Les Animaux Malades De La Peste Analyse

Les Animaux Malades De La Peste Analyse

Analyse : I – une fable habilement menée 1 . LJne Fable qui rappelle les récits mythologiques Récit Cl « Un mal qui répand la terreur » : allusion à Œdipe de Sophocle (mauvais comportement des Hommes qui entraîne des châtiments avec la nécessité d’une victime expiatoire) Cl Idée du destin Début récit mythologique puis scène de théâtre, justice et enfin morale 2.

Variété, dive Versification (rime irrégulières), accélera Alternance récit / C] Polyphonie or60 té mb lien s vers et longueurs C] Différentes tonalltés (ironie, tragédie) 3. Des animaux qui évoquent des Hommes / La mise en cène et les acteurs Cl Les personnages ont des caractères personnels identifiables (vocabulaire adapté : renard contraste élogieux / dépréciatif, âne franchise) Contraste foule / certains animaux précis Il – Une scène critique de la justice et du pouvoir 1.

Le pouvoir : le roi et les courtisans Personnages : lion brutal et injuste Utilisation de modélisateurs / de verbes d’actions qui Utilisation du vocabulaire religieux : « expier », « péché » D Justice qui ne juge pas le crime mais le rang (moral) Injustice soulignée contrastée par accumulation crimes de sang / crlrne de l’âne Voix du conteur : « peccadille » (car

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le loup dirait « crime abominable ») qui souligne l’ironie permettant de dénoncer l’injustice. Conclusion Dans la fable Les Animaux malade de la peste, La Fontaine met en place des personnages types qui correspondent chacun à des individus ou des groupes sociaux.

Ces personnages sont ancrés dans la réalité de son temps mais leurs attitudes restent universelles. Le dénouement est triste. Il permet d’insister sur l’hypocrisie et sur une justice contrôlée par les puissants. Il décrit un comportement humain. Cette fable met en scène le bestiaire : groupe d’animaux où le oi est représenté par le lion, le courtisan modèle par le renard, d’autres courtisans par l’ours et le tigre, le clergé par le loup et un homme non courtisan (paysan) par Pâne.

A travers ce récit, nous assistons à la démonstration de la loi naturelle et sociale, i’ La raison du plus fort i’ Il est évident aussi que ce texte amène une réflexion sur l’injustice. Cette démonstration s’opère par une mise en action, une dramatisation  » , mise en scène théâtralisée. Nous trouvons tous les éléments du théâtre • – L’intrigue, ou alibi tragique : la peste, la crise ; Les personnages ; – Le dialogue ; – La référence au théâtre grec, avec l’effet de chœur des courtisans.

L’intrigue elle-même peut évo uer la tragédie d’  » Œdipe roi « , de Sophocle : Thèbes est rav pidémie de peste, et l’on PAGF OF tragédie d’  » Œdipe roi « , de Sophocle : Thèbes est ravagée par une épidémie de peste, et l’on recherche le coupable de ce châtiment divin. Nous aborderons ce texte par à un commentaire mixte : il est thématlque, mais dans le fil du texte, en distinguant comme thème les cinq actes de la tragédie. 1. Vers 1 à 14, un tableau terrifiant ; 2. Vers 15 à 33, la parole du lion ; 3. Vers 34 à 48, la parole du renard , 4.

Vers 49 à 60, l’innocence de l’âne ; 5. L’épilogue moral. La problématique peut-être  » Combien le talent du conteur se met au service de la volonté de la morale ?  » 4. Commentaire : Axe 1 : Le tableau terrifiant : 1 . La Fontaine utilise un contexte culturel éloquent : Déjà dans le mythe antique et dans l’histoire de Thèbes, au moyen âge aussi. L’épidémie est un mal fréquent, redouté, qui reçoit des remèdes irrationnels. Au XVIIème siècle encore, les médecins parlent encore d’humeur  » pécante  » pour la fièvre, ‘est-à-dire pécheresse.

Par ailleurs, les épidémies constituent une excellente crise pour l’observation des relations humaines. Cf. Les romans modernes de  » La peste « , de Camus et  » Le hussard sur le toit  » de Giono. Comportement étonnant de l’homme en situation de crise. La Fontaine dramatise considérablement ce contexte. Les références commencent. 2. Grande volonté de dramatisation – allitération en r ‘  » répand  » terreur « , guerre , – hyperbole dans le vocabulaire violent ; – rimes masculines (fureur, terreur donc dureté ; – syntaxe très étudiée : la ie par 2 appositions PAGF 3 OF éfinie par 2 appositions avant d’être nommée.

Il établit ainsi une attente progressive, pressante en gradation – Enfin, opposition forte en le ciel, valorisation par la majuscule ; Les éléments cités (Achéron) connotent l’enfer, damnation • il y a ici l’expression d’un regard janséniste. La Fontaine ironise malgré tout. Évocation nostalgique à l’imparfait, d’un temps normal, sans la peste, mais dans lequel naturellement, le loup mange la douce et innocente proie. Le mal est ici dénoncé. Ce souvenir préfigure, et annonce à la suite. On sacrifiera encore l’innocent.

