Lorsque j’etais une oeuvre d’art – ee schmitt

Lorsque j’etais une oeuvre d’art – ee schmitt

Pacte avec le diable * J’ai toujours tout rate, ma vie comme mes suicides. Tous les dons m’auront ete epargnes sauf la lucidite. J’ai honte de moi. La vie, j’en ai herite, la mort je me la donnerai et je gagnerai un peu d’estime de moi-meme en me tuant car j’accomplirai l’acte le plus important et le plus digne de toute mon existence. J’avais 20 ans et deja par 3 fois j’avais tente de reprendre le controle et par 3 fois les objets m’avaient trahi : La corde ? rompue sous mon poids Les somniferes ? eleves des pilules placebos Chute d’un 5eme etage ? la bache d’un camion qui passait m’avait recu douillettement. Derniere tentative : La falaise de Palomba Sol (199 metres de haut) ? sur de mourir ? pleins d’espoirs. Soudain, une voix d’un homme puissant (= Zeus-Peter Lama) qui dit : DONNEZ-MOI 24 HEURES. Qu’est ce que 24 heures si vous y gagne l’envie de vivre ? J’acceptai et j’allai l’appeler pendant quelque mois mon bienfaiteur. Desription : Moche Aucune ambition Aucun talent Aucune formation

Visage et corps fade Un physique depourvu d’interet Des traits saillants Ignorant (s’interesse a rien) * Le bienfaiteur (=tres riche) possede une demeure du nom de « l’Ombrilic ». Je

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suis le frere cadet des freres Firelli (= les 2 garcons les plus beaux au monde) et personne ne me croit. J’en ai assez, c’est pour cela que je veux mourir. La force de leurs beautes, c’est de faire croire a ceux qui la cotoient qu’ils sont eux-memes devenus beaux. Enfant, j’etais persuade d’etre aussi magnifique qu’eux.

Depuis que mes camarades de classes se sont foutus de moi quand le professeur a prononce le nom « Firelli » tout haut et que j’ai repondu : present, depuis ce jour la, le sentiment de ma mediocrite ne ma plus jamais quitte. Zeus-Peter Lama : le plus grand peintre et sculpteur de tout les temps. Avec une sorte d’amertume, je constatais que Zeus avais gagne son pari : je ne voulais plus me tuer, j’etais devenu dependant, la curiosite m’avais remis sur le chemin de la vie. * La 1ere etape : L’organisation de ma mort officielle (= suicide) ? j’ecrivis une lettre d’adieu a mes parents.

J’ai fais expres de laisser des traces derriere moi sur la falaise. Une fois « mort », je me remets entierement entre les mains de mon bienfaiteur, je deviens a jamais dependant de lui et je deviens en quelque sorte sa propriete (Je devais l’ecrire et signer pour me rappeler qu’un jour j’ai dis ca) : « Je me donne entierement a Zeus qui fera de moi ce qu’il desire. Sa volonte se substitue a la mienne en ce qui me concerne. Avec toute la force et la volonte qui me restent, je decide librement de devenir sa complete propriete. Moi. » Matricia : nom donne par me Bienfaiteur a sa piscine souterraine.

Donatella : C’est la 8eme femmes du Bienfaiteur s’est volontairement mise en sommeil congele il y a 10 ans. Elle se trouvait si belle qu’elle a decide de se faire congele a 28 ans avant que le temps ne l’entame. Elle a exigee par ecrit qu’on la rechauffe lorsque la science finirait par trouver un moyen d’empecher le vieillissement. P58-59 : Bienfaiteur enumere toutes ses femmes !! * L’operation eu lieu une nuit de lune Rousse et elle dura 12 heures. Je passais la 1ere semaine la chair en feu arrosee a la morphine. J’etais devenu tres beau, pour mon bienfaiteur j’etais son chef-d’? vre, sa passion, son triomphe, son geste, sa verite, Selon le bienfaiteur, la beaute = banalite, tout les defauts se soulignent. Il n’aime pas la symetrie : 2 bras, 2 jambes, 2 pieds. Le nez, la bouche, le nombril, le sexe toujours au milieu. (= mediocrite consternante pour un dessinateur). Selon le Bienfaiteur, il faut innover et il pense que sans lui l’humanite ne serait pas ce qu’elle est. Je pris gout a etre admire de cette facon. Par contre, le docteur Fichet, lui en me voyant, n’affichait aucune emotion. Zeus avait beau m’offrir des heures de compliments, je souffrais de n’avoir que lui our exister. Je ne voulais plus du tout mourir tellement je voulais savoir ce qu’on va dire de moi. P. 69 * Zeus organisa une grande fete pour son « inauguration » Il avait envoye une invitation a tous les gens important de l’ile. En parcourant la liste des invites, j’entrevis avec plaisir que ma naissance serait encore plus chic que mes funerailles. Je suis dans un tel manque de reconnaissance, que lorsqu’on m’applaudit, meme horrible, je suis tellement heureux car on fait « attention » a moi, je ne suis plus invisible, j’ai rafle toutes les attentions !

