l’homme et la mer

l’homme et la mer

« L’homme et la mer » poème de Charles BAUDELAIRE en 1857 Homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme Dans le déroulement infini de sa lame, Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer. Tu te plais à plonger au sein de ton image ; Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cœur Se distrait quelquefois de sa propre rumeur Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage. to vien « ext Vous êtes tous le Homme, nul n’a s Ô mer, nul ne co Tant vous êtes jal Swip next page rets : ts !

Et cependant voilà des siècles innombrables Que vous vous combattez sans pitié ni remord, Tellement vous aimez le carnage et la mort, ô lutteurs éternels, ô frères implacables ! e poème de Baudelaire, « L’Homme et la Mer montre la lutte de l’homme et de la mer en une lutte anthropomorphique (qu attribue à un être vivant ou à une chose des caractéristiques humaines, le représente ou considèré comme un humain). La mer devient un personnage qui se bat contre l’homme sur les mêmes plans physique et psychologique.

L’élément Célément naturel est l’égal de

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rhomme. Analyse Première strophe : e poète affirme ramour de l’être humain pour la mer. Le poème est marqué par la récurrence de « tu Au vers 2, la métaphore du miroir établit l’existence d’une ressemblance entre la mer et l’âme de l’être humain. (Pouvant rapporter au narcissisme). Dans les vers 3 et 4, l’être humain se reconnaît à la fois dans la surface mouvementée et la profondeur de la mer.

Cette profondeur peut être assimilée à celle de l’esprit humain, désignée par un « gouffre » joint à « amer » Deuxième strophe : Le poète développe la suggestion d’une contemplation narcissique. Au vers 6, Baudelaire joue sur les sens, «embrasser es yeux» et «prendre et serrer dans ses bras», ce qui en fait est impossible de prendre entre ses bras la mer. À la fin du vers 6, le « cœur » de l’être humain correspond à la douleur de la mer.

Troisième strophe Il s’adresse aux similitudes entre les deux protagonistes pour mettre en parallèle des caractères communs. Il utilise « ténébreux et discrets » pour faire comprendre le mystère et le secret, ce que confirme le vers 12 avec les rimes « discrets » et « secrets L’être humain est comparé aux « abîmes » qui sont insondables et les « richesses intimes » associer à l’inconnue de l’être hum sont insondables et les « richesses intimes » associer à l’inconnue de l’être humain.

Au dernier vers de la strophe, les deux protagonistes sont associés, tous deux étant « jaloux » de leurs « secrets Quatrième strophe : Le storphe commence par une objection « et cependant qui procède à un retournement de la situation entre à la relation amoureuse de la mer et l’être humain. Ils sont considérés comme des adversaires acharnés « sans pitié ni remords » dans un conflit tragique et incessant « lutteurs éternels Cette relation passionnelle étant des « frères implacables » ou à l’inverse, ‘aiment et se détruisant dans un dernier vers « Ô lutteurs éternels, ô frères Implacables !

Conclusion • Dans ce poème s’exprime une fascination pour la mer. Ily a une identification de l’être humain avec la mer au point que les doubles se confondent. Ceau est le miroir de l’homme, le reflet de son cœur, de son esprit et de son âme. Elle permet par le biais de la poésie de rendre compte de la complexité des sentiments humains et de leur violence. Par une sorte de fatalité, l’être humain et la mer ne peuvent qu’être ennemis, éternellement liés par une relation faite de combat et d’attirance. 3