Les enfants dans les ghettos

Les enfants dans les ghettos

Les Enfants dans les Ghettos Comment leur situation a-t-elle evoluee ? Problematique Titre Introduction Plan : I Une etape intermediaire avant la « Solution finale » 1. La creation des ghettos 2. Les deportations vers les ghettos II La vie dans les ghettos 1. L’autorite nazi 2. Les conditions de vie 3. La resistance des jeunes Le sort des enfant apres les ghettos III 1. Les conditions de la deportation vers les camps 2. Le triage 3. Les survivants ? Conclusion Lexique Bibliographie Introduction

Nous allons parler des enfants dans le systeme concentrationnaire nazi, notamment dans les ghettos, nous allons egalement suivre leur evolution. Mais avant de commencer, il faut savoir ce que l’on entend par « systeme concentrationnaire nazi » et « ghettos ». Les « ghettos » Le terme de « ghetto » tire son origine du nom du quartier juif de Venise, cree en 1516. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les ghettos etaient des quartiers isoles du reste du tissu urbain par des barbeles ou un mur, dans lesquels les Allemands forcerent la population juive a vivre dans des conditions miserables.

Les ghettos isolaient les Juifs en les separant de la population non juive et des communautes juives voisines. Les nazis creerent

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plus de 400 ghettos. Le « systeme concentrationnaire nazi » Des 1933, les premiers camps de concentrations ouvrent dans l’Allemagne nazie ; ils sont destines a enfermer les opposants politiques ou ceux que le regime considere comme « asociaux ». A partir de 1939, les camps se multiplient dans le territoire du Grand Reich, les deportes de toute l’Europe occupee arrivent dans les camps : prisonniers politiques, otages, delinquants criminels, resistants, juifs, tziganes…

Travaillant 16h par jour, ils constituent une main d’? uvre bon marche pour le Reich. Dans ces camps de « la mort lente » ,les detenus ne sont plus que des numeros, en uniformes rayes, peu nourris, souvent brutalises, la mortalite est tres elevee, l’esperance de vie courte. Les camps repondent aussi a un autre objectif des nazis : l’application de leurs idees racistes. Des 1933, l’Etat nazi au nom de la purete raciale, avait exclu les juifs de la societe allemande. En 1940, les juifs polonais sont entassee dans des ghettos.

En 1941, des groupes de SS executent des milliers de juifs en URSS, la meme annee, « la solution finale au probleme juifs » est organisee : la deportation vers les six camps d’extermination de Pologne. Les juifs des ghettos et de l’Europe occupee sont envoyes dans les « usines a mort » d »Auschwitz, Treblinka, Belzee… Les plus aptes au travail sont tries et diriges vers les usines proches, mais le plus grand nombre est immediatement gaze avant d’etre brule dans les fours crematoires.

Parmi eux, 75 000 juifs francais, arretes le plus souvent par la police francaise, sont ainsi deportes de 1942 a 1944, pour la majorite a Auschiwtz en 1945, 3% sont survivants. Au total, dans les ghettos des villes, dans les camps de concentration et d’extermination, plus de 5 millions de juifs europeens sont mort dans ce genocide, ainsi que pres de 300 000 tziganes. A la fin de la guerre, la decouverte de l’horreur de cet univers concentrationnaire est un choc qui amene le tribunal international de Nuremberg a juger certains responsables nazis pour crimes contre l’humanite.

Et voici quelques donnees permettant de mesurer (approximativement) les effets negatifs de ce systeme sur les enfants et sur les adolescents (la quasi totalite des enfants de moins de 15ans sont morts) Tableau representant le nombre des enfants juifs francais deporte : Cependant il y a 3000 personnes deportees en France dont on ne connait pas l’age. Il y aurait donc 14000 enfants juifs francais deportes. Une etape intermediaire avant la « Solution finale » I 1. La creation des ghettos (ex : Varsovie) En 1939, il y avait 1. 300. 00 habitants a Varsovie dont 380. 000 Juifs. La ville fut prise par l’armee allemande des le debut de la Guerre le 30 septembre 1939. Hitler lui-meme vint parader dans Varsovie le 5 octobre 1939. Les Allemands presenterent la creation des ghettos comme une mesure provisoire de controle et de segregation des Juifs. Parfois, les ghettos existerent durant peu de temps. Avec la mise en ? uvre de la Solution finale en 1942, les Allemands detruisirent systematiquement les ghettos et deporterent les Juifs vers les camps d’extermination pour les y assassiner.

