Les miserables – valjean rencontre cosette

Les miserables – valjean rencontre cosette

Les miserables – VH Subjonctif surcompose : il eut eu « Veritable » eviter mots creux. Avant son arrestation , Fantine lui avait recommande sa fille mourante qu’elle avait confie aux Thenardier pour l’elever en l’entourant de soin. Or , Jean Valjean est tombe d’un bateau ou il travaillait comme forcat. Il passe pour un noyer. Puis on voit dans quel etat reel se trouve l’enfant de 8 ans. On la voit envoyee a la nuit chercher un grand seau d’eau pour abreuver un cheval. A son retour comme elle n’arrive pas a le porter une main l’aide. C’est Jean Valjean (on le croit) .

Pourquoi l’auteur s’obstine t il a ne pas devoiler son identite. Une hypothese fausse : recherche du suspens car l’identite est evidente et puis ce suspens n’aurait guere d’enjeu dramatique. Le vrai suspens porte sur la facon dont il va decouvrir Cosette et la facon dont il va l’arracher a ses gouroux. La forme du texte est originale. La typographie montre une forme eclatee, succession de formes breves et de dialogues minialsites. Le mystere autour de l’homme et la forme eclatee vont dans le meme sens : empecher le pathetique de venir du pathos et d’incommoder le lecteur ou de devenir ridicule.

La

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compo suit les etapes de la connaissance de l’homme. De la ligne une a 14 c’est le premier indice , elle a 8 ans. Or ca correspond a l’age que Fantine lui avait donne. Puis un silence avant deuxieme temps , l. 15-21 a savoir le pas de mere , l. 22-28 atroce revelation puis silence , l29-42 : homme commence a elaborer sa strategie et enfin le dernier paragraphe est un commentaire du narrateur. La focalisation est externe tres rigoureusement pour l’homme dont nous avons les reactions visibles.

La focalisation est externe aussi pour Cosette excepte quelques moments : la premiere ligne car renoue avec le recit qui precedait ( qui etait en focalisation int) , cette premiere ligne ne renoue pas directement avec ce qui precedait, elle renoue avec la fin du chapitre 5 qui nous dit (« une grande forme »). Le chapitre 6 etait en analepse par rapport au chapitre 5. Voila pourquoi il renoue avec le chapitre 5. C’est une incise simple dans son style, les romanciers ont un style plus ambitieux. Cosette aussi est un surnom , ( Euphrasie ). L’ « homme » est repete 12 fois.

Il y a un procede impose au lecteur et pesemment affiche, aucune recherche de synonyme ni de variation, on sent que Hugo veut nous dire quelque chose. Il y a un refus du cliche . C’est une preuve de respect , il s’adresse a elle comme a un etre humain. Il est naturel , c’est sa voix. Adverbe de tendresse : hypocoristique. « C’est bien lourd lourd pour vous » : implicitement « mais comment ce fait il ? ». Elle leve la tete et repond platement . Prouve que la strategie de Jean a fonctionnee. Elle leve la tete vers Jean Valjean mais aussi vers le ciel , espoir.

Une enfant martyr baisse la tete. Elle se tient probablement la tete dans les epaules. Elle n’a pas de reaction naturelle. Il est temps que Jean Valjean arrive. « Cheminer » : marcher lentement . A la ligne 44 elle marche lentement car elle est peu nourrie , elle est faible. C’est la rapidite qui est exceptionnel. Il faut une parole a voix haute , aparte de l’homme qui est le plus fort ( seul qui est capable de sauver un homme ecrase sous une charrue embourbee ). Le dialogue continue sur un faisceau d’indices : 8 ans , mais idee nulle parce qu’il s’attend a retrouver une fille choyee.

