Le meilleur des mondes ; a. huxley

Le meilleur des mondes ; a. huxley

Francais Dossier de compte-rendu de lecture Titre du roman : « Le meilleur des mondes » (original : « Brave new world ») Ecrit en 1931, paru en 1932 Auteur : Aldous Huxley Genre : science-fiction Registre : tragique (principalement) Sommaire : I – Biographie de l’auteur II – Resume du roman III – Portrait des personnages principaux IV – Schema actanciel V – Themes abordes dans l’? uvre et impressions personnelles I – Biographie de l’auteur : Aldous Huxley (1894-1963) L’homme :

Aldous Huxley est un romancier britannique, ne le 26 juillet 1894 dans une famille appartenant a l’elite intellectuelle de son pays. Il voit sa mere, sa s? ur et son frere mourir des son enfance avant d’etre atteint a 16 ans d’une grave maladie des yeux qui le rend presque aveugle. Il obtient un diplome a Oxford ou il rencontre de nombreux ecrivains dont notamment D. H. Lawrence. En 1919 il epouse Maria Nys qui lui donne un fils. En 1937, il part s’installer a Hollywood ou on lui refuse la citoyennete americaine. En 1955, sa femme Maria decede.

Il se remarie l’annee suivante avec Laura Archera, elle-meme auteur. Il meurt en le 22 novembre 1963 (le jour de l’assassinat

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de J. F. Kennedy) des suites d’un cancer de la gorge. L’ecrivain : Aldous Huxley termine son premier roman (non publie) a l’age de 17 ans. Bien qu’il soit plus connu comme romancier et essayiste, il a aussi ecrit des nouvelles, de la poesie, des recits de voyage et des scenarios de film pour Hollywood. Dans son ? uvre, A. Huxley laisse transparaitre son scepticisme et son pessimisme par rapport a la societe.

Il critique les usages, les normes sociales, les ideaux et se preoccupe des applications potentiellement nuisibles a l’humanite du progres scientifique. Il a proclame dans ses romans avec une ironie meprisante la faillite des valeurs chretiennes et democratiques. Huxley tenta de trouver des reponses a ses questions sur la tragique dualite de l’homme, sur l’avenir de l’espece humaine. En 1931, influence par l’ampleur de la crise financiere qui touche le monde entier, il redige en quatre mois « Le meilleur des mondes » qui connait un succes international. Alors que ses premieres ? vres etaient dominees par la defense d’un certain humanisme, il s’interesse de plus en plus aux questions spirituelles, et particulierement a la parapsychologie et a la philosophie mystique, un sujet sur lequel il a beaucoup ecrit (il est connu pour avoir realise sur lui-meme des experiences de drogues psychedeliques dans la recherche de l’illumination). Il publie notamment les romans « Les portes de la perception » (1954) et « Le ciel et l’enfer » (1956), relatifs a ce theme. Il ecrit egalement « Retour au meilleur des mondes » qui parait en 1958, roman ou il analyse a nouveau a societe avec un point de vue encore plus pessimiste que 30 ans plus tot dans « Le meilleur des mondes ». Pour de nombreux intellectuels, A. Huxley etait considere a la fin de sa vie comme l’un des phares de la pensee contemporaine. En 1959, il se voit decerner le Award of Merit for the Novel par l’academie americaine des Arts et des Lettres. Ses ? uvres ont ete regulierement inscrites dans la liste d’etude des cours de philosophie britannique moderne dans les lycees et universites d’Amerique. II – Resume du roman Premiere phrase : « Un batiment gris et trapu de trente-quatre etages seulement. Derniere phrase : « Sud-sud-ouest, sud, est… » Resume : Contexte L’histoire debute a Londres , en l’an 632 de Notre Ford . Le monde est domine par un Etat Mondial, puissance supranational, seul un nombre marginal de personnes non-civilisees sont regroupees dans des « reserves de sauvages ». Les societes anciennes ont ete detruites par un conflit de grande ampleur appele « Guerre de Neuf Ans ». Dans cette societe, la reproduction vivipare a totalement disparu ; les etres humains sont tous fecondes dans des centrec d’incubation et de conditionnement.

Les traitements que subissent les embryons au cours de leur developpement determinent leur future position dans la hierarchie sociale. Une fois enfants, les jeunes humains recoivent un enseignement hypnopedique, c’est-a-dire par le sommeil, qui les conditionne parfaitement durant leur sommeil. La societe est separee en cinq castes avec d’abord les Alpha, l’elite dirigeante. Ils sont programmes pour etres grands, beaux et intelligents et relativement autonome. Les Beta forment une caste de travailleurs intelligents, concus pour occuper des fonctions assez importantes.

