Les français et l’Europe depuis 1945

Les français et l’Europe depuis 1945

es Français et l’Europe depuis 1945 Introduction : Les récents débats qui prennaient place dans les différents hémicycles de l’Union Européenne pour savoir si la Grèce devait quitter la zone Euro nous amènent à réfléchir sur le sentiment des différentes populations des pays européens en ce qui concerne la construction économique et politique du grand projet européen.

En 1945 , la France est une grande puissance certes , mais qui perd de son influence : l’économie du pays est au plus bas , les sentiments i colonies françaises , la plus grande armée qu’elle pouvait le par n’est pas né de la bar Swip next page loppent dans les e a montré que ssi invulnérable e européen nt la seconde guerre mondiale : Aristide Briand est l’un des précurseurs de cette nouvelle Europe fédérale unifiée et surtout en paix. ll existait meme auparavant un journal pro-européen nommé Paneuropa.

La France on le sait , aura son mot à dire sur cette initative d’intégration européenne : elle reste diplomatiquement bien placée , grace à la place qui lui est confiée au conseil de sécurité de l’ONU , c’est le pays qui possède la plus grande superficie d’Europe , et cette paix européenne est incontournable

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à la réconcialiation franco-allemande. Il convient de se demander quels sont les rapports que la population française va entretenir avec le projet de construction européenne depuis 1945 , entre rejet eurosceptique et adhésion fédéraliste.

En premier lieu , on é étudiera la période qui recouvre les années 1945 à 1958 , de la IVème république adhérante au retour du général De Gaulle aux affaires. Dans un deuxième temps , on examinera la période 1958-1989 , entre fédéralisme et souverainisme selon les tendances politiques majoritaires. Enfin on s’interessera aux nouveaux enjeux de l’Europe pour la population française , depuis a chute du mur à nos jours. – De la sortie du plus grand conflit mondial au retour précipité d’un De Gaulle qui reste sceptique à l’idée d’unité politique européenne Il convient de préciser qu’à la sortie de la guerre , c’est d’abord la France qui doit se reconstruire , avant de parler d’un projet européen , qu’il soit politique ou économique. l_a population française est ne demande qu’à travailler et manger , et ne rentre pas dans le cadre d’un grand débat qui pourrait avoir lieu en ce qui concerne l’Europe.

Ainsi , les mesures économiques du GPRF vont etre vitales à cette reconstruction : les grandes ationalisations d’entreprises comme la SNCF et le crédit Lyonnais , mais aussi sur le plan social : le droit de vote des femmes , la création de la sécurité sociale etc. Cest bien l’ambition de Charles De Gaulle : rendre la France aux français , c’est-à-dire qu’il ne faut pas bousculer une majorité rurale de français qui après avoir subit l’occupation nazie , ne souhaite pas perdre de sa souveraineté dans un projet européen.

Donc on met d’abord en place un plan de relance économique , une politique nataliste assez large (  » faites moi des millions de bébés  » disait le général ) t un plan social efficace. Autrement dit , on accepte le plan Marshall de 1947 , et 20F 13 le général ) et un plan social efficace. Autrement dit , on accepte le plan Marshall de 1947 , et l’OECE en 1948 l’Europe on verra plus tard.

B) Une fois que la barre de la reconstruction fut franchie , et que la constitution de la 4ème république soit approuvée en 1946 , c’est le congrès de Lahaye qui sera le prémice non seulement du projet de construction européenne – on retiendra Winston Churchill alors président d’honneur de ce congrès , qui lance la formule des  » Etats-Unis d’Europe  » – , mais aussi dune ertaine indépendance vis-à-vis du grand vainqueur , leader du monde libre que sont les Etats-Unis , puisque des observateurs américains sont venus lors de cette grande rencontre.

La France possède maintenant un nouveau système politique a renouvellé ses valeurs avec les grandes réformes sociales et la résistance , a relancé son économie. on peut donc s’interesser au projet européen. Cependant , le PCF  » , aussi appelé par lui-meme le parti des  » 70. 000 fusillés  » prend de plus en plus de place dans les urnes et dans l’opinion publique. Evidémment , sous l’ordre de Moscou , ce parti refuse déjà tout idée d’Europe politique , ?conomique etc.

