L’evolutin institutionelle de l’allemagne et de l’italie entre 1848 et 1914: monarchies autoritaires ou parlementaires?

L’evolutin institutionelle de l’allemagne et de l’italie entre 1848 et 1914: monarchies autoritaires ou parlementaires?

Introduction : En 1848, l’Europe vit toujours dans les cadres crees en 1815 par le congres de Vienne, et l’Autriche du Chancelier Metternich est la garante de cet ordre, empechant la manifestation des forces nouvelles issues de la Revolution francaise, liberalisme et principe des nationalites qui fermentent en Autriche, en Allemagne et en Italie. Apres l’echec des revolutions de 1848, il y a eu de nombreuses evolutions politiques au cours du 19eme Siecle et 20eme Siecle. De 1850 a 1914, ce sont des sentiments qui se developpent dans les mentalites du monde entier.

L’Italie et l’Allemagne font partis de ces pays qui sont acteurs de cette vague revolutionnaire qui envahit l’Europe. En effet , L’Italie et l’Allemagne vont jouer des roles emblematiques du mouvement national et vont faire naitre de nouvelles institutions. Dans quelles circonstances des regimes politiques contraires se sont developpes en Europe au cours du XIX et debut du XXeme Siecle? Comment l’Italie a-t-elle reussi a fonder une monarchie parlementaire qui en contrepartie est un regime oppose a celui construit par l’Allemagne?

Pourquoi mettre ces deux pays en relation etant donne que leur institutions sont differentes? Peut-on quand meme trouver des similitudes? Nous verrons dans une premiere partie le cas de

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l’Italie et l’evolution de ses institutions politiques, puis nous nous attacherons a l’Allemagne qui vit une situation bien differente que celle de l’Italie, pour finir sur l’analyse de la reunion des deux pays. I. L’ambiguite politique de L’Italie: Apres la proclamation de Rome comme capitale du nouveau royaume marque en principe l’avenement de l’unite territorial de l’Italie.

Plus preoccupant pour les dirigeants et pour le peuple italiens est l’inachevement de l’unite politique, administrative et institutionnelle du pays. Dans un cadre elargi a l’ensemble de la peninsule, ce sont, a quelques retouches pres, les institutions du petit royaume de Piemont-Sardaigne qui servent de support a la vie politique. La nature, les rouages et le fonctionnement du regime sont definis par la constitution de 1848, le «  statuto », accorde par Charles Albert a ses sujets piemontais et etendu en 1861 a l’ensemble du royaume.

Beaucoup aurait souhaite alors que ce soit reunie une assemblee constituante et defini par de nouveaux textes de statut fondamental de l’Italie unifie. Mais Cavour, celui qui a fait figure de principal espoir d’une Italie unifiee et liberale s’etait oppose a cette procedure susceptible de remettre en question les bases memes de la monarchie constitutionnelle. On avait donc opte pour le maintient du «  statut » qui allait constituer pendant une centaine d’annee la foi fondamentale du royaume.

Inspire des institutions anglaises et de la Charte francaise de 1830, le Statuto etablissait un regime liberal dans lequel le souverain conservait une place eminente. Le roi detient en effet le pouvoir executif et deux assemblees se partagent le pouvoir legislatif. Une telle constitution possedait assez de souplesse et de flou pour etre interpretee dans un sens tres different. Elle permettait donc une evolution du regime soit dans une direction conservatrice et autoritaire, soit au contraire dans un sens plus liberal.

Au debut, c’est dans cette voie la que semble s’orienter la monarchie constitutionnelle. Cavour et ses successeurs se sont efforces de prendre appui sur les majorites parlementaires. On s’est donc achemine vers un systeme tres proche en apparence du modele francais, c’est-a-dire un regime parlementaire dans lequel la mise en minorite devant les chambres entraine quasi automatiquement le retrait du ministere. En fait, il n’y a la qu’apparence car si les gouvernements demissionnent, le regime peut evoluer vers un systeme autoritaire de type allemand selon la personnalite du souverain.

C’est la voie que choisit a plusieurs reprises Victor- Emmanuel II et que rependra son successeur Humbert 1er. Les resistances rencontrees empecheront cependant le regime de glisser simplement vers un autoritarisme assurement conforme aux traditions de la dynastie de Savoie. Cet inachevement politique de Risorgimento, ce conflit permanent entre la tradition autoritaire monarchique et les aspirations de la classe politique, constituent une premiere et lourde hypotheque sur l’avenir du jeune royaume. La «  droite historique » detient le pouvoir jusqu’en 1876 est l’heritiere direct de la tradition cavourienne.

C’est elle qui a d’en haut fait l’unite de l’Italie et elle en tire un prestige dont beneficient a point nomme, les 1er successeurs de Cavour. La gauche accede au pouvoir en 1876 et regroupe d’anciens republicains rallies a la dynastie de Savoie et ne songe pas a remettre la monarchie constitutionnelle. Droite et gauche ne sont en fin que l’expression politique de deux fractions de la nouvelle classe dirigeante Italienne. Cependant l’absence d’un veritable regime parlementaire et les aspects autoritaires de la centralisation piemontaise ne sont pas les seuls obstacles au developpement de la democratie en Italie.

