Les colonies francaises aux antilles et dans l’ocean indien du 17eme au 19eme siecle

Les colonies francaises aux antilles et dans l’ocean indien du 17eme au 19eme siecle

Histoire contemporaine Expose * la republique fut menacee de perdre le delta de l’Orenoque, revendique par l’Angleterre; une intervention du president des Etats-Unis, Cleveland, decida la Grande-Bretagne a accepter l’arbitrage de la Russie. Les relations diplomatiques du Venezuela avec l’Angleterre, rompues depuis plusieurs annees, furent retablies le 19 mars 1897. Les ratifications d’un traite de frontieres entre les deux pays furent echangees a Washington (14 juin). * 1823 : Monroe utilise la formule « L’Amerique aux americains » 3 elements qui se conjuguent : doctrine Monroe, courant isolationniste base sur un passage du discours d’adieu de Georges Washington ou il donne la voie, il conseille de rester eloigner des affaires europeennes. * La conscience de l’exception americaine, la destinee manifeste=; la croissance eco, demographique. En 1845 un journaliste developpe l’idee que les succes americains sont aussi du a la volonte devine qui veut que les americains doivent defendre la liberte dans le monde.

Ils vont aider a l’emancipation des peuples. * Place la doctrine de Monroe. * Cette declaration n’est pas seulement une declaration de principe, elle est une forme de reponse aux mouvements d’independance qui se propagent en Amerique latine entre 1818 et 1823 et a la Sainte Alliance qui, inspiree par defiance obsessionnelle de Metternich envers

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toute liberalisation, envisage avec l’appui de la France, de la Russie et de la Grande-Bretagne d’aider l’Espagne a reconquerir ses provinces revoltees.

Toujours est-il que tres vite, au nom de la Declaration de 1823, va apparaitre une politique de surveillance et de controle du continent appele « Dollar diplomacy », formule exprimee en 1843 par Richard Olney. Celui-ci va jusqu’a proner la « souverainete de fait » des Etats-Unis sur le continent sud americain. C’est ce qu’exprimera fort crument un journaliste en 1843 proclamant que « la colonisation […] du continent americain appartient au destin evident des Etats-Unis » ! La guerre du Mexique engagee par Napoleon III et surtout la guerre de Secession freinerent l’elan.

Cette politique reparait des le temps de la Reconstruction. C’est comme le rappellent de nombreux historiens le passage du slogan « l’Amerique aux Americains » a la formule claire et nette « l’Amerique aux Nord-Americains ». Deja les Etats-Unis ne s’etaient pas prives d’etendre leur territoire : des avant la guerre de Secession, une guerre contre le Mexique, entre 1845 et 1853, leur permit de s’emparer du Texas, du Nouveau-Mexique, du Nevada, du Colorado, de l’Utah et de la Californie.

En 1854, les Etats-Unis envisagerent d’acheter Cuba a l’Espagne, comme ils l’avaient fait en 1803 pour la Louisiane, mais ne reussirent pas a faire flechir l’Espagne. L’extension du domaine d’intervention Aux confins des XIXe et XXe siecles, le slogan est mis en pratique. D’abord a l’encontre de l’Espagne qui n’avait plus guere la force d’administrer rationnellement ses colonies. Malgre une tension persistante a Cuba, les Etats-Unis attendirent le pretexte de l’explosion du cuirasse Maine en rade de La Havane – explosion accidentelle mais qui fut presentee comme resultant d’un attentat – pour declencher la guerre hispano-americaine en 1898.

Le resultat de cet affrontement inegal fut l’annexion de Cuba et de Porto-Rico et la vente forcee des Philippines… Porto Rico est toujours sous controle americain. Cuba fut reconnue independante en 1902 mais, des 1903 un amendement ajoute par le Congres americain donne a Washington un droit d’intervention a Cuba qui durera jusqu’a la victoire des revolutionnaires cubains de Castro en 1959. Les Etats-Unis ne conserveront alors que leurs bases militaires de Guantanamo. Les Etats-Unis, arbitres souverains du continent americain