Les Gamma constituent la classe moyenne voire populaire. Les Delta et les Epsilon forment enfin les castes inferieures ; ils sont faits pour occuper les taches ingrates dans la societe. Chacune de ces castes est divisee en deux sous-castes : Plus et Moins. Toute personne n’est concu que de facon a etre heureuse de sa situation et pour preserver cet etat de bonheur, les gens utilisent du soma. Le Soma est une sorte de drogue se consommant en comprime et qui, a forte dose, plonge dans un etat second de bien-etre. Le Soma ne provoque pas les memes effets secondaires dangereux des drogues actuelles (heroine, ectazy).

Cette societe rend tabou le sujet de la viviparite : l’allusion a la maternite, a la famille ou encore au mariage font rougir de honte aussi bien les jeunes que les adultes. La sexualite y apparait comme un simple loisir : chaque individu possede simultanement partenaires sexuels, et la duree de chaque relation est extremement courte. Les femmes utilisent de nombreux moyens de contraception, dits « exercices malthusiens », afin de contourner tout risque de reproduction qui echapperait au conditionnement reglementaire. Chacun des membres de la societe est conditionne pour etre un bon consommateur et est oblige de participer a la vie sociale.

La solitude et l’abstinence sexuelle sont rares et mal vues. Histoire Dans cette societe futuriste, le personnage cle du debut de l’histoire est Bernard Marx, un alpha dont le programme genetique a en partie echoue, il souffre de sa difference. Il est en marge de la societe, il refuse le Soma, ainsi que la plus part des principes de sa societe. En tentant de seduire une jeune femme, Lenina Crowne, Bernard obtient un droit de passage pour lui-meme et pour Lenina a destination d’une Reserve a Sauvages. Il presente ce voyage a Lenina comme un rendez-vous galant.

Le couple rencontre Linda, une femme qui vecut autrefois dans l’Etat Mondial et qui, par accident, s’est retrouvee dans la reserve et a donne naissance a un enfant, John. Fascine par Bernard et surtout par Lenina, John souhaite voir le monde civilise. Bernard obtient finalement l’autorisation d’emmener Linda et John a Londres avec lui. En confrontant Linda et John a l’homme qui les a laissees la-bas quelques annees auparavant le directeur du centre d’incubation et de conditionnement, Mr Tomakin, Bernard provoque un scandale vu la honte que represente e fait d’avoir un enfant. Certains individus de la caste superieure sont en admiration devant le jeune homme qui devient rapidement leur coqueluche. Pourtant un jour John refuse imprevisiblement de participer a une soiree mondaine organisee par Bernard qui a invite toute la haute societe. Le sauvage, d’abord fascine par ce nouveau monde se rend finalement compte qu’il n’adhere pas a ses valeurs d’origine, avec notamment l’impossibilite de construire une relation exclusive et «classique» avec Lenina, chose qu’il desire pourtant absolument.

Quant a Bernard, il perd la petite notoriete acquise grace a John, redevenant a nouveau en marge de la societe. Malgre cela, John sympathise rapidement avec Helmholtz Watson, un ami de Bernard lui aussi different du reste de la societe. Ils se voient souvent pour des discussions intellectuelles. Un jour, Linda, qui a consomme une enorme quantite de soma depuis son retour a Londres, meurt. Sur son lit de mort, John se met en colere, choque par l’indifference des infirmieres et de jeunes enfants venant briser son moment de recueillement pour etre conditionner a la mort.

Par la suite, John tente de dissuader des deltas de prendre du Soma en jetant des comprimes mais les deltas l’attaquant. Par la suite la police intervient et arrete John ainsi que Bernard et Helmholtz qui viennent de le rejoindre. Ils sont conduits dans le bureau de Mustapha Menier (sa Forderie) ou ils debattent longuement de l’evolution de la societe, du bonheur, de la liberte, de la religion, ou encore de la stabilite sociale. L’administrateur finit par leur expliquer qu’ils se doivent de se retirer sur une ile, ou vivent d’autres marginaux comme eux, au nom de l’equilibre social.

