L’enfant

L’enfant

?L’enfant, hugo, Les Orientales. Guide pour un commentaire litteraire de ce poeme. Methode : donner a l’eleve la feuille eleve, et lui donner le corrige apres avoir vu son travail Introduction : 1/ D’ou est tire ce poeme ? Dans quel contexte le recueil s’inscrit-il ? 2/ Quel est le theme principal de ce poeme ? Quel autre artiste avait evoque le meme evenement ? Hugo connaissait-il cette ? uvre ? 3/ Quelles grandes parties vais-je developper dans ce commentaire? Essayez : Ce poeme evoque les mefaits devastateurs de la guerre.

C’est un poeme romantique par ses themes C’est un poeme dramatique et militant en echo au tableau de Delacroix, Les massacres de Chio. Developpement : Lisez attentivement la colonne de gauche puis la colonne de droite et voyez comment chaque argument s’appuie sur un element d’analyse du texte et comment chaque paragraphe developpe un argument. Plan de la partie 1 : 1. Ce poeme evoque les mefaits de la guerre : 1. 1. Le moment du poeme est l’apres guerre, l’apres bataille : – les temps nous le disent : un passe compose, des presents les oppositions entre le passe vu de facon idyllique et le present (le soleil/ « sombre ecueil », « ruine et deuil » s’opposent a la joie decrite  (cf les – dans chaque strophe pas de

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description mais un terme qui vient evoquer la guerre, s’ajoutant ainsi au precedent pour former un champ lexical qui couvre tout le poeme . 1. 2. Les personnages hormis le poete sont des acteurs de cette guerre : – l’ellipse initiale renvoie a des brutes (alliteration en « k » pour marquer la barbarie. l’enfant s’enfermera dans la logique de la vengeance et le contraste entre son aspect angelique et la brutalite de ses propos denonce les mefaits de la guerre sur lui. Redaction : Le poeme ne fit qu’evoquer la guerre mais elle est presente partout, du debut a la fin. La reference a la guerre rappelle le tableau de Delacroix : si Hugo avait voulu seulement evoquer la guerre il aurait pu mentionner la mort de Byron a Missilonghi ; mais il veut, comme Delacroix, jouer sur le pathetique.

Le lieu est ici le decor du drame. Le premier vers ne fait qu’une evocation rapide et nous presente une ellipse : « Les Turcs ont passe la ». Ce procede semble accelerer notre comprehension : nous sommes mis devant un fait accompli et l’emploi du passe compose nous invite a deviner les consequences presentes de ce « passage ». D’ailleurs le poeme continue au present, non pour raconter l’indicible mais pour evoquer le contraste entre le passe et le present.

Le passe est vu comme d’autant plus idyllique qu’il est presente dans sa duree, a l’imparfait :« ombrageaient », « refletaient » renvoient a un temps mythique . Pour symboliser les splendeurs passees de Chio Hugo utilise des metaphores visuelles tres colorees, les vins, les ombres, les reflets des bois, les formes des filles ; le bonheur evoque est symbolise par des chants, des danses, des vignes, qui s’opposent a la « ruine » et au « deuil », aux « murs noircis » du present.

Le souvenir de ce qui s’est passe est si douloureux que des mots , de simples mots parsement les strophes du poeme, comme si le poete ne pouvait pas raconter ; pourtant le reseau lexical de la guerre existe bel et bien : « ruine et deuil », « desert », « pleurs », « fer », « chagrins », « de la poudre et des balles ». Peut-etre la phrase de Macbeth mise en exergue renvoie-t-elle a notre nature la plus secrete.

Or hormis le poete, les humains personnages de ce poeme sont acteurs de cette vilaine guerre : la brutalite des massacres est rendue par l’ellipse initiale et par les alliterations dures en « k » (« turcs », « Chio », « qu’ », « qui », « coteaux, « quelquefois », « ch? ur ». L’enfant, lui, etre de douceur et de fragilite, caracterise par sa beaute, va reclamer « de la poudre et des balles », faisant ainsi mentir son aspect angelique et ressortir les irreparables influences de la guerre : il ne pense pas aux preoccupations de son age mais a sa vengeance.

