Les deux guerres mondiales: des guerres de démesures

Les deux guerres mondiales: des guerres de démesures

Les deux guerres mondiales ont eu un impact très important sur l’histoire du ex siècle. Dans la mesure où, pour la première fois, l’effort de guerre mobilise l’ensemble de la société, et où l’ensemble de la population, civile et militaire, est touchée, on a qualifié ces deux guerres de guerres totales. Elles se caractérisent également par une violence inouïe , la Seconde Guerre mondiale allant même jusqu’ faire de populations civiles des cibles et des objectifs de guerre.

Par rapport aux conflits des siècles précédents, nous pouvons voir une véritable brutalisions progressive de la guerre. Après chaque conflit, et face à des bilans matériels et humains terribles, des idées p traumatisées. Les es d’organisations coma l’Organisation des an au c?Ur d’un nouvel chaque fois déçus. Or 14 saine annexant la naît au sein de sociétés la création sens 1919 ou ambitionnent d’être espoirs sont 1.

La Première Guerre mondiale : l’expérience combattante dans une guerre totale. La Première Guerre mondiale marque un tournant dans l’histoire de la guerre du fait du nombre de pays et de combattants qui s’opposent sur le front, du fait des moyens technologiques employés, du fait de la mobilisation des sociétés t des économies à l’arrière.

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
À ce titre, elle mérite bien le qualificatif de guerre totale et son bilan sera malheureusement la démesure de ce premier grand conflit du ex siècle.

Expérience des hommes sur le front tout d’abord, caractérisée par la bar brutalisions de combats de plus en plus violents qui marqueront durablement une génération de soldats mobilisés et élevés dans une véritable culture de guerre sur fond de patriotisme. Cette génération perdue a été générer par une expérience combattante terrible et traumatisante dans une guerre totale et brutale qui a touché profondément et durablement les soldats et es sociétés.

Une guerre plus brutale et d’une plus grande ampleur que les précédentes En 1914-1918, par le jeu des alliances et l’implication des empires coloniaux, cette guerre a été une guerre mondiale d’une ampleur sans précédent : 70 millions d’Européens, des centaines de milliers de soldats des colonies et des volontaires de tous les continents ont été mobilisés dans ce premier grand conflit de l’ère industrielle.

L’assassinat de l’arachide d’autruche-hongre, français- friande, le 28 juin 1914 à essorera n’est en fait qu’un prétexte au déclenchement d’une guerre planifiée de longue date, comme e prouvent les signatures des deux grandes alliance européennes, la Triple Entente (Royaume-Uni, France, réussie rejoints plus tard par les États-Unis et l’italien) et la Triple Alliance (allemande, Empire d’autruche-hongre et Empire tonna).

Depuis la fin du sexe siècle, dans l’attente d’une guerre, toutes les grandes puissances européennes ont embrigadé leurs populations, en faisant appel à la propagande et au patriotisme, et se sont lourdement armées. Les pays ont aussi investi dans de nouvelles technologies d’armement qui seront encore développées pendant la guerre. Elles ont des effets inattendus : le conflit s’enlise rapidement dans une guerre défensive alors î FO une guerre défensive alors que tous pensaient qu’il ne devait pas durer.

La mise au point dune aviation, de tanks, le recours systématique à une artillerie lourde de plus en plus performante et à de terribles armes chimiques (gaz moutarde (permit), par exemple) contribuent également à faire de la Première Guerre mondiale le premier conflit « industriel » de l’histoire. L’association de différents facteurs (nouvelles technologies, l’ampleur du conflit, les stratégies développées) va entraîner les lats dans une violence incomparable. 914-1918 marque une importante escalade dans la brutalité par rapport aux guerres précédentes. Une violence omniprésente pour les hommes sur le front Sur le front, les soldats qui ont eu la malchance d’être affectés dans l’infanterie sont soumis à des violences physiques et psychologiques importantes, en particulier à partir de la fin de l’année 1914 lorsque la guerre de mouvement fait place l’enlisement de la guerre de position. La nouvelle tactique est alors celle d’une guerre d’usure : des centaines de kilomètres de tranchées sont peu à peu creusées.

