LITTERATURE EUROPEENNE 12

LITTERATURE EUROPEENNE 12

LITTÉRATURE EUROPÉENNE 12/11/2014 Suite mécanisme du consentement (cf René Benjamin, Gaspar) « le soldat de 14 a tout intérêt à ne pas trop penser » Une pensée de type humaniste est-elle possible dans l’enfer de la guerre ?

Chez Eric Maria Remarque dans A l’Ouest rien de nouveau on trouve une scène dans laquelle un groupe de soldats allemands discutent sur Bau-mer, sur leur passé, et sur ce qu’ils ont apprit à l’école ; ils se souviennent des questions qu’on leur poser et auxquelles ils étaient cap de repondre comme a propos de Guillaume tell Sheller, ils savaient combien d’habitants vivent ? Melbourne, combien d’enfants avaient eu Charles Le téméraire. Sni* to vieu Dans l’enfer de la G ; creux.

Non seulemen es or 10 l’idéal qui accompagn e plus apte à discerner ne savons plus grand ue le savoir sonne n mais qui plus est : d e plus clairvoyant, a disparu. « Nous cotille, elle ne nous a non plus servit à rien en revanche personne à l’école ne nous a appris à allumer notre cigarette lorsqu’il pleut ou qu’il vente, à faire du feu avec du bois mouillé ou bien que le ventre est le meilleur endroit pour enfoncer une

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baïonnette parce qu’elle ne y accroche pas comme dans les côtes » Remise en question de tout l’édifice de la connaissance.

Cependant ce page cette attitude ne peut pas être modélisée, ce n’est pas la dominante de tes les témoins de la guerre de 14. On peut trouver d autres exemples qui au contraire vont insister sur le fait que la culture, l’art, peuvent sauver les soldats de l’aliénation. Ex Ernst Ju-gner, Roland Dorgelès qui se souvient d’un vers d’un poète (Albert Samain) qui vient un instant permettre au personnage de Gilbert de se libérer de l’enfer.

Chez Henri Massis scène assez ?tonnante où il trouve des livres dans une fausse et c’est la pièce de théâtre FANTASIO de Musset lien avec le monde humain Dans cette optique : Paul Cazin L’Humaniste à la guerre texte publié en 1920, livre de témoignage d’un homme de culture classique qui n’a pas été remise en cause par la réalité de la guerre et au contralre cette culture a trouvé une forme de légitimité nouvelle dans ‘épreuve de la guerre.

Hors dès le début le ton est donné « Tu es venu à la guerre avec moi, sainte nourrice de ma jeunesse, Antiquité. Je vous ai emportés ans mon sac entre mes mouchoirs et mes biscuits ou gardés dans un coin de mes cartouchières, Maîtres de la lyre sacrée et profane. Vous m’avez aidé à franchir le mauvais pas, ? supporter dignement l’épreuve » en particulier Homère (il cite bcp l’Odyssée) / lyre sacrée : les psaumes, le roi David, l’ancien testament.

Cette culture permet à la manière d’un Viatique permettant d affronter l’ennui, ‘effroi, et de demeurer au fond un homme dans cet es 10 Viatique permettant d affronter l’ennui, l’effroi, et de demeurer au fond un homme dans cet espace de la guerre qui est ourtant l’espace de l’inhumanité. Cette culture n’empêche pas l’humanisme (homme qui est porteur des humanités : culture Gréco-latine traditionnelle) Les poilus ne sont pas des gens cultivés.

Et tout au long du texte Cazin rend hommage à la « patience joyeuse » « leur admirable amour du pays » la sagesse populaire vient confirmer les leçons d’humaniste (sagesse, ne pas trop se plaindre, etre à l’écoute des autres.. ) La culture va lui apporter une clé de lecture de la réalité et on va voir constamment l’auteur établir des jonctions entre e qu’il vit à la guerre et le monde symbolique qui lui vient de sa culture. Il raconte comment il est couché sur une botte de blé et il pense tout de suite à une figure de l’ancien testament : personnage de Booz endormi.

Destin qui s’accomplit, conséquences très profondes (lire le poème de victor hugo, texte magistral) Le soldat se trouve projeté dans la grande histoire, dans le temps du sacré. Cri de l’apocalypse qui monte à ses levres « jusqu’? quand seigneur, juste et saint, tarderez-vous à venger votre sang ? phrase du psalmiste « je ne mourrai point, je vivrais, et je ferais ‘œuvre du Seigneur » La culture humaniste ne fait jamais passer au second plan la réalité de la guerre. Ce qu’elle réalise c’est plutôt a notion d’espace de survie symbolique. A un moment donné il ya guerre.

Ce qu’elle réalise c’est plutôt a notion d’espace de survie symbolique. A un moment donné il y a une marche forcée de nuit et il adresse secrètement un fragment de poète de Théocrite ; vénérable sonnet dis moi où est mon amour. Et il imagine que la lune lui répond « patience, je suis l’astre le plus patient, le plus bligeant du ciel, je suis belle et je me tais, je suis le silence qul résonne » Espace de survie mental, dialogue avec la lune : elle enseigne la patience parce qu’elle est elle-même la patience Culture brisée par la guerre.

Son sens n’est pas nostalgique, mais elle est plutôt une manière de garder une forme d’espérance au sein même de Penfer. Esperance fragile tant la réalité est violente. Le lien de l’homme à son humanlté se conserve. Autre passage avec un livre de contes. Devant les horreurs du monde l’homme doit être fort car elles n en valent pas la peine. Cette froideur là c’est la réponse de I homme raisonnable mais il garde en lui sa sensibilité.

Au fond double attitude. Quand il est au combat, il est au combat. Mais garder son cœur et la possibilité des larmes. Cette culture permet de cultiver sa part d’humanité. Déboucherai sur une sorte d acceptation de la guerre ? Non, pas de valorlsatlon de la guerre en elle-même chez l’humaniste. D’abord l’ironie avec laquelle [‘humaniste traite un prétendu philosophe qui fait l’éloge de la guerre et qui soutient. « nous aurions une belle humanité sans 0