L’europe apres 1914

L’europe apres 1914

L’age industriel et sa civilisation (du milieu du 19eme siecle a 1939) Chapitre 1 : Les transformations economiques et sociales, les ideologies de l’age industriel en Europe et en Amerique du Nord L’industrie est l’ensemble des activites economiques ayant pour objet l’exploitation des richesses naturelles et leur transformation. Jusqu’au 18eme siecle, le monde est essentiellement rural. Un artisanat et une proto-industrie existent mais les deux revolutions industrielles du 19eme siecle changent considerablement l’echelle de ces activites.

Ces deux revolutions conduisent en effet a l’industrialisation des actuels pays developpes (Europe, Amerique du Nord, Japon). Elles font entrer le monde dans une ere de modernite. Elles transforment l’economie mais aussi la societe et les rapports sociaux. On passe avec elles de l’age agricole et rural a un age industriel et urbain, caracterise par le progres general du niveau de vie des individus. 1. Le decollage industriel : L’industrialisation se traduit par un developpement sans precedent de l’activite industrielle.

Ce developpement est le resultat du progres technique qui entraine l’augmentation de la production par le progres de la productivite (rapport entre la production et la quantite de travail necessaire pour l’obtention de cette production). On distingue deux Revolutions Industrielles qui correspondent chacune a des phases de

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transformations techniques intenses. Chacune d’elles correspond a des sources d’energie dominantes, des branches industrielles motrices, des processus de fabrication et de gestion du travail differents. A partir de ces differents points, il est possible d’etablir un modele de chacune des deux revolutions. La Premiere Revolution Industrielle (1780-1850) : o L’innovation technique : l’invention de la machine a vapeur par l’Ecossais James Watt (1769) qui conduit a la mecanisation de nombreuses activites (mise au point de machines textiles, de nouvelles techniques de fabrications de l’acier et de la fonte). o La source d’energie dominante : Le charbon exploite dans les nombreuses houilleres des Pays Noirs europeens ou dans les Appalaches pour les USA. o Les branches industrielles motrices : le textile, soutenu par la transition demographique et l’industrie siderurgique stimulee par le developpement du transport ferroviaire. Les methodes de gestion du travail : elles sont encore anciennes. Ce qui change par rapport a l’artisanat traditionnel c’est l’emploi de masse et la taille des entreprises. En d’autres termes, on est passe de l’atelier a l’usine. . La Deuxieme Revolution Industrielle (1880-1ere moitie du 20eme siecle) : o L’innovation technique : le moteur a explosion o Les sources d’energie dominantes : poursuite de l’emploi du charbon mais diversification par l’emploi de plus en plus prononce du petrole et de l’electricite. Cette diversification est liee la decouverte et a l’exploitation des gisement de petrole a la fin du 19eme (USA, Russie, Moyen Orient) et aux progres du transport et de l’emploi de l’electricite (mise au point des lignes a hautes tension, utilisations domestiques grace a la lampe Edisson, invention de la dynamo, tramway electrique…). o Les branches industrielles motrices : industries metallurgiques, mecaniques et chimiques : developpement de l’automobile comme objet de consommation de masse aux USA des les annees 1920, naissance et progres du transport aerien, constructions navales (paquebots), colorants synthetiques, engrais, medicaments… Les methodes de gestion du travail : mise au point du travail a la chaine par l’ingenieur americain TAYLOR (on parle de Taylorisme). Il s’agit de rationaliser le travail en decomposant et en chronometrant les taches des ouvriers. Le resultat est l’augmentation rapide de la productivite. C’est dans l’industrie automobile qu’on applique d’abord ces methodes (Ford aux USA). . Ces deux Revolutions Industrielles s’accompagnent d’un bouleversement de la geographie de la main-d’? uvre : Les industries des Revolutions Industrielles se localisent a la croisee de la main-d’? vre qu’elles necessitent en masse, des marches ou elles doivent ecouler leur enorme production et des matieres premieres dont elles sont tres consommatrices (selon la theorie du Triangle de Weber). Leur espace privilegie d’installation se trouve donc etre la peripherie des villes des Pays Noirs qui connaissent une urbanisation sans precedent car la ville concentre a la fois marche et main-d’? uvre. Ainsi, l’entree dans l’age industriel se traduit par le debut de l’exode rural massif et par une croissance inexorable du taux d’urbanisation.

