l’inflation cours bts ci 2eme annee

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La maîtrise de l’inflation L’inflation est l’augmentation générale et durable du niveau des prix dans un pays. Elle a longtemps monopolisé l’attention des économistes et des hommes politiques. L’économiste britannique N. Kaldor, dans les années 1960, la rangeait parmi les quatre pôles de son « carré magique » censé représenter le « tableau de bord » d’une économie au côté de la croissance, de l’emploi et de la situation des échanges extérieurs.

Aujourd’hui, elle semble être passée à l’arrière-plan des préoccupations des responsables olitiques et économiques car son niveau a durablement diminué. Il faut être conscient que cette situation n’est peut-être que provisoire et que l’inflation peut refaire son apparition. S to n ext 1. Comment s’appré • L’inflation désigne u prix ; elle constitue u , Swap next page revenus des ménage des prix à la consom l’inflation ? iveau général des qui pèse sur les treprises.

L’indice n européen, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) permettent de mesurer ce phénomène. La mesure de l’inflation est effectuée chaque mois par l’Insee dans de nombreux points de vente (plus e 200 000 relevés). Néanmoins, l’inflation reste difficile à chiffrer, de nombreux produ•ts ayant des prix variables tout au long de l’année,

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ce qui nécessite de corriger des variations saisonnières les données constatées. L’indice Insee de l’inflation concerne les ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, hors tabac.

Il tient compte, d’autre part, des améliorations qual tatives des produits en ne retenant que la part de la hausse des prix d’un produit qui n’est pas la conséquence d’une amélioration de ses performances. ?? Après avoir culminé parfois autour de 13 à 14 % en France dans les années 1970-80, les chiffres de l’inflation ont connu une très forte décrue depuis le milieu des années 1980 dans le cadre d’une désinflation très rapide. Depuis le milieu des années 90, le taux annuel de hausse des prix n’a jamais dépassé 2,8 % (en 2008) et est tombé à % en 1999. . Quelles sont les causes de l’inflation ? On distingue traditionnellement quatre causes principales ? l’inflation. D L’inflation par les coûts : hausse des prix d’une matière première importante, augmentation des coûts salariaux… ui accroissent les coûts de production et que l’entreprise répercute sur les prix de vente pour préserver sa marge de profit. D L’inflation par la demande, lorsque la demande augmente sans que l’offre parvienne à satisfaire ce supplément de demande, les entreprises augmentant alors leurs prix de vente. ? L’inflation par l’augmentation de la masse monétaire : lorsque le crédit se développe plus rapidement que la production, cela engen 2 OF s de la masse monétaire : lorsque le crédit se développe plus rapidement que la production, cela engendre un déséquilibre ntre l’offre et la demande qui favorise la hausse des prix. û L’inflation liée aux structures économiques : par exemple un marché peu concurrentiel (monopolistique = 1 seul offreur ou oligopolistique = quelques offreurs peu nombreux) où les entreprises sont tentées d’augmenter leurs prix puisqu’elles n’ont pas à faire face à une forte concurrence. . Quels sont les effets de l’inflation ? L’inflation n’est pas neutre sur le plan économique et sur le plan social. Elle fait des perdants et des gagnants selon la situation de chaque agent économique et sa capacité à y faire face. ?? Elle défavorise tous les titulaires de revenus fixes qui ne peuvent obtenir une augmentation qui compense la hausse des prix (retraités, salariés sans capacité de revendication, petits épargnants… ).

Pour ces catégories, l’inflation se traduit par une érosion de leur pouvoir d’achat : ainsi un épargnant ayant acheté des obligations à 3 % d’intérêt et qui voit l’inflation atteindre 5 % subit une perte de la valeur réelle de son épargne. • Elle est néfaste pour les entreprises exportatrices si l’inflation nationale est supérieure à celle des pays clients. Les prix des archandises exportées perdent de leur compétitivité donc se vendent moins bien, sauf si l’entreprise neutralise la différence d’inflation en n’augmentant pas s 3 OF s d’inflation en n’augmentant pas ses prix et en réduisant sa marge de profit. ?? Les emprunteurs, les agents endettés sont gagnants à l’inflation dans la mesure où leurs revenus augmentent alors que leurs remboursements sont identiques : la charge du remboursement diminue en % des revenus. • Enfin l’État est généralement gagnant à l’inflation puisque son endettement diminue en termes réels, les rentrées fiscales ugmentant « mécaniquement par exemple les rentrées de WA (sur des prix plus élevés) ou les rentrées d’impôts sur les revenus. . La maîtrise de l’inflation, quelle place pour l’État ? Le rôle désormais attribué à la Banque Centrale Européenne en matière de politique monétaire dans la zone euro modifie de manière radicale la capacité des États à inten,’enir sur la régulation de l’inflation. Dépossédés des instruments d’intervention directe, les États doivent se contenter d’interventions indirectes. ?? La BCE s’est en effet vue confier, par les traités sur la onstruction de l’Euroland, la responsabilité de la gestion et de la surveillance de la masse monétaire et de la fixation des taux d’intérêt directeurs (ainsi appelés car ils déterminent toute la pyramide des différents taux d’intérêt dans la zone euro). C’est donc à elle que revient la mission de garantir la stabilité des prix notamment en veillant à ce que le volume de la création 4 OF S de garantir la stabilité des prix notamment en veillant à ce que le volume de la création monétaire corresponde, sans excès, aux besoins de l’activité économique.

En fixant les taux d’intérêt, elle peut encourager ou au contraire dissuader la distribution du crédit. • Dans ces conditions, les États nationaux ne peuvent plus agir que sur les structures de l’appareil de production, en renforçant son caractère concurrentiel et en luttant contre les ententes éventuelles au sein des marchés oligopolistiques.

Cette facette de l’action publique a tendance aujourd’hui à être marginale puisque l’inflation n’est pas actuellement une préoccupation majeure de nos économies. Zoom sur. Il faut faire la différence entre l’inflation, qui est une hausse urable et généralisée des prix, et la hausse ou la baisse saisonnière des prix, liée à la conjoncture touristique par exemple ou à la hausse brusque mais momentanée du prix du pétrole.

La désinflation est une situation où les prix augmentent, mais où le taux d’inflation diminue chaque année (- 5 %, – 4 – 2 % La déflation consiste en une baisse généralisée des prix qui traduit un effondrement de l’activité économique, les entreprises bradant leurs prix parce qu’elles ne parviennent pas à écouler leur production. Cette situation est souvent l’amorce d’une crise économique cumulative. S OF s