Un petit nombre de Juifs fut deporte des ghettos vers les camps de travail force et les camps de concentration. 2. Les deportations vers les ghettos (ex : Varsovie) Le 12 octobre 1940, les Allemands ordonnerent par decret la creation d’un ghetto dans Varsovie. Ils exigerent que tous les residents juifs de la ville s’installent dans la zone indiquee, que les autorites allemandes allaient separer du reste de la ville en novembre 1940. Le ghetto fut ensuite entoure d’un mur de plus de 3 metres de haut, surmonte de fil de fer barbeles et bien garde pour eviter toute circulation vers le reste de la ville.

En tout, 500 000 Juifs passerent par le ghetto qui etait horriblement surpeuple. Entre juillet et septembre 1942, les SS et la police allemande, aides par la police polonaise et la police juive, deporterent environ 300 000 Juifs du ghetto de Varsovie vers le camp d’extermination de Treblinka II. Les SS et la police utiliserent la violence pour forcer les Juifs a se rendre de chez eux ou de leur lieu de travail vers l’Umschlagplatz (point de rassemblement) et a monter dans des wagons de marchandises a destination de Malkinia, sur la ligne de chemin de fer Varsovie- Bialystok.

Lorsque les trains arrivaient a Malkinia, ils etaient conduits sur une voie de garage vers Treblinka. II La vie dans les ghettos 1. L’autorite nazi Des l’hiver 1939-1940, les nazis commencerent a persecuter les Juifs : obligation de porter un brassard avec l’etoile de David, identification des magasins juifs sur leurs vitrines, obligation de rendre les radios, interdiction de voyager en train (novembre 1939). Ils leur imposerent aussi, le travail force au profit du Reich allemand. La vie quotidienne dans les ghettos etait geree par des Conseils juifs (Judenrate) et une police juive, nommes par les nazis.

Celle-ci etait chargee du maintien de l’ordre et participa aux deportations vers les camps d’extermination. 2. Les conditions de vie La plupart des ghettos (situes uniquement en Europe orientale sous occupation allemande) etaient fermes par des murs, des clotures de fil de fer barbele ou des portes. Voici le mur qui entourait le ghetto de Varsovie : Les ghettos etaient surpeuples et insalubres. La faim, les penuries chroniques, la rigueur hivernale et l’absence de services urbains furent la cause d’epidemies a repetition et d’un taux de mortalite eleve.

La nourriture manquait terriblement. Mais Edelman etant dans le ghetto de Varsovie a temoigne que : « nous ne mourions pas de faim. On peut vivre pendant trois semaines simplement avec de l’eau et du sucre ». Dans le ghetto, les conditions de vie sont inhumaines. On entasse la non seulement les Juifs de Varsovie, mais aussi ceux des campagnes voisines et des petites villes environnantes. Le chomage, la perte des reperes, l’entassement, la sous-alimentation la maladie vont vite faire des ravages. Jeune garcon dans le ghetto, probablement en 1942 3. La resistance des jeunes

Des activites illegales telles que l’approvisionnement en contrebande de nourriture ou d’armes, la participation a des mouvements de jeunesse ou a des activites culturelles, eurent souvent lieu sans l’accord des Conseils juifs (meme si les ces derniers organiserent en fait les activites culturelles officielles). Dans certains ghettos, les membres de la resistance juive organiserent des soulevements armes. Le plus important fut le soulevement du ghetto de Varsovie en 1943. Debut janvier 1943, les deportations de la population civile vers les camps d’extermination touchent a leur fin.

