Le HORLA

Le HORLA

Analse d’un roman fantastique Consigne : Lire un roman fantastique choisi parmi la liste reçue. Écrire une courte biographie et bibliographie de l’auteur afin de mieux comprendre l’histoire. Analyser le roman selon l’un des sept aspects. Montrer en quoi ce récit est fantastique. J’al choisi de lire le Horla de Guy de Maupassant et d’analyser la vision ou le point de vue du narrateur. Biographie sur l’auteur Guy de Maupassant est né à Fécamp (en Normandie) en août 1850. Son frère Hervé naîtra 6 ans plus tard. Les parents de Guy déménagent souvent, et c’est pour cela que ce dernier aimera voyager.

En 1860, ses parents divorcent. Il est élevé par sa mère, passionnée de littéra et lui sert de guide d au collège religieux d’ au lycée de Rouen. C devenir écrivain en lu or 8 Snipe to nextÇEge . Celle-ci l’encourage e douze ans, il entre udes secondaires i aide Maupassant ? Pas l’intermédiaire de celui-ci, Maupassant rencontre les grands écrivains de l’époque : Zola, Huysmans, Daudet et les frères Goncourt. Maupassant commence à être troublé mentalement dès 1 878, vers 1880 il est lié à une consommation de haschich. En cette période-là il ne fait qu’écrire, mais il écrit

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énormément.

En 1889 son frère est interné à Charenton (hôpital psychiatrique du Val de Mar page Marne), où il meurt vers le mois de Novembre. Pour oublier cet événement, Guy de Maupassant fait une croisière en Méditerranée sur un yacht nommé le Bel-Ami, qu’il a auparavant décrit dans un de ses romans. Mais peu à peu, Maupassant éprouve un sentiment de malaise et est victime d’hallucinations (au début de rannée 1891). Après une tentative de suicide dans la nuit du 1 au 2 janvier 1892, Maupassant, à son retour à Paris, est à son tour interné dans un asile (service du Dr Blanche).

Une paralysie générale de ses membres débute fin 1892 et Maupassant meurt le 6 juillet 1893. Bibliographie Œuvres principales de Maupassant : • Boule de suif (nouvelle) 1880 . Une vie (roman) ; Contes de la bécasse (nouvelles) 1883 : 1885 . • Bel-Ami (roman) ; Contes du jour et de la nuit (nouvelles) e Horla (nouvelle) ; Mont-Oriol (roman) 1887 : 1888 . Pierre et Jean (roman) Fort comme la mort (roman) 1889 . 1890 . Notre cœur (roman) Maupassant a écrit chaque semaine pendant presque dix ans dans les journaux Le Gaulois et Gil Blas ; on peut donc estimer le nombre de chroniques, nouvelles ou contes à près de mllle.

Il a également écrit des pièces de théâtres et des poèmes. La vision ou le point de vue du narrateur Type de point de vue du narrateur Le narrateur est un narrateur-personnage. En effet, le narrateur est un personnage du roman. C’est un personnage privilégié, c’est lui qui perçoit et décrit, à mesure qu’il découvre les évènements, le milieu, les fait c’est lui qui perçoit et décrit, à mesure qu’il découvre les évènements, le milieu, les faits et les gestes des autres personnages.

Lui-même ne se dévoile qu’à travers ses perceptions d’autrui, ses réflexions sur eux et sur lui-même. Variante : narrateut-protagoniste Le narrateur est le héros du roman, il raconte l’histoire à son point de vue. Le choix du point de vue interne crée un effet de suspense : on n’a aucune information concernant l’intrigue ? venir… Que va-t-il se passer ? Les indices Le récit est à la première personne. Le narrateur parle en « je » Extrait : « 16 mai – Je suis malade, décldément ! Je me portais si bien le mois dernier !

J’ai de la fièvre, une fièvre atroce, ou plutôt un énervement fiévreux, qui rend mon âme aussi souffrante que mon corps. J’ai sans cesse cette sensation affreuse de danger enaçant, cette approche, ce pressentiment qui est sans doute l’atteinte d’un mal encore inconnu, germant dans le sang et dans la chair. » Avantages et inconvénients La narration gagne en crédibilité et en vigueur. Le lecteur s’identifie au héros, partage son destin et découvre avec lui l’univers du roman. Il écrit son journal intime, donc on s’intègre encore plus facilement au personnage.

On ne connait rien du narrateur, il ne se décrit pas. On n’a que son point de vue. En quoi ce roman est fantastique ? On parle de fantastique en littérature dès lors qu’il y a irruption de ‘irrationnel dans un cadre réaliste. Cadre réaliste en littérature dès lors qu’il y a irruption de l’irrationnel dans un cadre réaliste. Le début de la nouvelle fantastique présente un cadre réaliste les lieux et l’espace sont réels. Dans Le Horla est présenté le cadre familier du narrateur (il décrit ce qu’il voit depuis sa maison). Extrait : J’aime ma maison où j’ai grandi.

De mes fenêtres, je vois la Seine qui coule, le long de mon jardin, derrière la route, presque chez moi, la grande et large Seine qui va de Rouen au Havre, couverte de bateaux qui passent. Utilisation de la première personne L’utilisation du « je » et du « nous » permet au lecteur de « vivre » ce que ressent le narrateur. On parle alors d’identification car le lecteur peut facilement se reconnaître dans ce que ressent le narrateur. Le lecteur se met « dans la peau » du narrateur. On a en quelque sorte l’égalité je = narrateur = lecteur.

Cest un procédé fréquent dans les récits fantastiques car le lecteur s’identifie ainsi aux doutes et aux angoisses du narrateur. Dans Le Horla, le procédé d’identification entre le lecteur et le narrateur est d’autant plus marqué que le récit se présente sous a forme d’un journal Intime, c’est-à-dire d’un texte dans lequel le narrateur se dévoile sans mentir. Il se pose des questions personnelles et troublantes et l’utilisation de la première personne (« je » et « nous ») invite le lecteur à se poser les mêmes questions.

Extrait : 16 mai- Je suis malade, décidément . PAGF invite le lecteur à se poser les mêmes questions. Extrait : 16 mai- Je suis malade, décidément ! Je me portais si bien le mois dernier ! J’ai la fièvre, une fièvre atroce, ou plutôt un énervement fiévreux, qui rend mon âme aussl souffrante que mon corps ! Apparition d’un évènement innatendu – DOuble explication Lorsqu’un événement inattendu inteNient dans un univers réel bien connu, on va parler de moment fantastique.

L’autre caractéristique du fantastique réside dans la double explication qui laisse place au doute. L’écrivain ne fournit pas d’explication unique des faits, mais laisse le lecteur décider. Les événements relèvent-ils d’une explication rationnelle ou surnaturelle ? La nouvelle ne tranche pas. Il est possible de considérer que le narrateur est effectivement l’objet d’une stratégie de persécution de la part d’un être surnaturel ; mais on eut tout aussi bien comprendre qu’il est frappé de folie.

Au début, dans Le Horla, l’angoisse du narrateur était la conséquence de cauchemars qui se répétaient. Plus tard, le narrateur remarque que la carafe est vide. On n’est plus dans le cauchemar mais dans le réel. Le fantastique, c’est précisément cela : un événement inexplicable qui survient dans un univers bien réel, quotidien. Cet événement sème alors le doute dans l’esprit du personnage. Est-il fou ? Extrait : Je dors – longtemps – deux ou trois heures – puis un rêve – non — un cauchemar m’étreint. Je sens bien que je suis couché