Axe 2 : Le discours du lion omme au théâtre, de ce discours pourra naître un portrait. On pou ra déceler 2 facettes. 1 . Ambigüité du personnage :  » Le Lion tint conseil, et dit :  » Mes chers amis ‘ On décèlera une rupture à l’intérieur de l’Alexandrin, entrain enregistre initial soutenu,  » tenir conseille ‘ , des formes rythmiques valorisant, puis aussi diérèse. À la fin du ver, registre familier, affectif, en décalage avec la noblesse du personnage. 2. De là, on peut suspecter le personnage d’hypocrisie.

On peut reconnaître pour le lion une grande aisance à la parole. Il maîtrise de nombreuses formes de rhétorique : il manie l’ironie et ne exagération amusée. appétit de glouton  » ,  » force moutons Le dialogue interne à son discours Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense.  » Il s’est aussi utiliser la dissimulation, par maîtrise de la longueur des vers. ( » le berger  » Après cet aveu, il dissimule son audace par rappel de la loi générale. rappel de la loi générale. Axe 3 : L’intervention du renard : Elle est conforme à la tradition du personnage.

Il dit un langage flatteur pour le roi. (i’ trop bon ‘ scrupule  »  » trop de délicatesse  » Les sonorités grinçantes entre assonances de  » i  » et allitérations e  » s  » et  » r  » (sifflantes et vibrantes), confèrent au propos plus d’habileté encore. Les arguments sont simplistes. II ne dit rien sur lui-même. Flatter lui permet de se faire oublier. Son habileté réside dans le  » non-dit Axe 4 : L’intervention de l’âne : Les deux premières paroles se déroulent dans un climat apparemment serein, ouvert. L’âne, rassuré, parle franchement.

Cest un personnage honnête :  » L’âne vint à son tour, et dit :  » J’ai souvenance On remarque qui il y a la même structure de présentation que pour le lion. Cependant, le registre du vocabulaire nous introduit à la odestie :  » venir à son tour  » , et sur tout, on relevera que le poète ici n’a pas recherché la rupture, mais au contraire, l’harmanie entre le personnage et sa parole. Cest un personnage : il parle comme il est, sans masque. Conclusion Globale En conclusion, on peut dire que La Fontaine, en faveur d’une morale explicite, utilise ici tous ses talents de conteur.

Les interventions successives des différents animaux, le lion, le renard puis l’âne, en relation avec les différentes figures rendant un côté dramatique au te t pour beaucoup à servir PAGF s OF servir la morale de cette fable. Mal que le Ciel en sa fureur Mal : répétition en début de vers ou anaphore, dramatise ici la situation Inventa pour punir les crimes de la terre, La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom) Peste : le terme-clef est rejeté au troisième vers, par superstition, il y a encore des mots qui font peur.

Le rejet en fin de vers souligne l’état d’urgence provoqué par l’épidémie Capable d’enrichir en un jour l’Achéron, Faisalt aux animaux la guerre. L’Achéron était le fleuve des Enfers dans la mythologie grecque : par métonymie, le passeur s’enrichit car chaque âme devait payer son obole. Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés On n’en voyait point d’occupés A chercher le soutien d’une mourante vie ; La répétition de l’adjectif indéfini dans une sorte de chiasme montre que toutes les classes sociales sont frappées. Nul mets n’excitait leur envie ; Ni Loups ni Renards n’épiaient La douce et l’innocente proie.

L’accumulation des termes négatifs montre les conséquences sociales, morales, catastrophiques de l’épidémie. Il n’y a plus de relations sociales. Les Tourterelles se fuyaient : Symbole de ramour et de la fidélité, a fortiori les autres animaux seront pires encore ! plus d’amour, partant plus de jole. Partant = donc 1 ) pour obtenir un octosyllabe 2) pour insister avec les labiales (p) Le Lion tint conseil, et dit : « Mes chers amis, Je crois que le Ciel a permis Un Roi n’a que des « suie PAGF 6 OF . Le ton est hypocrite, le péchés cette infortune ; Que le plus coupable de nous Au sens actuel de catastrophe.

La fortune était le destin, bon ou mauvals. « Faire contre mauvalse fortune, bon cœur faire preuve de courage dans l’adversité. Se sacrifie aux traits du céleste courroux, Peut-être il obtiendra la guérison commune. Courroux = colère divine. Traits = flèches envoyées par les Dieux e l’olympe. (cf. Artémis/Diane… Zeus… ) L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents Événement imprévisible = accident On fait de pareils dévouements : Se sacrfier, donner sa vie. Ne nous nattons donc point ; voyons sans indulgence L’état de notre conscience.

Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons, « Goinfre », gourmandise excessive. Louis XIV avait un appétit de Lion. J’ai dévoré force moutons. Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense : Même il m’est arrivé quelquefois de manger Le Berger. Le Berger représenterait Fouquet, ami de La Fontaine, arrêté par le Roi. Fouquet était surintendant des Finances : « il tondait la laine sur le dos des moutons (les contribuables) Le rejet donne un ton inquiétant. Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense Ton hypocrite ou ironique, tous les courtisans comprennent qu’il n’en est pas question.

Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi : Car on doit souhaiter selon toute justice Que le plus coupable péri 7 OF manger moutons, canaille, sotte espèce, Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fites Seigneur Le Renard ne s’accuse de rien, il excuse le Roi en dévalorisant les moutons. Tous ceux qui n’étaient pas nobles, d’épée ou de robe ?taient des « canailles En les croquant beaucoup d’honneur. Et quant au Berger l’on peut dire Qu’il était digne de tous maux, Étant de ces gens-là qui sur les animaux cf.

Brassens, L’Auvergnat, Jacquou le croquant un paysan, il croquait des « racines », des légumes. Les aristocrates mangeaient de la viande. Le Lion dévorait, le Renard modère son appétit. Se font un chimérique empire. Ainsi dit le Renard, et flatteurs d’applaudir. On n’osa trop approfondir Du Tigre, ni de IOurs, ni des autres puissances, Les moins pardonnables offenses. Un pouvoir imaginaire sur les animaux. Le pouvoir de Hargen Fouquet) cède le pas au pouvoir aristocratique, le vrai. Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins, un mâtin était un chien de garde ou de guerre type molosse.

Au dire de chacun, étaient de petits saints. Cf. Sainte Nitouche pour les filles. « On lui donnerait le bon Dieu sans confession. » L Âne vint à son tour et dit : J’ai souvenance La Fontaine utilise des assonances en i et an pour imiter le discours de l’Âne et le rendre ridicule aux yeux des puissants. Net = franchement, l’Ane est le seul à le faire. Qu’en un pré de Moines passant, La faim, l’occasion, Iherbe ense nul droit, puisqu’il faut parler net. A ces mots on cria haro sur le baudet. Terme de chasse : la mise à mort commence.

Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue Clerc = employé du clergé voire prêtre (subsiste dans : clerc de notaire) Harangue = Le discours du Loup Qu’il fallait dévouer ce maudit animal, Au sens fort : Dieu décrète que le mal est en l’Âne. Cest une accusation de sorcellerie . Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal. La pelade et la gale : maladies de peau dues à une mauvaise hygiène. Sa peccadille fut jugée un cas pendable. Manger « herbe d’autrui ! quel crime abominable ! Rien que la mort n’était capable Peccadille = petite faute. Le rapprochement des sonorités souligne la disproportion de la peine à l’acte.

D’expier son forfait : on le lui fit bien voir. La Fontaine escamote la pendaison. Ce raccourci rend le sort de l’âne encore plus injuste à cause de cette rapidité. Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. Morale courte mais accentuée par le parallélisme Introduction La Fontaine, grande figure du classicisme, remet au goût du jour le genre de la Fable au XVIIème siècle, en s’inspirant des Anciens, notamment d’Esope et de Phèdre. Dédicacées au Dauphin (l’héritier de Louis XIV), il utilise souvent le monde animal pour dénoncer les injustices de son temps.

La forme de la fable correspond parfaitement l’idéal classi ue de brièveté, et du « plaire et instruire ». (con et auteur). PAG » OF causés par la peste, vue comme un châtiment divin, puis se concentre ensuite sur la recherche d’un sacrifice afin d’arrêter l’épidémie. La fable garde l’univers animal généralement utilisé par La Fontaine, et se constrult par les dlscours successifs du lion, du renard et de l’âne, pour arriver à une morale sur l’injustice ui caractérise les relations entre les puissants et les faibles. présentation du texte) De quelle manière La Fontaine nous apporte-t-il un témoignage engagé sur son époque ? (problématique). Dans un premier temps, nous détaillerons les éléments qui rendent ce récit vivant et complexe, puis nous analyserons la portée satirique du texte. (annonce de plan) (introduction en quatre parties avec accroche, présentation du texte, problématique ett annonce de plan). l- Une fable vivante et complexe. (phrase d’introduction de la partie avec rappel du thème lors de la rédaction) a) Une écriture Mthmée. onctuation abondante tout au long du poème : « , « ; « « ? ? en grand nombre dans le texte, créent un rythme rapide. Hétérométrie des vers : alexandrins et octosyllabes, un vers de trois pieds « Le berger »(v. 29). Rythme différencié. Figures de style donnant encore du D’thme et de la vie ? l’écriture : parallélismes (V. 1 1, v. 14), chiasme (v. 7), énumérations (V. 36, v. 45) enfin, alternance entre narration et discours direct qui donne à la fois du rythme et une impression de réalité, de proxlmlté (discours direct) b) Un monde imaginaire. Personnification de la pes t : « Capable d’enrichir