Les castes en inde

Les castes en inde

1. Invasion Aryenne et Vedisme Bien avant l’emergence des premieres civilisations et l’apparition des premiers ecrits (3000 ans avant Jesus-Christ), l’Inde etait habitee d’un peuple nomme les Dravidiens. La civilisation dravidienne prospere jusqu’aux annees 1700 av JC, epoque a laquelle elle fut decimee par des envahisseurs venus du Nord de l’Inde et des rives de la Mer Caspienne : les Aryens. Ils sont vus comme des envahisseurs etrangers qui ont detruit les anciennes civilisations de l’Inde et impose leur langue, le sanskrit. Celle-ci est egalement a l’origine de la religion vedique, et du systeme de castes.

Le peuple aryen imposa des lors son pantheon de dieux a predominance masculine, une ethique guerriere et un culte sacrificiel. Le nom de religion vedique est donne a l’ensemble des croyances et pratiques religieuses decrites sans le Veda, un corpus d’ecrits sacres rediges en sanskrit archaique autour de -1800 a -800. Ces textes sont nos seules sources pour connaitre la religion vedique. 2. Les textes sacrees et le sanskrit Sanskrit signifiant « parfait », est une langue indo-aryenne qui fut la langue sacree et la langue litteraire de l’Inde ancienne.

Il faut considerer le sanskrit, non comme la langue d’un peuple, mais comme une langue de culture qui a

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toujours ete l’apanage d’une elite sociale, du moins depuis l’Antiquite. C’est notamment celle des textes religieux hindous et, a ce titre, elle continue d’etre utilisee, a la maniere du latin aux siecles passes en Occident, comme langue culturelle, et vehiculaire. Le Veda est compose de differents textes qui sont : • le Rigveda, redige en sanskrit, qui est le plus ancien. Ce texte fut compose au nord-ouest de l’Inde entre 1300 et 1000 av J. C. , comprend 1 028 hymnes adresses aux dieux, et furent transmis oralement jusqu’a nos jours. L’Yajurveda est le livre des formules sacrificielles. • Le Samaveda est un recueil de liturgie et de chants religieux. • L’Atharvaveda est une collection de charmes a caractere magique. • Vers 900 av JC furent ajoutes les Brahmana, ils interpretent le rituel des pretres • En 600 av JC furent composes les Upanishad qui sont des meditations metaphysiques sur le sens de la Vie et la nature de l’Univers. Les Veda sont consideres comme des textes reveles (Shruti, « ce qui a ete entendu « ) et dont aucune syllabe ne peut etre modifiee, ils sont ainsi inconnus de la plupart des Hindous.

La Smriti est le recueil d’ordre pratique de l’Hindouisme, il n’est pas interdit de le modifier. La Smriti est composee du Mahabharata et du Ramayana (textes epiques rediges en sanskrit), ainsi que des Purana (18) qui racontent la vie des dieux. Le sacrifice est la base de la religion vedique et permet de rentrer en contact avec les divinites. On distingue les sacrifices qui ont pour but de s’attirer les faveurs des dieux, et ceux qui visent a expier les fautes du penitent. Les rites domestiques sont accomplis par le chef de famille, dans le foyer, demeure d’Agni.

Du lait fraichement trait est offert aux divinites le matin et le soir. Ce rite, obligatoire et quotidien, porte le nom de « agnihotra ». Les sacrifices publics sont, quant a eux, exclusivement realises par des brahmanes et selon un rituel precis. La ceremonie se deroule en plein air, sur un autel. Le pretre occupant la position hierarchique la plus haute recite des formules sacrificielles tandis que l’agnidhallume le feu du sacrifice. Les offrandes proposees aux dieux sont du lait, du ghi, du miel, mais egalement des animaux, voire des etres humains.

