Le racisme

Le racisme

Exercice de la citoyennete, Republique et particularismes : {draw:frame} Le racisme {draw:frame} « On ne voit bien qu’avec le c? ur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Antoine de Saint-Exupery {draw:frame} I) Introduction II) Presentation du racisme A) Definition III) Le racisme d’hier a aujourd’hui A) Les indiens d’Amerique B) L’esclavage, les negriers et le code noir C) Les indiens d’Amerique du Nord D) Les noirs d’Amerique E) Mandela et l’Apartheid F) Malcom X G) Martin Luther King H) Hitler et le nazisme I) Ku Klux Klan

J) Racisme « *nouvelle generation* » IV) La lutte contre le racisme A) Les lois B) L’education civique C) Les associations luttant contre le racisme D) La discrimination positive V) Conclusion VI) Bibliographie {draw:frame} Le racisme est une ideologie consistant a etablir a des groupes naturels humains, designes souvent sous le terme de races, a partir d’attributs naturels, visible ou non (physiques, psychiques, culturels, etc. ) des caracteristiques morales ou intellectuelles s’appliquant a l’ensemble de ce groupe.

Inspiree de cette ideologie, cela peut entrainer une attitude d’hostilite systematique a l’egard d’une categorie determinee de personnes. Ces actes d’hostilites se traduisent par la discrimination, une forme de xenophobie ou d’ethnocentrisme. Le racisme peut prendre donc suivant

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sa definition, plusieurs formes : {text:list-item} {text:list-item} {text:list-item} Pourra-t-on un jour s’affranchir du racisme? Cinquante ans apres la victoire sur le nazisme et la decouverte des camps de d’extermination, »c’est encore au nom du crime d’etre ne » que les hommes se massacrent.

L’actualite la plus recente est faite de « purification ethnique » dans l’ex-Yougoslavie, de genocide tribal au Rwanda. Lutter contre le racisme, ou plutot les racismes, implique d’en comprendre les mecanismes et les facettes multiples. Le racisme compte parmi ces mots fourre-tout dont le sens plie aux divers usages qu’en font ses utilisateurs. Qu’est-ce-que le racisme et son histoire ? Pour traiter de ce sujet difficile, il faut d’abord bien le definir. Ensuite, nous pourrons etudier le racisme d’hier a aujourd’hui. Enfin, nous exposerons quelques solutions mises en place pour lutter contre se fleau. *A) *Definition

Racisme et xenophobie, comportements discriminatoires envers une personne ou un groupe de personnes en raison de son appartenance a une nation, une ethnie, une race ou une religion. Antisemitisme, doctrine et attitude d’hostilite et de discrimination a l’egard des Juifs. Le racisme reposant sur la theorie de l’inferiorite d’une certaine categorie de personne, nous pourrions peut-etre considerer d’autre forme de discrimination sous le terme de « _racisme_ » : Le racisme est forme du radical « race » et du suffixe « isme ». Or comme nous le developperons dans la partie qui suit, la notion de « race humaine » n’a pas de sens aujourd’hui.

Le racisme serait donc un sentiment de superiorite d’une race sur une autre ! … de superiorite d’une « quoi » sur une « quoi » ? Le mot « racisme » ne definit donc rien qui puisse etre cense. Il ne pourrait donc designer que le sentiment discriminatoire envers une ethnie, une categorie de personne. Le sexisme (prejuge fonde sur la discrimination des sexes); l’homophobie (mouvement discriminatoire envers les homosexuels [_Resultat de l’homophobie, un exemple _: Matthieu Shepard, homosexuel de 18 ans, frappe sur la tete a coup de pistolet jusqu’a ce que le crane soit brise puis pendu a une cloture. ); et l’ageisme (discrimination ou segregation a l’encontre des personnes du fait de leur age) peuvent etre consideres comme du racisme. *B) L*e concept de race Apres les plantes, les animaux furent d’abord classes par les naturalistes en especes puis en sous-especes appelees races. Les europeens decouvraient en meme temps des regions inexplorees et des peuples inconnus. Ils s’etonnerent de la variete des types rencontres et l’humanite se trouva, elle aussi, divisee en races. A chaque race sa couleur et, dans chaque couleur, ses types. Les classements se succederent, jamais satisfaisants.

Les progres scientifiques amenerent des changements permanents dans la definition du mot race. Aujourd’hui, les geneticiens arrivent a la conclusion que ce mot ne veut plus rien dire. Comment l’approche biologique, anthropologique et genetique peut-elle conforter le concept de race ou au contraire en prouver l’invalidite? Aux XVIIIe et XIXe siecles, la quete scientifique consiste a classer les especes. Le naturaliste Georges Buffon (1749-1788) presente cette distribution des etres le long d’une echelle dont le degre superieur est occupe par l’homme europeen.

Le milieu, l’environnement, serait la cause de cette superiorite et non sa nature specifique. Charles Darwin (1809-1882) enonce l’idee que l’evolution des especes vivantes – et de l’homme – se fait par la selection naturelle des plus aptes a la lutte pour la vie. Mais il n’y a pas de racisme chez Darwin. En revanche, d’autres scientifiques de l’epoque vont s’orienter vers la recherche de criteres physiques, susceptibles de legitimer scientifiquement une superiorite europeenne. {draw:frame} b) Rapport de la genetique c) Detournement ideologique

C’est par leur seule derive ideologique que l’anthropologie et la genetique ont pu servir de vehicule au racisme. Les developpements actuels des sciences du vivant ont invalide la notion de race et les categories hierarchiques aberrantes du, « racisme scientifique ». d) Le racisme « scientifique » Le racisme est generalement assimile a une ideologie se fondant sur l’hypothese scientifique erronee de la race qui classifie les etres humains d’apres leurs differences morphologiques en application d’une methode apparentee a celle de la zoologie pour justifier la mise en place de legislations segregationnistes et la discrimination politique.

Historiquement, cette consideration a ete liee au droit (et meme au « devoir », selon Jules Ferry) pour une race superieure d’en dominer au moins temporairement une ou plusieurs autres, notamment dans un cadre colonial. Sur le plan politique, le darwinisme social a servi a justifier le colonialisme, l’eugenisme, le fascisme et surtout le nazisme. En effet, cette ideologie considere legitime que les « races humaines » et les etres les plus faibles disparaissent et laissent la place aux races et aux etres les mieux armes pour survivre.

De nos jours, le darwinisme social inspire encore certaines ideologies d’extreme droite. Le comte Joseph Arthur de Gobineau fait publier en 1853-1855 l’Essai sur l’inegalite des races humaines. Il apparait comme la theorisation d’idees racistes pregnantes dans la France du XIXe siecle. Des le premier chapitre, il ecrit : « Toute civilisation decoule de la race blanche, aucune ne peut exister sans le concours de cette race ». A l’ecole d’anthropologie de Paris, on pese les cerveaux pour classer les individus dans une hierarchie des races.