Depuis 1823 les Etats-Unis se considerent comme les arbitres de l’evolution politique et economique de l’Amerique latine, n’hesitant pas a intervenir directement par la force militairement si Washington pense que c’est necessaire, comme ils le firent plus recemment dans l’ile de Grenade ou au Nicaragua. Mais ils n’hesitent pas non plus a agir par des moyens plus discrets comme ce fut le cas au Chili en apportant leur soutien au general Pinochet contre le president Allende ou comme ils le firent cent ans plus tot lorsqu’ils contraignirent la Colombie a donner l’independance a la region Panama ou se terminaient les travaux de onstruction du canal que le malthusianisme et la pingrerie des parlementaires francais abandonnaient aux Americains. Contexte et prodromes de la declaration [modifier] En realite, Monroe n’a jamais songe a exprimer une doctrine quelconque, relative a la politique etrangere des Etats-Unis, mais seulement a affirmer ou reaffirmer les lignes generales de la conduite de son pays en matiere diplomatique, reprenant en cela les termes essentiels du message d’adieu de George Washington, le 19 septembre 1796, et l’adresse inaugurale de Thomas Jefferson.

Les principes exprimes par Monroe et ses predecesseurs n’ont ete eriges en doctrine qu’au milieu du XIXe siecle, a l’occasion de conflits opposant, sur le continent americain, les Etats-Unis et les puissances europeennes. Les dangers europeens [modifier] Les antecedents du message de Monroe sont maintenant bien connus. Entre 1820 et 1823, le gouvernement des Etats-Unis s’inquiete de deux dangers : les ambitions russes sur l’Amerique du Nord et les menaces d’intervention de la Sainte-Alliance sur l’ancien empire colonial espagnol.

En effet, l’Empire russe avait deja etabli des comptoirs en Californie et, en 1821, un edit du tsar Alexandre revendiquait une partie de l’Oregon pour la rattacher a l’Alaska, territoire russe, et interdisait a tous navires etrangers de croiser dans une vaste zone du Nord-Ouest du Pacifique. L’Union se mefie egalement des visees britanniques sur le nouveau continent, la politique britannique etant toujours prompte de s’assurer de nouveaux espaces et marches commerciaux.

Plus decisive encore, semblait etre la menace d’intervention des puissances de la Sainte-Alliance, inquietes de la liberation des colonies espagnoles d’Amerique du Sud et d’Amerique centrale. Ainsi, en 1822, le congres de la Sainte Alliance de Verone donne mission aux Francais de restaurer Ferdinand VII sur le trone d’Espagne, a la suite de l’insurrection liberale espagnole. Cette ingerence d’une puissance etrangere sur la politique d’une de ses cons? rs affaiblies provoque l’inquietude des Americains, surtout quand elle menace de s’appliquer aux colonies americaines, rattachees de droit a la Mere patrie selon la Sainte-Alliance. Ainsi, dans le premier paragraphe de son message, le president Monroe informait des conversations qu’il avait eues avec les representants de la Russie et du Royaume-Uni : « Ceux-ci ont ete avertis que les Etats-Unis consideraient que les nations latino-americaines etaient libres et independantes, et qu’en consequence, elles ne peuvent etre sujets d’une future colonisation par aucune puissance europeenne. Le contexte diplomatique amenant a la declaration [modifier] Face aux menaces d’imperialisme europeen, et surtout celle de la Sainte-Alliance, George Canning, alors secretaire au Foreign Office, fait des ouvertures au gouvernement des Etats-Unis. Le besoin d’enoncer clairement les bases de la politique etrangere des Etats-Unis semblait a tous evident : mais il valait mieux ne pas se lier au Royaume-Uni, pour ne pas se laisser entrainer par une puissance europeenne, et il convenait en outre de ne pas donner a cette declaration un caractere trop provocateur.

Suite au Congres de Verone de 1822, Villele, ministre francais des Affaires etrangeres, envisage une intervention armee de la France en Amerique hispanique pour amener les insurges a accepter la formation d’Etats monarchiques qui recevraient des princes espagnols. Ce projet devient l’occasion d’une double campagne diplomatique, ou le Royaume-Uni et les Etats-Unis, par des initiatives paralleles mais separees, donnent un coup d’arret a la politique francaise.

