l’engagement politique

l’engagement politique

ANTOLOGIE « L’engagement polique en poesie » LOLIiS ARAGON La rose et le Reseda….. . Les yeux Le musée Crevin………. . Strophe pour se p g -La -Le chant des S vien « ext Robert DESNOS -Ce coeur qui haissai guerre… Joachim DU BELLAY -Au Edgar GEORGES Joseph KESSEL Victor HUGO -L’enfant. -Souvenir de la nuit du 5 -Melancholia • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • Alfonse de LAMARTINE -A Némésis….

Gerard de NERVAL -A Béranger…… Arthur RIMBAUD -Le FOUILLET Angélique Louis ARAGON Louis Aragon est né le 3 octobre 1 897 . Son père est préfet de olice et ancien sénateur, mais il ne reconnaîtra jamais son fils naturel. En 1924, après avoir participé au mouvement dada, Aragon est l’un des créateurs du surréalisme. Comme la plupart des membres, il adhère au Parti communiste français. Il va même jusqu’à vanter les mérites du goulag et le système soviétique.

Il devient aussi président directeur général des Editeurs Français Réunis ,L’après-guerre consacre Aragon intellectuel communiste. En 1950, il est élu au Comité central du Parti communiste français. Il prend part aux divers débats idéologiques qui agitent e PC suite

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
à la mort de Staline. Louis Aragon décède le 24 décembre 1982. La rose et le reseda est un poeme extrait du recueil La Diane française qui 2 5 le 24 décembre 1982. rançaise qui réunit des poèmes écrits pendant la guerre ou à la Libération. Ce poeme fut publié au départ dans la clandestinité. Les deux fleurs, la rose rouge et le réséda blanc symbolisent par leurs couleurs deux appartenances politico-religieuses : le rouge est la couleur des socialismes, traditionnellement athées, le blanc, celle de la monarchie, et plus généralement du catholicisme qui ui est associé dans l’histoire de France.

Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Tous deux adoraient la belle Prisonnière des soldats Lequel montait à l’échelle Et lequel guettait en bas Qu’importe comment s’appelle Cette clarté sur leur pas Que l’un fut de la chapelle Et autre s’y dérobât Tous les deux étaient fidèles Des lèvres du coeur des bras Et tous les deux disaient qu’elle Vive et qui vivra verra Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au coeur du commun com 3 5 ciel Un rebelle est un rebelle Deux sanglots font un seul glas

Et quand vient l’aube cruelle Passent de vie à trépas Répétant le nom de celle Qu’aucun des deux ne trompa Et leur sang rouge ruisselle Même couleur même éclat Il coule il coule il se mêle À la terre qu’il aima Pour qu’à la saison nouvelle Mûrisse un raisin muscat L’un court et l’autre a des ailes De Bretagne ou du Jura Et framboise ou mirabelle Le grillon rechantera Dites flûte ou violoncelle Le double amour qui brûla L’alouette et l’hirondelle La rose et le réséda La rose et le reseda, louis Aragon 1943 4 25 des anges Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie Le verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par ou se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux ‘enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août J’ai retiré ce radium de la pechblende

Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu ô paradis cent fois retrou s 0F 25 yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa Les yeux d’Elsa, Louis aragon 1 942 Aragon fait partie de ces poètes qui choisissent de s’engager dans leur poème. Ainsi, dans « Le Musée Grévin paru clandestinement pendant la guerre, Aragon exprime son patriotisme et la foi dans l’avenir . Il imagine l’accueil que recevront les survivants de la déportation à leur retour et il fait un portrait de la France qu’il aime. Nous verrons comment l’Hist01re vient s’inscrire dans ce texte qui, à bien des égards, ressemble ? n hymne ou à une prière.

Enfin, en analysant l’éloge qu’il fait de la France, nous tenterons de préciser l’«idée» que le poète se fait de son pays. Je vous salue ma France, arrachée aux fantômes ! ô rendue à la paix ! Vaisseau sauvé des eaux… Pays qui chante : Orléans, Beaugency, Vendôme ! Cloches, cloches, sonnez l’angélus des oiseaux ! Je vous salue, ma France aux yeux de tourterelle, Jamais trop mon tourment, mon amour jamais trop. Ma France, mon ancienne et nouvelle querelle, Sol semé de héros, ciel plein de passereaux… Je vous salue, ma France, où les vents se calmèrent !