Dans le dictionnaire Larousse de 1866, l’article « Negre » affirme que le cerveau des Noirs est moins volumineux que celui des Blancs. Ce racisme a justifie les exactions de l’armee coloniale francaise. Cette theorie des cerveaux fut aussi reprise pour prouver la superiorite des hommes sur les femmes. Soulignons qu’independamment de toute comparaison de la valeur de ces races, le racisme a egalement designe le droit pour un groupe de pratiquer un eugenisme visant a se « proteger » contre les consequences supposees nefastes pour les generations futures d’un metissage. II*I) L*e racisme d’hier a aujourd’hui

A) Les indiens d’Amerique a) Les Indiens : humains ou non-humains ? La decouverte puis la conquete de l’Amerique annonce a sa maniere l’entree dans les temps modernes. Le tournant du XV siecle est determinant par la rencontre entre des Europeens et d’autres hommes etranges. Les Europeens decident alors, au nom de l’idee que ces humains-la n’en sont pas, qu’ils ne peuvent etre traites qu’en esclaves ou mourir. La modernite genocidaire commence en 1492. b) De l’or et des esclaves Si les conclusions religieuses optent pour l’humanite des indiens, elles ont peu de poids face aux avidites economiques.

La cupidite et la soif de l’or des Europeens les dispensent desormais de toute bienveillance. Par milliers, les Indiens du Nouveau Monde sont reduits en esclavage dans les mines. Les maladies importees par les conquistadors ajoutees a la ferocite des guerres de conquete achevent la destruction de ces peuples et de leur civilisation. La celebration du cinq-centieme anniversaire de la decouverte de l’Amerique par Christophe Colomb doit aussi remettre en memoire des moments moins glorieux. {draw:frame} B) L’esclavage, les negriers et le code noir

Nantes et Bordeaux doivent leur prosperite au role de ports negriers et au gigantesque trafic d’esclaves qui a deporte plus de dix Millions de Noirs d’Afrique vers le Nouveau Monde. a) Intensification de la traite des noirs b) Organisation d’un commerce international Un commerce triangulaire s’etablit entre ports europeens, comptoirs d’Afrique et lieux de debarquement en Amerique. Aux XVIIe et XVIIIe siecles, environ 100 000 a 150 000 esclaves sont vendus chaque annee aux negriers europeens. En trois siecles, plus de 10 millions de Noirs africains sont ainsi emmenes en esclavage dans les possessions europeennes du Nouveau Monde.

Environ trois millions de deportes perissent pendant la traversee. Les premiers esclaves debarquent en Amerique en 1619. Ils ont ete achetes sur les cotes de l’Afrique de l’Ouest aux royaumes negriers du Benin, du Dahomey, du Congo, qui vendent aux Blancs le produit de leur razzia chez d’autres ethnies. c) Le code noir C’est bien au nom de leur statut de « race inferieure », de « sous-hommes », que les Noirs d’Afrique deviennent esclaves. Dans la France prerevolutionnaire, a l’ombre des Lumieres, on elabore un code juridique pour statuer du droit de l’esclavage avec un juridisme fidele a la qualite rationaliste francaise.

Le Code noir, elabore en 1685, produit du droit pour encadrer ceux qui en sont totalement prives. La Convention abolit l’esclavage en 1794 mais le Code noir est retabli en 1802. Il sera definitivement aboli par decret en 1848 grace aux efforts de Victor Schoelcher (1804-1893), depute de la Guadeloupe et de la Martinique. C) Les indiens d’Amerique du Nord {draw:frame} La grande epopee du Far West est entachee du sang des Indiens. Les Europeens trouvent en Amerique une nouvelle terre d’election. Pour s’en emparer, ils aneantissent la civilisation indienne qu’ils jugent « sauvage ». ) Rencontre et incomprehension b) Declenchement des hostilites Les relations entre populations indiennes et colons blancs deviennent rapidement conflictuelles a mesure que progresse la colonisation europeenne. La recherche de nouveaux espaces est la cause des premieres guerres indiennes. Les tribus Pequots, Massachusetts, Mohawks sont aneanties a la fin du XVIIIe siecle. Anglais, Francais ou Hollandais utilisent les rivalites inter-indiennes pour attaquer ceux qui s’opposent a leur presence. Les Hurons s’allient aux Francais contre les Iroquois allies aux Anglais.

Les maladies des Europeens deviennent l’allie providentiel des colons: les epidemies de variole deciment les tribus de facon encore plus sure que les guerres. La Republique federale des Etats-Unis encourage les nouveaux immigrants a s’installer dans le Far West. La ruee vers l’or californien provoque la venue, entre 1840 et 1860, de plus de quatre millions de colons et l’extermination des bisons des territoires de chasse indiens. C’est un mode de vie ancestral ainsi qu’un equilibre ecologique qui sont detruits. La guerre de Secession (1861-1865) aggrave le sort des Indiens menaces par la famine.

Les revoltes se multiplient, la repression embrase tout l’ouest des Etats-Unis. Trois cents Indiens, hommes, femmes, enfants et vieillards, sont extermines par les troupes gouvernementales en decembre 1890. La nation indienne cesse d’exister. D) Les noirs d’Amerique a) De l’esclavage a Martin Luther King. L’histoire des Etats-Unis est indissociable de celle de l’esclavage des Noirs dans le sud de l’Union. Des le XVIIIe siecle, le mouvement abolitionniste prend de l’essor a mesure que croissent les tensions economiques entre un Nord industriel et un Sud agricole qui a besoin des esclaves pour le travail du coton.

D’importantes revoltes d’esclaves ponctuent l’histoire de la construction des Etats-Unis. Des alliances se sont meme nouees entre esclaves noirs en fuite et Indiens, unis dans une meme haine de l’homme blanc. La guerre de Secession (1861-1865) permet l’emancipation des esclaves par Abraham Lincoln. Ils sont certes emancipes en droit mais la segregation sociale vient recouvrir la segregation raciale pour une population noire miserable. Les anciens esclavagistes se retrouvent au sein du Ku Klux Klan, societe secrete fondee dans le Tennessee en 1865, destinee a terroriser les Noirs.

Il faut attendre les annees 1960 et les divers mouvements noirs americains, pacifistes ou violents, du pasteur Martin Luther King (prix Nobel de la paix 1964), de Malcom X (homme politique assassine en fevrier 1965) ou des Black Panthers, luttant pour les droits civiques, pour que egalite des droits soit enfin reconnue aux citoyens noirs americains. b) Du melting-pot au repli communautaire c) Brulante actualite En avril 1992, a Los Angeles, des policiers blancs, juges pour avoir violemment battu un Noir arrete pour exces de vitesse, sont acquittes par les jures blancs du tribunal. L’emeute est la reaction immediate.

