L’ennui

L’ennui

Il collabore régulièrement aux journaux suivants : La Presse, Le Courrier de arias, Le Temps. Opposant actif au Se publiant en 1868 une 0 la sein « Les compte antes swap nées page député républicain d notoriété en entre le préfet de an Il est élu Paris en mai 1869. Homme politique considéré comme un des pères fondateurs de l’identité républicaine en France. Le parcours républicain Le 4 septembre 1870, il devient membre du gouvernement de la Défense Nationale. Maire de paris du 16 novembre 1870 au 18 mars 1871, il eut la charge d’assurer le ravitaillement de la capitale assiégée par l’armée parisienne.

Les restrictions alimentaires qu’il fallut imposer lui valent le surnom de « ferré- Famine Pendant l’insurrection de la Commune de paris, il fuit de la ville dès le premier jour et est un des partisans anticommunisme. Aux élections du 8 février 1871, il se fait élire représentant des Vosges à l’Assemblée nationale e et sera réélu député en 1876, siège qu’il conservera jusqu’ 1889. Il est nommé par déloyale théiers ambassadeur à attentes (1872-1873). De retour, il devient l’un des chefs de l’opposition républicaine jusqu’ l’élection de Joules grevé à la présidence. Le Franc-Maçon

Le 8

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juillet 1 875, les francs-maçons donnent une grande solennité à sa réception par le Grand Orient de France (loge « La Clémente amitié »). Il y est reçu en même temps que lettré et que grégaire robuste. Une grande publicité est faite au discours que lettré prononce à cette occasion, et la presse en donne un large écho. Par la suite, ferré appartiendra à la Loge « Alsace-Lorraine » Le défenseur de l’école laïque Nommé ministre de l’Instruction publique du 4 février 1879 au 23 septembre 1880 dans le cabinet donation, il attache son nom aux lois scolaires.

Ses premières mesures sont : collation des grades universitaires retirée à l’enseignement privé (12/03/1880) * dispersion des congrégations religieuses non autorisées (29/03/1880) Président du Conseil du 23 septembre 1880 au 10 novembre 1881, il poursuit la mise en place des lois sur l’enseignement . * gratuité de l’enseignement primaire (1 6/06/1881) * extension aux jeunes filles du bénéfice de l’enseignement secondaire d’État (21/12/1881) De nouveau ministre de l’Instruction du 31 janvier au 29 juillet 1882 (Ministère freinent), il continue son ?ivre scolaire : 0 logique de celle portant sur l’obligation scolaire. Aération d’une École Normale féminine à Sèvres et d’une agrégation féminine 9 août 1879 Extrait d’une lettre aux instituteurs « Monsieur l’Instituteur, L’année scolaire qui vient de s’ouvrir sera la seconde année d’application de la loi du 28 mars 1882. Je ne veux pas la laisser commencer sans vous adresser personnellement quelques recommandations qui sans doute ne vous paraîtront pas superflues, après la première expérience que vous venez de faire du régime nouveau.

Des diverses obligations qu’il vous impose, celle assurément qui vous tient le plus au c?Ur, celle qui sou apporte le plus lourd surcroît de travail et de souci, c’est la mission qui vous est confiée de donner à vos élèves l’éducation morale et l’instruction civique : vous me saurez gré de répondre à vos préoccupations en essayant de bien fixer le caractère et l’objet de ce nouvel enseignement ; et, pour y mieux réussir, vous me permettrez de me mettre un instant à votre place, afin de vous montrer, par des exemples empruntés au détail même de vos fonctions, comment vous pourrez remplir, à cet égard, tout votre devoir, et rien que votre devoir. La loi du 28 mars se caractérise par deux dispositions qui se emploient sans se contredire : d’une part, elle met en dehors du programme obligatoire l’enseignement de tout dogme particulier ; d’autre part, elle y place au premier rang l’enseignement moral et civique. L’instruction religieuse appartient aux familles et à l’église, l’instruction morale à l’école. Le législateur n’ donc pas entendu faire une ?ivre purement négative. Sans faire une ?ivre purement négative.