Ce deplacement massif des villes vers les campagnes est soutenu par l’essor du transport ferroviaire qui est un aspect les plus marquants de ces Revolutions Industrielles. 2. Les entreprises et leur financement : . Les entreprises : Premiere chose, elles grandissent en surface pendant toute la periode. Elles ameliorent en permanence la productivite et la production. Deuxieme chose, la tendance est de plus a la concentration des entreprises. La petite entreprise a tendance a disparaitre au profit de grandes entreprises qui les absorbent. Le but est d’etre plus competitif en produisant a moindre cout en realisant des economie d’echelle.

Il existe deux types de concentration : o la concentration horizontale : regroupement d’entreprises de meme branche d’activite. o la concentration verticale : regroupement d’entreprises en amont et en aval d’une activite. Ainsi a cette epoque, naissent des grands groupes appeles Trusts aux USA, Konzern en Allemagne ou Zaibatsu au Japon. Certains secteurs s’organisent en Cartel dans le but de se partager le marche et d’eliminer la concurrence en s’entendant sur las prix. . Leur financement : La Revolution Industrielle s’est faite dans le contexte du capitalisme liberal reposant sur la libre-entreprise, la libre-concurrence et le libre-echange.

La taille des entreprises augmentant, elles ne sauraient etre familiale comme autrefois. Si souvent, elles s’appuient sur une famille (Renault, Schneider, De Vendel…), en realite elles sont de plus en plus des societes par actions. Dans une telle societe, le capital est divisees en actions que detiennent des actionnaires qui prennent part aux benefices de l’entreprise au prorata de leur apport de capital. La valeur des actions est determinee a la Bourse par la loi de l’offre et de la demande. De plus, les entreprises ont recours a l’emprunt. La fin du 19eme siecle marque l’apogee du developpement de la banque, au sens moderne du terme. Les banques d’affaires se developpent. Elle sont souvent familiales (Rothschild…). Elles utilisent leurs propres capitaux pour preter aux entreprises. o En revanche, les banques de depots reunissent l’argent des epargnants contre interet et s’en servent pour preter aux entreprises. 3. Les aspects cycliques de la croissance : L’economie capitaliste et liberale se caracterise par des cycles de croissance. La croissance economique n’est en effet pas reguliere et continue mais elle fait alterner des phases d’expansion et des phases de depression.

On passe ainsi de periodes de prosperite a des periodes de crise. a) On observe trois types de cycles, a trois echelles de temps differentes : o Le Trend seculaire correspond a une phase continue de croissance depuis le decollage industriel. o Sur la longue duree (50 a 60 ans), on observe un cycle dit de Kondratieff : une phase A correspond a une periode d’expansion (augmentation des prix, de la production, de l’emploi, des salaires, des profits…), une phase B correspond a une periode de depression (stagnation ou baisse de ces indices). Chacune des 2 phases dure 20 a 30 ans. Sur la duree moyenne (7 a 10 ans), on observe un cycle dit de Juglar : il s’agit de fluctuation de plus courtes durees et de moindre importance. Elles sont dues a des crises de surcapitalisation (la speculation boursiere excessive conduisant a des Krachs boursiers), a des crises de sous-consommation (qui entraine la surproduction), ou encore a une mauvaise politique budgetaire et/ou monetaire des Etats. b) Qu’en est-il de ces fluctuations de croissance entre 1850 et 1939 ? o Pendant toute la periode, il y a croissance selon le Trend seculaire.