Par ailleurs , beaucoup de français sont plus que redevables au général qui lui croit en a souveraineté totale de la France. C’est-à-dire que malgré la possibilité de débat dans le système ultra parlementariste de la IVème république , une importante parti de la population reste hostile au projet c’est bien pour çela que le projet de CED ( armée commune européenne ) n’est pas ratifié par le parlement français en 1954 les députés PCF et MRP vont voter contre.

Le plan est avorté. 30F 13 parlement français en 1954 : les députés PCF et MRP vont voter ontre. Le plan est avorté. C) e Conseil de l’Europe est crée en 1949 : il a pour objectif de regrouper les démocraites libérales , mais aussi l’URSS , pour garantir les drotis de l’homme dans les régimes.

Cependant malgré une opinion publique qui est très partagée entre eurosceptiques et pacifistes pro-européen , les dirigeants de la IVème républque qui vont se succéder vont suivre la logique de l’adhération au projet : Le plan Schuman – qui est un haut fonctionnaire français – de mai 1 950 va introduire les bases d’un socle économique européen qui sera concrétisé par le rojet de la CECA , communauté économique du charbon et de l’acier par le traité de paris réunissant la France , l’Italie , les pays appartenant au Benelux , et la RFA.

Attention , on ne parle pas encore d’une « Europe économique  » : c’est un traité de libre-échange entre des démocraties occidentales , qui voient apparaitre des profils qu’on pourrait qualifier de pères de l’Europe  » comme l’italien De Gasperi , le français Jean Monnet , le belge Spark etc. l faut cependant conserver cette Idée de progression lente mais sure , de la construction européenne : c’est-à-dire que la population française ne peut as etre totalement réticente à l’idée d’échanger de manière plus significative avec nos voisins européens , d’autant plus si on peut entamer une démarche di’ndépendance vis-à-vis des Etats-Unis : Le Charbon et l’Acier sont des produits qui servent à la manufacture de l’armement , pour pouvoir résister seul ? une possible invasion rouge , qui est une peur pour plus d’un français.

Les français ne 4 3 résister seul à une possible Invasion rouge , qui est une peur pour plus d’un français. l_es français ne seront pas non plus réticents au traité de rome en 1 957 , qui élargie les échanges , et le traité Euratom la meme année , qui accordera les pays européens sur la gestion de l’énergie atomique. n évènement va bouleverser l’opinion , car les pieds noirs d’Algérie font pression , ne voulant pas voir Pierre Pfimlin prendre la présidence : c’est un retour précipité du général avec son talent pour la stratégie militaire , son charisme populaire , mais aussi son ambition souverainiste vis-à-vis de l’Europe ll- Duretour du général De Gaulle à la chute du mur , entre souverainisme et fédéralisme. A) La gestion de la crise algérienne prend bien pus de place dans l’opinion publique que la construction européenne.

Cest bien De Gaulle qui oriente le débat ; et sans se prononcer sur la CEE de 1957 , les français savent que papa De Gaulle rejette tout idée d’Europe politique. on verra d’ailleurs que lorsque le Plan Hallstein est proposé à la commission européenne , à savoir un projet féréral , c’est un véto , certes direct mais sans surprise du général De Gaulle. ll refusera par la suite l’entrée de la Grande- Bretagne dans la CEE à deux reprises : en 1963 et 1967.

La gestion européenne de la France à l’époque est claire : la France – gaulliste – souhaite construire une Europe des nations basée sur e simples accords économiques d’échange , et n’est en aucun cas à la recherche d’une identité commune européenne , d’un abaissement total des frontières etc. On peut supposer quelques oppositions fédéralistes à gauche comme celle de Pie 3 frontières etc. On peut supposer quelques oppositions fédéralistes à gauche comme celle de Pierre Mendes-France d’abord , puis François Mitterrand ensuite. Mais le général est plus que campé sur ses positions.

