Les consignes dans l’apprentissage

Les consignes dans l’apprentissage

La consigne. Question :la place de la consigne dans les apprentissages. Plan : I – La place des consignes dans les instructions officielles. II – L’importance de la consigne. III – Consignes et apprentissages. I – La place dans les I. O. La consigne apparait dans les Programmes de l’ecole primaire de 1995 sous la direction du Ministere de l’Education Nationale dans les competences transversales mais aussi dans les competences en lecture. Au niveau des competences en lecture, elle apparait sous les termes : « Agir, executer une consigne ».

Au niveau du traitement de l’information (dans les competences transversales), elle transparait des le cycle I sous les termes : « Comprendre et executer une consigne » et au cycle II : « Il doit etre capable de rechercher des informations pertinentes dans certains ecrits dont on lui devoilera les codes d’elaboration. Par exemple, utiliser un mode d’emploi, une notice, un manuel… ». II – L’importance de la consigne. (inspire de J. M. ZAKHARTCHOUK de « lecture des consignes et des enonces »). La lecture et la comprehension de la consigne est un probleme qui se rencontre partout a l’ecole.

S’en desinteresser ou croire qu’il s’agit la d’une question technique c’est s’interdire une veritable resolution de ces problemes de consignes mal comprises. Lire et comprendre les

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consignes sont des savoir et savoir – faire indispensables a la reussite scolaire, au meme titre que d’autres apprentissages : apprendre une lecon, prendre des notes, gerer son emploi du temps… Il revient alors au maitre d’aider les eleves a les comprendre mais aussi a les appliquer. Il faut les aider a s’approprier des instruments essentiels a leur formation intellectuelle.

Il faut mettre les eleves en situation d’apprendre a lire et a suivre les consignes et les enonces. III – Consignes et apprentissages. ( les Grandes notions de Pedagogie de Marie – Therese CHADUC) La consigne correspond surtout a la mise en activite des eleves mais aussi a leur mise en apprentissage principalement a travers des exercices. La consigne implique une capacite d’elaboration mentale que l’enseignant doit chercher a developper. C’est ainsi qu’il peut etre dangereux d’habituer les eleves a des consignes fermees incitant a une application docile qu’a la reflexion et a l’esprit critique.

La consigne fermee ne peut alors impliquer un apprentissage. Elle permet surtout de voir si la lecon a ete bien apprise, comprise ou assimilee. Tout est mis en ? uvre pour que l’eleve applique ce qui a ete vu tel un mecanisme. Il est alors recommande de donner le plus souvent possible des consignes ouvertes. Les eleves peuvent ainsi se confronter a plusieurs points de vue, la demarche n’est pas guidee. Les consignes ouvertes suggerent aux eleves d’experimenter solutions, strategies diverses pour surmonter l’obstacle. L’eleve apprend alors par essais et erreurs.

L’eleve doit alors se poser de multiples questions, elaborer sa propre demarche, construire de nouveaux savoirs pour pouvoir resoudre le probleme. L’eleve apprend a developper son esprit critique, a lire la consigne, voir tout ce qu’elle peut impliquer, l’analyser. Il developpe ses savoir – faire methodologiques. Cependant, ce type de consignes deroute souvent les eleves puisqu’ils ne sont pas guides. Par ailleurs, on peut se referer aussi aux strategies d’enseignement (evoquees dans le concours de PE, francais, tome 2, hatier). Il y deux tendances : le transmissif et l’appropriatif.

Ainsi, il apparait que dans la strategie transmissive les consignes ont pour but de faire reproduire les eleves et appliquer des regles, tandis que dans la strategie appropriative, les consignes ont pour but de faire produire et faire evoluer les savoirs. Philippe MEIRIEU, dans Apprendre, oui mais comment ? etablit une reflexion sur l’apprentissage : « qu’est-ce qu’apprendre ? ». Il etablit un outil permettant d’engager une reflexion sur ses representations de l’apprentissage, d’analyser ses pratiques de classe et d’elaborer des dispositifs didactiques.

Il met, entre autres, en relation les consignes et les apprentissages. Parce que les connaissances ne sont pas des choses que l’on accumule, mais des objets que le sujet s’approprie… Parce que la memoire consiste en une integration d’informations… Pour que le sujet puisse s’approprier une notion ou un concept, je dois me demander : ? quels materiaux dois-je fournir ? (materiaux que le sujet puisse maitriser avec les competences dont il dispose et dont le degre de complexite corresponde au niveau de formulation recherche) quelles consignes dois-je donner ? (consignes que le sujet puisse mettre en ? uvre avec les capacites dont il dispose et qui soient susceptibles de les mettre en activite). Ainsi, je dois concevoir les materiaux et les consignes de maniere a ce que leur interaction permette de construire la connaissance visee. La consigne peut aussi servir de support d’apprentissage : par exemple pour des eleves de C. P. en cours d’apprentissage de lecture et d’ecriture. En effet, l’enseignant peut se servir de la consigne pour faire lire les eleves.

Il ecrit la consigne au tableau et les eleves doivent la dechiffrer. Ils devaient essayer de lire ce qui etait ecrit au tableau. La consigne servait a l’apprentissage la lecture dans le sens ou il y avait de nouveaux mots et sons qui apparaissaient. Elle peut servir aussi a l’ecriture. L’eleve a, par exemple, la solution de l’exercice et il doit formuler la consigne correspondante et dire comment s’ecrivent les mots. La formulation de la consigne est travaillee dans toutes les classes pour faire prendre conscience aux eleves de son importance. ———————– 3