Pendant deux jours, la capitale de la cote ouest vit une quasi-guerre civile entre la communaute noire et la police. Une quarantaine de personnes sont tuees. En 1995, le proces de OJ Simpson, celebre joueur noir de football americain et vedette de television, accuse du meurtre de sa femme blanche et acquitte, repropulse sur le devant de la scene l’actualite de la question noire aux Etats-Unis. *E) M*andela et l’Apartheid a) Des lois racistes tres strictes b) Inegalite des droits. L’Apartheid organisait la hierarchie des droits pour chaque categorie raciale. Le pouvoir politique appartenait a la minorite blanche.

Seuls les Blancs pouvaient sieger au Parlement. Les Asiatiques et les metis constituaient le milieu de l’echelle au bas de laquelle se trouvait la population noire. Celle-ci etait parquee dans des zones d’habitation specifique. Pour circuler en territoire blanc, les Noirs devaient presenter un laissez-passer. La theorie du « developpement separe » ne laisse aux Noirs que des emplois subalternes. L’enseignement obeit aux memes regles. Dans les bantoustans (nom des grandes reserves noires autonomes mais sous domination politique blanche en Afrique du Sud lors de L’Apartheid) les Africains noirs jouissaient de leurs droits politiques. ) Des emeutes de Soweto a la fin de l’Apartheid. *F) M*alcom X {draw:frame} Homme politique americain, qui milita en faveur d’un Etat noir independant. Malcolm Little naquit a Omaha dans le Nebraska; son pere, un pasteur baptiste, etait un partisan actif du mouvement de Marcus Garvey, meneur nationaliste noir des annees 1920. La famille Little s’installa a Lansing, dans le Michigan; apres avoir recu des menaces du Ku Klux Klan, le pere de Malcolm fut assassine, en 1931. Malcolm fut d’abord place dans une famille d’accueil puis dans une ecole reformee.

Huit ans plus tard, il alla vivre a Boston (Massachusetts), ou il occupa plusieurs emplois avant d’etre condamne, en 1946, a une peine de prison pour cambriolage. Pendant son incarceration, il s’interessa aux enseignements d’Elijah Muhammad, le chef des Black Muslims, egalement connus sous le nom de Nation de l’islam, qui pronaient la separation raciale. Quand Malcolm fut libere, en 1952, il rallia une mosquee des Musulmans Noirs a Detroit, et prit le nom de Malcolm X, remplacant son nom herite de l’esclavage par un X, symbole du nom inconnu de ses ancetres africains.

Au debut des annees 1960, la Nation de l’Islam etait devenue celebre et Malcolm en etait le porte-parole le plus remarquable. Cependant, en 1963, les Musulmans Noirs lui imposerent silence a cause de sa remarque apres l’assassinat du president John F. Kennedy : « les poules retournent au poulailler pour rotir! « . L’annee suivante, Malcolm se separa de la Nation de l’Islam pour former un groupe nationaliste noir seculier, l’Organisation de l’unite afro-americaine (OAAU). {draw:frame} G*) M*artin Luther King La meme annee, la Cour supreme des Etats-Unis proscrivit toute segregation dans l’enseignement public.

A la suite de cette decision, le Sud, ou les mesures discriminatoires etaient toujours appliquees, fut la cible d’un mouvement d’opposition sans precedent. En 1955, King fut invite a prendre la tete d’un mouvement de boycottage des autobus de Montgomery en protestation contre l’application de la segregation raciale dans les transports publics (une ouvriere noire, qui avait refuse de donner sa place a un passager blanc, venait d’etre arretee). Martin Luther King fut arrete, emprisonne et recut de nombreuses menaces de mort.

Le boycottage prit fin en 1956 grace a une decision de la Cour supreme interdisant toute segregation dans les transports publics de la ville. Ce fut la premiere victoire manifeste de l’action non-violente. Il participa alors a la fondation de la Conference des leaders chretiens du Sud (SCLC), dont il recut la presidence. En 1960, King abandonna son pastorat a Montgomery pour partager avec son pere la charge de pasteur de l’eglise baptiste d’Ebenezer a Atlanta, initiative qui lui permit de prendre une part plus active dans la direction nationale du mouvement pour l’egalite des droits.

A cette epoque, le leadership noir subissait une transformation radicale. Apres avoir mis jadis l’accent sur la reconciliation, il reclamait maintenant le changement « par tous les moyens existants ». En 1963, Martin Luther King dirigea une importante campagne, en faveur des droits civils et de l’amelioration des conditions de vie des Noirs dans le Sud. Il fut a la tete de la marche historique sur Washington le 28 aout 1963, pendant laquelle il prononca son celebre discours en faveur d’une seule nation respectueuse des droits de tous, « _I have a dream.

My 4 little children one day live in a nation where they would not be judge by the colour of their Skin but by the counter of their character »_ (« _Je fais un reve qu’un jour mes quatre enfants vivront dans un pays ou ils ne seront plus juges sur la couleur de leur peau, mais sur leurs capacites_. « ). Laureat du prix Nobel de la paix en 1964, il fut assassine a Memphis, dans le Tennessee, le 4 avril 1968. Il reprend ainsi des idees issues du XIXe siecle, croisant hierarchisation des groupes ethniques et antisemitisme.

Le juif est percu a la fois comme celui qui souille la purete raciale et comme celui qui profite de la crise economique et detruit la culture germanique. b) Une dictature tres rapidement mise en place. Les partis politiques, les syndicats sont dissous et interdits. Leurs dirigeants sont les premiers internes des camps de concentration (Dachau, Buchenwald) – Camp de travail cree entre 1933 et 1939 pour mettre a l’ecart les opposants reels ou supposes du regime. A distinguer des camps d’extermination destines a partir de 1942 aux juifs et aux Tziganes – .

Vers 1935, priorite est donnee a l’industrie d’armement et aux travaux d’equipement. Il s’agit de preparer la conquete necessaire a l’espace vital de la « race aryenne ». *c) La mise en ? uvre* de la logique raciste transforme la societe allemande. Les juifs sont exclus de la vie publique : Interdiction d’avoir acces a de nombreux emplois (1934), decheance de la nationalite allemande (1935, lois de Nuremberg), controle de leurs biens economiques en 1937. En novembre 1938, la « nuit de cristal » organisee par le parti nazi voit la destruction des synagogues et des magasins juifs. 0 000 personnes sont internees dans les camps. Les 375 000 juifs vivent desormais dans un « ghetto sans mur ». *I) K*u Klux Klan {draw:frame} Ce regroupement raciste, fonde en 1865 aux Etats Unis, etait destine a effrayer les noirs. Les membres du Ku Klux Klan organisent encore parfois, des ceremonies etranges et ridicules, surtout dans le sud des Etats Unis. Coiffes de cagoules blanches, ils font bruler la nuit d’immenses croix et brandissent des torches enflammees. Au cours de ces ceremonies, ils organisent, en hurlant tres fort et en gesticulant, des expeditions « punitives » contres des noirs.