Contrairement a Watson et Marx, John a choisi un vieux phare, en esperant pouvoir y vivre paisiblement. Mais la solitude lui est impossible car il est redevenu malgre lui un objet de curiosite, et meme plus: un objet de culte. Des hommes et des femmes viennent le voir se fouetter lors des seances d’auto purification. Et durant l’une de ces seances John attaque Lenina qui s’est melee a la foule. Effraye par ce qu’il a fait, degoute de lui-meme et fataliste sur l’impossibilite d’etre tranquille, il finit par se pendre dans son phare. III – Portrait des personnages principaux Bernard Marx (Alpha plus) Bernard est un marginal. Il est petit, moins beau que la majorite des Alphas et souffre de sa laideur. De plus, il est considere comme asocial. (Du fait de son exclusion, une rumeur circule pretendant que lors de sa conception en eprouvette l’injection d’alcool dans son pseudo sang, traitement reserve aux f? tus des classes inferieures, ce qui justifierait son physique ingrat. ) Il n’a pas les memes gouts que ces concitoyens, il aime par exemple les promenades. Il a une sensibilite differente, eprouve une sorte de conscience individuelle inexistante chez les autres.

Bernard est critique sur la societe et ses principes comme la mise en commun du corps avec Forster parlant de Linda comme un bout de viande. Neanmoins il veut au fond ressembler aux autres comme le prouve le moment ou, quand John suscite un interet important et que les autres commencent a s’interesser a lui, il change de comportement, et devient un individu commun et snobant notamment Watson. Apres la perte de sa notoriete, il redevient comme au debut et renoue avec ses anciennes amities. . Bernard est un exemple d’inadaptation qui represente bien les failles de cette societe.

Le fait qu’il se comporte normalement quand il devient connu prouve que sa deviance n’est due qu’a sa mauvaise integration a la societe. – John, dit « le Sauvage » Age d’une vingtaine d’annee, John est le fils naturel de Linda et du directeur du centre d’incubation et de conditionnement de Londres. Il apparait comme un beau jeune homme blond (qui plait notamment a Lenina), et comme un individu aux capacites de comprehension et de reflexions relativement developpees. Il a ete eduque dans un village indien, et n’a pas subi le conditionnement de la societe de l’Etat Mondial.

Son enfance dans la communaute indienne a ete difficile car il est mis un peu a l’ecart a cause de sa mere. Linda a essaye de l’eduque en lui apprenant a lire mais sa culture d’origine est celle des indiens Malpais. Il connait bien l’? uvre de Shakespeare, manifeste des sentiments ainsi que certaines valeurs morales telles que l’abstinence et la fidelite qui contrastent avec en opposition avec les valeurs de la societe. Il a des prejuges favorables sur Londres, mais peut juger cette societe d’un ? il different Idealisant d’abord Londres, il decouvre vite l’alienation collective de ce monde.

Son opinion de Londres se degrade tout au long de son sejour dans le monde civilise, c’est sa relation avec Lenina qui en est un peu le fil fil conducteur. Attire par Lenina, il comprend finalement qu’elle n’eprouve qu’un desir sexuel et non de l’amour. Il analyse alors les relations humaines dans cette civilisation comme derisoires, tres pauvres. Finalement John se rend compte que ce monde n’est pas pou lui et qu’il ne pourra jamais y vivre heureux. – Lenina Crowne (Beta) Lenina est une femme aux cheveux chatains, tres belle et avec beaucoup de charme.

Elle a neanmoins des tendances relationnelles hors normes : elle est restee longtemps avec Henry Foster, sans avoir d’autres relations, et son attirance pour Bernard Marx ne s’est pas faite avec les criteres de sa societe, elle est avec lui parce qu’il est petit et faible et est intriguee par sa difference sans pour autant la comprendre. Cependant l’ampleur de son conditionnement est trop grand pour qu’elle puisse sortir des limites imposees par la societe Elle respecte parfaitement la doctrine hypnopedique, se montrant notamment outree quand John lui explique le mariage. Helmholtz Watson (Alpha plus) Watson est un bel homme, sportif, competent dans son metier, il plait aux femmes, il a en apparence tous les criteres physiques et intellectuels d’un Alpha plus. Mais pourtant il se sent different car c’est un etre trop intelligent pour apprecier les plaisirs insipides de ce monde, il a aussi l’impression d’etre sous-employe. L’impression de Helmoltz par rapport a son travail s’affine tout au long de l’histoire, au debut il a une impression assez vague de vide dans son travail puis il comprend qu’il y a un manque de sentiments profonds dans cette societe. Linda (Beta) Au moment du recit, Linda est une vieille femme, obese et degradee par l’alcool. Contrairement aux membres de cette societe, les outrages du temps n’ont pas ete evites par les traitements scientifiques. Elle presente les signes de la vieillesse, et cela car elle a vecu une partie de sa vie dans une reserve de sauvages, sans le confort et les techniques modernes de la civilisation. Elle a ete bien conditionnee et n’a pas jamais reussi a comprendre les indiens, ainsi elle a vecu en retrait. Bien que e fait d’etre mere de John soit une honte pour elle, Linda aime son fils, se chargeant notamment de son education, mais ne peut temoigner directement son affection du fait de son conditionnement. On ne note pas d’evolution psychologique de sa part comme en temoigne son retour a la civilisation ou, vivant toujours renfermee chez elle, elle se drogue au soma pour le restant de ses jours, jusqu’a en mourir. – Mustapha Menier (Alpha plus) Cet Alpha est l’administrateur mondial de l’Europe occidentale, de part son statut il fait parti des hommes les plus important de l’Etat Mondial.

