Les grands auteurs de l’Encyclopédie

Les grands auteurs de l’Encyclopédie

nspirée par un ouvrage similaire de l’Anglais Chambers (1729), l’Encyclopédie a été dirigée par Diderot et rédigée par 150 savants, philosopheset spécialistes de toutes les disciplines (Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Helvétius, Condillac, d’Holbach, Daubenton, Marmontel, Quesnay, Turgot, Jaucourt, etc. ). La masse des articles fournis est de qualité très Inégale, de nature hétéroclite (de la simple compilation au mini-traité) et d’opinions parfois divergentes. Un jeu périlleux de renvois cherche à dissimuler la hardiesse de la pensée, donc à déjouer la censure.

Diderot . Diderot est né à Lang fils d’un coutelier. Issu d’une famille trè les jésuites. L’une de (cf. La Religieuse). Au Swipe v tobre 1713. Il est le é élevé chez ans un couvent ant (ses parents l’étalent), la mort de sa sœur provoque une crise qui le mène ? l’athéisme. Diderot arrive à Paris vers 1728 et mène une vie de bohème. En 1732, il est reçu maitre ès arts. Il se lie d’amitié avec Jean-Jacques Rousseau vers 1742, avec Condillac et d’Alembert. En 1743, Diderot épouse clandestinement Antoinette Champion, une jeune lingère.

I publie des œuvres philosophiques et, en 1748, son premier oman érotique : Les Bijoux indiscrets. L’année suivante, il est emprisonné au château de Vincennes pour avoir développé

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des thèses matérialistes et athéistes d to next page dans la Lettre sur les aveugles. (C’est d’ailleurs en rendant visite à Diderot que Rousseau découvre le sujet du concours de l’académie de Dijon et qui va donner naissance auDiscours sur les sciences et les arts. ) À partir de 1750 (et pendant plus de vingt ans), Diderot dirige (avec d’Alembert) l’Encyclopédie et rédige des articles.

Au départ, cette encyclopédie ne devait être que la traduction e la Cyclopedia or Universal Dictionary of Arts and Sciences d’Ephraïm Chambers (publiée à Londres en 1728). Parallèlement, Diderot se lance dans le théâtre (drame bourgeois) avec Le Fils naturel (1757) et Le Père de famille (1760). À cette époque, Diderot est également critique d’art : il écrit des comptes rendus (pour la revue La Correspondance littéraire) sur les tableaux du salon de l’Académie de Paris.

Diderot écrit à cette époque les œuvres qui sont passées à la postérité : ca Religieuse (1760-1781 ce Neveu de Rameau (1762-1777) et Jacques le fataliste (1765-1773), etc. Diderot est mort à paris en juillet 1784. D’alembert . Fils naturel de la marquise de Tencin, qui l’«exposa» dès sa naissance sur le parvis de l’église de Saint-Jean-le-Rond, et du chevalier Destouches qui lui versera plus tard une pension annuelle, d’Alembert est élevé par la femme d’un artisan vitrier, chez qui il vivra pendant quarante-huit ans.

Il se révèle, très jeune, exceptionnellement doué pour les mathématiques. Bachelier ès arts à dix- huit ans, il entre à vingt- quatre ans, après des études de droit et de médecine, 2 Bachelier ès arts à dix- huit ans, il entre à vingt-quatre ans, près des études de droit et de médecine, à l’Académie des sciences comme «associé astronome adjoint ». Ses travaux en mathématiques et en physique, son Traité de dynamique (1743), qui ouvre la voie au développement de la mécanique rationnelle, lui valent une réputation européenne.

En 1746, il gagne le concours de l’Académie de Berlin avec ses Réflexions sur la cause générale des vents. Il s’intéresse également à la musique et s’acquiert la réputation de théoricien de l’ oeuvre de Rameau. Il rencontre Diderot dans les salons à la mode. Tous deux ont amis de l’abbé Gua de Malves, académicien des sciences et compilateur, qui les entraîne en 1746 dans l’aventure de l’Encyclopédle. Un an plus tard, après le départ de Gua de Malves, ils deviennent codirecteurs.

Ils réorientent alors le projet initial de simple traduction de la Cyclopedia de Chambers vers une totale réécriture, et s’assurent la collaboration de cent soixante-douze rédacteurs. Leur but est d’intégrer les sciences dans un système philosophique cohérent (Dictionnaire raisonné des sciences est le sous-titre de leur ouvrage). Dans le Discours préliminaire de l’Encyclopédie, publié en tête du remier volume (1 751), d’Alembert affirme l’existence d’un lien direct entre le progrès des connaissances et le progrès social. Ce texte apparaît comme un véritable manifeste des Lumières.