Le but est de leur causer des grandes frayeurs. Mais il faut ajouter que, tres souvent, les membres du Ku Klux Klan participaient a des lynchages de noirs soupconnes de crimes imaginaires. a) Cibles et tactiques d’origine. Les membres du Klan accusaient les gouvernements de la Reconstruction d’etre hostiles et oppressifs. Croyant, par principe, en l’inferiorite innee des Noirs, ils ne purent jamais accepter que d’anciens esclaves puissent acceder a l’egalite civique et a des fonctions politiques. Ainsi, le Klan devint une organisation illegale dont le but etait de detruire les gouvernements de a Reconstruction, de l’Etat de la Caroline a celui de l’Arkansas. Revetus de robes ou de draps et portant des masques surmontes de cagoules pointues, les membres du Klan semerent la terreur. Ils eloignaient ainsi les officiers publics de leurs fonctions, empechaient les Noirs de voter, d’occuper un poste et d’exercer leurs droits politiques recemment acquis (1865). Il etait courant de voir les membres du Klan bruler des croix en haut des collines et a proximite des habitations de ceux qu’ils souhaitaient effrayer.

Lorsque de telles tactiques ne suffisaient pas a produire les effets voulus, les victimes pouvaient etre flagellees, mutilees ou lynchees. Le Klan soutenait que ses activites etaient des mesures necessaires a la defense de la suprematie blanche. Les membres du Klan, reunis en une convention secrete a Nashville (Tennessee) en 1867, adopterent une declaration de principes exprimant leur loyaute a la Constitution des Etats-Unis et a son gouvernement, et affirmant la determination du Klan a « proteger les faibles, les innocents et les sans defense, etc. ; a secourir les blesses et les opprimes [et] a soulager les souffrances ».

Le Klan adopta le nom d’Empire invisible et designa un chef supreme, appele Grand Sorcier de l’Empire, qui exercait un pouvoir autocratique et etait assiste de dix Genies. Les autres principaux officiers du Klan etaient le Grand Dragon du Royaume, assiste de huit Hydres, le Grand Titan du Dominion, assiste de six Furies, et le Grand Cyclope de la Caverne, assiste de deux Engoulevents. De 1868 a 1870, les troupes federales d’occupation se retirerent des Etats du sud, les regimes radicaux furent remplaces par des administrations democratiques et le Klan fut de plus en plus domine par les elements extremistes.

Les organisations locales, appelees Klaverns, devinrent si incontrolables et violentes que le Grand Sorcier, l’ancien general confedere Nathan B. Forrest, decida de dissoudre officiellement le Klan en 1869. Les Klaverns, cependant, continuerent d’agir seules. En 1871, le Congres fit adopter la Force Bill pour renforcer le quatorzieme amendement de la Constitution americaine, qui garantissait les memes droits pour tous les citoyens. La meme annee, le president Ulysses S. Grant publia une declaration demandant a toutes les organisations illegales de se desarmer et de se dissoudre; par la suite, des centaines de membres du Klan furent arretes.

Les Klaverns restantes disparurent progressivement a mesure que la subordination politique et sociale des Noirs etait retablie. *b) L’*empire invisible, les chevaliers du Ku Klux Klan Le nom, les rites et certaines des attitudes du Klan d’origine furent adoptes par une nouvelle confrerie qui vit le jour en Georgie en 1915. Le nom officiel de la nouvelle societe, organisee par un ancien pasteur, le colonel William Simmons, fut l’Empire invisible, les Chevaliers du Ku Klux Klan. Tous les hommes ages de seize ans minimum, nes aux Etats-Unis, blancs et protestants pouvaient y entrer.

Les Noirs, les catholiques et les juifs en etaient exclus, et devinrent les cibles des campagnes de diffamation et des persecutions du Klan. Jusqu’en 1920, l’organisation n’exerca qu’une faible influence. Puis, dans la periode de bouleversement economique et d’instabilite politique et sociale qui suivit la Premiere Guerre mondiale, le Klan grandit rapidement dans les zones urbaines. Il devint actif dans de nombreux Etats. Bien que le Klan pronat partout et farouchement la suprematie blanche, il dirigea ses attaques sur tout ce qu’il considerait comme etranger.

Il visa plus particulierement l’Eglise catholique, qui, disait-il, menacait les habitudes et les valeurs traditionnelles americaines. Les non-protestants, les etrangers, les liberaux, les syndicalistes et les grevistes furent tous denonces comme elements subversifs. Comme son predecesseur, le Klan brulait des croix pour effrayer ses victimes. Les membres du Klan defilerent aussi dans les rues de plusieurs villes en brandissant des pancartes qui menacaient certaines personnes de punitions diverses et qui en enjoignaient d’autres de quitter les lieux.

De nombreuses personnes furent enlevees, battues, mutilees et meme tuees par le Klan. Il y eut tres peu de poursuites contre des membres du Klan et, dans certaines localites, ils furent meme encourages par les responsables locaux. Des revelations publiees dans la presse sur les crimes commis par le Klan et sur la corruption et l’immoralite de ses dirigeants, conduisirent a une enquete du Congres en 1921. Pendant un temps, le Klan changea de tactique. Apres 1921, il connut une croissance rapide du nombre de ses adherents et exerca une certaine influence politique a travers le pays.

En 1924, le Klan atteignit son apogee, avec trois millions de membres. Cette annee-la, une motion denoncant le Klan fut presentee a la convention nationale du Parti democrate. Elle declencha une vive controverse et fut finalement rejetee. Dans le milieu des annees 1920, une direction incoherente, un conflit interne, la violence et l’immoralite du Klan nuisirent serieusement a sa reputation. Une opposition politique accrue en decoula. En l929,il ne comptait plus que quelques milliers de membres.

Au cours de la depression economique des annees 1930, le Ku Klux Klan resta actif a petite echelle; il s’en prit essentiellement aux syndicalistes dans le Sud et tenta d’empecher les Noirs d’user de leur droit de vote. En 1940, le Klan s’allia a la German-American Bund, une organisation financee en partie par le gouvernement de l’Allemagne nazie, pour tenir un grand rassemblement a Camp Nordland (New Jersey). Apres l’entree des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, le Klan declina. En 1944, il se dispersa officiellement quand il fut incapable de payer les arrieres de taxes qu’il devait au gouvernement federal.

