L’ile aux esclave

L’ile aux esclave

L’ile aux esclaves, etude de la scene VI,  Marivaux Introduction   :   La scene de six est au centre de la piece, c’est l’apogee de l’acte, quatre personnages sont en scene, le  gouverneur de l’ile est parti. Que va t­il se passer ? Sur 48 repliques, 23 sont attribues a Cleanthis, 24 a Arlequin, et aucune a Euphrosine. Domination des valets, les valets ont le droit a la parole, ils ont donc le pouvoir sur leur maitre. Les femmes parlent moins que les hommes. Il y a une difference d’une replique entre Arlequin et Cleanthis est entre Iphicrate et Euphrosine. Marivaux fait paraitre son caractere misogyne (contre les femmes).

Au milieu de la scene, Arlequin et Cleanthis parodient une conversation amoureuse. Cette parodie  montre que Marivaux met en scene une reflexion sur le theatre par la mise en abime. I. Etude des didascalies Les didascalies donnent des indications sur la mise en scene. Elles montrent l’importance accordee a  cette scene et la situation de communication. Les valets ont la parole, donc le pouvoir. Les maitres sont reduits a des gestes et des expressions du  visage (ligne 46,47,48) La parole s’exprime aussi par des ordres donnes par Arlequin et Iphicrate (ligne 29).

Les didascalies insistent aussi sur les regards ( chasse­croise des regards l. 48, 49, 50 : il exprime plus le desir de pouvoir qu’un desir sexuel ). Elles informent aussi sur la mise en scene et les jeux d’actions. Le bilan : dans cette scene, les didascalies sont importantes car elles insistent sur la bizarrerie de la  situation entre la personnage. Lecture de la derniere replique : deux destinataires, le premier Arlequin  et le deuxieme Euphrosine (laissez­moi faire). II. Etude du dialogue 1) composition de la scene en trois parties remiere partie : preparation, veritable repetition jusqu’a la ligne 50. Cleanthis donnent des indications  sceniques (ligne 19 ­ 20) « prendre l’air assis ». Deuxieme partie jusqu’a la ligne 94 : theatre dans le theatre : C. joue bien son role alors qu’Arlequin  garde de certaines distances (sorte de joie, …). Troisieme partie : les deux valets abandonnent la parodie. Ils decident de declarer leur amour a leur  maitre. Amour futile base sur ce desir de domination. 2) Comment est distribuee la parole Les maitres prives de parole sont obliges d’etre le spectateur. Ils regardent la parodie que fait C. et A.   mais aussi les spectateurs sont des maitres (il y a qui sont genes et d’autres qui sont en accord). 3) Quelles sont les relations entre les personnages Page 40 : des le debut de la scene les 2 valets acceptent leur changement d’identite (ligne 10 : «  damoiselle » : expression de la noblesse. Le vocabulaire de la preciosite : « un jour tendre, la clarte du jour, graces, flammes, feux » (Les  Precieuses Ridicules). Au XVIIe siecle, existence d’un mur appele la preciosite (chercher la preciosite) Marivaux reprend ce langage precieux utilise par les aristocrates au XVIIe et XVIIIe siecle pour le  ridicule.

Il cache la realite de l’amour par des metaphores. A ce champ lexical de la preciosite (amour), s’ajoute le champ lexical de la parole (synonyme de  pouvoir) : « belle conversation, nous traitons, discours galant, conversant, conversation, … ». Dans cette scene en le parle que de la parole est de son usage. Pour les vallees, etre le maitre c’est avoir  le droit de parler de la meme maniere que celui­ci. Cleanthis utilise la meme maniere de parler qu’Euphrosine en employant le pronom indefini « on »  (qui remplacait le « je » : euphemisme) comme le ferait une aristocrate. Bilan

Cette parodie de conversation amoureuse denonce la societe aristocratique ou dominent les privileges mais aussi l’hypocrisie sociale montree par langage. III. Mise en abime ou theatre dans le theatre Cette scene comme toute la piece de Marivaux met en valeur le theatre. a) Comme au theatre, sur la scene meme, on a les aristocrates qui sont comme les spectateurs (« qu’on  se retira dix pas » ordre d’Arlequin) qui regardent les acteurs Cleanthis et Arlequin qui jouent leur parodie amoureuse. (Comme cela se faisait au siecle precedent, le public d’aristocrate est debout sur  scene).

