Les causes de la 1ere guerre mondiale

Les causes de la 1ere guerre mondiale

Un fichier destine a une classe de 3° sur la grande Guerre: il s’agit d’extraits selectionnes des « Paroles de Poilus ». L’eleve doit, apres les avoir lus, trouver un titre a chaque periode chronologique presentee sur la fiche de travail en decrivant au mieux les sentiments dominants chez les Poilus. II – B – La souffrance des soldats II – B – 1: 1914 et le depart en guerre:. Texte 1 : 3 aout 1914. « Je pars avec de bons souliers et des habits superbes, je n’ai que moi a defendre, je ferai de mon mieux. « 

Etienne TANTY, 129° Regiment d’Infanterie, 24 ans, professeur de lettres. Blesse le 25 aout 1915, renvoye au front le 21 mars 1918. Texte 2 : 10 aout 1914. « Hier, durant tout le trajet, les populations pressees au passages a niveau et aux gares n’ont cesse de nous acclamer, les femmes envoyant des baisers, les hommes reprenant avec nous la Marseillaise et le Chant du depart. Pourquoi faut-il qu’une angoisse sourde m’etreigne le coeur? Si c’etait en manoeuvre, ce serait tres amusant; mais voila, apres-demain, dans 3 jours peut-etre, les balles vont pleuvoir et qui sait?

Si j’allais ne pas revenir, si j’allais tuer ma mere, assassiner ma

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mere, volontairement? Oh, que m’est-il reserve? Pardon Maman! j’aurais du rester, travailler mon violoncelle pour vous, pour vous qui avez fait tant de sacrifices, pour petite mere, deja malade! « . Maurice MARECHAL, matricule 4684, classe 1912, 2° classe, 22 ans, violoncelliste. II – B – 2: 1915-1916, la vie dans les tranchees: Texte 3 : lettre aux soldats du chef des armees, le Marechal Joffre (6 septembre 1914): « Aux armees ».

Au moment ou s’engage une lutte qui peut etre decisive dont depend le sort du pays, il importe de rappeler a tous que le moment n’est plus de regarder en arriere; tous les efforts doivent etre employes a attaquer et refouler l’ennemi. Dans les circonstances actuelles, aucune defaillance ne peut etre toleree. Une troupe qui ne peut plus avancer devra, coute que coute, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place, plutot que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune defaillance ne peut etre toleree ».

Texte 4: 17 mars 1915. « Tout, tout est fait pour decourager. la terre est semee de trous de percutants, les arbustes sont dechiquetes de balles de shrapnels; des morceaux de marmite trainent ca et la; un vieux bonnet de police boche, une capote boche en lambeaux, du fumier, des bouts de pain, un gros os de boeuf encore plein de viande et rouge, ca traine pele-mele dans les trous. La, 3 ou 4 poilus lisent un journal, ou il n’est que de bombardements, de charges a la baionnette, de cadavres boches, de tranchees sautant par l’effet du iraculeux 75, que sais-je? Toujours la boucherie, enfin! Toujours la mort, le charcutage, la viande humaine. D’autres regardent un journal illustre: un boche mort de froid dans une tranchee; une tete d’officier cite a l’ordre du jour, des cadavres boches qu’on jette en tas dans une fosse; le tout accompagne d’une prose de journaliste qui insiste sur ces choses avec admiration: en verite, il faut que la race francaise soit bien basse pour se complaire a ces atrocites; le temperament sanguinaire est plus repandu qu’on ne souhaiterait…

Ailleurs, ce sont des poilus qui conversent, et leurs conversations, leurs plaisanteries, toujours les memes sont ecoeurantes; on se croirait au milieu de malades d’un coin de clinique tres special de Sainte-Anne. La goujaterie et l’ordure! Il est frais, le peuple souverain! Pourriture physique, pourriture morale – je crois qu’il ne faudrait pas bien longtemps de cette vie des bois et des tranchees pour remonter au chimpanze et au pithecanthrope! Et l’on accuse Zola d’avoir fait des charges et des caricatures! « . Etienne TANTY. Texte 5 : 3 mai 1916. Tu ne peux pas te faire idee, ma chere, combien nous sommes malheureux; donc pourtant je n’ai pas trop l’habitude de ma plaindre, mais ce coup-ci j’y suis oblige car c’est une chose au-dessus de l’imaginable, c’est a ne pas pouvoir te dire. Dans ce tunnel, nous sommes une affaire de 3000 hommes en reserve, dans une humidite car l’eau ruisselle tout le long des murs, et il faut pourtant coucher la sur la voie de chemin de fer. On va chercher les vivres en pleine nuit pres de Verdun, accompagnes tout le long du chemin par les obus, ce qui fait que nous ne pouvons faire qu’un repas par jour et sans soupe.

Pour se rendre aux premieres lignes, c’est tres penible et tres dangereux; un kilometre environ avant d’arriver, il y a un passage denomme le ravin de la mort, qui sait les hommes qu’il y a de tues la-dedans; il faut y passer, il n’y a pas d’autre endroit.  » Joseph GILLES. Texte 6 : 16 aout 1916. « Nous avons passe trois jours couches dans les trous d’obus a voir la mort de pres, a l’attendre a chaque instant. Et cela, sans la moindre goutte d’eau a boire et dans une horrible puanteur de cadavres Un obus recouvre les cadavres de terre, un autre les exhume a nouveau.

Quand on veut se creuser un abri, on tombe tout de suite sur des morts. Je faisais partie d’un groupe de camarades, et pourtant chacun ne priait que pour soi ». Karl FRITZ, armee allemande. II – B – 3 : 1917: Texte 7 : 30 mai 1917. « Notre etat-major ne change pas, plus la guerre va et plus cela est, ce n’est pas rejouissant. Pas une reconnaissance de ces messieurs en premiere ligne. Tous calfeutres dans leurs trous, donnant des ordres sur le papier sur un terrain dont ils n’ont aucune idee. Pas un grand chef naturellement en premiere ligne pour se montrer aux hommes ». er zouave de marche (corps d’infanterie algerien). Texte 8 : 23 mai 1917. « Je ne repasserai jamais un quatrieme hiver, j’aime mieux m’en aller. J’en aurai pour cinq ans de prison, comme ca je m’en tirerai, c’est le seul moyen d’en sortir vivant et plusieurs camarades l’ont deja fait ». Soldat du 221° Regiment d’Infanterie. Texte 9 : 3 juin 1917. « Je vais vous dire que nous avons refuse de monter en ligne mardi soir, nous n’avons pas voulu marcher, nous nous sommes mis presque en greve, et beaucoup d’autres regiments ont fait comme nous. Vous savez si cela fait du propre…

Quand j’irai en perme je vous raconterai mieux [… ] Ils nous prennent pour des betes, nous faire marcher comme cela et pas grand-chose a manger, et encore se faire casser la figure pour rien; on aurait monte a l’attaque, il en serait reste la moitie et on n’aurait pas avance pour cela. Enfin je ne sais pas quoi que ca va devenir, ca va tres mal pour le moment. Peut-etre que vous ne recevrez pas ma lettre, ils vont peut-etre les ouvrir et [celles] ou l’on raconte ce qui se passe [ils] vont les garder ou les bruler… Moi je m’en moque, j’en ai assez de leur guerre… «