La reprise des activites du Klan apres la guerre suscita un fort courant d’opinion en faveur de la suppression de l’organisation et son bastion national, la Georgie, revoqua la charte du Klan en 1947. Apres la mort de son plus important dirigeant d’apres-guerre, Samuel Green, le Klan eclata en plusieurs groupuscules independants et concurrents. Ces derniers, bien souvent, ne duraient pas assez longtemps pour figurer dans la liste des organisations subversives emise par l’Attorney general (ministre de la Justice) des Etats-Unis. *c) A*ctivites recentes

La Cour supreme des Etats-unis, en declarant le 17 mai 1954 que la segregation raciale dans les ecoles publiques etait anticonstitutionnelle, incita le Klan a de nouvelles tentatives de recrutement et de violence, mais il ne parvint pas a renaitre de ses cendres. Le Klan n’attira plus que les elements marginaux de la societe et resta plus un symbole qu’un mouvement d’opposition. Alors que le mouvement des droits civiques gagnait de l’importance a la fin des annees 1950 et que la resistance a l’integration commencait a faiblir dans l’ensemble du Sud, le Klan continua son opposition farouche aux programmes de droits civiques.

Il fut implique dans bon nombre d’actes de violence raciale, d’intimidation et de represailles. Apres l’adoption de la loi sur les droits civiques et l’egalite des chances, en 1964, il connut une forte augmentation de ses adhesions. En 1965, on estimait a 40 000 le nombre de ses membres. Au milieu des annees 1970, le Klan avait retrouve un peu de respectabilite dans le Sud. Des membres reconnus du Klan se presenterent a des postes publics, rassemblant un nombre considerable de voix. Environ quinze organisations distinctes existaient, parmi lesquelles les Chevaliers du Ku Klux Klan, les Klans unis d’Amerique et le Klan national.

Une resurgence de la violence du Klan se fit sentir a la fin des annees 1970 et, en 1980, un bureau du Klan s’ouvrit a Toronto, au Canada. Le nombre total des membres fut estime a environ 5 000 a la fin des annees 1980. Un ancien grand sorcier du Klan, David Duke, fut elu au parlement de Louisiane en 1989 mais echoua lors de l’election du gouverneur de cet Etat en 1991. *J) *Racisme « nouvelle generation » Veritable fleau, le racisme « nouvelle generation » touche un outil de plus en plus utilise : les jeux video en ligne.

Ce nouveau type de racisme consiste a utiliser les histoires fondatrices de l’univers du jeu, et de s’en servir pour creer sa propre histoire (ou Role Play). Malheureusement, c’est souvent un moyen pour de nombreux joueurs de tomber dans un exces propre a la nouvelle generation, et qui les fait aller vers ce nouveau type de racisme. Ce qui est dangereux, c’est qu’il est dedramatise du fait de son irrealisme, mais il fait naitre chez les jeunes cette idee, ce sentiment. Le plus souvent, les administrateurs, ou les moderateurs, de ces jeux prennent la defense des joueurs, ne voyant pas le danger.

On se souviendra de l’histoire arrivee sur le jeu en ligne le plus joue au monde (World of Warcraft) ou, sur un serveur allemand, une groupe de joueurs avait forme une guilde (equipe) dans laquelle les joueurs pronaient la superiorite de la race humaine (le jeu etant forme de differentes races, humains, elfes, orcs et morts vivants), se disant les chevaliers d’un monde dont seraient absents les non-humains, car eux les auraient vaincus. De nombreux joueurs se sont indignes de cette guilde et sont alle chercher de l’aide aupres des Maitres du Jeu (moderateurs) mais ces derniers donnerent raison a la guilde.

Une mere de famille, lisant les textes s’indigna, et portant l’affaire au tribunal. Au bout de deux mois de proces, l’entreprise directrice du jeu (Blizzard) fut condamnee a verser 30. 000 euros a la mere de famille, et dut supprimer la guilde. {draw:frame} IV*) *La lutte contre le racisme En France, de nombreuses lois luttent contre le racisme (racisme dans les lieux publics, l’emploi, les diffamations et injures racistes, violences et crimes racistes et pour defendre les personnes contre le racisme. Les auteurs de crimes contre l’humanite peuvent etre poursuivis tout au long de leur vie. {draw:a} a) La loi de 1881 Avant la Seconde Guerre mondiale, la seule disposition existant en droit francais avait trait au regime de la presse : la loi du 19 juillet 1881 frappait d’une peine correctionnelle la diffamation et l’injure commise « envers un groupe de personnes appartenant a une race ou a une religion determinee » et « en vue d’exciter a la haine entre les citoyens ».

Ce regime juridique, instituant un delit de presse, fut, en raison des exces de ton de certains journaux, a la base de nombreuses poursuites, notamment dans les annees 1930. Se voulant l’heritiere de l’esprit de la Resistance, la Constitution francaise de 1946, dont le preambule a ete integre dans la Constitution de 1958, proclamait que « tout etre humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possede des droits inalienables et sacres ».

Cette declaration ne recut pas immediatement de traduction en droit positif. c) La loi du 1er juillet 1972 La loi du 1er juillet 1972 renforca la repression de la discrimination raciale, tout en elargissant les possibilites d’incrimination. En premier lieu, cette loi modifiait la loi de 1881 sur la presse, rendant la diffamation raciste punissable de plein droit, ce qui signifie que le seul fait d’avoir commis l’infraction rend son auteur coupable, meme en l’absence de toute intention d’exciter a la haine raciale.

En second lieu, la loi creait une incrimination generale, debordant le simple cadre de la presse : la provocation a la discrimination ou a la haine raciale. Le Code penal definit largement cette incrimination : il y a discrimination entre personnes physiques des lors qu’une distinction est operee en raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur etat de sante, de leur handicap, de leurs m? urs, de leurs opinions politiques, de leurs activites syndicales, de leur appartenance a une ethnie, une nation, une « race » ou une religion.

De plus, la loi inserait deux dispositions supplementaires dans le Code penal : la premiere reprime le refus d’un droit oppose par l’administration a un individu en raison de sa « race »; la seconde reprime le meme refus emanant d’une personne privee (refus de vente, licenciement fonde sur des criteres discriminatoires, par exemple). Dans le premier cas, la sanction maximale, particulierement severe compte tenu de la qualite de l’auteur de l’infraction, est de trois ans d’emprisonnement et 300 000 francs d’amende.

Dans le second cas, la sanction maximale consiste dans une peine correctionnelle de deux ans d’emprisonnement, assortie d’une amende de 200 000 francs. La derniere innovation de la loi de 1972 consistait a reconnaitre aux associations declarees depuis cinq ans, et dont la vocation statutaire est de combattre le racisme, tous les droits reconnus a la partie civile dans un proces judiciaire. L’etat du droit anterieur ne conferait ces droits qu’aux associations reconnues d’utilite publique ou encore aux syndicats.

Cette disposition favorise les actions des associations telles que le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitie entre les peuples) ou la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisemitisme). d) La loi du 13 juillet 1990 e) Perspectives d’avenir En 1996, un projet de loi emanant du ministere de la Justice a ete rendu public : il propose que le racisme devienne un delit autonome, detache de la loi sur la presse et fasse l’objet d’un nouvel article 225-4-1 du Code penal.