Cependant cette croissance est inegale a la fois sur la longue duree et sur la courte duree. o Sur la longue duree, le monde industriel connait deux crises de 1850 a 1939 : . La Grande Depression (1873-1895) qui commence par un Krach boursier a Vienne et qui provoque des faillites d’entreprises et l’effondrement spectaculaire de grandes banques (L’Union Generale en Fce en 1882 qui inspira l’histoire de L’Argent d’Emile ZOLA, Baring au RU en 1893…). . La Crise de 1929 (1929-fin des annees 30) qui commence par le Krach de Wall Street (le 24 oct. 1929, le Jeudi Noir). Une crise de surcapitalisation provoque une crise bancaire.

Cette crise des banques provoque la paralysie du credit qui conduit a une crise industrielle par sous-consommation. Les faillites industrielles provoquent le developpement du chomage qui nourrit la sous-consommation et aggrave la crise. c) Les solutions envisagees a ces fluctuations de croissance sont de 2 types : o Le  » laissez-faire  » : pour certains, le liberalisme est par nature capable d’auto-reguler les crises. Les cycles sont des fluctuations normales de la croissance. Ils sont utiles car ils permettent l’elimination des branches industrielles et des secteurs d’activite en difficulte pour renforcer les nouveaux secteurs competitifs.

Il faut donc laisser les crises se resoudre d’elles memes en laissant s’operer les mecanismes naturels du marche. A bien des egard, on peut parler ici de darwinisme economique. o Les theories interventionnistes de KEYNES : l’economiste britannique preconise une intervention mesuree de l’Etat pour corriger les fluctuations de la croissance. Il pense que l’Etat se doit de relancer la consommation en periode de crise en pratiquant une politique de hausse des salaires et une politique de lutte contre le chomage par des Grands Travaux. 4. Les structures sociales nouvelles :

La Revolution Industrielle cree de nouvelles hierarchies sociales. On assiste en particulier a la naissance d’un monde ouvrier de masse (appele proletariat par MARX) et au developpement d’une bourgeoisie dont les valeurs deviennent vite les valeurs dominantes de la societe. . Le triomphe de l’ideologie bourgeoise : o Les valeurs de la bourgeoisie reposent d’abord sur la famille. La famille ideale, dominee par le pere (depuis l’elaboration du code civil napoleonien), est unie par une hierarchie strictement qui assure l’harmonie familiale. Elle est censee assuree l’harmonie sociale. L’ideologie bourgeoise exalte ensuite le merite personnel qui conduit immanquablement a la reussite sociale, dans le cadre d’une economie de type capitaliste liberale. o Les valeurs bourgeoises se confondent egalement souvent avec celles de la religion chretienne (mise en avant de themes comme la charite, la pratique du culte qui sert de ciment social, mise en avant de la moralite judeo-chretienne qui reprouve les exces et impose un controle permanent de ses pulsions). . Ces valeurs sont communes a l’ensemble de la classe bourgeoise mais celle-ci est tres heterogene dans ses composantes sociales :

