Les femmes dans la Renaissance

Les femmes dans la Renaissance

Les femmes dans la Renaissance, en France La Renaissance est (avec la période mérovingienne) la seule période de l’histoire de France ou l’on observe une concentration de femmes gouvernant le royaume, seules ou en collaboration avec des rois, avec ou sans le titre de régente. Mais c’est aussi un changement brusque pour la femme, ses droits, ses obligations et son image vont être totalement bouleversés à partir e l’arrivée du savoir revenant de la Grèce antique.

Dans ce dossier, nous étudierons donc ce changement en donnant les nouveaux aspects de la femme, la place qu’elle tient dans cette nouvelle ?poque et en citant les femmes qui ont marqué cette période extraordinaire de l’Hi Sommaire l) Une nouvelle imag p g a) Le retour de la féminité b) La femme dans l’Art Il) Le rôle de la femme dan la société a) Le mariage contre l’amour b) Les droits et les devoirs de la femme Ill) Des Femmes qui ont marqué la Renaissance a) Catherine de Médicis b) Anne de Bretagne réaliste, mais certains détails montrent bien que la réalité reste quand même transformée et qu’un idéal féminin est encore visé elle est d’une blancheur d’ivoire, sans le moindre poil, elle est l’archétype

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
de la beauté de marbre. Le cou est étrangement long, les épaules trop tombantes et le bras gauche bizarrement attaché au reste du corps. La Vénus de Botticelli (Wikipédia) b) Le retour d’une image péjorative La femme est désormais considérée comme un être qui saisit Ihomme avec un appétit démesuré afin de l’épuiser et le détourner de son salut.

Cette image de quasi-sorcière ? l’obsession sexuelle dévorante doit beaucoup à la répression sexuelle de IEglise. Mais il en existe beaucoup d’autres : dans la littérature, on oscille entre la Mégère qui bat et terrorise son mari, et un être éthéré et artificiel, extraordinairement beau et naccessible à la Pétrarque. Cependant, les femmes ne sont pas pour autant considérées comme des êtres infâmes au niveau universelle, par exemple Christine de Pisan au XIVème siècle avait pourtant donné une image de la femme comme étant un être inaccessible au chevalier servant, comme il le montre dans  » L’Epitre au dieu d’Amour. De plus, Pernette du Guillet et surtout Louise Labé vont donner d’elles une image d’amoureuses passionnées.

Il) Le rôle de la femme dans la société a) Le mariage contre ramour L’adultère est puni séverement en théorie, par la peine de mort, ais seules les femmes en subissent les conséquences. Le mariage apparait donc au comme une institution 2 Le mariage apparait donc au XVIème siècle comme une institution économique et sociale qui broie l’aspiration à l’amour. La pièce ‘Romeo et Juliette » est bien une preuve que les passions amoureuses ne peuvent aboutir. HENRI 2 fait d’ailleurs publier un Edit (1556) proclamant que les enfants ayant contracté un mariage  » par une volonté charnelle  » et sans le consentement de leurs parents pourront être déshérités par ceux-ci et ne pourront plus bénéficier des privilèges accordés par les lois. La pression sociale reste la plus forte.

Soumises à leurs maris, les femmes de la Renaissance ne gagnent leur liberté que dans un cas : le veuvage. La femme devient alors maîtresse de ses biens et tutrice de ses enfants. « Elles ne nous aiment que morts » dit Montaigne. Dans ce cas, il arrive même qu’elle hérite de la qualité d’artisan de son mari et devienne « maîtresse », gérant l’atelier et ayant qualité pour embaucher des compagnons. On peut donc dire que pour la femme de la Renaissance le seul statut permettant une certaine liberté et la capacité d’aimer (discrètement) ? a guise, c’est celui de Veuve. Le cycle de la vie familiale joue un rôle prépondérant dans le type d’occupation féminin.

Les filles célibataires participent à l’économie domestique et sont amenées, pour les plus pauvres, à s’employer dans la domesticité en vue de constituer leur dot. Les femmes mariées épousent le plus souvent la profession de leur mari. b) Les droits et devoirs de la femme Au Moyen Age, la femme disposait de libertés et de pouvoirs très étendus. Elle pouvait gérer sa fortune, aliéner ses bie 3 disposait de libertés et de pouvoirs très étendus. Elle pouvait gérer sa fortune, aliéner ses biens, s’engager pour elle-même ou pour autrui par cautionnement, et même aller en justice. Ce n’est plus le cas au 16ème siècle où le père a les pouvoirs d’un tyran domestique. L’Eglise se pose toujours des questions sur l’être féminin.

