Le guepard

Le guepard

Le personnage du Prince dans Le Gu’pard Personnage ‘ponyme, le prince de Salina domine le roman, il est pr’sent dans six parties sur huit et encore il faut prendre en consid’ration le fait que dans la cinqui’me partie, il est l’objet de la curiosit’ des amis du p’re Pirrone. Le fait qu’il soit l’objet du roman, le prince est un personnage qui se caract’rise par sa diff’rence avec les bourgeois et meme ses semblables, aussi bien physiquement que moralement. I)Un personnage ‘ mille visages A)Portrait physique C’est un bel homme aux « yeux tr’s clairs », « le teint ros’, les poils couleur de miel ; [… la peau tr’s blanche et des cheveux blonds » (page 12), ce qui n’est pas sans le distinguer au milieu de  » gens oliv’tres et aux cheveux couleur de jais.  » (page 12) C’est un personnage qui domine par sa stature « immense » : le front de son ‘pouse  » lui arrivait ‘ hauteur du menton » (page 23) et ‘ c’t’ de lui « son corps [para’t] minuscule » (page 11) ; c’est un personnage hors norme, comme le souligne la parenth’se : « sa t’te effleurait (dans les maisons habit’es par le commun des mortels) les lustres » (page 11).

Son imposante corpulence

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n’est pas d’crite mais sugg’r’e ‘ travers les m’taphores du « titan » ou de « la montagne » (  » Quand le sommet et les versants de la montagne furent essuy’s…  » page 72). Sa force est celle du gu’pard, ses mains sont de  » puissantes grosses pattes » (page 22), « capables de froisser comme du papier v’lin les pi’ces d’un ducat » (page 11) mais aussi celle d’un g’ant :  » son poids de g’ant faisait trembler le plancher » (page 11).

N’anmoins, il sait ‘tre d’licat , il donne des « coups de pattes amicaux »,’ et « ces doigts savaient aussi avoir un toucher tr’s d’licat quand ils t’taient et caressaient » (page 11) et quand il valse avec Angelica ses « ‘normes pieds bougeaient avec une d’licatesse surprenante et jamais les escarpins de satin de sa cavali’re ne coururent le danger d »tre effleur’s.  » (page 242) B)Un S’ducteur C’est un personnage sensuel,qui, frustr’ de vivre au contact d’une femme qu’il trouve trop prude bien qu’une simple caresse sur sa main ‘veille le d’sir, se satisfait d' »aventures galantes de bas ‘tage » (page 22).

La venue d’Angelica dans la maison de Donnafugata n’est pas sans ‘mouvoir le prince qui, sensible ‘ sa beaut’ et ‘ la sensualit’ qui se d’gage de toute sa personne, envie son neveu, mais il faut savoir garder as raison ! Quand Elle lui demande de lui accorder une valse le soir du bal chez les Ponteleone, « ses joues [… ] ‘taient surexcit’es de plaisir  » (page 241), ce qui n »chappe pas ‘ Tancr’de qui ‘prouve une certaine jalousie. C)Un homme complexe Mari autoritaire : « pater familias » (page 21) Le retard de Francesco Paolo suffit ‘ le mettre en col’re comme en t’moigne le « tintement mena’ant de la louche contre la soupi’re » (page 21)