C’est la proclamation de la doctrine Monroe qui resume l’initiative americaine. Pourtant, la pensee premiere de Canning, est d’offrir aux Etats-Unis une entente : il suggere de publier une declaration commune contre les projets francais d’intervention. Mais, presse par les Americains de reconnaitre les nouveaux Etats avec leurs regimes republicains, Canning decide d’agir seul et reussit a mettre fin aux velleites francaises.

Le gouvernement de Washington, entre-temps, delibere ; mais sans connaitre l’initiative personnelle de Canning. Les Americains sont pris dans une ambivalence diplomatique entre, d’un cote la volonte de s’emanciper de la tutelle diplomatique britannique et mefiant des desseins britanniques sur l’Amerique latine, et de l’autre l’inquietude de voir une France « agressive », soutenue par les Etats de la Sainte-Alliance, contre qui les Etats-Unis ne pourraient rivaliser seuls militairement.

C’est pourquoi, tout en ecartant l’offre britannique de declaration commune, Adams se fonde sur la conviction d’une riposte salvatrice du Royaume-Uni, dont les interets sont identiques aux leurs, et dont la puissance navale suffirait a rendre vaine toute tentative d’intervention francaise. La doctrine de Monroe est donc proclamee, selon le mot d’un historien britannique, « sous le couvert de la flotte britannique » ; alors qu’au moment ou le message est publie, le danger d’intervention francaise n’existe plus.

Aussi, la declaration americaine ne retient-elle guere, sur le moment, l’attention de l’Europe. Les enjeux de la doctrine [modifier] Le contrat de non interventionnisme reciproque [modifier] En fait, le discours de Monroe contient en germe les trois elements constitutifs de la doctrine du meme nom : des elements de protection pour les Etats-Unis, des elements de protection pour l’Amerique latine et des elements d’hegemonie sur le continent.

D’une part, l’Union americaine garantirait l’independance des pays hispano-americains, s’opposant a la reconquete par l’Espagne de ses anciennes colonies sur le continent, et a toute tentative dans ce sens de la part de toute autre puissance europeenne. D’autre part, Monroe, proclamant la neutralite nord-americaine dans les affaires europeennes, se retranchait dans la politique isolationniste qui allait caracteriser les Etats-Unis dans leurs rapports avec l’Europe : « Dans les guerres entre les puissances europeennes et dans les affaires de leur ressort, nous n’avons jamais pris parti…

Notre politique vis-a-vis de l’Europe – qui fut adoptee au debut des guerres qui l’ont agitee recemment – reste inchangee : ne pas interferer dans leurs affaires internes et considerer les gouvernements de facto comme legitimes. » Isolationnisme et interventionnisme [modifier] Ainsi, representant le rejet des systemes politiques europeens, la doctrine Monroe s’inscrit dans la dialectique d’une diplomatie isolationniste et interventionniste : * isolationniste, tout d’abord, vis-a-vis des conflits et enjeux propres au Vieux Continent.

Fidele a l’esprit du premier president americain George Washington, qui pronait le retrait des Etats-Unis des affaires europeennes lors de son discours d’adieu, Monroe reaffirme le choix americain de la neutralite a l’egard du continent europeen ; * interventionniste d’autre part, dans le sens ou l’Union va chercher a proteger activement ses interets continentaux, quitte a intervenir dans les evenements latino-americains, malgre l’interdiction, contradictoire donc, de l’immixtion des Europeens dans les affaires de l’hemisphere.

La declaration de Monroe marque ainsi la naissance d’une diplomatie proprement americaine, resultant elle-meme d’une prise de conscience au lendemain des evenements revolutionnaires. Ambiguite americaine [modifier] Pour autant, l’attitude apparait ambigue. L’Union utilise vraisemblablement l’independance sud-americaine pour legitimer le principe de la non-intervention europeenne, alors que la priorite absolue reste, aux yeux des Americains, de contrer les visees colonialistes europeennes sur les territoires du grand Ouest, que les Americains convoitent eux memes.