Les hommes n’en sortent que pour des attaques meurtrières qui ne permettent souvent qu’une avancée de quelques kilomètres (300 000 morts lors de la bataille de verdure entre février et juin 1916 ; 52 000 morts en un mois lors de l’offensive Nivelle en 1917, etc.. ). L’objectif est alors de faire le maximum de morts chez l’ennemi plutôt que de gagner du terrain. La vie sur le front devient vite insupportable. Lors des combats, les tranchées sont bombardés par l’artillerie, et 3 FO front devient vite insupportable.

Lors des combats, les tranchées sont bombardés par l’artillerie, et, avec l’avancement du conflit, es nouveaux armements transforment la vie des soldats en un véritable enfer : lance-flammes, mitrailleuses, gaz asphyxiants, grenades, etc.. Rendent les assauts vers les tranchées ennemies, au travers du no man’s land qui est le terrain entre les deux tranchées adverses, particulièrement difficiles et meurtriers. Jusque 1915, les soldats français portent des pantalons rouges qui en font des cibles faciles.

Par la suite, l’uniforme « bleu horizon » fait son apparition, mais l’ensemble de leur paquetage fait environ 30 kg. Dans les tranchées, les combats au corps corps, à l’arme blanche et à la grenade, font rage. En dehors des périodes de combats, le ravitaillement arrive parfois avec difficulté et les hommes subissent le manque d’hygiène (poux, rats, etc.. ), vivant à proximité des cadavres de leurs camarades qui n’ont pas pu être évacués et qui sont régulièrement déterrés et déchiquetés par les obus.

Les hivers sont particulièrement durs : il fait froid et les tranchées se remplissent de boue. Les soldats, surnommés « poilus ne sont en contact avec leurs familles que par l’intermédiaire d’un courrier censuré par les autorités pour maintenir le moral l’arrière. Des milliards de lettres seront cependant échangées. Les permissions sont rares. Il est difficile de tenir dans ces conditions. Les hommes doivent s’endurcir.

Pourtant les cas de mutineries sont restés rares en dehors de celles d’avril 1917 . Piétina est nommé chef d’état-major pour rétablir la situation. Il sévit, mais avec une ce d 4 Piétina est nommé chef d’état-major pour rétablir la situation. Il sévit, mais avec une certaine modération, et change de tactique. Les 3 500 mutins condamnés n’ont jamais refusé de se battre mais ne veulent plus des grandes offensives meurtrières propres à la guerre d’usure. Entre 60 et 70 mutins de guerre seront fusillés.

L’expérience du front est d’autant plus traumatisante qu’elle ne peut être dite et comprise que par les compagnons d’arme (ce qui expliquera la multiplication des clubs d’anciens combattants, très actifs dans l’entretien de la mémoire de la guerre, et la construction des monuments aux morts dans l’entre-deux- guerres). Mais l’expérience combattante ne concerne pas seulement les militaires : les combats ont impliqué des civils en touchant directement des populations dans les régions du front : nord de la France, biologique, Alsace Lorraine, front de l’est (1 millions de civils russes touchés)…

Des traumatismes profonds Les sociétés ont été préparées bien avant 1914 à la guerre. La propagande a relayé une image diabolique de l’ennemi laquelle beaucoup ont été sensibles. Mais au fur et à mesure de l’enlisement dans la guerre, plongés dans un quotidien de violence, les témoignages montrent des hommes tirailler entre leur patriotisme qui les pousse à poursuivre le combat et les traumatismes de l’expérience combattante.