Leur chair etait cuite selon des regles etablies et mangee par les fideles. Le soma est une offrande particuliere, qui a pour but de provoquer l’extase afin d’entrer en contact avec les dieux. Personnification du dieu Soma, cette boisson serait extraite du champignon Amanita muscaria (amanite tue-mouches), connue pour provoquer des etats hallucinogenes. Ce liquide, de couleur jaune, est egalement appelee « liqueur des dieux » et aurait ete revele lors du barattage de la mer de lait. Enfin, le sacrifice du cheval, l’asvamedha en sanskrit, est le plus elabore des sacrifices vediques.

Offert par un membre des kshatriyas, le cheval etait libre de galoper librement pendant une annee. A la fin de cette periode, l’etalon etait mis a mort par etouffement. Ce type de sacrifice est une chose que les Brahmanas ont desapprouvee. Puis les Purana ont indique que c’est l’homme lui meme qui devait se sacrifier. Les dieux du pantheon vedique survecurent dans l’hindouisme tardif, mais ne furent plus l’objet de veneration. Ce fut le cas d’Indra, chef des divinites et dieu de la Tempete et de la Fertilite, d’Agni, dieu du Feu et de Soma.

Vers 650 av JC, les brahmanes modifierent l’interpretation de la religion vedique. Les dieux n’etaient pas la pour tuer, mais plutot pour proteger les plus faibles et aider les hommes dans la recherche de la perfection. Ce changement d’entite spirituelle s’appuie sur la soumission des ames au cycle de renaissance sur Terre jusqu’a ce qu’elles soient jugees dignes d’acceder a l’immortalite aux cotes des dieux. Il se met ainsi en place une hierarchie des etres pour aspirer au bien ou endurer le mal jusqu’a la delivrance (moksha) de la spirale des existences.

Des lors, seuls les brahmanes peuvent faire moksha, les personnes des autres castes doivent faire samsara (transmigration) et revivront donc plus au moins heureuses en fonction du bien ou du mal. 3. Hindouisme La religion hindoue est une evolution de l’ancienne religion vedique. Apparue il y plus de 5000 ans, c’est la plus ancienne des grandes religions du monde. Le mot hindouisme est derive du sanskrit « sindhu » signifiant fleuve (particulierement l’Indus). Elle rassemble plus de 900 millions de fideles a travers le monde dont 800 millions en Inde.

Un indien est un habitant de l’Inde quelque soit sa religion (Islam, Buddhisme, Jainisme… ). Un hindou est un adepte de la religion hindoue. Parce que les hindous appartiennent au cycle des reincarnations, on ne devient pas hindou, on nait hindou. Ceci explique qu’il y ait generalement peu de conversions, qui sont generalement mal vues. Les hindous ne font pas de proselytisme, c’est-a-dire qu’ils ne tentent pas d’imposer leurs idees en pretendant que leur religion est la meilleure. L’Hindouisme a la faculte d’integrer et d’indianiser des croyances exterieures.

Ainsi, certains voient en Jesus-Christ ou en Mahomet le dixieme avatar de Vishnu. Un hindou est soumis au cycle des reincarnations (samsara), en fonction des actions accomplies dans les existences anterieures (karma), il peut renaitre dans une caste plus ou moins elevee. L’objectif ainsi poursuivi est l’immortalite aux cotes des dieux. Il existe quatre castes. Selon les ecritures vediques, les brahmanes (pretres) seraient sortis de la bouche de Brahma, les ksatriya (nobles et guerriers) de ses bras, les vaysas (commercants et paysans) de ses hanches et les sudra (artisans et serviteurs) de ses pieds.

Les chandala ou intouchables (professions ayant un lien avec la naissance et la mort) sont exclus de la societe indienne car consideres comme impurs, puisqu’ils seraient nes de la terre. Les quatre buts poursuivis pendant l’existence sont les suivants : • le dharma : loi de perfection que se doit de suivre chaque hindou, • l’artha : reussite materielle et richesse, • le kama : vrai desir, • le moksha (liberte en hindi) : liberation du cycle infernal des reincarnations et union a dieu. Seule la caste la plus elevee et donc la plus pure peut acceder au moksha.