Son discours vise en effet avant tout a contrer les pretentions russes et britanniques sur les territoires du nord-ouest americain. Monroe desire etablir clairement les droits des Etats-Unis sur ces territoires ; il pose donc comme principe fondamental que l’ensemble de l’hemisphere ne doit pas etre sujet, a l’avenir, de tentatives de colonisation de la part des puissances europeennes. L’Attitude politique de l’Union americaine face a la vague d’independance sud americaine [modifier]

Apres la cession de la Floride, par voie d’achat a l’Espagne en 1819, et vu l’etat de faiblesse de la puissance hispanique, la politique de l’Union americaine n’a plus de raison de menager la peninsule et adopte donc une ligne directrice a laquelle elle reste fidele : elle se refuse a admettre une intervention des puissances europeennes en vue de retablir la domination de l’Espagne sur ses colonies, et a participer a tout plan « fonde sur une autre base que l’independance entiere ».

Une Lutte d’influence philosophique [modifier] Cependant, ce n’est qu’une position de principe. Dans la realite, la politique du gouvernement de Washington est prudente, car il n’a pas les moyens militaires ou navals qui lui permettraient de s’engager, seul, dans un conflit. Ainsi, jusqu’en 1823, la politique americaine va louvoyer entre reconnaissance officielle des nouveaux Etats d’Amerique du sud, mais aussi admettre le droit des Espagnols a retablir l’Empire s’ils en ont les moyens.

De par cette declaration de portee generale, le discours de Monroe porte tout particulierement sur la situation latino-americaine. Cette region se trouve a ce moment-la dans un processus d’emancipation, certains Etats ayant declare leur independance, alors que d’autres poursuivent leur lutte de liberation nationale. Les Etats-Unis, issus eux-memes d’une revolution contre une puissance europeenne, voient d’un tres bon ? il le retrait eventuel des puissances europeennes du continent americain.

Ils se declarent solidaires des colonies americaines en revolte contre l’Espagne, reconnaissent les gouvernements insurges. L’Union americaine se pose donc en « championne » des Republiques et de la liberte des peuples. Il s’agit alors d’apporter un soutien politique aux republiques latino-americaines, nouvellement independantes ou sur le chemin de l’etre. C’est ainsi un veritable enjeu doctrinal et philosophique qui oppose les valeurs progressistes republicaines americaines aux conservatismes monarchistes europeens.

Monroe affirme que l’origine de tous les Etats des Ameriques, le desir de liberte et de bonheur, forcent les Etats-Unis a considerer avec bienveillance la lutte des peuples d’Amerique latine et que toute atteinte a leur independance constituerait une menace a la paix et a la securite des Etats-Unis. Toutefois, Monroe et les autres dirigeants americains, surtout l’ex-president Jefferson, sont tout a fait conscients que leur pays ne dispose pas d’une force militaire suffisante afin de faire face a une eventuelle coalition de la Sainte Alliance.

Le discours de Monroe se veut donc davantage un appui politique aux nouvelles nations americaines qu’une menace directe vis-a-vis de l’Europe. Une Lutte d’influence economique [modifier] Au-dela de toutes considerations philosophiques, les futurs Etats independants representent en effet un marche economique important et, par leur faiblesse de jeunes nations, des points d’appuis geopolitiques malleables. L’Espagne de Ferdinand VII soutenue par la Sainte Alliance, avait songe et tente de reconquerir ses anciens territoires americains.

Mais les interets divergeaient entre les puissances imperialistes. Le Royaume-Uni, qui avait ete la premiere beneficiaire de la perte des colonies americaines espagnoles en s’y appropriant de nombreux debouches commerciaux, n’etait pas disposee a ce que le pouvoir peninsulaire revienne en force dans ses anciennes possessions. C’est ainsi que vers la deuxieme decennie du XIXe siecle, lorsque la monarchie espagnole voulut recommencer la guerre pour reconquerir ses anciens territoires, elle trouva en premier ligne pour s’y pposer, Sa Tres Gracieuse Majeste qui tenta une sorte d’accord avec les Etats-Unis. Car, pour les interets commerciaux des Etats-Unis, qui n’ont pas encore d’activite industrielle importante et sont seulement exportateurs de matieres premieres, les territoires espagnols d’Amerique peuvent egalement offrir un marche pour le coton brut, le bois de charpente et pour les cereales : cela reduirait en plus les couts de transport par rapport au marche europeen.