Cette proposition etend la prescription de l’action publique (le delai pendant lequel il est possible de porter plainte) de trois mois a un an, et elargit l’incrimination du delit. Alors que le premier volet de cette reforme a ete generalement bien accueilli, l’elargissement du delit a fait l’objet de serieuses contestations, le texte du projet etant trop vague aux yeux de ses detracteurs. La Commission consultative des droits de l’Homme a d’ailleurs ete saisie pour definir plus strictement l’incrimination de facon a remedier a ce defaut du projet initial.

B) L’education civique La culture et la memoire inculquees a l’ecole ou ailleurs, aide aussi, a faire reculer le racisme car connaissant les horreurs vecues par le passe, on peut eviter de repeter les erreurs du passe dans le present et le futur. De nos jours, lors de violences racistes, toutes communautes confondues se retrouvent pour exprimer leur solidarite envers les familles touchees par le drame. De plus, l’idee d’antiracisme est diffusee dans les livres, les chansons, les medias et sur Internet. C) Les associations luttant contre le racisme

Il existe de nombreuses associations qui agissent contre le racisme : {draw:a} =; LICRA : Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisemitisme : => MRAP : Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitie des Peuples : {draw:a} {draw:a} Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitie entre les peuples (ou MRAP) est une association francaise non gouvernementale qui se definit comme un moyen de revendication pour « l’egalite des droits entre tous les citoyens » []Cet objectif etait present des la fondation de l’association dans ses statuts.

L’action du MRAP s’exerce notamment en faveur de migrants, demandeurs d’asile, immigres legaux ou illegaux, Roms, Tsiganes et gens du voyage, Juifs, Francais d’origine etrangere, des homosexuels et des femmes immigrees. Le MRAP soutient les etrangers en situation irreguliere, et milite contre la politique immigratoire de la France et de l’Union europeenne. Il intente des actions contre ce qu’il considere etre de la discrimination raciste dans le travail, le logement, les loisirs[. => SOS RACISME : SOS Racisme est une association de lutte contre le racisme depuis 1984. SOS Racisme lutte contre toutes les discriminations raciales, notamment en utilisant les differentes methodes de testing. Les mots d’ordre de l’association sont ceux du metissage et de la fraternite symbolises par le slogan « Touche pas a mon pote ». Des l’origine SOS Racisme considere que le combat contre les discriminations passe par une reflexion sur l’urbanisme et le role de l’ecole. draw:a} =; LDH : Ligue des Droits de l’Homme : La Ligue francaise pour la defense des droits de l’homme et du citoyen, plus communement appelee Ligue des droits de l’homme ou LDH, est une association (loi 1901) visant a l’observation, la defense et la promulgation des droits de l’homme au sein de la Republique francaise, dans tous les domaines de la vie publique. Elle fait partie de la Federation internationale des droits de l’homme. D) La discrimination positive

La « discrimination positive » est un principe : il s’agit d’instituer des inegalites pour promouvoir l’egalite, en accordant a certains un traitement preferentiel. On espere de la sorte retablir une egalite des chances compromise par deux phenomenes : la generalisation ou la persistance de pratiques racistes ou sexistes d’une part, une accentuation des inegalites socio-economiques d’autre part. Selon que l’on se trouve dans le premier ou le second cas, la mise en ? vre des politiques de discrimination positive obeira a deux logiques tres differentes : quand il s’agira de resorber des pratiques racistes ou sexistes, cela necessitera la definition d’une « population-cible » a partir de traits innes et indelebiles, appartenant a l’identite de l’individu (le sexe et la race aux Etats-Unis, le sexe et l’origine etrangere en France) ; en revanche, quand il s’agira de reduire des inegalites socio-economiques, la definition des beneficiaires passera par le critere de leur situation socio-economique.

Il y a donc deux formes de discrimination positive a ne pas confondre. 1) La « discrimination positive » comme instrument de lutte contre les pratiques racistes et sexistes En face, il existe un autre modele, qui a emerge recemment et propose de remettre en cause le principe, que certains trouvent hypocrite, de « color-blindness », lequel, sous couvert de traitement soi-disant egal, d’indifference aux differences, favoriserait en realite le groupe majoritaire et le principe d’une integration par assimilation.

Au contraire, il s’agit d’etablir une differenciation entre les individus, et de donner des avantages a ceux dont on constate qu’ils subissent ou ont subi par le passe des inegalites reelles, quand bien meme leur egalite formelle n’est pas mise en cause. Il ne s’agit plus de prendre pour principe d’une politique democratique la reconnaissance de droits egaux, mais de corriger, quitte pour cela a transgresser l’egalite des hommes en droit, des inegalites dont certains groupes sont victimes dans leurs conditions concretes d’existence.

On peut alors parler de « traitement differentiel » des individus, le traitement que l’Etat reserve aux individus etant fonction de criteres definis (par exemple le sexe, ou l’origine ethnoculturelle). On introduit des mesures compensatoires, correctives pour promouvoir une egalite effective dans des contextes ou l’egalite purement legale (l’egalite formelle qu’est l’egalite des chances) masque ou justifie en realite des inegalites.

Sans doute est-il interessant de parler de « discrimination positive » aujourd’hui parce que nous ne pouvons pas oublier le 21 avril et le passage au deuxieme tour d’un candidat pronant la « preference nationale », c’est-a-dire l’exact contraire de la « discrimination positive ». On peut se demander si, pour redonner aux populations immigrees le sentiment d’etre integrees, nous n’avons pas aujourd’hui interet a mettre en place des politiques de discrimination positive.

Peut-etre (ce n’est absolument pas sur, mais ne faut-il pas prendre le risque, quitte a revenir dessus si ca ne fonctionne pas, dans un systeme d’experimentation ? ) ne pourra-t-on reimpliquer dans la vie de la cite les populations immigrees (qui, souvent, notamment quand elles habitent en banlieue, subissent aussi des handicaps socio-economiques) qu’en leur montrant que le modele republicain de « mobilite sociale » n’est pas qu’un vain mot, et peut aussi leur profiter (ce qui passe peut-etre par la mise en place de quotas).

L’acces de certains membres de ces groupes ethnoculturels a des etudes de niveau superieur ou a des postes a responsabilite dans la fonction publique peut redonner confiance a ces groupes : ceux-ci peuvent eprouver, du fait de cette promotion sociale, de cette integration sociale, meme si elle ne profite pas a tous mais seulement a quelques-uns, le sentiment d’etre reconnu par la societe a laquelle ils appartiennent.

Or la reconnaissance, toute symbolique qu’elle soit, peut peut-etre entrainer un regain d’interet pour les affaires de la cite, frequemment abandonnees par les populations immigrees qui se sentent marginalisees ou tout simplement ignorees. Le modele d’integration par le travail, s’il fonctionne bien, peut peut-etre faire decroitre l’insecurite et les activites illicites qui, souvent, rapportent plus aux jeunes des banlieues qu’un poste fixe dans une entreprise.