La religion organise l’existence et partage la vie d’un hindou en quatre etapes. La premiere est consacree a l’etude des textes sacres, ceci en fonction de sa caste. Puis vient le temps d’amasser des richesses, de se marier et d’avoir des enfants. A la fin de sa vie, l’hindou entre dans une retraite religieuse. Lors d’une quatrieme etape, il peut devenir renoncant et adopte une vie d’ermite. Les hindous sont appeles les « 3 fois nes ». La premiere est la naissance physique. La seconde s’opere par le mariage, grace auquel l’homme peut faire des sacrifices.

La troisieme naissance est la renaissance parmi les dieux, apres la cremation sur le bucher funeraire. L’hindou prie quotidiennement, choisissant lui-meme son dieu personnel (ishta), emanation du dieu unique parmi un pantheon impressionnant de plus de 33 millions de dieux. Certains peuvent etre ainsi regroupes en adorateurs de Shiva (les shivaites) ou de Vishnu (les vishnuites). L’Hindouisme a pour base la Trimurti (triade). La Trimurti supplante Indra (divinite vedique) au sommet du pantheon hindou, les trois elements en sont : Brahma, Vishnu et Shiva.

Brahma est l’Etre Immense et peut etre compare au dieu createur originel. Les hindous considerent que Brahma habite le c? ur de l’homme. Bien qu’il soit l’Absolu primordial, il est si lointain qu’il n’a plus guere de sanctuaires. Vishnu est le dieu aux deux visages, qui preserve le monde du mal. Lorsque le dharma est menace, il descend sur Terre sous forme d’avatar (neuf au total) afin de retablir l’ordre. Il siege au niveau du nombril, source de nourriture durant les neuf mois de la grossesse. Vishnu prend la forme de Shiva lorsqu’il veut detruire pour recreer a nouveau.

Ainsi les hindous venerent le linga, symbole de puissance creatrice. Les Hindous vouent une devotion particuliere a Ganesh, le dieu elephant et a Krishna, l’un des avatars de Vishnu. 4. Definition des castes La societe indienne est divisee en castes, depuis la naissance de l’hindouisme en Inde. Les castes sont des groupes hierarchises, endogames et hereditaires. Ce systeme de castes trouve son origine dans le Rig Veda, l’un des ouvrages fondateurs de l’hindouisme. Celui-ci definit quatre castes, natives de Brahma, de la plus elevee a la plus basse. Chaque partie du corps de Brahma confere une fonction a la caste : Les brahmanes, sortis de la bouche du createur, il s’agit des pretres et des enseignants. C’est la caste la plus elevee. • Les kshatriyas, nes des bras du dieu, ce sont les guerriers, les princes et les rois. • Les vaishyas, issus des cuisses de Brahma, sont les commercants, les agriculteurs et les artisans. • la derniere caste est celle des serviteurs, sortis des pieds du dieu, ce sont les shudras. La cinquieme classe de la societe indienne est constituee par les intouchables, ou hors-castes. Ils sont appeles ainsi car ils ne seraient pas nes du corps de Brahma, mais de la terre.

Ils portent aussi le nom de « dalit », signifiant opprimes. Gandhi les surnommait « harijans » Hari est un des noms de Vishnu. Ils representent 25% de la population indienne, soit 160 millions de personnes. L’explication historique du systeme des castes est la suivante : vers 1700 av J. C. , les aryens envahirent le sous continent indien, asservissant les peuples autochtones. Ils imposerent leur religion, le vedisme, qui evolua progressivement vers l’hindouisme. Les trois premieres castes correspondent aux groupes issus des envahisseurs aryens, la quatrieme, aux peuples de la vallee de l’Indus.

