Le mendiant

Le mendiant

« Le mendiant » de Victor Hugo , Les Comtemplations (Francais – 1re generale) Situation : au depart, il s’agit d’une rencontre avec « un pauvre homme » mais a la fin, Hugo « [voit] des constellations » La clef du poeme : le regard du poete qui opere sur le pauvre homme. Comment cet homme devient-il un messager etoile et entre-t-il en communication avec Dieu ? Remarque : Victor Hugo a toujours manifeste un interet pour la pauvrete des gens (Les Miserables, roman-fleuve) Le Mendiant tire des Comtemplations (recueil lyrique, 1856) illustre a son tour l’interet porte par Hugo aux gens pauvres. I. La peinture du reel

Remarque : dans l’Antiquite, accueillir un mendiant etait une tradition a. une scene banal On assiste a une scene d’hospitalite entre 2 personnages : une personne (le narrateur, le poete) et un pauvre-les circonstances de l’action : « dans le givre et le vent » Decor : – arriere plan : « paysans accroupis sur leurs bats », scene simple b. un personnage tres ordinaire : le mendiant Vision : de plus en plus proche > le pauvre prend ses aises -v. 9 : « Tendant les mains pour l’homme et les joignant pour Dieu ». Il s’agit d’un moine mendiant coupe au milieu : rythme

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regulier Zeugma (= mettre sur le meme plan des elements opposes ; ex. abstrait/ concret)Tous ces details prosaiques, se charge de poesie, puisque le poete nous propose une transformation du reel. II. La transformation du reel b. une comparaison « Semblait un ciel noir etoile », Hugo compare le manteau du pauvre a un ciel : vaste ; bleu initialement mais il s’est assombri avec le temps > le manteau se transforme en voute celeste par l’intermediaire d’une comparaison c. une metaphore v. 26 : « Sa bure ou je voyais des constellations » – dierese (=prononciation en deux syllabes de ce qui se pronon ce en une syllabe ; contraire : synerese) « constellations » > allonge l’immensite du manteau synecdoque : manteau / bure : la matiere (bure) remplace la chose(manteau) – le comparant : « constellation » confere de la grandeur au manteau, le rend extraordinaire > « pleins de prieres » : le mendiant devient un envoye de Dieu, intermediaire entre Dieu et le poete. La particularite du poete : passer de la realite a des visions particulieres grace a son regard. III. Le regard du poete a. regard et sentiments On ne peut pas voir quelque chose sans sympathie et emotiondonc comme le poete voit, c’est parce qu’il eprouve de l’affection pour ce mendiant b. le poete voyant la pensee : « Et je lui repondais, pensif et sans l’entendre » au vers15 mise en valeur par la position dans le vers : debut du deuxieme hemistiche (=moitie d’un alexandrin) – le songe : « Je songeais que cette homme etait plein de prieres » au vers 24 mis en valeur par la position : debut du vers. – le regard : « Et je regardais, sourd a ce que nous disions » au vers 25 idem – La vision : « Sa bure ou je voyais des constellations » au vers 26 mise en valeur par la position : fin du deuxieme hemistiche ; la vision envahit tout ; le poete poursuit sa vision interieur.

Remarque : ce que le pauvre dit n’est pas important, le plus important : le regard. Le discours du pauvre est annexe, accessoire Ex. : « sans l’entendre », « sourd ». Conclusion : poeme depourvue d’eloquence : tres simple , portant sur scene banal, humble-le poeme nous fait progressivement passe d’une realite quotidienne a des visions etranges-le poeme nous montre la transformation de l’artiste-la pitie du poete constitue un symbole humain-changement pour le dernier vers : « Sa bure ou je voyais des constellations » au lieu de « Sa bure ou rayonnait des constellations » pour montrer que c’est bien le poete qui transforme, pour insister sur son role