En effet , l’Italie connait de veritables d’autres problemes. II. La politique autoritaire de L’Allemagne III. L’Italie et l’Allemagne: deux pays pas si opposes: En 1848, le mouvement de l’Allemagne est liberal et national tout comme celui de l’Italie. Le Royaume de Prusse et d’Autriche ont beaucoup d’influence sur ces deux pays. Nous pouvons parler d’unite pour les deux pays car ils ont un but unique, celui du nationalisme. Effectivement, le XIXe siecle voit se faire l’unite de chacune des deux nations : italienne et allemande.

Le Piemont de Cavour prend en main une unification, apres l’echec des tentatives populaires de 1848, tandis que la Prusse de Bismarck etend son hegemonie sur les territoires allemands, realisant l’unite. Ainsi, de nombreuses similitudes de faits encouragent a rapprocher chacun des deux procedes. Le « fait national » est un facteur determinant de nombreux bouleversements. C’est un eveil pour les nations sans Etats. L’occupation Napoleonienne a legue une division du territoire Italien en une dizaine d’Etats.

Si certains d’entre eux sont independants, tels que le Royaume de Piemont-Sardaigne, sous l’autorite de la maison de Savoie ou les Etats Pontificaux, places sous l’autorite temporelle du Pape ; la plus grande partie du territoire est sous domination etrangere. De meme, les peuples Allemands sont divises en trente-neuf Etats. On appelle Reichstag (Constitution de Francfort) l’institution allemande de 1848 et « Statuto » la Constitution italienne. Apres de telles similitudes, on peut remarquer que ce sont les regimes les plus opposes d’Europe alors qu’ils ont pris leur envol durant la meme periode, c’est-a-dire pendant la crise de 1848.

Conclusion: C’est tout au long de la fin du XIXeme que les bases politiques de l’Italie et de l’Allemagne ce sont mises en place. Grace aux revolutions et a la crise, ces deux pays ont reussis a etre unifies avec de nouvelles constitutions et un nouveau gouvernement sur pied. Ainsi, de nouvelles institutions ont vu le jour et ont evolue a travers plusieurs mouvements politiques. Ces deux pays jouent un role majeur dans cette crise de 1848, car ils sont tous les deux innovateurs de changement politique et institutionnel. Ces deux pays ont grandi dans la meme cour, mais ont pris des hemins opposes pour un avenir different, en effet, l’Italie a adopte une monarchie parlementaire contre l’Allemagne qui a suivi une monarchie autoritaire. Annexe: Chronologie de l‘unification italienne: 1861 – 1871: Realisation de l’unite nationale (Rome devient capitale, malgre l’opposition de la Papaute), sous la conduite et la domination du Piemont (la maison de Savoie devient dynastie regnante – Vittorio Emanuele II: des 18618, Umberto I: des 1878, Vittorio Emanuele III: des 1900, Umberto II: en 1946) et grace a l’alliance entre la bourgeoise industrielle du Nord et l’aristocratie terrienne du Sud.

Il subsiste neanmoins trois ruptures : a) Nord / Sud , le Nord s’industrialise, tandis que le Sud reste pauvre et sous-developpe (emigration); b) Eglise / Etat (monarchie constitutionnelle, dirigee par la bourgeoisie liberale); c) classes dirigeantes / classes populaires (paysannerie notamment); ces dernieres restent exclues de la vie politique nationale (suffrage censitaire jusqu’a la premiere guerre mondiale). 1882 – 1912: L’Italie essaye de s’inserer dans le jeu de la conquete coloniale (1882: Erythree; 1889: Somalie; 1912 Libye). 1892: Naissance du Parti Socialiste.

Les tensions sociales augmentent dans les villes industrielles, mais aussi dans les campagnes. Le pouvoir s’en tient a une attitude durement repressive (emeutes de Milan en 1898). 1903 – 1914: Ere Giolitti: a) politique d’ouverture vers les socialistes moderes et vers le catholique, en vue de leur integration dans le systeme liberal; b) tentatives de reformes sociales (lois sur le travail); c) politique de neutralite vis-a-vis des grandes puissances. 1914: D’abord politique de neutralite, puis, sous la pression des interventionnistes nationalistes: D’Annunzio , socialistes reformistes: parmi d’autres, Benito Mussolini , ancien directeur de L’Avanti , (quotidien du P. S. I. ), expulse du parti pour ses positions interventionnistes, puis fondateur du journal Il Popolo d’Italia , futur organe du parti fasciste – Definitions: Monarchie parlementaire : C’est une monarchie constitutionnelle dans laquelle le gouvernement est responsable devant le Parlement. Monarchie autoritaire: Absence de partage des pouvoirs : le souverain, le parti ou l’organisation au pouvoir est le seul detenteur de tous les pouvoirs.

Les differents pouvoirs legislatif, executif et judiciaire sont entremeles et ne sont pas independants. Les partis politiques autres que celui au pouvoir sont toleres, meme si la competition en vue de l’acquisition du pouvoir politique est limitee. Absence de controle des pouvoirs. Absence de legitimite, du principe de souverainete nationale : le peuple n’a pas le droit de vote, ou le systeme electif rend les votes sans objet. Monarchie constitutionnelle: est un type de regime politique qui reconnait un monarque elu ou hereditaire comme chef de l’Etat, mais ou une constitution limite les pouvoirs du monarque.