Le Public Et Son Espace Comment S Entendent Ils

Le Public Et Son Espace Comment S Entendent Ils

Le public et son espace : comment s’entendent-ils ? Grégoire Chelkoff L’étude de Grégoire Chelkoff concerne robservation de l’espace public et du lien social avec une approche fondée sur la perception de l’homme à travers les sons. L’oui’e étant le second sens le plus évolué chez l’Homme, cela mène l’auteur à s’intéresser à l’ambiance sonore. Le son de manière globale est une composante qui régit nos rapports et nos interactions avec autrui. Par conséquent, l’ambiance sonore es entre l’espace public so effet n’est pas facile ‘analyser comment public et de s’interro public en lui-même. nterdépendant il lation de cause ? st plus attrayant conditionne l’espace nstitue un espace Aujourd’hui, la conception de l’espace public est réalisée à partir du visuel. En effet, la vue est le sens le plus utilisé chez la majorité d’entre nous et que nous savons le plus décrire. Cette conception a façonné la ville et la culture dans lesquelles nous évoluons quotidiennement. Néanmoins, il serait intéressant d’aborder l’enjeu des espaces publics avec une autre donnée sensorielle.

Au-delà, de ses fonctions primaires de sens d’alerte qui seconde la vue en cas de déficience ou d’un manque de signal visuel, l’écoute est une expérience sensible qui conduit à une ou

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ouverture sur les autres et sur l’environnement qui nous entoure. Il s’agit alors d’une interaction entre différentes personnes qui permet un processus participatif, l’ambiance sonore est ainsi une co-production. Cette ambiance constitue un milieu collectif qui traduit la tendance sociale de l’être humain. L’environnement sonore est, en fait, le premier espace public.

Du fait que la vue soit le sens le plus intellectualisé, aujourd’hui, la dimension spatio- visuelle est prédominante dans l’aménagement des espaces publics et ce en dépit des pratiques sonores. Les espaces publics suscitent un intérêt grandissant pour ceux qui pensent et construisent la ville puisqu’il s’agit des derniers espaces non privatisés dont tout le monde peut jouir. L’aspect visuel, la beauté des formes et l’harmonie des couleurs ont jusqu’aujourd’hui été privilégiés avec pour finalité de produire un lien social, es rencontres, des échanges entre les personnes présentes.

Pourtant un rapide coup d’œil permet de remarquer qu’un bon nombre des espaces publics existants sont mal pensés. Il fa eu au cours du temps, une évolution du rapport au son. Celle-ci a été accompagnée dune évolution de la société devenue majoritairement urbaine. Le son est désormais considéré comme une nuisance et ce même au sein de l’espace public. Ce changement de rapport au son dans l’espace public est ancré dans la législation depuis 1963 avec l’interdiction des voix publiques. A partir de ce moment d’autres législations vont apparaitre et l’importance du son va pe publiques.

A partir de ce moment d’autres législations vont apparaitre et l’importance du son va petit à petit diminuer dans l’espace public au profit du silence. L’apparition d’une législation concernant le son n’a pas causé ce phénomène. C’est uniquement un symptôme d’un changement initié bien plus tôt. En effet, le changement de rapport au son dans l’espace public remonte, au moins, au 19ème siècle où les comportements changent et où l’élite cherche à se démarquer. Le silence devient une marque de raffinement, de distinction et d’éducation.

Cimage finit par l’emporter sur le son et donne place à une société basée sur le paraitre. Pour imager son propos, l’auteur s’appuie sur la réflexion et le travail du sociologue Richard Sennett, qui cite des exemples parlants de l’évolution des comportements et l’aboutissement de la société du paraître au détriment de l’échange. a perception selon laquelle le silence est synonyme de bonne éducation et de raffinement, au-delà des nuisances engendrées par les espaces ublics, achèvent de catégoriser le son comme une nuisance et de rendre les échanges dans les espaces publics marginaux.

L’auteur souligne également la dimension culturelle dans le rapport au son. Dans un espace public, où la présence du son est considérée comme tolérée et plus comme essentielle, les productions sonores sont facilement catégorisables. La production sonore est souvent réalisée entre des personnes déj? proches, dans des communautés et peut même être collective. Elle est également plus facil