Les fausses confidences

Les fausses confidences

Reprenant également une tradition du théâtre italien qui fait de rameur le seul motif de l’argument, maritaux concentre l’intérêt de l’action sur la prise de conscience du IF 12 extérieurs ou intérieurs qu’il lui faut surmonter. Es comédies de maritaux reposent sur un jeu de feintes et d’esquives qui retardent le moment où les personnages devront reconnaître la présence de l’amour.

On se dupe soi-même ou fond s’oublie soi-même: c’est la « justice » et la « pitié » qua- obligent arrimaient à conserver son intendant dans les Fausses Confidences. L’amour paraît diviser leur être : ce sentiment se réfugie dans le subconscient mais, parce que sa force est irrésistible, il émerge peu à peu à la conscience. « maritaux est le peintre de l’amour-mystère. Pour ses personnages, l’amour est toujours une « surprise Jamais la conscience ne peut prévoir un sentiment, en deviner l’éclosion, l’approche.

L’amour ne surgit devant l’esprit que lorsqu’ est déjà tout constitué et sans qu’on soit en mesure d’en restituer, même après coup, le cheminement et les causes. Les héros marivaudaient répètent le même leitmotiv : «Je y comprends rien, je ne sais où j’en suis R. MAIGRI, L’Idée du Bonheur.. Au suivisme siècle. maritaux

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marque une prédilection évidente pour la peinture de la psychologie amoureuse et il excelle à analyser la conquête des c?ours par l’amour. Il écrivait ouillère . J’ai guetté dans le c?Ur humain toutes les niches différentes où peut se cacher l’amour lorsqu’ craint de se montrer, et chacune de mes comédies a pour objet de le faire sortir d’une de ses ni es pièces, c’est tantôt un 4 2 tantôt un amour ignoré des deux amants ; tantôt un amour qu’ils sentent et qu’ils veulent se hacher l’un à l’autre ; tantôt un amour timide qui n’ose pas se déclarer ; tantôt un amour Incertain et comme indécis, un amour à demi-né, pour ainsi dire, dont ils se doutent sans en être bien sûrs et qu’ils épient au-dedans d’eux-mêmes avant de lui laisser prendre l’essor C’est l’amour-propre qui est le principal obstacle à l’amour, dans les Fausses Confidences, arrimaient se refuse d’admettre qu’elle est éprise de odorante, entré à son service comme intendant mais déboisa, le valet meneur de jeu la contraint par ses aimables ruses. L’aventure drainent est une surprise de l’amour avec ’embarras, les réactions d’amour-propre et les dérobades qu’elle suscite, et enfin l’émotion et le bonheur qui accompagnent l’aveu, la victoire de l’amour sur les distances sociales. LE MARIVAUDAGE A la finesse de l’analyse psychologique correspond une extrême subtilité du langage.

Le spectateur doit être sensible aux moindres nuances dans les termes, dans l’intonation comme le sont les personnages eux-mêmes. Dédieront l’avait déjà senti lorsqu’ disait des « écrivains qui ont imagination vive », songeant surtout maritaux : 2 ordinaires, et leur font adopter des tours de phrases qui ont admirables toutes les fois qu’ils ne sont ni précieux roi obscurs » DÉDIERONT, Lettre sur les Aveugles Le goût du langage maritaux aime le langage et cherche à en jouer pour son plaisir propre qui rejoint le plaisir du spectateur. Nul ne sait mieux que lui parodier la langue des salons, reproduire fidèlement le langage des valets ou le patois des paysans.

Il est à l’aise dans le trait d’esprit, les images ingénieuses, les antithèses, les mots pris en même temps dans deux sens différents « Dans le commerce d’un monde poli jusqu’ raffinement, où il ne s’agit pas ‘instruire, d’étonner, d’émouvoir mais de flatter, de plaire, de séduire, où la persuasion doit être insinuante, et la raison modeste, la passion retenue et déguisée ; où toutes les rivalités de rameur-propre s’observent réciproquement, et sont sur le qui-vive ; où les combats d’opinion et d’affections passent en légères atteintes et à la pointe de l’esprit ; où l’arme de la raillerie et de la médisance est, comme les flèches sauvages, souvent trempée dans du poison, mais si subtilement aiguisée que la piqûre en est Imperceptible ; dans ce monde, dis-je, le langage usuel doit être rempli de finesses, d’allusions, d’expressions à double face, de tours adroits, de traits délicats et subtils ; et plus il y a de société et de communication entre les esprits, plus la galanterie et le point d’honneur ont rendu la politesse recommandable et plus a 6 2 rendu la politesse recommandable et plus aussi la langue sociale doit être maniée et façonnée par l’usage MARMONNENT ‘art du dialogue Plus proche de la comédie délétère que du théâtre de molaire, le dialogue trouve son originalité dans l’enchaînement des répliques, réduit parfois une simple finalité inique mais qui traduit souvent une progression subtile de la pensée. Dans le théâtre où l’action est toute psychologique, le dialogue est le seul instrument de l’action doué d’un sorte d’autonome, il intervient dans le développement de la pièce pour en accélérer ou en ralentir le cours .