Il est un p’re peu affectueux : Paolo, le fils a’n’ est l’objet de toutes ses d’ceptions, c’est un « nigaud » « petit et mince », un bigot » qui ne s’occupe que de choses futiles et  » reste toute la journ’e ‘ regarder le crottin de cheval » (page 49). Un personnage duel : personnage autoritaire tyrannique avec les autres, personnage craint de tous, il est pourtant faible avec Tancr’de, dont il accepte tout m’me ses remarques ironiques : « des ruines libertines! Il ‘tait vraiment trop insolent » (page 31, mais « il [lui] ‘tait impossible de se f’cher » (page 31). Il ait aussi ‘tre aimable avec ses fermiers :  » Le prince leur parla cordialement, dans son dialecte tr’s stylis’, il s’enquit de leurs familles…  » (page 48). Sa force ne semble ‘tre qu’une carapace, il est en r’alit’ un personnage fragile qui « pleurnich[e] et qui se plaint :  » Je suis un pauvre homme faible » (page 28). Le prince a du mal de composer avec les influences contraires de ses parents, « l’orgueil et l’intellectualisme maternel  » et « la sensualit’ et le laisser-aller de son p’re », et tant’t domin’ par l’une ou l’autre de ses influences, il demeure un personnage qui vit  » dans un m’contentement perp’tuel. (page 13) M’me si d’s le d’but du roman, le prince se plaint de sa solitude et d »tre un incompris, « je ne suis soutenu par personne » (page 28), le prince est un personnage qui aime la solitude. Sit’t accomplies les obligations familiales ( le rosaire et les repas), il se prom’ne seul, en compagnie de son chien, dans le jardin ou il se r’fugie dans son observatoire. Il pr’f’re les parties de chasse avec son fid’le compagnon Tumeo aux mondanit’s.

Ainsi, le soir du bal chez les Ponteleone, il ne se sent pas ‘ l’aise au milieu de ces nobles qui s »tourdissent dans la vaine illusion de leur prestige pass’ aussi se r’fugie-t-il dans la biblioth’que, seul lieu qui trouve gr’ce ‘ ses yeux : Il chercha un endroit o’ pouvoir ‘tre assis tranquille, loin des hommes, aim’s et fr’res, d’accord, mais toujours ennuyeux. [… ] La biblioth’que lui plaisait, il s’y sentit vite ‘ l’aise…  » (page 239). Les ‘toiles sont les seules compagnes dignes d’int’r’t.

Elles seules savent lui procurer une satisfaction, elles seules sont g’n’reuses et sans rien attendre de retour :  » les intangibles, les inatteignables, celles qui offrent la joie sans rien vouloir pr’tendre en ‘change, celles qui ne troquent jamais.  » (page 89). Pour le prince les ‘toiles repr’sentent l’id’al de puret’,  » elles seules sont pures, elles seules sont comme il faut.  » (page 89), et de fid’lit’,  » V’nus l’attendait toujours » (page 251). II)Un personnage symbolique. A) De l’Aristocratie et de son d’clin

C’est un aristocrate’: il repr’sente l’aristocratie et son d’clin (annonc’ d’s le d’but’:  »Premier (et dernier) d’une lign’e?.  » p. 12′! ). Il appartient en effet ‘ l’une des plus anciennes et plus puissantes famille de l’aristocratie sicilienne. M’me s’il a d’ vendre certaines de ses terres (mauvaise gestion du patrimoine et indiff’rence ‘ ce type de probl’me, voir p. 12), il est encore tr’s riche. Il est tr’s attach’ aux traditions de la noblesse qui sont, pour lui, une mani’re d »chapper ou du moins de faire rempart ‘ l’intrusion des temps nouveaux.

Il tient beaucoup aux bonnes mani’res, ‘ la politesse, ‘ la dignit’, ‘ l’ordre. Il est tr’s attach’ aux lieux, aux maisons, aux objets, seules choses permanentes dans un monde qui se d’fait, seules donc ‘ donner un sentiment de p’rennit’. Il semble tourn’ vers le pass’, mais accepte cependant les changements en train de se produire, avec l’infime conviction qu’en r’alit’ les choses vont rester comme avant (d’apr’s le p’re Pirrone dans la partie V,  »il dit qu’il n’y a eu aucune r’volution et que tout continuera comme avant » p. 11). Il dit lui-m’me ‘ Chevalley’:  »Je suis un repr’sentant de la vieille classe, in’vitablement compromis avec le r’gime des Bourbons, et li’ ‘ ce dernier par les liens de la biens’ance ‘ d’faut de ceux de l’affection. J’appartiens ‘ une g’n’ration malheureuse, ‘ cheval entre les temps anciens et les nouveaux, et qui se trouve mal ‘ l’aise dans les deux.  » (p. 190)