Aucun de ces mots n’avait vraiment de sens, mais la force avec laquelle ils etaient proferes les rendait eclatants. Je naissais enfin. Je fus baptise sous le nom de : « Adam Bis ». Je realisais que mes frere, malgre leur beaute ne semblait pas si heureux que ca. Eux aussi avec un bienfaiteur (= Bob) qui pensait a leurs place. L’idee qu’ils ne se satisfaisaient pas d’etre beau me deplut. Que pouvait-on souhaiter de plus qu’une belle apparence ? Moi c’est car j’en etais prive que je m’etais resolu a devenir bizarre. * Mon inauguration m’avait transforme en star.

Adam Bis occupait la une des quotidiens et la couverture des hebdomadaires. Etre celebre me parut normal. Mieux, une reparation qui m’etait due. N’ayant jamais eu d’autre lecture que celle de la presse, je pensais que les journalistes ne parlait que de ce qui etait important ; or, quoique important a me propre yeux, j’avais ete scandaleusement ignore d’eux ; me retrouver a chaque page m’apparut comme la fin d’une injustice. Mon existence etait attestee. Mieux : celebree !! J’ai l’impression que quand on me critique, c’est de la jalousie, du depit.

J’avais tant souffert d’invisibilite que tout ce qui accentuait le relief de mon existence, compliments ou sarcasmes me donnait des jouissances d’amour propre. J’etais jaloux a l’idee que mon bienfaiteur voudrait creer d’autres sculptures qui pourrait me ressembler. Je n’etais pas dispose a partager l’affection qu’il me portait. Je n’ai qu’une idee en tete, me venger de mes freres. Je me sens maintenant superieur a eux. Je devenais de plus en plus (aigri ? ) : Je ne supportais pas me retrouver a la page « culture » ou « societe » d’un journal, mon bienfaiteur avait du mal a me calmer.

Mon bienfaiteur commence a m’ordonner des choses, comme si je lui appartenais, qu’il etait mon maitre et moi l’esclave. Par exemple : poser nu devant les photographes, imposer de ne jamais prononcer un mot en public, Le bienfaiteur a tout modifier sur mon corps, mis a par mes yeux. Meme mon sexe a ete transforme en sonomegaphore. Plus rien ne m’appartenait : ni mon sexe, ni mes desires, ni ma pudeur ? Il n’a plus de quoi se vetir, se ballade tout nu (tout est parfait en moi, et mon Bienfaiteur veut tout montrer).

Mon bienfaiteur me dit : tu souffriras tant que tu auras des sentiments, des opinions personnelles et des volontes (je veux, je ne veux pas.. ) ta volonte doit se transformer en obeissance. Si j’avais ecoute mon desir, je me serais suicide mais ce n’etais pas le desir de mon bienfaiteur (et c’est uniquement sa volonte a lui qui compte). MANIPULATION TOTALE ! -De quoi souffrais-tu quand je t’ai rencontre ? ? D’avoir une conscience et pour me guerir, il ma proposer de devenir un objet. Deviens le completement. Obeis-moi en tout. Abolis-toi.

Ma pensee doit se substituer (= se mettre a la place) de la tienne. Pire qu’un esclave car un esclave, ca a une conscience, il veut se liberer. Je dois devenir moins qu’un esclave. Notre societe est organisee de telle sorte qu’il vaut mieux etre une chose qu’une conscience. Il veut que je devienne sa chose et alors je serais enfin Heureux. J’embrassais Melinda dans le jardin, je ne pouvais pas lui parler. On a ete dans ma chambre et a chaque partie que Melinda decouvrait de moi, elle poussait un cri d’admiration. J’y gagnais de la confiance. (debut du livre seulement!!!!!! )