La bourgeoisie est relativement hierarchisee. Cette hierarchie se fonde sur des criteres economiques. Elle peut se schematiser ainsi: o La petite bourgeoisie qui correspond aux classes moyennes en plein essor au cours du temps (petits commercants, professions liberales, professions intellectuelles…) o La moyenne bourgeoisie qui regroupe les rentiers (jusqu’en 1914, dans un monde qui ne connait pas l’inflation), les chefs des petites et moyennes entreprises… o Les grandes familles bourgeoises comme Schneider, de Wendel en Fce, Krupp et Thyssen en Allgne, Agnelli et Pirelli en Italie, Rockfeller et Carnegie aux USA… Cette classe bourgeoise est desormais conquerante : o Elle monopolise le pouvoir economique en possedant les moyens de production (le Capital dans le vocabulaire de Marx). o Elle monopolise le pouvoir politique (les dirigeants en sont issus, elle fait pression sur le pouvoir politique par les lobbies). o Elle dispose du pouvoir culturel (elle est detentrice du savoir et beneficie en premier lieu de l’enseignement superieur : la reelle democratisation de l’acces des classes populaires au savoir date d’apres la Deuxieme Guerre Mondiale). Elle dispose du pouvoir moral : ses valeurs sont posees comme normes sociales. . La condition sociale de la bourgeoisie tranche avec la condition ouvriere : o La condition ouvriere reste difficile malgre les progres de la legislation sociale. D’une maniere generale, les ouvriers restent dans une situation de domines par rapport a la bourgeoisie : salaires insuffisants meme si au cours du temps ils augmentent (avec les theories fordistes en particulier qui posent comme ase que la masse ouvriere est aussi consommatrice des biens qu’elle produit : une remuneration suffisante est un prealable a l’ecoulement de la production), la journee de travail difficile (en constante diminution avec les progres de la legislation sociale : lois de huit heures a la fin du 19eme, conges payes dans les annees trente…), travail dangereux, une protection sociale qui est mise en place tardivement (dans les annees 20) et qui demeure insuffisante la plupart du temps. La condition ouvriere progresse par l’action syndicale qui prend parfois une tournure violente (comme le 1er mai 1936 a Chicago, le 1er mai 1891 a Fourmis en France, ou les greves de 1906 qui reclament la journee de 8 heures). Le syndicalisme s’appuie sur les nouvelles ideologies de la fin du 19eme qui font une part importante a la question sociale (Marxisme, anarchisme, socialisme reformiste, catholicisme social). 5. Les ideologies de la Revolution Industrielle : La Revolution Industrielle se fait dans le cadre du capitalisme liberal : Le Liberalisme est une pensee politique, economique et morale issue de la Philosophie des Lumieres du 18eme siecle. Le liberalisme economique est formule par l’Ecossais Adam SMITH (1776). Le liberalisme pose pour base que le moteur de l’economie est l’initiative individuelle privee (selon l’idee que ce qui incite l’individu a travailler et a epargner c’est la perception de son propre interet). Dans ce cadre, l’interet general est la somme des interets particuliers.

Par consequent, les principes du liberalisme sont la libre entreprise qui permet l’initiative privee), la libre concurrence (qui favorise les produits les moins chers a qualite egale) et le libre-echange (qui favorise le commerce). L’Etat doit donc respecter la propriete privee et ne pas intervenir dans l’economie, ni fixer des reglementations abusives, ni exiger une fiscalite trop lourde. . Le Marxisme conteste les principes du liberalisme economique : Marx critique le capitalisme.

Dans son vocabulaire, les acteurs de la production sont le Capital (les patrons qui amenent l’argent) et le Travail (le proletariat qui apporte sa force de travail). Or, les benefices de l’entreprise profitent davantage au Capital qu’au Travail car les patrons realisent une plus-value (ou une survaleur) par rapport au proletariat. Aussi, le systeme capitaliste est injuste. Il conduit a une societe dans laquelle un petit nombre d’individus accumulent les richesses tandis qu’une grande masse de proletaires vit dans le denuement. Marx parle de societe duale et il y a lutte des classes entre la Bourgeoisie et le Proletariat.

Pour lui, cette lutte doit immanquablement conduire a la victoire du proletariat car il est le plus nombreux. Lorsqu’il prendra conscience de sa force, il fera la revolution, s’emparera des moyens de productions et etablira sa dictature. On entre alors dans une phase intermediaire de la revolution marxiste : l’Etat possede tous les moyens de production et dirige l’economie par l’intermediaire de plans fixe quantitativement et qualitativement les objectifs de production. Au terme de cette phase intermediaire, on doit aboutir a une societe sans classes (la societe communiste). L’anarchisme : il denonce le capitalisme et surtout l’Etat car, selon lui, il opprime les classes populaire. Il faut par consequent abattre l’Etat par tous les moyens (la greve generale en particulier), y compris eventuellement par l’action violente (terrorisme). L’objectif est aboutir a un systeme ou il y a libre consentement de la base populaire. Les principx theoriciens de l’anarchisme sont le Francais Proudhon (1809-1865) et le Russe Bakounine (1814-1876). . Le catholicisme social ne remet pas en cause l’economie capitaliste liberale mais cherche a en corriger les effets les plus negatifs sur le plan social.