Si l’opinion française n’est pas hostile à cette politique , les partenaires européns le sont : le projet de redéfinition de l’Europe par De Gaulle à la commission uropéenne , basé sur cette idée d’Europe des patries , sera rejetté , et se concluera par le traité de l’Elysée en 1963. On retient tous l’image de Konrad Adenauer , alors chancelier de la RFA qui gravit les marches de l’Elysée , acceuilli par un De gaulle enthousiaste : Le général a pris conscience de l’importance d’une telle amitié : elel est un pilier de la paix en Europe. ) Il convient aussi de limiter l’adhésion gaulliste de l’opinioon publique : le peuple met De Gaulle en ballotage face au jeune Mitterrand en 1965 , alors que le Général ne faisait meme pas campagne. Ce sont les évènements de mai 1 968 qui vont faire douter le général de sa légitimité politique plébiscitaire : ainsi il se retire après l’échec de son référundum sur la réforme du Sénat en 1969. L’opinion publique n’est plus majoritairement gaulliste. La France n’est plus celle du GPRF : elle veut se moderniser , passer le cap de la vieille France traditionelle.

La présidence Pompidou va malgré tout rester sur cette ligne souverainiste , sans réellement se préoccuper de la construction européenne , mais plus de la compétitivité de la France Vis-à-vis de ses pays. En 1 973 , l’Europe écide pour la première fois de s’élargir , avec le Royaume uni , L’Irlande et le Danemark. La o ulation n 6 3 fois de s’élargir , avec le Royaume Uni , L’Irlande et le Danemark. La population norvégienne a voté contre l’entrée dans la CEE par référundum. L’opinion publique reste sans réaction le marché s’ouvre , c’est bien.

Ce qui reste plus préoccupant pour eux , c’est bien la fin des trnete glorieuse : on passe dun chomage de 2 % à 5 % après le 1er choc pétrolier , et un pouvpoir d’achat qui descend au plus bas. Ainsi , les questions sur la région du Moyen Orient reste plus préoccupantes que celles sur l’Europe olitique. En 1974 , c’est le jeune énarque , produit typique de la haute fonction publique voulue par De Gaulle , qu’est Valéry Giscard D’Estaing qui prend le pouvoir. ll est progressiste , libéral , européen , et bien sur expérimenté puisqu’il était dans les rangs gaullistes et pompidoliens ( ministre chargé des finances ).

Mais c’est bien le premier président qui n’est pas gaulliste dans le sens politique du ternre , à savoir que son parti centre droit n’est pas de la ligne politique gaulliste. En ce sens , c’est une présidence plus qu’interessante à étudier sur le plan européen , puisque ‘on rencontre désormais le premier président fédéraliste de la Vème république : en 1979 , les députés européens seront élus au suffrage universel. C’est à partir de çela que les français développent un sentiment de conscience politique européenne , à savoir que ce sont eux qui directement choisiront la politique de l’Europe.

Au sein de la commission , le vote à l’unanimité est remplacé par le vote à majorité simple. C’est uen réelle conscience populaire qui est mise en place : maintenant , l’Europe n’est plus un débat entre politiques , un débat entre politiques , mais un débat de foyers familiaux , ui est pour , qui est contre , L’Europe oui , mais économique politique , ou bien sociale etc. Sous l’impulsion de VGE , la CEE va s’interesser au choix de l’élargissement méditerranéen.

Giscard explique très clairement aux dirigeants de ces pays que la voie de la démocratisation , selon les conditions de copenhague , sera la porte ouverte à l’intégration européenne. En 1982 : la Grèce intègre la CEE ( elle obtient son budget grace à la banque Goldman Sachs , qui d’ailleurs savait très bien qu’elle ne pourra pas rembourser. ). Après la fin des dictatures ibériques , c’est u tour de l’Espagne et le Portugal d’integrer en 1986. De fait l’opinion publique française , après avoir épouser la cause dun socialiste , ne sont pas inquiets de cet élargissement global.