Le risque etant, dans une societe ou persiste un fort taux de chomage, de renforcer le sentiment de xenophobie du reste de la population a l’egard de ceux a qui profiterait cette hypothetique politique de quotas. Tout cela va de pair avec le fait que, depuis une vingtaine d’annees, une nouvelle conception de ce qui constitue l’identite d’un individu semble avoir emerge : avant, on considerait que l’identite ethnoculturelle renvoyait a une dimension personnelle qu’il etait loisible aux individus d’exprimer dans leur vie privee, mais qui ne concernait pas l’Etat et la sphere publique en general.

Mais aujourd’hui, il semble que les individus issus de l’immigration, dans des societes polyethniques, aient besoin, pour s’impliquer dans la societe a laquelle ils appartiennent desormais, de sentir, de la part de l’Etat, une certaine reconnaissance de leur culture. Il s’agit la d’une remise en cause du modele d’integration par assimilation, qui a domine aux Etats-Unis jusqu’au debut des annees 1980 (le fameux modele du « melting-pot » etant accuse d’etre en fait un modele assimilationniste) et semble encore dominer en France aujourd’hui (cf. es « contrats d’integration » proposes par le gouvernement). Ce modele pense que les individus issus de l’immigration doivent adopter la culture du pays dans lequel ils viennent, et pour cela, abandonner, au moins partiellement, leur culture d’origine. Mais il faut la encore introduire une distinction fondamentale si l’on veut comprendre en quoi consiste precisement la discrimination positive.

En effet, on peut concevoir les politiques de traitement differentiel des individus de deux manieres : soit comme des politiques permanentes, auquel cas on accordera aux individus des droits individuels ou collectifs a l’identite culturelle (ce que pronent les communautariens) ; on aboutira alors a une differenciation permanente des droits et des statuts octroyes aux membres de certains groupes (sans doute cela n’est-il pas souhaitable, car on court le risque d’un repli communautaire et d’une indifference, voire d’une aine mutuelle des communautes) ; soit au contraire on envisage ces politiques de « traitement differentiel » comme des politiques temporaires, provisoires, transitoires : c’est dans ce second cas, et dans ce cas seulement, qu’on pourra parler de « discrimination positive ». La discrimination positive est donc une action qui vise a eliminer une inegalite passee ou actuelle subie par un groupe de personnes en lui accordant temporairement certains avantages preferentiels, notamment en matiere de recrutement, par exemple par la mise en place de quotas.

La discrimination positive est une exception au principe liberal de « color-blindness » (il faut en effet designer une « population-cible » a laquelle vont s’appliquer les mesures de discrimination positive, et pour cela transgresser le principe republicain d’indifferenciation du corps politique), mais une exception qui en quelque sorte confirme la regle, dans la mesure ou elle est defendue en tant que mesure temporaire, jugee necessaire pour accelerer l’evolution vers une societe indifferente a la couleur de la peau de ses membres (« color-blind society »).

La discrimination positive vise donc a nous rapprocher du type de societe qui aurait existe si nous avions toujours vecu sous un regime reel de separation de l’Etat et de l’ethnicite (ce qui n’est pas le cas aux Etats-Unis, d’ou la politique d’ « affirmative action », consideree comme compensation des discriminations reelles subies par les minorites avant 1964). La discrimination positive cherche donc a corriger des esavantages accumules au fil des generations par certains groupes, du fait du mecanisme de « reproduction sociale » qui fait que, pour les bonnes situations ou les places a l’universite, il y a une surrepresentation de certains groupes sociaux ou ethniques, proportionnellement a la population totale. Ces droits sont donc consideres comme provisoirement necessaire sur le trajet qui, reparant les torts passes, conduirait a une societe ou disparaitrait, a terme, le besoin de quelconque representation specifique (c’est-a-dire de quotas).

D’ailleurs, la Convention des Nations unies sur la discrimination raciale n’approuve les programmes de discrimination positive que dans les seuls cas ou ils revetent ce caractere temporaire et remplissent cette fonction de reequilibrage. Loin de s’opposer a l’ideal de la separation de l’Etat et de l’ethnicite, la discrimination positive est une facon de tenter de la realiser. L’objectif ultimement vise est le retour a une societe aveugle aux differences, et non l’accomplissement d’une societe ou l’on differencierait de maniere definitive les groupes ethnoculturels.

La discrimination positive passe par la mise en place de quotas destines a ameliorer la representation des groupes Concretement, la discrimination positive passe la plupart du temps (mais ce n’est pas absolument necessaire : la discrimination positive est un principe, l’etablissement de quotas est une mesure concrete pour realiser ce principe) par la definition de quotas, de maniere a favoriser l’acces des minorites vulnerables a l’universite, a l’emploi, aux marches, aux postes d’encadrement.

Il y a la une volonte de se rapprocher de l’ideal, prone par certains, d’une « representation-miroir » de la societe dans differentes institutions : les etablissements scolaires, les institutions publiques, etc. Ainsi, on s’inquiete de plus en plus de la non-representativite, notamment du processus politique, au sens ou celui-ci ne parvient pas a representer la diversite de la population. On estime qu’un systeme plus representatif devrait comprendre des membres de minorites ethniques ou raciales, des femmes, des personnes economiquement defavorises, des personnes handicapees, etc.

La sous-representation des groupes defavorises est un phenomene general : par exemple, aux Etats-Unis et au Canada, une etude statistique a montre que les femmes et les minorites raciales disposent de moins du tiers des sieges qu’ils occuperaient si l’on se fondait sur leur importance demographique. On peut reformer le processus politique en amenant les partis politiques a etre plus ouverts et en reduisant les obstacles qui decouragent les femmes, les minorites ethniques et les personnes economiquement defavorisees de s’engager dans la vie politique.

Mais on peut douter de l’efficacite de telles mesures si elles ne sont pas assorties de sanctions, c’est-a-dire si elles ne sont pas incarnees dans le droit. On s’interesse de plus en plus a l’idee de reserver un certain nombre de siege, dans chaque legislature, aux membres des groupes defavorises ou marginalises. C’est dans cet esprit que s’inscrit la loi sur la parite en France. *2) *Les effets pervers induits par la politique de discrimination positive Quelle est l’efficacite des politiques de discrimination positive ?

Le probleme est de savoir si les effets pervers des programmes de discrimination positive ne sont pas pires que les problemes qu’ils sont censes corriger. En effet, dans le cas ou se mettent en place des politiques de « discrimination positive », quelle est ou quelle pourrait etre la reaction des non-beneficiaires d’une telle politique ? Ne considereront-ils pas qu’il s’agit la d’une entorse au principe republicain de non-discrimination, c’est-a-dire de traitement egal, uniforme, de tous, quelque soit son appartenance ethnoculturelle ou generique ?