Comme Watson, il est trop intelligent pour avoir sa place dans la societe, il aurait pu choisir de s’exiler mais a preferer prendre le poste d’administrateur. Il est tres cultive et a notamment acces a toute les ? uvres censurees dans la societe. Pour lui, garant de l’ordre, le systeme de fonctionnement de l’Etat Mondial avec ses techniques de conditionnement, ses doctrines etc. , est necessaire a la stabilite. Il constate que les civilisations precedentes se sont detruites a cause des trop grandes libertes individuelles qu’elles laissaient. IV – Schema actanciel

Les deux personnages principaux sont : – Bernard Marx, qui cherche a s’integrer dans la societe malgre ses difficultes ; – John, qui veut decouvrir une societe dans laquelle il des prejuges favorables ; Les adjuvants sont : Lenina, Linda, Watson. Les opposants sont : Tomakin (directeur du centre d’incubation et de conditionnement) et Mustapha Menier. V – Themes abordes dans l’? uvre et impressions personnelles Definitions : – Utopie : Le terme d’utopia est un neologisme grec compose du prefixe grec privatif u et du mot topos qui signifie lieu.

Le sens d’utopie est donc, approximativement, « sans lieu », « qui ne se trouve nulle part ». Dans le langage courant actuel,  » utopique  » veut dire impossible ; une utopie est une chimere, une construction purement imaginaire dont la realisation est, a priori, hors de notre portee. L’utopie (eutopia) est la description d’une societe ideale. Elle procede d’ailleurs d’une tradition que l’on fait remonter a La Republique de Platon. Plus specifiquement l’utopie est un genre litteraire s’apparentant au recit de voyage mais ayant pour cadre des societes imaginaires. Contre-Utopie : Les contre-utopies ne sont pas le contraire des utopies, mais des utopies en sens contraire. Elles en recuperent fidelement le schema general, les themes et les lieux communs, pour demontrer que chacun des bienfaits de l’utopie finit par se retourner contre son beneficiaire, par menacer ce qui constitue proprement son humanite. Et elles le prouvent toujours de la meme maniere, en poussant la logique jusqu’a son terme, en imaginant l’utopie enfin achevee, close, parfaite, et en soulignant quelles seraient les consequences, grotesques ou terribles, de cette “ perfection ”.

Par le biais de la caricature, elles demasquent le double jeu de l’utopie, les cauchemars dissimules sous les merveilles promises. Lien avec la biologie Dans ce roman, outre l’aspect philosophique, la relation avec la science de la vie est tres bien developpee. On aborde le theme de la genetique et du clonage avec les centres d’incubation et de conditionnement ou les f? tus sont fecondes dans des eprouvettes, ou leur developpement est totalement sous controle, faisant ainsi de l’homme un produit fabrique a la chaine, comme une machine.

On distingue deux phases dans la creation d’un individu avec d’abord la fecondation durant laquelle on regle les parametres de taille, beaute, capacite physique… Puis une seconde phase de conditionnement ou les individus encore bebes sont soumis a des methodes hypnopediques (relation avec la memoire et le subconscient) et a des experiences difficiles, comme celle avec les fleurs ou les bebes recoivent une decharge electrique (cortex somato-sensoriel, memoire tactile et visuelle)

Il ne faut pas oublier que ce roman a ete redige en 1931 et qu’a cette epoque la genetique etait encore quelque chose de nouveau et pas bien explore, c’est peut-etre pour cela que l’on ne parle pas concretement de genetique.