En 1986 est signé l’Acte Unique Européen , qui donne lieu à 4 grandes libertés de circulation : marchandise , humaine finance , et service. La France connait à ce moment là de grandes vagues de migrations , qui peuvent parfois effrayer les français ( depuis la loi sur le regroupement familial de VGE. ). L’enjeu économique qu’était l’Europe est en plain dans son processus qui tend ? conceptualiser le débat d’une Europe politique. ependant les repères du débats vont etre bouleversés , chamboulés par la chute du mur le 9 novembre 1989.

Ill- De la chute du mur à la désillusion du projet européen aujourdhui. La chute du mur et l’efondrement de l’union soviéthique sont deux évènements profondémment marquants pour l’ultime décennie de ce siècle. On a B3 l’union soviéthlque sont deux évènements profondémment marquants pour l’ultime décennie de ce siècle. On a bien compris que l’ambition socialiste de la France par la réelection en 1986 de François Mitterrand était d’intégrer tous les pays sur le territoire uropéen qui sont demandeurs , et de renforcer l’identité , le projet politique européen.

Llannée 1992 va etre ivvement marquée par la consultation populaire en ce qui concerne l’Europe : un référundum est proposé par le président Mitterrand pour la signature ou non d’un t-elle traité : Le traité de Maastricht d’origine marque la fondation de l’Union européenne qu’il définit comme reposant sur trois points phares : les communautés européennes , la politique étrangère de sécurité commune (PESC) et la coopération policière et judiciaire en matière pénalell lance également l’Union économique et monétaire (LJEM) devant onduire à la création de l’euro.

Il modifie pour cela le traité instituant la Communauté économique européenne, qui devient alors l’Union européenne. Sur ce point, le traité précise aussi les conditions du futur passage à la monnaie unique. On se souviendra longtemps d’un débat entre le président socialiste en place et un vieux loup du gaullisme social phillipe Séguin , qui se positionne contre un tel traité.

Séguin domine, mais il voit Mitterrand affaibli , et décide de ne pas trop forcer avec le vieil homme , il racontera que les minutes de pause ont duré plus longtemps , car Mitterrand n’était pas pret à revenir sur le lateau. L’oplnion publique à ce moment reste très partagée et sort du clivage gauche droite : Chirac se prononce pour le  » oui  » , alors qu’à l’aile sort du clivage gauche droite : Chirac se prononce pour le  » oui  » , alors qu’à l’aile gauche du PS , Jean Pierre chevènement se prononce pour le  » non  » inconditionnel.

On compte 70 % de participation , ce qui reste pour un référundum , extraordinaire. La population française vote oui à 51 % environ. Falble majorité , ? peine 300. 000 voix. l_’opinion française fait le choix de l’Europe le projet de l’Europe politique se met en place avec l’accord es peuples : dans l’objectif de la monnaie unique et de la fin de l’écu , proposé déjà par Maastricht , la Banque Centrale Européenne est crée en 1998.

L’espace Schengen , qui prone une libre circulation totale des capitaux économiques , financiers et humains , est mis en place en 1995. l’Euro est en circulation depuis le 1 er janvier 2002 : on sait reconnaitre une Europe unifiée qui veut affronter les défis de la mondialisation économique de manière collective. De plus , on fait le choix de l’élargissement : en 2004 , 10 pays d’Europe de l’est intègrent l’Union européenne. Ainsi , et depuis , on ne peut plus parler d’Europe occidentale , et les PECO deviennent un pilier fondamental de l’Europe.

Seulement cette intégration sans condition est quelque peu mal perçue par les français : certains emplois sont supprimés des entreprises qui délocalisent à l’est. l_es français se méfient. D’autant plus que la Roumanie et la bulgarie entreront à leur tour dans l’UE en 2007. C’est à ce moment que l’opinion française ne croit plus en l’Europe : le référundum sur la constitution européenne de 2005 en est la preuve : C’est un non notoire de 54 %. Les français ne voient plus dans leurs voisins le 0 3