La culture de guerre, la solidarité, le soutien entre compagnons d’arme et la nécessité d’obéir aux ordres peuvent expliquer pourquoi ils continuent le combat sans vraiment se révolter. Dans ce contexte, les fraternisation entre combattants des deux camps (noël 1914) sont rares et étonna s FO ce contexte, les fraternisation entre combattants des deux camps (noël 1914) sont rares et étonnantes. Le retour à la vie civile est complexe, d’autant plus que la psychiatrie de guerre est presque inexistante. La pression et la violence permanente peuvent les pousser à des comportements brutaux.

Mais ces traumatismes ne sont pas généralisés du fait de la diversité des expériences combattantes: les « nettoyés de tranchée », chargés de « nettoyer les lignes » au corps à corps à la renarde et à l’arme blanche, n’ont pas vécu la même guerre que les soldats mobilisés dans les services administratifs ou même affectés à l’artillerie. Le bilan est à la démesure du conflit : un soldat sur six est mort au combat, un sur trois est blessé . Il y eut 10 millions de morts et des millions de blessés (presque un combattant sur deux a été blessé au moins une fois).

Les hommes handicapés ou défigurés (« gueules cassées ») se comptent par milliers. La plupart des morts sont des militaires, mais le bilan de la guerre est également très lourd à l’arrière à différents points de vue. . La Seconde Guerre mondiale : guerre d’anéantissement et génocide des Juifs et des tziganes La Première Guerre mondiale devait être « la dire des dors ». Il n’en sera rien. Malgré l’importance des idées pacifistes dans l’européen de l’entre-deux-guerres (en particulier dans les démocraties occidentales), tous les ingrédients du déclenchement d’une Seconde Guerre mondiale sont bien en place dès 1919.

Dans ce contexte, les idéologies impérialistes et nationalistes des régimes totalitaires, soucieux de la grandeur de leurs États, vont jouer un rôle important (en par rouée un rôle important (en particulier en allemande, en italien et au jupon). Les politiques étrangères de grandes puissances, trop soucieuses de ne pas contrarier leurs opinions publiques, aggraveront la situation Du fait de l’expansion mondiale des zones de combat et d’une véritable violence, le conflit de 1939-1945 va être encore plus brutal que celui de 1914-1918.

Cette fois, les militaires ne sont plus les seuls concernés : cette guerre à outrance va également prendre des millions de civils pour cible. Ligne guerre d’anéantissement qui touche durement les civils tiller expose les bases de sa future politique dans mien campa Mon combat ») écrit en prison entre 1923 et 1 924 : le peuple allemand est en droit de conquérir un « espace vital » (libelleras) où les populations germaniques pourront vivre et prospérer.

Selon lui, cet impérialisme est justifié car ces populations descendent des aryennes, race supérieure qui aurait dominé roupie dans les temps anciens. Le racisme est ainsi un fondement essentiel de la politique du récit allemand. Pour tiller, les Allemands doivent établir un « ordre nouveau » en européen, assimiler les « races supérieures » (comme les Scandinaves) et assénait les peuples inférieurs (comme les Latins et surtout les Slaves) pour retrouver leur puissance perdue.

Cette conception de la politique va au- delà du nationalisme et explique pourquoi l’occupation allemande a été si dure à l’Est vis-à-vis de peuples slaves » méprisés et pourquoi des milliers de Polonais seront chassés de chez eux au nom de la « purification ethnique Les populo 7 FO milliers de Polonais seront chassés de chez eux au nom de la « purification ethnique b. Les populations d’européen de l’Est vont payer un lourd tribut à la guerre, en particulier lorsque l’OURS de stalinien va rompre son alliance avec l’allemande.

