Lecture analytique « le fou et la venus »

Lecture analytique « le fou et la venus »

Le poeme « Le Fou et la Venus » comporte sept strophes reparties autour d’un lien logique central :  » Cependant « , qui souligne l’opposition entre la magnificence de la nature et le desespoir et la solitude du bouffon ; mais aussi entre la vision d’ensemble et detaillee centree sur deux personnages : le bouffon et la Venus dans le rayonnement d’une somptueuse journee d’ete. La description de la nature montre qu’il s’agit d’un monde ideal. La premiere phrase traduit l’admiration du narrateur devant le spectacle qui s’offre a lui. La suite du texte est le developpement de ce mot « admirable ».

La nature est belle ,elle est a la fois tres grande « vaste » est associee a la chaleur. La comparaison avec l’amour et la jeunesse traduit le bonheur qui emane de ce spectacle. Le plaisir est associe au neant les jets d’eau eux meme sont immobiles. La difference entre le monde de la nature et celui des humains est que le silence est relie a la fete. La nature est vu a travers sa lumiere croissante, des couleurs eclatantes et des parfums tellement forts qui en deviennent visibles. Aux pieds d’une statue immense, un bouffon. Le rappel de ses fonctions : faire rire.

Son aspect

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ridicule est montre par le costume plein de couleurs. Sa fonction est de distraire les Remords et l’Ennui des puissants. Sa position est paradoxale car il ne joue pas son role puisqu »il est triste (« larmes »). Il est dans une position inferieure, recroqueville aux pieds de sa statue. Le poete dechiffre et explicite le sens de ses larmes. Son infeririorite est traduite par un discours aux termes pejoratifs. Le bouffon est une representation de l’artiste qui a pour fonction lui aussi de distraire les Hommes. L’attitude de la deesse est une evocation de la beaute et les qualificatifs soulignent ces caracteristiques.

Elle est a la fois eternelle et sensible. Le drame du bouffon est donc de ne pas emouvoir cette statue. I/ Une double definition du BEAU : => La Nature VIVANTE, ENCHANTERESSE => La STATUE A/ Les caracteristiques de la nature – Utilisation d’un langage de l’amour. – Description qui personnifie la nature (se pame-extase des choses-endormies,excitees… desir… rivaliser) En meme temps donc une definition en action du beau et de l’amour => Avec des mouvements contradictoires : force, energie passionnelle calme, volupte, harmonie paisible aboutissant a un equilibre difficile a atteindre resumee > IMPRESSION D’ENSEMBLE : oxymore orgie silencieuse La sensualite = luminosite, brulure, extase, mais calme, silence et sommeil B/ Lieu symbolique, representant l’ensemble de la creation le parc, les eaux, les objets, les fleurs, l’azur du ciel (Remarquer l’absence de l’homme, nature pure, mais tout de meme humanisee, cultivee, urbaine) – Beaute en mouvement => GRADATION NETTE : toujours croissante – de plus en plus – brulent du desir de rivaliser -rendant… les fait monter) – Beaute dans l’unite des sensations (rendant visibles les parfums = synesthesie) > IMPRESSION D’ENSEMBLE : jouissance universelle La JONCTION : mouvement ascensionnel des parfums, des fumees vers l’AZUR, vers l’ASTRE Ce mouvement symbolise l’atteinte de l’IDEAL. CONCLUSION PARTIELLE : Profusion, richesse, mais equilibre, harmonie (caracteristiques de la beaute de la nature, de la plenitude de l’amour. ) La STATUE : Si la premiere representation de la beaute est MOUVEMENT, la seconde est FIXITE ==> altiere, noble, deifiee, immortelle, eternelle : colossale Venus, piedestal, immortelle Deesse, immortelle Beaute, Deesse, MARBRE Transition : le contraste comme rupture > difficulte d’exprimer cet enchantement, cette puissance magique de la nature, son langage sensoriel. nature enchanteresse (jouissance universelle) un etre afflige NOTER LE CHIASME qui oppose universelle a un etre, jouissance a afflige II/ Un drame de la communication et de l’expression ==> difficulte d’atteindre ideal et beaute alors que ce role, cette fonction est clairement definie par le discours muet des yeux  » CEPENDANT je suis fait moi aussi pour comprendre et sentir l’immortelle Beaute » DEUX ROLES : sentir puis comprendre, c’est-a-dire percer la sensation (=> SURNATURALISME) CONTRASTE > du mouvement des yeux : leve les yeux regarde au loin, yeux de marbre DESIR FROIDEUR, INDIFFERENCE,INACCESSIBLE => des attitudes : aux pieds (veneration et impuissance), tout ramasse colossale, piedestal a) le theme du bouffon : la condition ridicule du poete (cf l’Albatros) Pourquoi le bouffon ? pour le ridicule uniquement ? mais aussi parce que le FOU se permet de dire ce que les autres taisent, dissimulent ! parce qu’il est charge d’une fonction SOCIALE et MYTHIQUE : vaincre le Remords, l’Ennui des autres (theme du clown triste) (cf Le Vieux Saltimbanque) b) Deux attitudes caracteristiques ussi de la poesie : – lyrisme douloureux : « ayez pitie de ma tristesse » (le plus solitaire des humains, prive d’amour et d’amitie) – « delire » (tentative pour atteindre le sens profond par un dereglement des sens, du verbe, de la forme … ) III/ PROSE ET POESIE : La forme allegorique a) Tonalites multiples du poeme ==> a la fois prose et poesie. => Epanchement d’un etat d’ame dans les exclamations => lyrisme presque impersonnel (aucune occurrence d’un Je, seulement l’exclamation initiale) => Recit d’une anecdote personnelle ? Presence de la premiere personne dans « j’ai apercu » cf d’autres poemes du Spleen de Paris, Le Joujou du pauvre, Les Veuves… ) b) Comment expliquer la frequence de l’allegorie dans le recueil ? Baudelaire a ecrit dans Le Cygne (Tableaux parisiens-Fleurs du mal) « Tout pour moi devient allegorie » L’allegorie est a la fois : – PROSE par son aspect concret, descriptif et narratif (rencontre, aventure … ) – POESIE par son aspect abstrait, son sens symbolique, l’interpretation du monde. c) Le THEME de la RENCONTRE : les doubles du promeneur-poete – utilisation du style direct permet l’ambiguite, confusion des deux JE confusion accentuee par la derniere strophe : regarde au loin JE NE SAIS QUOI). (CF LES FOULES) : »Il adopte comme sienne toutes les professions, toutes les joies et toutes les miseres que la CIRCONSTANCE lui presente. CONCLUSION L’allegorie touche en fait a l’autobiographie, a la condition de l’homme, de l’artiste en general => Fusion de deux drames interieurs FOU face a la Venus = incarnation du Poete face a la Beaute, a l’ART de l’Homme face a la Femme, a l’AMOUR => ridicule, impuissance pathetique et tragique => fonction du poete apparait plutot dans le poeme comme la tentative d’expression de l’echec.