La population est en effet passee de 450 000 a 71 000 personnes. Une deuxieme vague de deportations commence le 18 janvier 1943. Des lors une resistance armee s’organise et les nazis ont de plus en plus de mal a arreter les Juifs qui sont souvent les plus jeunes, qui se cachent et reussissent a se procurer quelques armes. Les forces allemandes mettent un certain temps a reagir, mais le 19 avril, la police et les forces auxiliaires SS entrent dans le ghetto sous le commandement du SS Oberfuhrer Ferdinand von Sammern-Frankenegg. Le plan prevoit une prise integrale du ghetto en 3 jours.

Les forces juives polonaises alignent 400 insurges de ZZW (Union Militaire Juive) conduits par Dawid Moryc Apfelbaum et Pawel Frenkel et environ 40 combattants de la ZOB (Organisation juive de combat) sous les ordres de Mordechaj Anielewicz. L’Armee Interieure (l’AK) a fourni quelques hommes, mais aussi des armes. Marek Edelman, seul commandant survivant de l’insurrection, donne un nombre de combattants plus restreint : « Je me souviens tous d’eux, des garcons et des filles, 220 au total », ages de 13 a 22 ans. Marek Edelman avait 24 ans lorsqu’il a pris le commandement de l’un des trois groupes de combattants, constitue de 50 combattants.

Apres la mort des premiers dirigeants et le suicide de Mordechaj Anielewicz le 8 mai, c’est lui qui dirige l’insurrection. Ayant survecu aux combats, il participera l’annee suivante au soulevement de Varsovie. Durant les combats, environ 7 000 residents du ghetto ont ete tues, 6 000 ont ete brules vifs ou gazes durant la destruction totale du quartier, les Allemands deporterent les survivants dans le camp d’extermination de Treblinka et les camps de travail de Poniatowa, de Trawniki et de Majdanek. L’impact psychologique de l’insurrection du ghetto de Varsovie a ete tres important.

La resistance a ete plus forte que prevue par les Allemands, meme si l’issue etait certaine vu le desequilibre des forces « Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d’ici. Nous voulons sauver la dignite humaine » – Arie Wilner (pseudo Jurek), soldat de la ZOB. Le sort des enfant apres les ghettos III 1. Les conditions de la deportation vers les camps La situation des enfants apres leur arrestation devient vite insupportable. Ils ont parfois leurs parents avec eux, pas toujours et les parents, tres vite, ne pourront plus les proteger.

Comme nous le montre cette image d’une fillette endormie (photographiee dans le camp de Drancy) peu de temps avant sa deportation vers Auschwitz. Certains rapport concernant le depart du camp des Milles des internes livres par Vichy aux nazis et transferes de la zone dite « libre » en zone occupee ont pu etre recupere. Le gouvernement de Vichy livre les enfants juifs aux nazis. Ce rapport est date du 24 aout 1942 porte la cote CCXIII-115. Il concerne les departs des 11 et 13 aout 1942. «Nous avons assiste dans la matinee du Lundi au depart des enfants.

Pendant qu’on les faisait monter dans des cars avec leur mince bagage des scenes dechirantes se sont produites. Les enfants jeunes, qui ne pouvaient comprendre les raisons de cette separation, s’accrochaient a leurs parents et pleuraient. Les aines, qui savaient combien la douleur de leurs parents etait grande, tentaient de dominer leur peine et serraient les dents. Les femmes s’accrochaient aux portieres des cars qui partaient. Les gardes et les policiers eux-memes dominaient mal leur emotion. L’impression etait d’autant plus affreuse que jusque la, le plus grand calme avait regne dans le camp.

Une resignation pesante et amere se lisait sur les visages. Aucune protestation, aucun cri d’indignation ou de colere ne se faisait entendre. Il semblait qu’apres tant d’epreuves les internes n’avaient plus la force de se rebeller contre leur destin. » Herman Idelovici, qui etait age a l’epoque de 15 ans temoigne des conditions de deportation. Il nous explique que les wagons de marchandises qui etaient alors prevus pour quatorze chevaux ont servi a entasser «soixante hommes , soixante personnes , hommes, femmes , enfants , vieillards, malades, bebes, nourrissons».