Aujourd’hui, l’affirmative action est ainsi remise en cause aux Etats-Unis par les conservateurs, ce qui va de pair avec la domination de l’ideologie libertarienne (ou neo-liberale), laquelle refuse toute mesure qui rend imparfaite la concurrence des individus sur le marche ; or, c’est bien le cas de la politique d’affirmative action, puisqu’elle reserve un certain nombre de postes a des groupes d’individus, par la definition de quotas, sans que soit suffisamment pris en compte, d’apres eux, des criteres tels que la competence (dans la recherche d’un emploi) ou le niveau scolaire (dans le recrutement des etablissement scolaires) : certains parlent ainsi de « privileges ». On arrive a des cas, affirment les conservateurs, ou un Noir incompetent est prefere a un Blanc competent, ce qui remettrait en ause le principe de meritocratie (lequel est cependant trop schematique, parce qu’il confond egalite formelle et egalite reelle). Ainsi, depuis 1996, l’affirmative action est fortement contestee par les conservateurs americains devant les tribunaux federes et federaux, parce qu’ils lui reprochent une « discrimination inversee » ou « discrimination a rebours » a l’encontre des Americains blancs. Par exemple, la California Civil Rights Initiative (CCRI) a reussi a enteriner par un referendum, en novembre 1996, le demantelement des programmes de l’AA (par 56 % a 44). Ce texte interdit de prendre en compte le sexe ou la race lorsqu’il s’agit de l’entree dans les universites ou des offres d’embauche dans le secteur public.

De plus, certains pensent qu’il est contre-productif de chercher a realiser l’ideal de « color-blindness » par le moyen de politiques qui s’appuient sur l’idee de « race » (c’est le terme officiellement utilise aux Etats-Unis). La discrimination positive, pretendent-ils, exacerbe precisement le probleme qu’elle devrait resoudre en rendant les gens davantage conscients des differences entre les groupes et en accentuant leur ressentiment a l’egard des groupes autres que le leur. Les avantages accordes aux femmes ou aux victimes de discriminations racistes ne risquent-ils pas de legitimer la categorisation sexuelle et raciale des individus, contrairement a l’objectif ultime qui est de revenir a une societe aveugle aux differences, au terme de cette parenthese que constitue la discrimination positive ? Autre rgument contre la discrimination positive : certains pensent que c’est faire une injure aux personnes appartenant a des groupes defavorises que de pratiquer une politique de discrimination positive, car on a l’impression d’une politique de charite, d’assistance, ce qui pousse ces populations a ne pas faire d’efforts pour s’integrer par elles-memes, et qui provoque, de la part des non-beneficiaires de ces politiques, une stigmatisation des « assistes ». Le risque des « facilites » accordees a certaines categories de personnes est, en effet, de creer une accoutumance aux aides, de telle sorte qu’elles risquent de developper ce que l’on appelle une mentalite d’assistes ou d’ayants droits. Certains pensent qu’il est illusoire d’attendre des beneficiaires qu’ils ne reconnaissent jamais avoir atteint l’egalite et acceptent de renoncer a leur benefice.

Tout projet de suppression risque d’etre denonce comme une atteinte a des droits acquis. Il est plus facile d’accorder une discrimination positive que d’y mettre un terme. Les memes personnes ont tendance a penser que les mesures de discrimination positive, resolvant rarement les problemes qu’elles pretendent regler, entrainent des surencheres, de sorte que la spirale s’autoalimente, et que l’on finit par devoir imaginer des adaptations aux effets pervers des adaptations ! {draw:frame} Les theories racistes se sont tres tot appuyees sur un discours pseudo scientifique qui, sous couvert de respecter la loi darwinienne de la selection naturelle, justifiaient la domination, voir ‘elimination de groupes humains (appelees « _races »_ ) juges, arbitrairement, inferieurs ou nuisibles. Ces theories ont ete appliquees des Indiens d’Amerique aux arabes de nos jours. Aujourd’hui des disciplines telles que la biologie, la genetique ou l’ethnographie viennent heureusement detruire ces constructions fumeuses et ces elucubrations dangereuses, mais aussi confirmer que le concept de_ «race humaine »_ n’a plus de sens de nos jours. Le racisme est avant tout engendre par l’ignorance, le refus de la difference et la peur de ce qui n’est pas maitrise. Il ressort de maniere quasi naturelle dans les periodes de crise morale, de crise d’identite ou de crise economique que peut traverser un pays.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la communaute internationale a multiplie les declarations, resolutions, recommandations et conventions tendant a interdire de maniere generale toute forme de discrimination raciale, ethnique ou religieuse, et a combattre le racisme et la xenophobie. La France ou « les hommes naissent et demeurent libres et egaux en droit dispose, pour sa {text:bookmark-start} {text:bookmark-end} part, de l’une des legislations antiracistes les plus avancees au monde. * {draw:frame} V*I*) *Bibliographie : Revues et livres Jacques Tarnero, Le racisme, Editions Milan 1995 (texte integral sur le site « Ressources documentaires sur le genocide nazi ») F. -X. Fauvelle-Aymar,_ Histoire de l’Afrique du sud, _Paris, 2006 R. O. Mabokela, Apartheid no more: case studies of Southern African universities in the process of transformation, Westport, Conn. : Bergin & Garvey, 2001. F. e Fontette, Le Racisme, ed. Que sais-je ? , Paris, 1979 [1975? ]. « Centre pour l’Egalite des Chances et la Lutte Contre le Racisme », Pour le Respect Mutuel, article de 2002 de l’association. B) Liens internet www. wikipedia. org http://www. hominides. com/ http://www. sos-racisme. org/ http://www. alliancefr. com/culture/coupdecoeur/racisme. html http://algerie-news. kazeo. com/Le-dossier-du-racisme,r118563. html http://www. cairn. info/resume. php? ID_ARTICLE=TRAV_016_0007 http://www. cafepedagogique. net/lesdossiers/Pages/2004/racisme04_fiche_ecjs. aspx http://histoire-geo-remiremont. blogspot. com/2007/03/le-racisme-en-france. html http://www. futura-sciences. om/fr/doc/t/anthropologie/d/les-hommes-nom-de-famille-homo_711/c3/221/p7/ www. foruminternet. org/specialistes/publications/synthese-du-forum-de-discussion-laquo-nbsp-racisme-xenophobie-et-antisemitisme-sur-l-internet-nbsp. html http://citoyen. onf. ca/node/862=1265 http://www. racisme. free. fr/fr/index. htm http://www. wikio. fr/societe/discrimination/racisme http://www. monde-diplomatique. fr/index/sujet/racisme http://portal. unesco. org/shs/fr/ev. php-URL_ID=1376=DO_TOPIC=201. html http://sos-net. eu. org/etrangers/discrim. htm http://www. aidh. org/Racisme/HP_Rac. htm http://www. agoravox. fr/mot/racisme http://www. le-tigre. net/Racisme-et-amalgame. html