Les Etats-Unis craignent de voir le Royaume-Uni s’assurer, par la suprematie economique, un moyen d’influence politique ; ils ne revendiquent pas encore un privilege, mais estiment avoir droit au traitement de la nation la plus favorisee dans les nouveaux Etats qui sont en train de se constituer. Consequences [modifier] Enoncee a l’origine pour repondre a une situation bien precise, l’ingerence des puissances europeennes, la doctrine Monroe ne prit toute sa signification qu’a partir de la seconde moitie du XIXe siecle car les Etats-Unis, en 1823, ne possedent pas une force militaire capable de s’opposer efficacement aux Europeens.

Dans l’immediat, le message de Monroe n’eut aucun effet pratique. Si les nouvelles republiques d’Amerique centrale et d’Amerique du Sud l’accueillirent avec sympathie, elles etaient davantage portees a se tourner vers le Royaume-Uni comme leur defenseur naturel, que vers les Etats-Unis, alors denues de toute puissance militaire ou navale. En Europe, il passa pratiquement inapercu. Au Royaume-Uni, il suscita une certaine amertume chez Canning, mecontent de cette prise de position unilaterale, mais eut la sympathie de l’opposition.

En fait, sur le moment, en l’absence de toute menace directe, comme l’ont montre les historiens americains, il ne pouvait avoir qu’un echo fort limite. Dans les annees qui suivirent, les Etats-Unis se refuserent a tirer les consequences des principes qu’il contenait. Ainsi, lorsqu’au congres de Panama (1826), Simon Bolivar chercha a obtenir des engagements precis au sujet d’une cooperation entre les Etats-Unis et les nouvelles Republiques, il se heurta a un refus. De plus, les interventions de la France et du Royaume-Uni en Amerique du Sud, dans les annees trente, ne susciterent aucune reaction de la part des Etats-Unis.

Ils furent en effet plus sourcilleux pour les territoires contigus a la Republique (le Texas, la Californie ou l’Oregon) a propos desquels le president J. Polk, par deux fois, en 1845 et en 1848, reaffirma les principes de Monroe, pratiquement sans effet. Dans la realite, cependant, aucune puissance europeenne ne parvint a s’installer a proximite du territoire des Etats-Unis. Peu a peu s’elaborait ainsi l’idee d’une «Amerique americaine», fondee sur la declaration de Monroe, a laquelle le temps avait confere de l’autorite.

D’ou la premiere mention de la doctrine dans une banale depeche diplomatique de 1854. Les Etats-Unis, bien qu’incapables de s’y opposer frontalement compte tenu de la Guerre de Secession, manifesterent sans hesitation leur hostilite a l’expedition francaise du Mexique (1862-1867) et leur soutien au gouvernement mexicain dissident de Benito Juarez. Or quelques annees auparavant, a l’issue de la guerre de 1846-1848, les Etats-Unis avaient eux-memes largement agrandi leur territoire au detriment du Mexique.

Cette affaire est revelatrice d’un aspect important, bien que non explicite, de la doctrine de Monroe: celle-ci s’opposait en effet a toute ingerence d’une puissance non-americaine dans la politique d’un pays d’Amerique, mais permettait aux Etats-Unis eux-memes de s’agrandir au detriment de l’integrite territoriale d’un de leurs voisins, ce qui semble exclure a priori l’idee de solidarite entre ex-colonies. Le Corollaire Roosevelt [modifier] Au debut du XXe siecle, Theodore Roosevelt (1901-1909) prononce « le corollaire de la doctrine de Monroe ».

Ce discours ne prone plus une neutralite absolue, en affirmant que le pays ne souffrirait pas que l’on s’oppose frontalement a ses interets. Il permet aussi de justifier les velleites d’expansion americaines vers les Philippines et Cuba. Ce corollaire a provoque l’indignation des dirigeants europeens, notamment l’empereur d’Allemagne, Guillaume II. 1§ : Les Us veulent defendre l’amerique contre les europeens. 2§ : Doctrine Monroe, Volonte de defendre le droits des peuples americains. * Principes fisiks et moraux. I) Enjeux * * II) Ambiguites * *