Le suicide selon durkheim

Le suicide selon durkheim

L’etude sociologique sur le suicide se decompose en trois livres. Dans le premier livre, intitule « les facteurs extra sociaux ». Il s’agit des dispositions organico-psychique individuelles ou collectives et de la nature du milieu psychique c’est-a-dire le climat, la temperature et biens d’autres. Durkheim nous demontre ici que l’a priori de l’opinion commune tout comme les demonstrations scientifiques souvent admises sur les causes du suicide sont irrecevables. Voyons les facteurs psychopathiques. La question est de savoir s’il existe une folie-suicide.

Tout d’abord, le suicide maniaque qui est du soit a des hallucinations, soit a des conceptions delirantes. Le malade se tue pour echapper a un danger ou a une honte imaginaire. Ce qui le distingue c’est que les idees, les sentiments les plus divers et meme les plus contradictoires se succedent avec une extraordinaire vitesse dans l’esprit des maniaques. Ensuite, le suicide melancolique, celui-ci est lie a un etat general d’extreme depression, de tristesse qui fait que le malade n’apprecie plus sainement les rapports qu’ont avec lui les personnes qui l’entourent.

La vie semble pour la personne ennuyeuse ou douloureuse. Contrairement au suicide maniaque vu precedemment, les idees delirantes et les hallucinations sont fixes tout comme l’etat general dont elles derivent. Les

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craintes, les reproches, les chagrins qu’il ressent sont toujours les memes. Cet etat se distingue par son caractere chronique, il est tres tenace. Puis, le suicide obsessif. Dans ce cas, le suicide n’est cause par aucun motif reel, ni imaginaire, mais seulement par l’idee fixe de la mort qui sans raison s’est introduit dans l’esprit du malade.

Celui-ci desir se tuer sans qu’il n’est aucun motif raisonnable de le faire. Comme le sujet se rend compte de l’absurdite de son envie, il essaie d’abord de lutter. Ces personnes trouvent le calme uniquement dans l’acte ou dans la tentative de suicide. Enfin, le suicide impulsif ou automatique. Celui-ci n’est pas plus motive que le precedent. Il resulte d’une impulsion brusque et immediatement irresistible. Le suicide n’est pas une monomanie c’est-a-dire une idee fixe, une obsession, le suicide n’est pas une folie distincte. Il pourrait etre cependant un indice d’une alienation mentale.

Pour cela il faudrait que les differents types de suicide commis par des fous soient les cas les plus repandus de mort volontaire. Or, un grand nombre de suicide trouvent leurs fondements dans la realite : on ne saurait donc voir un fou dans tout suicide. Durkheim s’interesse ensuite a l’alcoolisme pour determiner son role sur le suicide. Mais au final, il n’existe aucun rapport entre consommation d’alcool et suicide. Certaines regions ou l’on se suicide le plus sont meme celles ou l’on consomme le moins d’alcool. Maintenant interrogeons nous sur les etats psychologiques normaux : la race et l’heredite.

Le probleme de la notion de race tient en sa definition. Dans la race nous retrouvons deux notions importantes : la ressemblance et la filiation. L’heredite, elle, contribue a faire que la race dure, elle fixe la race. C’est un groupe d’individu qui presentent des ressemblances hereditaires. Admettre que la race est un facteur important du penchant au suicide, c’est reconnaitre implicitement l’importance de l’heredite. L’heredite en matiere de suicide c’est admettre « une tendance a se tuer qui passerait directement et integralement des parents aux enfants, donnant naissance au « suicide automatique », cela n’est pas possible.

Analysons les facteurs cosmiques. Les predispositions individuelles combines aux facteurs cosmiques ont plus d’action sur le suicide. Les deux facteurs qui sont reconnus comme ayant une influence suicidogene sont le climat et la temperature saisonniere. Le taux le plus eleve de suicide se trouve en Europe tempere. Au sein de cette zone, on remarque des variations dans la hierarchie des provinces en matiere de suicide. Or le climat dans ces regions est reste le meme, rien ne semble prouver l’influence exacte du climat sur le suicide.

L’influence de la temperature saisonniere parait plus fondee. Le suicide atteint son maximum en ete et cela dans tous les pays. On realise egalement que plus les jours sont longs, plus le nombre des suicides augmente. De plus en poursuivant l’analyse nous observons que le suicide augmente lorsque l’activite humaine est la plus intense. Durkheim nous fait remarquer que c’est la variation de l’intensite de la vie sociale qui entraine la variation du nombre de morts volontaires nous preparant ainsi a sa reflexion sur les causes sociales du suicide. Analysons le phenomene de l’imitation.

Durkheim definit l’imitation comme « un acte qui a pour antecedent immediat la representation d’un acte semblable, anterieurement accompli par autrui, sans que, entre cette representation et l’execution s’intercale aucune operation intellectuelle, explicite ou implicite, portant sur les caracteres intrinseques de l’acte reproduit ». L’auteur constate que le nombre de suicide augmente a mesure que l’on approche de Paris. L’imitation peut etre contagieuse mais elle ne saurait affecter le taux social global des suicides. L’imitation joue alors un role de revelateur d’une predisposition de cause strictement sociale.