Ma France de toujours, que la géographie Ouvre comme une paume aux souffles de la mer pour que Poiseau du large y vienne et se confie. Je vous salue, ma France, où l’oiseau de passage, De Lille à Roncevaux, de Brest au Montcenis, pour la première fois a fait l’apprentissage De ce qu’il peut coûter d’abandonner un nid ! Patrie également à la colombe ou l’aigle, De l’audace et du chant doublement habitée ! Je vous salue, ma France, où les blés et les seigles Mûrissent au soleil de la di 6 25 vous salue, ma France, où les blés et les seigles Mûrissent au soleil de la diversité..

Je vous salue, ma France, où le peuple est habile À ces travaux qui font les jours émerveillés Et que ron vient de loin saluer dans sa ville Paris, mon cœur, trois ans vainement fusillé ! Heureuse et forte enfin qui portez pour écharpe Cet arc-en-ciel témoin qu’il ne tonnera plus, Liberté dont frémit le silence des harpes, Ma France d’au-delà le déluge, salut ! Le musée grevin, louis aragon 1943 Louis Aragon écrit le poème « Strophes pour se souvenir », dans lequel il rend hommage à ces résistants « étrangers » arrêtés par les Allemands et fusillés le 21 février 1944.

Onze ans après la fin du conflit, Pheure n’est plus à la lutte mais au devoir de memolre. Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes Ni Porgue ni la prière aux agonisants Onze ans déjà que cela passe vite onze ans Vous vous étiez servis simplement de vos armes La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants L’affiche qui semblait une tache de sang Parce qu’à prononcer vos Iciles 5 fin février pour vos derniers moments Et c’est alors que l’un de vous dit calmement

Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses Adieu la vie adieu la lumière et le vent Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses Quand tout sera fini plus tard en Erivan Un grand soleil d’hiver éclaire la colline Que la nature est belle et que le coeur me fend La justice viendra sur nos pas triomphants Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent

Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant Strophe pour se souvenir, louis aragon (le roman inachevé) 1955 Robert Desnos Robert Desnos rencontre Benjamin Péret qui lui fait découvrir le mouvement « Dada » et lui présente André Breton. Il rejoint le groupe des surréalistes. Mais peu à peu, les liens avec les surréalistes vont se distendre, notamment quand Breton, Éluard et Aragon s’engagent activement au parti communiste.

Desnos s’engage de plus en plus. Son refus d’adhérer au parti communiste ne signifie pas u’il se désintéresse de la politique. Épris de liberté, son engag ue ne va cesser de croître. 8 5 la France, dans une conjoncture internationale de plus en plus menaçante, Desnos renonce à ses positions pacifistes : la France doit se préparer à la guerre, pour défendre son indépendance, sa culture et son territoire, et pour faire obstacle au fascisme. le 22 février 1944, Robert Desnos est arrêté à son domicile par la Gestapo et déporté dans plusieurs camps.

En avril 1945, l est transféré jusqu’en Tchécoslovaquie, dans le camp de concentration de Theresienstadt, à Terezin. Épuisé par les privations, malade du typhus, il meurt le 8 juin 1945. Ce cceur qui haissait la geurre est un poeme de Robert Desnos, ecrit durant la seconde guerre mondiale. Poème se présente comme un constat entre les opinions pacifistes de l’auteur et la réalité de l’engagement armé. Desnos fait explicitement reference a la guerre, appelant les francais a s’engager tout en affirmant son idealogie pacifique. Ce cœur qui haiSsait la guerre voilà qu’il bat pour le combat et la ataille !

Ce cœur qui ne battait qu’au rythme des marées, à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit, Voilà qu’il se gonfle et qu’il envoie dans les veines un sang brûlant de salpêtre et de haine. Et qu’il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent, Et qu’il n’est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne, Comme le son d’une cloche appelant à l’émeute et au combat. Écoutez, je l’entends qui me revient renvoyé par les échos. Mais non, c’est le bruit d’autres cœurs, de millions d’autres cœurs attant comme le mien à travers la France.

Ils battent au même rythme pour la même besogne tous 25 Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces cœurs, Leur bruit est celui de la mer à l’assaut des falaises Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d’ordre Révolte contre Hitler et mort à ses partisans ! Pourtant ce cœur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons, Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères Et des millions de Français se préparent dans l’ombre à la besogne que l’aube proche leur imposera.

Car ces cœurs qui haiSsaient la guerre battaient pour la liberté au rythme même des saisons et des marées, du jour et de la nuit. Ce cœur qui haissalt la guerre, desnos 1943 DU BELLAY Renonçant à la politique et aux armes dans lesquelles plusieurs membres de sa famille s’étaient illustrés, il résolut de chercher la gloire dans les lettres. il publie « Les Antiquités de Rome », recueil dédié au roi de France où il présente sa déception face aux ruines de la cité Italienne Au roi est une poésie du souvenir voulant rappeler l’Antiquité et ses grands hommes. 0 5