Sans doute il a eu pour premier objet de séparer l’école de l’église, d’assurer la liberté de conscience et des maîtres et des élèves, de distinguer enfin deux amines trop longtemps confondus : celui des croyances, qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connaissances, qui sont communes et indispensables à tous, de l’aveu de tous. Mais il y a autre chose dans la loi du 28 mars : elle affirme la volonté de fonder chez nous une éducation nationale, et de la fonder sur des notions du devoir et du droit que le législateur n’hésite pas à inscrire au nombre des premières vérités que nul ne peut ignorer. Pour cette partie capitale de l’éducation, c’est sur vous, Monsieur, que les pouvoirs publics ont compté. En sou dispensant de l’enseignement religieux, on n’ pas songé à vous décharger de l’enseignement moral : c’eut été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession.

Au contraire, il a paru tout naturel que l’instituteur, en même temps qu’il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage ou du calcul. Le partisan de l’expansion coloniale Parallèlement, Joules ferré se montre un partisan actif voire zélé de l’expansion coloniale française : tunisien dont il obtient le retraceront le 12 mai 1 881 par le traité du barda, amadoueras, il lance l’explorateur Pierre savonna de bronza à la conquête du congé, témoin. Ce dernier dossier lui sera fat 4 0 savonna de bronza à la conquête du congé, témoin. Ce dernier dossier lui sera fatal lors de sa seconde présidence du Conseil commencée le 21 février 1883. Il s’était d’ailleurs réservé le portefeuille des Affaires étrangères.

Il est à noter qu’alors les conservateurs, comme déloyale théiers, sont opposés à la colonisation, qu’ils accusent de détourner hors du territoire les investissements, tandis que les progressistes y sont favorables pour des questions idéalistes. Mais la gauche républicaine de égorges clémence y est opposée également parce que les aventures colonialistes détournent l’attention des provinces perdues d’Alsace et de Lorraine. Les positions s’inverseront diamétralement en trois ou quatre générations. Ayant obtenu d’un vote de la Chambre les crédits nécessaires à la conquête du témoin, il provoque une extension du conflit la chiné.

L’annonce de l’évacuation de lange sans, qui lui vaudra le surnom de « ferré-témoin », déclenche une violente opposition ralentirai et provoque sa chute le 30 mars 1885. Il connaît alors une vague d’impopularité en France. Extrait des débats du 28 et du 30 juillet 1 885 [modifier] Joules ferré prononce un discours dont charges-Indre jolie a pu dire qu’il était  » le premier manifeste impérialiste qui ait été porté à la Tribune. Le thème de ferré « Il y a un second point, un second ordre d’idées que je dois également aborder : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai !

Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un rôtit Vis-à-vis des races inféré ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis- à-vis des races inférieures… [Rumeurs sur plusieurs bancs l’extrême-gauche. ] Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. » La réponse de égorges clémence, le 30 juillet 1885 « Voilà, en propres termes, la thèse de M. ferré et l’on voit le gouvernement français exerçant son droit sur les races inférieures en allant guerroyer contre elles et les convertissant e force aux bienfaits de la civilisation. Races supérieures Races inférieures ! C’est bientôt dit.

Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. Depuis ce temps, Je l’avoue, j’ regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme ou civilisation inférieure ! C’est le génie de la race française que d’avoir généralisé la théorie u droit et de la justice, d’avoir compris que le problème de la civilisation était d’éliminer la violence des rapports des hommes entre eux dans une même société et de tendre à éliminer la violence, pour un avenir que nous ne connaissons pas, des rapports des nations entre elles.

Regardez l’histoire de la conquête de ces peuples que vous dites barbares et vous y verrez la violence, tous les crimes déchaînes, l’oppression, le sang coulant à flots, le faible opprimé, tyrannisé par le vain 6 0 crimes déchaînés, l’oppression, le sang coulant à flots, le faible opprimé, tyrannisé par le vainqueur ! Voilà histoire de votre civilisation ! Combien de crimes atroces, effroyables ont été commis au nom de la justice et de la civilisation. Je ne dis rien des vices que l’Européen apporte avec lui : de l’alcool, de l’opium qu’il répand, qu’il impose s’il lui plaît. Et c’est un pareil système que vous essayez de justifier en France dans la patrie des droits de l’Homme ! Je ne comprends pas que nous n’ayons pas été unanimes ici nous lever d’un seul bond pour protester violemment contre vos paroles.