Il repond au devoir de charite exige par le christianisme. Il encourage le patronat a prendre des mesures sociales envers les ouvriers (construction de logements decents, d’ecoles, d’hopitaux). On parle a ce sujet de paternalisme des patrons a l’egard des ouvriers. 6. Une culture en rupture avec la tradition qu’incarne l’ideologie bourgeoise : . La naissance d’une culture de masse : L’apparition d’une culture de masse est liee au developpement de la vie urbaine : de plus en plus de monde a acces a la culture (on parle de democratisation de la culture) et la culture s’uniformise avec la disparition des regionalismes.

Les manifestations de cette culture de masse sont la presse qui vehicule l’information mais aussi la litterature (les romans-feuilletons comme Arsene Lupin de LEBLANC, Sherlock Holmes de Conan DOYLE, les romans de Jules VERNE, de KIPLING…), l’image (developpement de l’affiche publicitaire, de la BD, de la photographie, du cinema), le son (TSF). . Il y a rupture avec les certitudes scientifiques du 19eme siecle : La pensee dominante dans la seconde moitie du 19eme est le positivisme d’Auguste COMTE (il n’y a de verites que celles qui sont demontrees par les sciences experimentales).

Or, on assiste a de nouvelles decouvertes scientifiques, qui entrainent une crise des fondements (une remise en question des certitudes autrefois clairement definies par la science). o Remise en cause de la demarche experimentale pour utiliser le pouvoir createur des mathematiques. o Bouleversements des representations habituelles du monde sensible avec une nouvelle conception de l’espace et une nouvelle conception du temps (la theorie des quanta Max PLANCK et la theorie de la relativite d’Albert EINSTEIN). Retour a des philosophie ou l’intuition, le religieux, l’inexplique retrouvent leur place (Nietzsche, Bergson, Proust, Husserl…). o Apparition de la psychanalyse en medecine avec FREUD. . La creation artistique est concue comme une revolution : Auparavant, l’ideal de la creation etait de perfectionner les techniques traditionnelles. Desormais, pour bcp d’artistes, creer va revenir a faire du neuf, a rompre radicalement avec ce qui s’est fait. On voit ainsi naitre ce qu’on appelle l’avant-garde. On rompt ainsi avec les formes traditionnelles de l’art : nouvelles techniques pour le traitement des couleurs et de la lunmiere chez les impressionnistes (Monnet, Van Gogh, Seurat, Gauguin…), les fauvistes (Matisse), les expressionnistes (Munch). , rupture avec le realisme traditionnel par des courants comme le cubisme (Cezanne, Picasso, Braque), l’art abstrait (Kandinsky, Malevitch), rupture en musique avec la musique tonale (Debussy, Stravinsky, Schonberg), rupture avec les gouts traditionnels en architecture (avec l’Art Nouveau). o On rompt aussi avec les sujets traites traditionnellement : jusque la, il existait des sujets academiques (des passages obliges) comme la description de la bonne societe, le portrait, la religion, la mythologie qui etaient consideres comme les seuls sujets dignes de l’art. L’avant-garde se met a traiter des sujets inhabituels, voire scandaleux pour la morale bourgeoise (la prostitution avec Picasso, Toulouse-Lautrec, la vie nocturne, la misere sociale et morale des classes populaires…). Il s’agit de montrer la vie telle qu’elle est et non telle qu’elle devrait se conformer a l’ideologie bourgeoise.