Deux destinataires (double public) * les spectateurs : Euphrosine et Iphicrate. * les autres aristocrates qui regardent la scene. b) Cleanthis joue ici un autre role : celui du metteur en scene (pas de didascaliese dans le dialogue) ligne 19 : « Mais traitons l’amour de la grande maniere » ; Ligne 23 : « je suis d’avis d’une chose …  assis » ; Ligne 35 : « promenons­nous plutot de cette maniere la » ; Ligne 62 : « Qu’avez vous donc,  vous defigurez notre conversation. » Bilan : C’est la maitrise de langage, la connaissance du code linguistique qui permet de dominer dans  une societe ou triomphe l’hypocrisie.

Prise de pouvoir = prise de parole. Resume de la scene VII La scene VII ne presente que 8 repliques : quatre pour Cleanthis et quatre pour Euphrosine. Cleanthis  cependant   a   droit   a   une   grande   tirade. Elle   a   donc   plus   de   pouvoir. Elles   informent   Euphrosine  qu’Arlequin est amoureux d’elle. Elle lui ordonne d’aimer Arlequin en abusant ainsi de son nouveau  pouvoir de maitresse. Marivaux dans cette longue tirade de Cleanthis denonce une societe artificielle. Cleanthis est porteuse de la satire sociale. Mais a la fin de la scene, elle a tellement pris son role a ? ur qu’elle est devenue comme sa maitresse (« dure, implacable, autoritaire ») cf. : injonctif au futur :  fin de la tirade. Cleanthis avertit son ancienne maitresse de projets d’Arlequin. Les reticences d’Euphrosine entrainent  une critique de l’amour galant indice seducteur mondain. Elle fait ensuite l’eloge de la franchise et du  langage   direct   d’Arlequin. Elle   devient   ensuite   autoritaire   et   exiger   l’obeissance   de   son   ancienne  maitresse. Resume de la scene VIII : echec de l’initiative amoureuse 2 personnages en scene.

Arlequin va tenter de seduire Euphrosine avec un langage simple, naif mais maladroit. ( il est fascine  par son ex­classe sociale). 26 repliques : 13 Arlequin, 13 Euphrosine e l’egalite est reelle. Euphrosine retrouve la parole pour exprimer son desarroi et elle demande a Arlequin de ne pas profiter  de sa nouvelle classe sociale (elle se rend compte des abus lorsque l’on a le pouvoir et une superiorite  sociale. Arlequin   vient   pour   seduire   E. et   declarer   son   amour   sa   fascination

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  pour   l’ancienne   maitresse  transparait.

E. attendrit alors Arlequin presentant sa situation de sa douleur. Envahie par la pitie et tout  emu, Arlequin reste muet. L’aveu des abus et la fin des epreuves : scene IX : denonciation de l’abus de pouvoir C’est la premiere scene du denouement. Sur 27 repliques, 14 sont pour Iphicrate alors que 13 sont pour Arlequin. Les maitres reprennent le pouvoir. C’est le deuxieme aveu d’Iphicrate (l 72­73 : « je ne meritait pas d’etre ton maitre »). A la fin de la  scene, les deux personnes reprennent leurs habits.

Arlequin son habit de valet, Iphicrate son habit de  maitre. Arlequin demande son pardon a Iphicrate. (morale proche de la religion). Arlequin vient avertir a son tour son ancien maitre des projets sentimentaux de C. mais la discussion  derive rapidement sur la condition servile et les abus des maitres. Le pardon d’Arlequin et les paroles  de son maitre sont suivis d’un retour a l’ordre premier : Arlequin reprend ses habitudes de serviteur. Scene X : plaidoyer contre les vanites sociales : Cleanthis est surprise par l’echange des costumes.

Avant d’imiter Arlequin, elle adresse un discours  plein de verve aux « honnetes gens du monde ». Pour elle, ma bonte de l’homme simple s’oppose a la  vanite cruelle des « privilegies ». Euphrosine avoue ses abus comme Iphicrate et prend conscience des  abus qu’elle a fait endurer a Cleanthis. La scene s’acheve sur un pardon reciproque. Scene XI : fin du « cours d’humanite » Trivelin revient constater l’efficacite de l’experience. Il tire la lecon de l’epreuve en s ‘adressant aux  maitres : « La difference des conditions n’est qu’une epreuve que les dieux font sur nous.