Non, il n’ a pas de droit des nations dites supérieures entre les nations inférieures. Il a la lutte pour la vie qui est une nécessité fatale, qu’ mesure que nous nous élevons dans la civilisation nous devons contenir dans les limites de la justice et du droit. Mais n’essayons pas de revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation. Ne parlons pas de droit, de devoir. La conquête que vous préconisez, c’est l’abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires pour s’approprier l’homme, le torturer, en extraire toute la force qui est en lui au profit du prétendu civilisateur. Ce n’est pas le droit, c’en est la négation.

Parler à ce propos de civilisation, c’est joindre à la violence l’hypocrisie. » Notons que le point de vue de clémence est marginal à cette époque ; si les avis diffèrent quant à la colonisation pour des raisons économiques (la colonisation rapporte-elle ou non de l’argent ? Faut-il financer des guerres pour des terri colonisation rapporte-elle ou non de argent ? Faut-il financer des guerres pour des territoires africains – ou asiatiques ? Ne vaut-il pas mieux investir en France au lieu de gaspiller notre argent chez des étrangers ? , le débat sur la supériorité de la « race » blanche ou sur les droits de l’homme, n’auront lieu que plus tard, après la première guerre mondiale principalement.

En 1885, la notion de race n’ pas encore acquis le caractère blasphématoire actuel et les scientifiques ont « réussi » à prouver que femme blanc est supérieur aux autres « races ». clémence, perspicace, a compris que ces théories servent de prétexte à justifier une politique de pillage contraire aux droits de l’homme. Peu d’hommes politiques de l’époque, quel que soit leur bord, remettent en question l’idée de supériorité raciale. La droite, illustrée par théiers, réclame que l’on réserve l’argent français aux français. La gauche se préoccupe davantage de questions humaines, mais critique aussi Joules ferré sur les points économiques. Es grands intellectuels de l’époque étaient favorables à la colonisation, permettant (selon eux) de faire avancer les peuples « en retard ».

victoire ego défend la politique de Joules ferré au nom des droits de l’homme ; cela n’ rien d’un paradoxe si l’on suppose que le blanc est « plus en avance » : il a alors un devoir de civiliser, d’apporter l’évolution aux peuples moins développés, comme dais les Romains aux Gaulois, exemple cher à ferré). ego insiste sur le fait que la colonisation ne doit être que temporaire. Voici enfin la partie « économique » de la harangue citée plus haut. La_e caractère acon BU temporaire. Haut. Le caractère économique (véritable source du débat), occupe l’extrême majorité des propos de Joules ferré, le 28 Juillet 1885 : e rôle économique de la colonisation selon ferré « La concurrence, la loi de l’offre et de la demande, la liberté des échanges, l’influence des spéculations, tout cela rayonne dans un cercle qui s’étend jusqu’ extrémités du monde. C’est là un problème extrêmement grave.

Il est si grave que les gens les moins avisés sont condamnés à déjà prévoir l’époque où ce grand marché de l’marquée du Sud nous sera disputé et peut-être enlevé par les produits de l’marquée du Nord. Il faut chercher des débouchés… [Le passage humanitaire cité ci-dessus est extrait de cette partie du discours] Je dis que la politique coloniale de la France, que la politique d’expansion coloniale, celle qui nous a fait aller, sous l’Empire, à saignons, en cochenille, celle qui nous a conduit en tunisien, celle qui nous a amenés à amadoueras, e dis que cette politique d’expansion coloniale s’est inspirée d’une vérité sur laquelle il faut pourtant appeler un instant votre attention : à savoir qu’une marine comme la nôtre ne peut pas se passer, sur la surface des mers, d’abris solides, de défenses, de centres de ravitaillement.

Rayonner sans agir, sans se mêler aux affaires du monde, c’est abdiquer, et, dans un temps plus court que vous ne pouvez le croire, c’est descendre du premier rang au troisième et au quatrième… » Les revers politiques Lâché par les radicaux, Joules ferré échoue pour la désignation quatrième… » Lâché par les radicaux, Joules ferré échoue pour la désignation du Président de la République le 3 décembre 1887. Une semaine plus tard, il est blessé d’un coup de revolver par un boulangerie du nom d’aubergine. Aux élections législatives du 22 septembre 1889, il est battu par M. Picotin, mais devient sénateur des Vosges en 1891, puis président du Sénat le 24 février 1893.