Certains auteurs pensent que si les premières dissections ont lieu sur des corps de femme, c’est sans doute parce que certains hommes d’Eglise estiment que la résurrection des corps au dernier jour ne concerne pas ces êtres Imparfaits Le droit romain s’impose aussi au sein de l’église catholique. La misogynie des traités de théologie morale des XIVème et XVème siècles est féroce ; la persécution contre les «sorcières» fait des dizaines de milliers de victimes. Christine de Pisan plaide dans ce climat la cause des femmes, en particulier celle de Jeanne d’Art. Ni l’humanisme, ni la Réforme protestante n’améliorent sensiblement le statut de la femme. Pendant une courte période, les femmes profitent des ouvertures ménagées par la Réforme.

La lecture par les femmes de la Bible et des textes sacrés en langue vulgaire est un temps prôné par les prédicateurs. Certaines femmes saisissent l’opportunité qui leur est offerte pour se faire prédicatrices ou se mêler de théologie. Elles bénéficient également de l’effort d’alphabétisation entrepris ? partir des années 1560 à travers le catéchisme. Cette liberté de parole est cependant rapidement étouffée. Luther dissout les communautés religieuses et sa propre épouse, Katherine von Bora, donne l’exemple 4 Luther dissout les communautés religieuses et sa propre épouse, Katherine von Bora, donne l’exemple du retour de la femme au foyer. Ill) Des femmes qui ont marqué la Renaissance

Catherine de Médicis vient à peine de naître qu’elle perd sa mère Madeleine de la Tour d’Auvergne, puis son père Laurent II de Médicis. Élevée à Rome par son cousin le cardinal Jules de Médicis devenu Clément VII, il la marie avec le deuxième fils de François Ier, Henri duc d’Orléans (1533). Formée par François Ier à la cour de France, après la mort du dauphin (1536) qui fait d’Henri Il l’héritier du trône, elle devient reine de France en 1547 et aura dix enfants. Éclipsée par la favorite Diane de Poitiers durant tout le règne d’Henri Il, Catherine n’en fait pas moins son apprentissage olitique. Et devenue veuve (1 559), elle va exercer pendant trente ans la réalité du pouvoir sous les règnes de ses trois fils François Il, Charles IX et Henri Ill.

Fidèle à sa foi catholique mais confrontée au problème religieux qui divise la France, elle tente avec le chancelier Michel de L’HospltaI une politique de conciliation avec les huguenots aux états généraux d’Orléans (1560) et au colloque de Poissy (1 561 Accordant encore aux protestants l’édit dAmboise (1563) et la paix de Saint-Germain (1 570), pour sceller la réconciliation, sa fille Marguerite de Valo•s épousera Henri de Navarre. Mais face à l’ascendant pris par l’amiral de Coligny, chef des protestants, sur son fils Charles IX, pressée par les princes catholiques, Catherine donne son aval au massacre de la Saint-B S IX, pressée par les princes catholiques, Catherine donne son aval au massacre de la Saint-Barthélemy (1572). Aux côtés dlHenri Ill, elle s’efforcera ensuite de rétablir la paix intérieure.

Catherine de Médicis a été pendant longtemps une icone de l’intelligence et de la puissance féminine même à une telle époque. Mais cela ne durera pas longtemps. Catherine de Médicis (Wikipédia) Née à Nantes en 1477, morte à Blois en 1514, Anne de Bretagne est la fille aînée de François Il, duc de Bretagne. En août 1488, François Il doit promettre, par le traité de Sablé ou « traité du Verger », de ne pas marier sa fille sans le consentement du roi de France. A la mort de son père, Anne devient duchesse de Bretagne à l’âge de 11 ans. A 13 ans, malgré le traité signé par son père, Anne de Bretagne est mariée par procuration et à titre symbolique à Maximilien d’Autriche.

Immédiatement, la France déclare la guerre à la Bretagne et l’armée vint mettre le siège evant Rennes, où s’était réfugiée Anne. En 1491, sous la pression militaire d’Anne de Beaujeu, Anne de Bretagne épouse Charles VIII. A la mort de son époux en 1498, Anne administre seule son duché de Bretagne. Le nouveau roi Louis XII, pour ne pas perdre l’union entre la France et la Bretagne, fait casser son mariage avec Jeanne de Valois par le pape Alexandre VI et épouse Anne de Bretagne le 7 janvier 1499 comme le prévoyait le contrat de mariage avec Charles VIII. Anne de Bretagne aura huit enfants, seules Claude de France et Renée qui deviendra duchesse de Ferrare survivront. En 1 504, Anne va tenter de