En essaie, le jupon développe lui aussi une idéologie raciste et impérialiste qui aura des conséquences dramatiques pour les populations occupées, en particulier en chiné Pendant toute la période de la guerre, l’européen occupée vit sous la domination du récit et est à son service. Les États vaincus par l’allemande doivent lui verser des réparations de guerre. Les ressources des populations sous domination nazie sont réquisitionnées et la pénurie s’installe. Le marché noir se généralise. Les civils doivent aussi travailler pour l’allemande (comme avec le service du travail obligatoire à partir de 1942 en

France). Les États vaincus par l’allemande sont également durement touchés par les violences et vivent sous la surveillance de la police politique allemande, la gestation, qui, avec l’aide des États collaborateurs (France de Vichy), traque les opposants et les résistants en faisant régner un climat de terreur. Les personnes soupçonnées de communisme ou d’aide à la résistance, mais aussi les Juifs, sont arrêtés. L’occupant a recours à la torture et aux exécutions sommaires pour décourager toute résistance.

En cas d’attentat, ils exécutent également des otages pour faire des exemples. L’occupation japonaise en essaie est également très dure : des milliers de personnes sont massacrées à nain en septembre 1 937, des prisonniers sont utilisés comme cobayes pour des tests d’armes chimiques (uni 8 FO septembre 1937, des prisonniers sont utilisés comme cobayes pour des tests d’armes chimiques (unité 731), des milliers de femmes sont violées et prostituées de force – 20 millions de civils périront pendant la guerre en essaie.

Enfin, la guerre, la politique de la terre brûlée (en OURS), les bombardements des villes font des millions de morts et maintiennent les populations dans un état de peur permanent. Ces morts civiles s’ajoutent aux pertes militaires pour un bilan terrible : plus de 50 millions de morts. La Seconde Guerre mondiale est une guerre totale d’anéantissement : pour la première fois, il y a plus de civils que de militaires tués. Les 210 000 morts (estimation) provoqués par les bombes nucléaires lancées par les Américains sur arrosoirs (6 août 1945) et magasin (9 août) en sont le symbole.

Le génocide des Juifs et des tziganes, le symbole d’une guerre marquée par une idéologie raciste Les dirigeants nazis, et en tout premier lieu tiller, sont obsédés Ar la Première Guerre mondiale. Selon eux, la République de aimer et un complot juif sont responsables de la défaite allemande. Cette théorie du complot juif est au c?Ur de l’idéologie nazie. Pour les nazis, ces derniers sont donc les ennemis absolus : ils ont inventé le polythéisme et le capitalisme pour abattre la race supérieure, les aryennes. Mais cette haine va au-delà.

Les nazis ont une vision raciste du monde : au sommet des races, les aryennes « de sang pur » n’existent plus mais ce sont les Allemands qui s’en approchent le plus ; les tziganes sont des asociaux ; les Slaves ont des sous-hommes (ils les surnommant « nègres blancs ») qui doivent servir q 4 les Slaves sont des sous-hommes (ils les surnommant « nègres blancs ») qui doivent servir les aryennes ; les Juifs ne font pas vraiment partie de l’espèce humaine. Dans les discours et les écrits d’tiller, les Juifs sont souvent assimilés à un « virus » qui attaque les Allemands dans leur corps.

tiller est obsédé par « la pureté du sang aryennes » qui ne doit pas se mélanger avec celui d’autres races et à plus forte raison avec celui des Juifs, considérés comme des corrupteurs Ar nature (les Allemands handicapés ont également été éliminés au nom du principe d’une « race pure et forte b). Plus de 1 500 lois et décrets sur les Juifs ont déjà été promulgués en 1935, les Juifs sont aussi victimes de pogroms, de spoliation de leurs biens, ils sont concentrés dans des ghettos dès l’annexion de la plonge (1940 : ouverture des ghettos de lubie et de loto puis de variées).

L’élimination des Juifs et le « remodelage racial » de l’européen sont donc au c?Ur de l’idéologie nazie. Une première solution à la « question juive considérée comme pacifique » par les nazis, a été envisagée en 1940 avec la défaite de la France : le « plan amadoueras » envisageait d’exiler tous les Juifs européens sur cette île sous le contrôle de l’armée allemande.