Quant aux intouchables, il s’agit des descendants des aborigenes non hindous du sud de l’Inde (les dravidiens) On decouvre ici que la carnation est liee aux castes a l’origine. Les castes les plus elevees ont traditionnellement la peau claire, les castes les plus basses ont la peau plus foncee, car issues des populations aborigenes. C’est pourquoi on donne aux castes le nom de « varna » signifiant couleur en sanskrit. Le decoupage de la societe indienne en varna est rendu plus complexe par le systeme des « jati » Les jati se superposent aux varnas et sont assimilees a des corporations.

On trouve ainsi des castes de cordonniers, de balayeurs, de medecins, etc. Il existe plus de 4600 jati. Comme pour les varnas, les membres d’une meme jati possedent leurs propres codes, leurs dieux et sont endogames. Avec l’apparition de metiers modernes, les recrutements se font quelque soit la caste. Cependant, les hindous continuent d’etre fideles aux obligations de leur jati d’origine. Les castes ne sont pas une simple division de la societe. Elles sont associees a la notion de purete et de karma. En valorisant son karma, un hindou renaitra dans une caste plus elevee et atteindra ainsi le nirvana, l’immortalite aupres des dieux.

La caste la plus elevee et donc la plus pure, est celle des brahmanes. Ils sont donc les plus a meme d’approcher les dieux et doivent pour cela se preserver de la « pollution » des castes inferieures. Un brahmane peut etre pollue par le contact avec un intouchable, ou avec une femme en menstruation. Pour retrouver un etat de purete acceptable, le brahmane devra se purifier par des bains et par la recitation de mantras. La nourriture est particulierement sensible a la pollution. La prise d’un repas est soumise a de nombreux codes. La nourriture bouillie est plus facilement polluee que la nourriture frite.

Les brahmanes ne mangent que de la nourriture vegetarienne. Les castes intermediaires consomment du mouton et du poulet. Les intouchables peuvent manger indifferemment du porc et du b? uf. Les personnes de caste elevee ne peuvent accepter de la nourriture, ni de l’eau des castes inferieures. On mange uniquement de la main droite, qui est pure. Enfin lors d’un repas, des membres de castes differentes ne peuvent etre attables ensemble. Les emanations corporelles sont impures : la salive, le pus, les cheveux coupes, l’urine et les excrements.

La main gauche, impure, sert a la toilette apres la defecation. La mort reste la plus grande source de pollution. Relegues au bas de l’echelle sociale, les intouchables sont charges des taches jugees impures. Ils sont equarrisseurs, tanneurs, balayeurs, blanchisseurs ou fossoyeurs. Ils ne peuvent puiser de l’eau dans le meme puits que les autres villageois. Seule l’ombre d’un intouchable peut polluer un brahmane. Le « Manu Smriti » leur interdit meme d’entendre les Vedas. Paradoxalement, l’argent n’est pas un vecteur de pollution. 5. Les Intouchables ou Dalits

Les Dalits, «intouchables» ou «hors castes», constituent aujourd’hui 17 % de la population indienne, soit environ 170 millions de personnes, presentes partout dans le pays… L’intouchabilite est consubstantielle a l’hindouisme, meme si elle se retrouve dans les minorites musulmanes, chretiennes et sikhes. On y observe les traits caracteristiques du systeme des castes, des groupes hierarchises et strictement compartimentes en fonction de leur purete ou de leur impurete a la naissance, endogames et occupant dans la division du travail des fonctions socio-economiques conformes a leur place dans cette organisation sociale. Dans ce contexte, les ntouchables se situent au bas de l’echelle sociale ou ils souffrent de l’ostracisme et de l’oppression des castes se trouvant au-dessus d’eux, les plus hautes mais aussi certaines des plus basses, parce qu’elles ont toujours besoin d’un plus petit qu’elles-memes. Les intouchables n’ont pas acces aux temples, aux puits, voire aux autres lieux publics qu’utilisent les castes qui se situent au-dessus d’eux. Ils remplissent les fonctions socioprofessionnelles degradantes comme le travail du cuir, les operations de nettoyage, quelles qu’elles soient (du vidangeage au lavage des vetements) et le travail dans les champs comme ouvriers agricoles.