Il va voir deux schemas se recouper : idyllique et effroyable. « Brusquement » : s’oppose a « sans parler » ( cette question l’angoisse , il attend car a peur de voir un deuxieme indice confirmer ce a quoi il pense) Tu n’as donc pas de mere : le fait qu’elle soit a 15 min de chez elle , le fait qu’elle doive porter des seaux… « Je ne sais pas » : reponse comique et tragique. Le sujet l’angoisse. On sent la peur de la difference. Ca prouve la solitude de Cosette que personne n’a aide a demeler. Gradation , absurdite pathetique, on retrouve l’alliance de comique et de tragique car la ealite est a la fois rires et pleurs. Le danger pour cette scene etait de tourner a la scene larmoyante. Solennite car le moment est tres grave. Cette solennite est faite avec des moments simples qui prennent une dimension dramatique. Solennite et paroxysme d’emotion : sublime. On peut supposer qu’elle leve la tete. Livide s’applique a un visage il y a un tableau dans une lumiere blafarde toute en gris et noir. Et l’echange, la question qui hors contexte serait d’une enorme platitude qui dans le contexte devient une sequence emotion car les deux schemas se sont superposes.

La premiere image idyllique a implose. Nous restons dans une focalisation interne avec le « comme » . La focalisation indique que l’auteur ne peut faire q’une approximation. C’est le nom Cosette qui apparemment a eu cet effet. Le nom a un effet magique. Depuis des jours , des semaines ce nom est connote , charge d’emotion , il y a une tempete sous un crane mais on n’en a que l’apparence la plus fugace comme une secousse electrique. Hugo suggere l’emotion sans la decrire car si il l’avait decrite elle aurait disparu . Sauver Cosette c’est aussi se sauver lui meme.

Jean Valjean n’etait pas vertueux . Faire oublier la premiere moitie de sa vie ( ou il vola a l’eveque ses chandeliers) . « Se remit a marcher » : 4 actions sont tellement importante que l’auteur prend soin de les repeter. Ca permet d’enchasser les deux lignes de dialogues mises en valeur par un chiasme. On a l’impression que ca continue comme c’etait avant mais tout a bascule. Les apparences sont les memes mais rien n’a change. Nous avons l’espoir qu’elle ne va pas mourir sous les coups de la Thenardier. Au bout d’un instant , encore un silence , c’est la mise au point d’une strategie.

Et ce plan d’action commence par un renseignement : la localisation. Deuxieme pause et la la deuxieme etape est l’identification de l’adversaire. « Donc » insiste sur une question. « l’homme reparti d’un ton de bois » mais la ca connote la virilite. Jean Valjean est fort, il porte une canne a la main. Thenardier est dangereux , il a un coup de feu redoutable. Il a l’argent, il est richissime. Richesse legitime. Il a developpe des usines , il a dans sa poche un porte-feuille avec enormement d’argent et un mot de Fantine l’autorisant.

Finesse d’oreille du temoin externe capable de distinguer deux strats : apparence d’une voix indifferente , et la realite d’un tremblement de voix. ( enervement, indignation ). Il y a une complicite du lecteur et de l’auteur. Jean Valjean ne veut pas reveler a Cosette ce qui est. Nous avons donc ici la satisfaction de voir la force vaincue par la force. Les Thenardiers n’avaient pas la force. « Ta madame Thenardier » : pejoratif « Ma bourgeoise » ( ma patrone) A 8 ans elle a deja la reaction d’une servante. Elle n’a pas eu d’enfance.

Ils marchent vite car il a une mission. « Cet homme » : anaphorique a une dimension laudative. Valjean reunit les 3 avatars (=incarnation d’une divinite en indi) de l’homme : galerien , un homme au sens viril, le saint. C’est un refus de motiver la reaction de Cosette. Le romancier a a c? ur d’etre vraisemblable. Un grand romancier ne donne pas de motivation. La vraisemblance est du cote du quotidien alors que l’invraisemblance est plus interessante. Nous avons les deux sens du mot « miserable » : Cosette et Valjean. Au XIXeme siecle le vol de pain etait puni.

Miserable au second sens c’est quelqu’un qui est moralement miserable ( les Thenardiers ). La derniere phrase a une dimension sublime « s’en allait vers le ciel » en parfait contraste avec ce qui precedait, redige dans une grande platitude. Ce contraste s’explique car nous sommes passe en focalisation externe. Ce sublime est attenue par l’expression « quelque chose qui ressemblait a de l’esperance » La simplicite apparente de l’echange plat dans sa typographie se laisse decoder aisement par le lecteur. L’emotion vient de lui au lieu de lui etre impose. La ligne 37 est donc emblematique de toute cette page.