lui, la rationalité du groupe n’est pas la même que celle des individus. Le sens commun suggère que dès lors qu’un ensemble d’individus peut trouver avantage à se mobiliser et en a conscience, le déclenchement de l’action collective va de soi.

Or l’objection d’Olson consiste ? démontrer qu’un groupe ayant ces caractéristiques peut parfaitement ne rien faire. C’est en effet ? tort que l’on Imagine qu’un groupe latent – des individus ayant des intérêts matériels communs – est une sorte d’entité douée d’une volonté collective, là où l’analyse doit aussi prendre PAG » 1 communs – est une sorte d’entité douée d’une volonté collective, là où l’analyse doit aussi prendre en compte la logique des stratégies indlviduelles.

Et si l’actlon collective va de soi si l’on considère le groupe comme titulaire d’une volonté unique, les rationalités individuelles l’enrayent. Olson évoque ainsi sa thèse célèbre du passager clandestin. L’exemple du mouvement antifiscal proposé en encadré l’illustre. La mobilisation est rentable, d’autant plus qu’elle sera massive. Le cas classique non-gréviste (free rider) qui bénéficie de la hausse de rémunération conquise par la grève sans avoir subi les retenues de salaires consécutives en témoigne.

Les salariés ont intérêts ? ce que leur salaire augmente. Mais le chemin à long jusqu’à la mobilisation. L’individu ne va s’engager dans l’action collective qu’? condition d’y trouver un avantage propre. Olson fait la distinction entre les petits groupes et les rands groupes. Dans les grands groupes il s’agit de susciter et d’entretenir un intérêt personnel pour les intérêts qu’on a : ce sont les incitations sélectives. Olson explique que les groupes ne peuvent servir les intérêts de leurs membres sauf à leur offrir des incitations sélectives.

On a un octroi d’avantages spécifiques. II existe des techniques qui permettent de rapprocher les comportements individuels de ce que serait dans rabstrait la rationalité d’un groupe doté d’une volonté collective. Il suffit pour cela d’abaisser les coûts de la articipation à [‘action ou d’augmenter ceux de la non-participation. L’intégration à un petit groupe peut rendre plus d fficile une attitude de retrait. Les rétribution PAGF30F11 L’intégration à un petit groupe peut rendre plus difficile une attitude de retrait.

Les rétributions peuvent être matérielles ou sociales. Les mécanismes ne sont pas les mêmes selon la taille des groupes. Les limites de l’approche Olsonnienne existent. Son ouvrage a été beaucoup critiqué. Des motivations psychologiques ne sont pas prises en compte dans son analyse. Des citoyens qui se obilisent le font aussi parce qu’ils considèrent que c’est un devoir, un bon citoyen doit s’engager politiquement. Toutes ces motivations sont mises de côté.

Philippe Braud rappelle que la participation à une manifestation peut être expliquée par des facteurs psycho-sociales et permettre une rupture avec la routine quotidienne, peut indentifier une cause à laquelle on adhère. Braud dit qu’on peut expliquer la mobilisation par la recherche de certains gains, des gains matériels mais aussi des gains immatériels. Braud insiste sur le prestige social, la notoriété. La notion de désintéressement est importante. Notion de quête de l’estime de soi, besoin fondamental d’être reconnu à travers le pouvoir exercé, à travers les sentiments que l’on suscite.

C’est une approche mécaniste qu’utilise Olson, qui ne prend pas en compte le fait que les rationalités peuvent être encadrées, limitees. Albert Hirschman essaie d’affiner l’approche dolson et rappelle que certaines actions ne peuvent pas être analysées comme des couts. Albert Hirschman va poursuivre cette voie selon une logique moins « économiciste c’est à dire orientée rincipalement selon les intérêts des agents. Bien qu’économiste de formation Albert Hirschman va développer une réfl PAGFd0F11 agents.

Bien qu’économiste de formation, Albert Hirschman va développer une réflexion très orientée vers les sciences sociales et notamment la sociologie et la science politique. Dans son ouvrage le plus célèbre, Défection, prise de parole et loyauté, publié en 1970, Hirschman développe un modèle d’analyse afin de comprendre les réactions des consommateurs face aux performances des firmes économiques qui sera par la suite transposé dans pour rendre ompte des formes de conflictualité sociale et plus largement pour rendre compte du changement social.

Initialement Albert Hirschman s’interroge sur les différentes stratégies dont disposent les individus pour répondre à une insatisfaction ou une injustice. Trois réactions sont possibles: 1 première réaction est la loyauté (loyalty), c’est-à-dire le fait que des individus demeurent fidèles à une entreprise ou une institution malgré l’insatisfaction ou le mécontentement éprouvé. Les sentiments de fidélité, de devoir à ‘égard de l’institution ou u mouvement, l’acceptation résignée de ses défauts sont assez puissants pour faire passer par-dessus les mécontentements qu’il suscite .

Dès lors, aucun changement social ne peut survenir. Bien sûr, on peut noter que toute organisation requiert un minimum de loyauté afin qu’elle puisse survivre à ses propres dysfonctionnements. 2)La seconde réaction possible est la défection (exit), c’est-à-dire l’abandon de la relation dans laquelle on intervient en tant qu’acheteur d’une marchandise ou en tant que membre d’une oreanisation, que ce soit ne famille, un parti PAGFSOFII