LE THÉÂTRE, ÉCOLE DE VÉRITÉ L’art de maritaux consiste à faire glisser les personnages du plan des mots au plan du c?Ur et ce glissement se réalise avant tout par le moyen du langage. La conquête de la sincérité dans le langage constitue l’objectif permanent de ce théâtre où la elle issue consiste à accepter d’être ce que l’on est, et de le dire en parlant simplement, en retrouvant un langage où l’on accepte de s’impliquer soi-même. « AI n’est aucune des grandes pièces de maritaux qui ne progresse vers une clarté intérieure, vers une transparence de soi-même à soi-même et de soi-même l’autre » « la comédie représente pour maritaux la forme la plus littéraire, la plus élaborée parce qu’elle est la forme ré existence…. _e théâtre 2 volontiers leurs masques et leurs identités, improvisant des intrigues et des mystifications ; ils emblème toujours avoir conscience de jouer, et leur langage lui- même n’est qu’une suite de jeux de mots. Mais renommé étant constamment prisonnier de sa condition, des situations et du langage, le théâtre montre l’apprentissage de la liberté : au hasard des répliques et des métaphores prises à la lettre, une autre vérité se fait jour : le c?Ur « entrepris » parle une autre langue (Double Inconstance). Consacré à ces brèves illuminations, le théâtre de maritaux est, par nature, poétique. » Jean SAGAS Si le théâtre reste le moyen d’expression privilégié de maritaux, ‘est à cause de son pouvoir d’immédiate révélation.

Il n’est plus question de s’appliquer à peindre des caractères dûment étiquetés mais tout simplement de mettre en présence des êtres, en guettant les réactions qu’ils pourront avoir au contact les uns des autres, avec les « vues subites » que leur passion leur fournira. Parce qu’il ne craint nullement de multiplier les complots, les « épreuves » ou même les expériences sur les êtres humains, le poète peut apparaître comme un grand mâcheraient mais il n’ qu’un seul but, les amener à s’exprimer tout entiers . EXPRIMER L’ÉPHÉMÈRE : LA SENSIBILITÉ, l’ÉLAN AUTHENTIQUE DE L’ÊTRE « AI n’ a que le sentiment e des nouvelles un peu 8 2 refrains désagréables dans la conversation.

Par exemple, il dit à tout moment de ce qu’il vient de dire : cela est vrai au moins, ce que je vous dis là est vrai » (Mémoires de N. Trouble). Être sincère ne lui suffit pas ou plutôt il rêve d’une sincérité ascétique, hé[email protected] dont il sait toute la difficulté. Instruit par malchance des ravages de l’imagination et de l’amour-propre, il voudrait définir la vérité du c?Ur et montrer comment elle se fait jour ». Être vrai ce serait exprimer sans détour l’amitié, l’amour, le mépris des petitesses, la générosité comme dans ce « monde vrai » où chacun porte son âme « à découvert » ( e Cabinet du philosophe) C’est là de toutes les aspirations la plus romanesque.

D’ironiques vieillards, montagne, Pascal, caravanes, sorte retiennent maritaux sur cette pente. Il cherchera plutôt par quel miracle soudain l’être se révèle, se libère de tous les écrans du mensonge, de la mauvaise foi et du préjugé. La SENSIBILITÉ est pour lui capacité de souffrir et de comprendre ; elle est aussi don de soi, besoin d’aimer ou de compatir elle est enfin élévation naturelle ; elle est la vie même, exquise, tumultueuse. Elle ne s’exprime que par surprise, par des mouvements, des transports qui relèvent de l’instinct, qui en ont la justesse. Plus souvent maritaux décrit le bondissement aventureux de la générosité, ou de la passion.

Il dépeint l’hésitation et le vertige ; il traduit l’élan authentique Ur d’une réplique , dans la authentique d’un être autour d’une réplique , dans la surprise, l’émerveillement ou le désarroi ; qu’un être se libère des pièges du langage et des conventions, et la sensibilité parle seule ; cela aussi est revaudrai. » « Il a choisi d’exprimer l’éphémère et c’est en quoi son art est véritablement rococo . L’enchantement du moment, le mouvement d’une existence qui se crée, l’inconstance même lui suffisent : élans de bonté ou de fierté, ardeur à vivre et à aimer, aveux de souffrance ou impertinence, tout ce qui anime un être s’improvise sous nos yeux.