Leur ambition proclamée à travers l’article « Encyclopédie» est bien de « changer la façon comm 3 « changer la façon commune de penser En 1759, après les condamnations répétées de l’Église, le roi révoque le privilège accordé aux Libraires-Associés, décrète la destruction des exemplaires imprimés et interdit la poursuite de la publication. JAIembert avait déjà, depuis peu, abandonné ‘Encyclopédie, à la suite de divergences avec Diderot. Il devient, en 1772, secrétaire perpétuel et historiographe de l’Académie française, où il était entré en 1754.

D’Alembert demeure l’un des mathématiciens et physiciens les plus importants du XVIIIe siècle, en même temps qu’un philosophe des Lumières. Il a été l’un des protagonistes de la lutte contre l’absolutisme religieux et politique. II a intégré la tradition cartésienne aux conceptions newtoniennes et ouvert la voie au rationalisme scientifique moderne. Ses analyses constituent une véritable philosophie des sciences. Jaucourt Philosophe français (1704-1779), un des principaux rédacteurs de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d’Alembert.

D’après une compilation récente, il serait l’auteur de près de 18 000 des 72 000 articles de l’Encyclopédie, sans compter les articles signés conjointement avec Daubenton et d’Argenville. On le surnommait d’ailleurs l »‘esclave de l’Encyclopédie ». D’Alembert reconnaissait la dette des encyclopédistes à son égard: «La médecine, non moins nécessaire que la jurisprudence, la physique généra 4 on égard: «La médecine, non moins nécessaire que la jurisprudence, la physique générale, et presque toutes les parties de la littérature, doivent dans ce volume un très-grand nombre de morceaux à M. De Jaucourt. ? Médecin de formation, il avait connu Boerhaave à Leyde, de même que Tronchin. II s’était résolu à ne pratiquer sa science qu’auprès des pauvres. Il avait même fait don de ses biens, pour vivre en toute sobriété. Ses biographes soulignent unanimement les valeurs de l’homme et cette culture immense appuyée par un jugement sain et équilibré, qui l’a maintenu à l’écart des controverses philosophiques ntourant l’Encyclopédie. «l_’honnête homme n’est jamais éclipsé par l’auteur; il fait aimer la vertu en imprimant à ses moindres ouvrages le caractère d’une âme droite et sensible» nous dit Jean-Jacques Weiss (Dict.

Michaud). Mais son « œuvre personnelle n’ayant pas l’éclat et l’originalité de celle de Diderot ou d’Alembert, sa contribution à l’Encyclopédie, aussi importante qu’elle puisse l’être, est éclipsée par la gloire de ces derniers. Rousseau : Jean-Jacques Rousseau est né à Genève en juin 1712. Sa mère meurt lorsqu’il nait ; il est donc élevé par son père, puis par un asteur genevois, jusqu’à ce qu’il soit recueilli par Mme de Warens à Annecy (Rousseau a alors seize ans). Il a d’abord été laquais chez un comte, puis musicien et secrétaire d’ambassade à Venise.

Il s’installe à paris en 1742. Là, il présente une méthode de notation musicale qu’il a inventée, sans succès. Il fréquen S 1742. Là, il présente une méthode de notation musicale qu’il a inventée, sans succès. Il fréquente le milieu littéraire et rencontre notamment Diderot, Condillac, Grimm, d’Alembert avec qui il se lie. Rousseau rédige des articles de musique pour l’Encyclopédie. ? Paris également, il rencontre Voltaire en 1744 (avec qui il se brouillera plus tard).

En 1749, alors qu’il rend visite à Diderot emprisonné à Vincennes, il découvre dans le journal (Le Mercure de France) le sujet d’un concours organisé par PAcadémie de Dijon ( — lire cette page) et remporte le prix. La thèse défendue par Rousseau est l’antagonisme entre la civilisation et la vertu. Cest le début de l’œuvre philosophique de Rousseau. En 1753, l’Académie propose un nouveau sujet de concours : de là naît le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. Rousseau devient alors célèbre et se retire à Montmorency.

En 1761, il publie La Nouvelle HéloiSe, un roman épistolaire puis, en 1762, Du Contrat social et Émile. Cette même année, le Parlement condamneÉmile pour ses idées religieuses. Rousseau s’enfuit alors en Suisse. Ses ouvrages sont brûlés publiquement. Il commence la rédaction de ses Confessions en 1765 et rentre ? Paris en 1770, après avoir séjourné à Londres. Rousseau écrit les Rêveries du promeneur solitaire. Rousseau meurt à Ermenonville en juillet 1778. Ses cendres sont transférées au Panthéon en 1794.