Les seules aerations presentes etaient en hauteur, concuent initialement pour les chevaux. Herman nous explique que chaque personne avait le droit a une « ration de vivre » (un pain, un morceau de saucisson et un morceau de margarine) mais pas d’eau. De plus l’hygiene etait deplorable, par exemple «un genre de tonneau vide» faisait office de toilette, sans compter la chaleur, rajoutant un aspect nauseabond a ces deportations (en general) . 2. Le triage

Quelque fois, les deportes sont « tries » des leur premiere entre dans les trains, en fonction de « la race », de l’age (les jeunes enfants sont la plupart du temps, directement envoyes dans les camps d’exterminations) Cette image illustre bien cette situation car elle nous montre Denise Holstein avec des enfants juifs ; tous seront deportes, mais seule Denise survivra cause de la «selection». a et du sexe (homme/femme). Les temoignages permettent de retracer le chemin des deportes et d’en savoir un peu plus, voici uelques exemples : Herman Idelovici (15ans a l’epoque) : – Il rentre dans un train, des hommes et des femmes de tout age y sont presents. – Une premiere selection se fait en Allemagne par les SS, les femmes et les enfants restent dans les wagons, tandis que les hommes de 18 a 55 ans doivent descendre. Un SS pensant que Herman etait plus age, lui demande de descendre et lui sauve la vie, inconsciemment. – Les wagons conduisent les femmes, les enfants et les personnes agees dans les camps d’exterminations. Quand a Herman et les autres hommes, ils sont mis dans des camions en direction de Ottmuth, qui etait un camp de triage. Deux semaines plus tard, c’est le debut de la vie concentrationnaire pour Herman et les autres selectionnes. Le temoignage de Germaine Tillion sur les sort des bebes nes dans le camp de Ravensbruck nous apprend que dans les camps, la situation des nourissons variee d’une annee a l’autre «pour le triage» : -en 1942, les allemands provoquaient l’avortement chez les femmes enceintes, ou bien, quand l’enfant naissait vivant, il etait etouffe ou noye dans un seau devant la mere et, etant donne la resistance du nouveau-ne a l’asphyxie par l’eau, l’agonie du bebe durait souvent vingt a trente minutes. A partir d’octobre 1944, les nourrissons ne furent plus tues mais moururent tous de misere physiologique. En effet bien qu’ils aient une piece « reservee », et que les infirmiere distribuaient du lait en poudre, les bebes survivaient jusqu’a 3 mois tout au plus. -En 1945, l’extermination avait deja commence, la piece qui etait alors reservee aux nourissons fut supprimee en fevrier, et les femmes enceintes avec leur bebes furent gazes, en mars. 3. Les survivants ? Theoriquement, il ne devait pas y avoir des survivants, telle etait la regle

Parmi les enfants deportes, les survivants sont tres rares. Il y a : • les jeunes de plus de quinze ans (ou qui se sont fait passer pour des plus de quinze ans) et qui ont reussi a survivre comme travailleurs, comme Herman Idelovici. • des enfants selectionnes pour les experiences medicales • des enfants arretes tres tardivement et qui ne purent etre emmenes dans les camps d’extermination • les enfants servant de « pipel » (c’est a dire de garcons de courses et toutes sortes de besognes « menageres » diverses et legeres et aussi a d’autres fins que l’on peut deviner) aux « blockaltester »

Voila Sieg Maandag, un jeune Juif hollandais survivant de BergenBelsen marchant sur un chemin borde de cadavres. http://pagesperso-orange. fr/d-d. natanson/enfants_deportes. htm http://pagesperso-orange. fr/d-d. natanson/enfants_hongrois. htm http://www. ushmm. org/wlc/article. php? lang=fr=165 http://fr. wikipedia. org/wiki/Soul%C3%A8vement_du_ghetto_de_Varsovie http://fr. wikipedia. org/wiki/Ghetto http://pagesperso-orange. fr/d-d. natanson/ghetto_varsovie. htm http://memorial-wlc. recette. lbn. fr/article. php? ModuleId=146? =fr