Toutefois, les castes et classes ne coincident pas et des intouchables qui connaissent une certaine ascension sociale en termes de revenu peuvent continuer de souffrir de stigmates insurmontables. Les Dalits sont consideres comme «impurs» par les castes superieures. Si une personne de caste superieure est touchee par un «intouchable», ou meme si l’ombre d’un intouchable tombe sur elle, elle se considere comme «polluee» et doit en principe proceder a des rituels de purification.

Cette notion d’impurete est une des «justifications» fondamentales des discriminations qui se perpetuent aujourd’hui. La loi les condamne… Elles continuent d’etre scrupuleusement appliquees, evoluant avec la «modernite». Toute rebellion entraine des mesures de retorsion, incendies des villages Dalits, meurtres et viols…, par les gens de caste. Les mariages inter castes avec les Dalits sont fortement prohibes : transgresser cette interdiction provoque egalement, en milieu rural, les pires violences. Les Dalits doivent s’adresser aux gens de caste avec humilite, se courber, baisser les yeux….

L’interdiction traditionnelle d’avoir une moustache, de porter des chaussures, une montre, d’etre vetu d’un pantalon, a evolue vers une obligation, frequente dans les villages, de retirer leur montre ou leurs chaussures pour s’adresser a des gens de caste. En principe, certaines rues sont prevues pour eux et ils ne doivent pas parcourir les memes rues que les gens de caste. Cette pratique tend a disparaitre, mais les Dalits doivent enlever leurs chaussures pour emprunter ces rues. Il est interdit a un Dalit de manger ou boire avec des gens de caste.

Un interdit toujours tres fort en milieu rural : un non-Dalit preferera jeuner plutot que de manger avec des Dalits. L’anonymat relatif des grandes villes dilue cet interdit, mais pas totalement : restaurants interdits aux Dalits, repas sur les chantiers pris a part des autres ouvriers … Dans les cafes de village, les Dalits doivent souvent rester a l’exterieur, et sont servis dans des verres differents : en terre cuite pour les Dalits, metalliques pour les gens de caste. L’utilisation croissante des verres jetables en plastique permet cependant d’attenuer cette discrimination.

Dans les ecoles et colleges, les enfants Dalits doivent en general rester a l’ecart au fond de la classe, et ne pas manger ni boire avec les enfants de caste. Dans les colleges prives, ils ont souvent des dortoirs separes. Par contre a l’Universite, pour les rares Dalits qui y accedent grace au systeme des quotas, ces interdits tendent a s’effacer. Les Dalits n’ont pas acces au temple des gens de caste hindous, et ont donc leurs propres divinites qu’ils venerent dans de modestes temples separes.

Ces discriminations se sont transmises aux autres religions : les eglises chretiennes prevoient pour eux des bancs (voire des lieux) separes, et des zones distinctes dans les cimetieres. Une differenciation qui se retrouve egalement chez les musulmans, ainsi que dans les autres religions minoritaires. Les Dalits doivent remplir certaines obligations dans la vie du village : • effectuer les travaux consideres comme «impurs» : ramassage des ordures, enlevement des carcasses d’animaux morts et tannerie, nettoyage des latrines. nettoyer les rues du village pour les fetes religieuses (sans pouvoir y participer) • obligation de jouer des instruments de percussion lors des funerailles, car etant consideres comme des «demons», leur presence fait fuir d’autres demons. Ces interdits et ces obligations ont pousse les Dalits a developper une culture qui leur est propre, et qui est tres riche avec ses pratiques religieuses, ses danses et sa musique, sa poesie et sa litterature. Ils tentent aujourd’hui de la preserver et de la valoriser.