Finalement que reste-t-il de l’humain ? TRANSITION VERS LA DEUXIEME PARTIE : ———————————————————————————————————————————————————————————————————————————- A vous : a partir de l’analyse du tableau et apres avoir trouve les elements d’analyse qui sont donnes dans la colonne de gauche, redigez la partie2 et/ou la partie 3. Auparavant lisez la conclusion. 2. Poeme romantique : nature et musique 2. 1. La nature romantique : elle est decrite comme porteuse de paix et de bonheur et de richesse : les « charmilles » de l’ile, les « jeunes filles » a l’ombre des « palais », repetition anaphorique de « Chio », le poete est fascine. – elle rappelle le mythe du paradis perdu et temoigne du gout exotique de l’epoque: le vin symbolise les plaisirs, le « tuba » ( arbre du paradis mahometan), le lys (purete, exotisme) sont des plantes de pays exotiques lointains. – Mais elle a ete blessee par la guerre : symbole de l’aubepine qui seule reste de toute la flore passee : fleur blanche encore mais avec des epines..

Le poete promet a l’enfant une des merveilles des pays voisins de la peninsule arabique, le « lys » ou le « tuba » ou le « bel oiseau » parce qu’il n’y en a pas ici. – espoir du poete que cette nature retrouve son passe : cf. les hyperboles : «  cent ans… » et les adjectifs elogieux : « merveilleux », « belles », et l’adverbe « gaiement ». L’enfant un espoir ? 2. 2. La musique de la scene : – Etudier le rythme des vers quand Hugo parle de l’enfant et s’adresse a lui : V. 25, v. 37 : rythme regulier car ‘enfant porte l’espoir. Le rythme ternaire et les repetitions musicales sont a etudier en conjonction avec l’evocation des instruments (« cymbales », « hautbois ») et du « chant » . – Alliterations en « ch » : douceur. Pour les romantiques la musique adoucit les m? urs. Tout cela va avec la douceur de l’enfant symbole d’humanite qui subsiste. 3. Dramatisation et theatralite 3. 1. Les couleurs du decor : – comme chez Delacroix, effacement du decor reel comme nous l’avons vu en 1 – meme utilisation des couleurs : chez Hugo il y a trois couleurs aussi, le blanc, l’or, et le bleu pour peindre l’enfant.

Il s’agit ici de creer une icone avec l’enfant, a la fois pour porter l’espoir et mieux preparer le contraste final. 3. 2. Le mouvement : – Le decoupage rythmique, les decoupes des strophes et les dialogues donnent le rythme du poeme, comme Delacroix cree le mouvement par les contrastes entre les personnages au premier plan et le cheval, ou en corps par les postures des corps et les vetements. 3. 3. Meme appel au pathetique chez les deux artistes: – pas de heros, de simples gens chez le peintre, un enfant chez Hugo ;de simples gens chez Delacroix, figure christique.

Utilisation du fond religieux (Christ/icone de la souffrance) – Dialogues, comme au theatre : Hugo se met en scene pour parler a notre place et ainsi etre plus proche de nous, nous rapprocher de son message. – La « chute » du poeme constitue le summum de l’horreur a cause du contraste entre l’apparence de l’enfant dont Hugo a fait un icone, le mot « ami » et du dernier vers. Conclusion : Ainsi le poeme de Hugo « L’enfant » denonce fortement la guerre. Non seulement le massacre perpetre par les Turcs est presente comme horrible, a la limite de l’indicible, mais il est envisage ici dans ses consequences les plus devastatrices.

Le tableau idyllique d’un paradis a jamais perdu est rapidement dresse pour nous, et la chute n’en est que plus violente : la nature, dispensatrice de bienfaits, apparait ici mutilee, blessee a mort. Mais il y a pire : dans cette evocation qui fait de nombreux clins d’oeil au tableau de son ami Delacroix, Hugo pousse la recherche du pathetique jusqu’a dramatiser le comble de l’horreur . Cette guerre ne detruit pas que la nature, elle detruit les hommes aussi et transforme des victimes innocentes en futurs bourreaux. « L’Enfant » est un poeme romantique, certes ; c’est aussi un poeme engage et militant.